Relations entre les États-Unis et l'URSS

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Relations entre les États-Unis et l'URSS
Drapeau des États-Unis
Drapeau de l'URSS
États-Unis et Union des républiques socialistes soviétiques
     États-Unis      URSS
Ambassades
Ambassade des États-Unis en URSS
  Ambassadeur Michael McFaul
  Adresse Moscou
Ambassade de l'URSS aux États-Unis
  Ambassadeur Sergey Ivanovich Kislyak
  Adresse 2650, Wisconsin Avenue, Washington, D.C.
  http://www.russianembassy.org/
Rencontres sportives
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Rugby à XV 3

Les relations entre les États-Unis et l'URSS couvrent la période de 1917 (date de la mise en place de la République socialiste fédérative soviétique de Russie) à 1991 (date de l'implosion de l'URSS). Elles sont marquées par la Seconde Guerre mondiale et la Guerre froide.

Ces relations étaient marquées par de fortes tensions qui opposaient deux systèmes totalement différents : d'un côté le capitalisme, de l'autre côté le communisme. Elles prennent fin en 1991 lors de la dislocation de l'URSS.

Seconde Guerre mondiale (1939-1945)[modifier | modifier le code]

Article principal : Seconde Guerre mondiale.

À partir du 22 juin 1941, l’URSS, attaquée par l’Allemagne, se retrouve dans le camp des Alliés. Elle bénéficie du prêt-bail américain en échange des réserves en or de la Banque d'État d’URSS. À défaut de pouvoir ouvrir avant 1944 le second front instamment réclamé par Moscou, les Alliés fournissent à l’URSS une aide importante, qui transite notamment par la dangereuse voie arctique.

Selon Raymond Cartier et John Keegan, entre octobre 1941 et juin 1942, les États-Unis livrent 1 285 avions, 2 249 chars, 81 287 mitrailleuses, 56 500 téléphones de campagne, 380 000 mille international de fil téléphonique. En 1943, 427 000 des 665 000 camions de l’Armée rouge viennent d’outre-Pacifique. L’Amérique fournit aussi 13 millions de bottes, 5 millions de tonnes de vivres ou encore 2 000 locomotives, 11 000 wagons, 54 000 tonnes de rail. Trois quarts du cuivre soviétique viennent des États-Unis, mais aussi une grande partie du pétrole de haute teneur sans lequel il est impossible de fabriquer du carburant pour avion.

La défaite allemande est impensable sans l’Armée rouge, qui fixe en juin 1944 les deux tiers de la Wehrmacht – en général les troupes les plus jeunes et les mieux équipées – et met hors de combat 85 % de ses soldats.

Guerre froide (1947-1991)[modifier | modifier le code]

Article principal : Guerre froide.

En juin 1947, dans un discours prononcé à l’université Harvard, le secrétaire d'État George Marshall offrit à l’Europe « une aide fraternelle » afin de vaincre « la faim, le désespoir et le chaos » qui régnaient. Le plan Marshall ou « plan de Reconstruction européenne » ((en) European Recovery Program) était proposé à toute l’Europe, y compris aux pays de l’Est, et même à l’Union soviétique. Il était toutefois assorti de deux conditions : d'une part, l’aide américaine serait gérée par des institutions européennes communes, et d'autre part, le gouvernement fédéral américain aurait un droit de regard sur sa répartition. Staline hésita, puis, fin juin, fit part de son refus. La Pologne et la Tchécoslovaquie, qui, dans un premier temps, avaient donné une réponse favorable à la proposition américaine, se virent obligées de la refuser à leur tour.

L’objectif du plan Marshall, toutefois, n’était pas uniquement économique. Le gouvernement fédéral américain à Washington avait compris que la détresse des populations européennes faisait le jeu des partis marxistes alignés sur Moscou. En France et en Italie notamment, plus d’un quart de l’électorat votait communiste. Dès lors, l’injection de capitaux américains était le complément économique de la doctrine du containment : endiguer l’influence soviétique par la création d’un espace de prospérité en Europe.

Les Soviétiques ne tardèrent pas à répliquer : en octobre 1947, lors de la conférence fondatrice du Kominform, Andreï Jdanov, secrétaire du Parti communiste de l'Union soviétique (PCUS), réuni avec les délégués des neuf partis communistes européens, dénonça l’« impérialisme américain » qui, d’après lui, vassalisait les économies européennes en les plaçant sous la tutelle de Washington. Selon la doctrine Jdanov, le monde était désormais divisé en deux camps antagonistes : d'un côté, un « camp impérialiste et anti-démocratique » dont les États-Unis serait « la principale force dirigeante » ; de l'autre, un camp « anti-impérialiste et démocratique » placé sous l’égide de Moscou.

Les tensions entre les États-Unis et l'URSS atteignent leur point culminant lors de la crise des missiles de Cuba en 1962, plaçant les deux pays au bord de la guerre nucléaire.

En novembre 1989, à la suite de l'arrivée au pouvoir de Mikhaïl Gorbatchev, les relations américano-soviétiques se réchauffent et en 1991 les deux pays ont été alliés lors de la guerre du Golfe contre l'allié de longue date de l'URSS, l'Irak. Cependant, la plupart des historiens considèrent que la guerre froide prend effectivement fin en décembre 1991 avec l'effondrement de l'URSS.

Articles connexes[modifier | modifier le code]