Relations entre les États-Unis et l'Iran

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Relations entre les États-Unis et l'Iran
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Drapeau de l'Iran
États-Unis et Iran
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Les relations entre les États-Unis et l'Iran ont toujours existé depuis que le chah de Perse a officiellement envoyé son premier ambassadeur, Nassereddin Shah Qajar, à Washington à la fin du XIXe siècle. Cependant, une succession de conflits et d'incidents entre les deux nations a engendré une tension dans leur relation.

Sommaire

Historique[modifier | modifier le code]

Jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, conformément à la doctrine Monroe, les États-Unis s'intéressent peu à l'Iran[1]. Cependant, dès la première moitié du XIXe siècle, avant le début des relations politiques entre les deux pays, des Américains, principalement des docteurs et des missionnaires, se sont rendus en Iran[1]. Ceux-ci ont joué un rôle important dans le pays en ouvrant les premières écoles modernes du pays dont la première pour filles, en fournissant des services médicaux et en accomplissant d'autres travaux d'intérêt général[2],[3]. Les premiers Américains à aller en Perse sont des missionnaires, le révérend Eli Smith et Harrison Dwight, envoyés à Tabriz en décembre 1830 par le American Board of Commissioners for Foreign Missions (ABCFM)[1],[4],[3]. La Faculté de Médecine de l'université d'Orumieh par exemple a été fondée par un groupe de médecins américains dans les années 1870. Samuel Benjamin fut cependant le premier diplomate officiellement envoyé par les États-Unis en Iran, en 1883.

Jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, les relations entre l'Iran et les États-Unis sont restées cordiales, et de nombreux constitutionnalistes iraniens ont considéré les États-Unis comme une « troisième force » dans leur lutte pour se libérer de la domination et de l'ingérence des Britanniques et des Russes dans les affaires iraniennes. La présence américaine a cependant eu un prix.

Howard Baskerville est mort à Tabriz alors qu'il essayait d'aider les constitutionnalistes iraniens, et après que Morgan Shuster fut nommé Trésorier Général de Perse, un américain fut tué à Téhéran par des hommes de mains dont on pense qu'ils étaient liés à l'influence russe ou britannique. En fait, le parlement iranien fut bombardé par le général Liakhoff (Russie impériale), et Morgan Shuster dut démissionner sous la pression exercée par les Britanniques et les Russes sur le Shah. Le livre de Shuster, The Strangling of Persia est un récit des détails de ces évènements ainsi qu'une critique acérée de la Grande-Bretagne et de la Russie impériale.

C'est l'ambassade américaine qui a la première transmis au bureau Iranien du Foreign Office à Londres la confirmation de l'opinion populaire selon laquelle les Britanniques étaient impliqués dans le coup d'État de 1921 qui amena Reza Pahlavi au pouvoir[5]. Un rapport de l'ambassade britannique en 1932 concède que ce sont les Britanniques qui ont mis Reza Shah sur le trône. À cette époque, les États-Unis n'étaient pas alliés aux Britanniques en Perse. Pour des sources sur l'implication des Britanniques, voir[6]

Morgan Shuster fut rapidement suivi de Arthur Millspaugh, nommé trésorier général par Reza Shah Pahlavi, et Arthur Pope, qui était l'artisan principal des politiques de Reza Shah visant à faire revivre l'Empire perse. Les relations amicales entre l'Iran et les États-Unis allaient changer avec l'arrivée des années 1950.

Les années 1950 et la politique du pétrole, un tournant[modifier | modifier le code]

À partir de 1952-1953, le premier ministre nationaliste élu démocratiquement Mohammad Mossadegh a entamé une période de consolidation rapide du pouvoir, qui a débouché sur le bref exil puis la reprise du pouvoir par le monarque constitutionnel de l'Iran, le Shah Mohammad Reza Pahlavi. La plupart des événements de 1952 ont commencé avec la nationalisation par Mossadegh de l'Anglo-Iranian Oil Company (maintenant British Petroleum). Fondée par les Britanniques au début du XXe siècle, cette compagnie avait conclu un accord avec l'état iranien pour partager les profits, mais la compagnie cachait ses résultats au gouvernement iranien. À cause de la monopolisation supposée des profits par l'Anglo-Iranian Oil company, le parlement iranien avait accepté de nationaliser ce qui était à l'époque la plus grande compagnie de l'Empire britannique.

Les États-Unis et la Grande-Bretagne, lors d'une opération secrète maintenant reconnue de la CIA appelée Opération Ajax, ont aidé à organiser les manifestations afin de renverser Mossadegh et ont aidé à faire revenir le Shah en Iran. Après son retour d'un bref exil, les tentatives de l'Iran pour se diriger vers la démocratie se sont vite transformées en une dictature puisque le Shah a défait les limitations constitutionnelles liées à sa position et a commencé à régner en monarque absolu.

Pendant son règne, le Shah a reçu un soutien américain significatif, faisant fréquemment des visites officielles à la Maison-Blanche et gagnant les faveurs de nombreux présidents américains. Les liens proches du Shah avec Washington et son agenda pour occidentaliser l'Iran rapidement ont vite rendu furieuses certaines franges de la population iranienne, et particulièrement les conservateurs islamiques. Les conflits sociaux ont augmenté, avec des actes de violence et l'assassinat de figures de la Savak, la police politique. En 1972, Joseph Farland, l'ambassadeur des États-Unis, dépeignait un profil sceptique de la politique répressive iranienne[7].

La révolution de 1979[modifier | modifier le code]

Lors de la Révolution iranienne de 1979 le Shah est dépossédé du pouvoir une seconde fois. L'Ayatollah Khomeini devient le nouveau chef du pouvoir en Iran et peu de temps après s'amorce une violente rhétorique contre les États-Unis décrivant ce pays comme le Grand Satan et également comme une nation d'infidèles.

L'administration américaine dirigée par le président Jimmy Carter refuse alors d'offrir son soutien au Shah et ne manifesta pas d'intérêt particulier à le voir revenir au pouvoir. Carter se trouva alors en position délicate lorsque le Shah, qui souffrait à ce moment même d'un cancer, demanda une autorisation d'entrer aux États-Unis pour y recevoir un traitement. Le président accepta de mauvaise grâce mais cette décision accentua le sentiment des Iraniens que l'ex-monarque n'était qu'un instrument des États-Unis.

La crise des otages en Iran de 1979[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Crise iranienne des otages.

Le 4 novembre 1979 des militants étudiants iraniens envahissent l'ambassade des États-Unis à Téhéran avec le soutien de l'ayatollah Khomeini. Cinquante-deux américains sont alors retenus en otages pendant 444 jours. Le 7 avril 1980 les États-Unis rompent toute relation diplomatique avec l'Iran et le 24 avril 1981 le gouvernement Suisse accepte de représenter les intérêts des États-Unis à Téhéran via une section des intérêts américains[8]. De même, les intérêts iraniens aux États-Unis sont représentés par la section des intérêts iraniens[9] de l'Ambassade du Pakistan à Washington D.C.

En accord avec la déclaration d'Alger du 20 janvier 1980, le Bureau des Plaintes Iran-E.U. (situé à La Haye aux Pays-Bas) est créé dans le but de traiter les réclamations des ressortissants américains à l'encontre de l'Iran ainsi que celles des ressortissants iraniens à l'encontre des États-Unis. Les relations entre les États-Unis et l'Iran à la Haye se limitent à ces questions purement judiciaires.

La destruction en vol de l'avion Iran Air 655 en 1988[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Vol 655 Iran Air.

Le 3 juillet 1988, le croiseur américain USS Vincennes abat un Airbus A300B2 d'Iran Air au cours d'un vol commercial régulier dans l'espace aérien iranien alors qu'il survolait le détroit d'Ormuz causant la mort de 290 civils de six nationalités différentes et comptant parmi eux 66 enfants. Le 22 février 1996 les États-Unis accepteront de payer à l'Iran la somme de 61,8 millions de dollars (environ 42.5 millions d'euros) en dédommagement des 248 Iraniens décédés au cours de cet incident. Cette somme représente toutefois bien moins que les sommes qui avaient été prélevées sur les avoirs iraniens gelés aux États-Unis en compensation de la prise d'otages américains. Les États-Unis ont également pris 65 millions de dollars (environ 48,3 millions d'euros) sur ces avoirs à la suite de la prise d'otage de trois ressortissants américains par des groupes libanais qui, selon les États-Unis, avaient bénéficié d'un soutien indirect de l'Iran. À ce jour les États-Unis n'ont toujours pas remboursé l'Iran pour l'avion lui-même qui valait plus de 30 millions de dollars (environ 23 millions d'euros).

Relations commerciales[modifier | modifier le code]

Avant la Révolution contre le Shah, les États-Unis étaient le premier partenaire économique et militaire de l'Iran et contribuaient ainsi grandement à la modernisation rapide de ses infrastructures et de son industrie. L'Iran a compté jusqu'à trente mille expatriés américains qui y ont exercé des fonctions techniques, de conseil ou encore d'enseignement. A posteriori, certains analystes occidentaux considèrent que la transformation du pays s'est peut-être faite trop rapidement et a pu ainsi alimenter l'inquiétude et le mécontentement d'une part importante de la population du pays aboutissant finalement à la Révolution elle-même en 1979.

Depuis la guerre Iran-Irak, les relations commerciales entre les deux pays sont limitées. En raison de la guerre marine livrée entre les deux États du Golfe persique, les États-Unis avaient bombardé des plates-formes pétrolières de la National Iranian Oil Company en 1987 et 1988. La même année, Reagan promulgua un ordre exécutif soumettant les échanges commerciaux en matière de pétrole à un embargo. Ces bombardements firent l'objet d'un arrêt de la Cour internationale de justice, qui appréhenda l'affaire sous l'angle de la liberté de commerce garantie par un traité bilatéral de 1955, prononcé en 2003 (Plate-formes pétrolières (Iran c. États-Unis)).

Aujourd'hui, les relations commerciales bilatérales sont limitées par des sanctions américaines et consistent principalement d'une part en des achats iraniens de nourriture et de produits médicaux et d'autre part en des achats américains de tapis et de nourriture. Le gouvernement américain interdit presque toute transaction avec l'Iran à travers l'application de la Iran-Libya Sanctions Act (loi sur les sanctions de l'Iran et de la Libye) votée en 1996.

La question des avoirs iraniens gelés est particulièrement importante pour le gouvernement iranien. Après la prise de contrôle de l'ambassade américaine à Téhéran en 1979, les États-Unis ont gelé environ 12 milliards de dollars d'avoirs, en comptabilisant les comptes en banque, l'or et autres biens. Selon des officiels américains la plupart de ces avoirs ont été rendus en 1981 en échange de la libération des otages qui avaient été capturés lors de la prise de contrôle de l'ambassade. Néanmoins une part de ces avoirs - représentant jusqu'à 10 milliards de dollars selon les représentants iraniens, bien moins selon leurs homologues américains - sont encore gelés en attendant une résolution complète de toutes les procédures judiciaires entamées depuis le début de la Révolution.

De l'an 2000 à 2004[modifier | modifier le code]

Depuis 2003, les États-Unis lancent des drones depuis l'Irak pour survoler l'Iran et obtenir des informations sur son programme nucléaire, lesquelles informations se sont avérées peu nombreuses[10]. Le gouvernement Iranien a protesté formellement contre ces incursions[11] . En janvier 2006, James Risen, journaliste au New York Times, a affirmé dans son livre "État de Guerre"[12] que la CIA avait entrepris une opération soutenue par le Président Clinton, baptisée Opération Merlin. Elle visait à retarder le programme nucléaire iranien en lui fournissant de mauvais renseignements techniques sur des composants essentiels à ce programme mais aurait finalement eu l'effet opposé. En effet, un ancien chercheur nucléaire soviétique qui devait servir d'intermédiaire pour transmettre ces informations aurait, semble-t-il, détecté et corrigé les erreurs contenues dans les documents, ce qui aurait finalement aidé les progrès iraniens dans ce domaine.

Les inquiétudes respectives des gouvernements iranien et américain[modifier | modifier le code]

Il existe des obstacles sérieux à l'amélioration des relations entre les deux pays. Le gouvernement américain définit cinq points de politique iranienne qu'il considère inacceptables :

Les obstacles vus par les Iraniens sont les suivants :

  • l'opération Ajax qui a écarté du pouvoir le Premier ministre démocratiquement élu Mohammad Mossadegh et restauré le Shah qui était parti en exil;
  • les avoirs iraniens gelés qui n'ont pas été mis à disposition depuis 1979;
  • le soutien américain à des organisations terroristes anti-iraniennes (OMPI par ex.);
  • l'assistance des compagnies américaines dans le développement des installations de production d'armes chimiques pendant la Guerre Iran-Irak;
  • la destruction en vol de l'avion d’Iran Air (vol 655) par le USS Vincennes ayant causé la mort de nombreux civils;
  • les survols illégaux de drones dans l'espace aérien iranien depuis 2003;
  • le non-respect des droits de l'homme.

Tensions et menaces d'opérations militaires en 2005-2006[modifier | modifier le code]

La position officielle des États-Unis concernant l'Iran est qu'"un Iran possédant l'arme nucléaire n'est pas acceptable" et que "toutes les options" y compris l'usage unilatéral de la force et d'armes nucléaires en premier ressort (sans sommations ?) sont « sur la table ». Cependant, ils nient préparer une attaque imminente. Ces faits apparurent lorsque trois pays européens : la France, le Royaume-Uni et l'Allemagne (l'Euro 3) tentèrent de négocier la cessation par l'Iran d'activités d'enrichissement nucléaire et les accusations américaines que ces activités étaient destinées à fabriquer des armes nucléaires. Les États-Unis ont, à ce jour, une histoire longue de plusieurs décennies d'étroite coopération militaire ou une présence militaire significative, sinon importante, avec quatre pays limitrophes qui sont l'Irak, la Turquie, l’Afghanistan et le Pakistan.

Refus américain d'accorder des visas aux Iraniens dans le cadre d'activités relevant des Nations unies[modifier | modifier le code]

En septembre 2005, le département d'état américain a d'abord refusé d'accorder un visa au porte parole du parlement iranien ainsi qu'à un groupe d'officiels iraniens voulant voyager aux États-Unis afin de participer à une rencontre parlementaire internationale organisée par les Nations unies. Le visa a finalement été accordé mais trop tard pour que les parlementaires assistent à la rencontre[13]. D'après les règles de l'ONU, les E.U doivent accorder des visas aux représentants de n'importe quel pays membre de l'ONU afin de prendre part aux conférences qu'elle organise, sans restriction par rapport à leurs opinions politiques.

Déclarations relatives aux menaces d'attaque militaire des États-Unis contre l'Iran[modifier | modifier le code]

La position officielle des États-Unis concernant l'Iran est qu'"un Iran possédant l'arme nucléaire n'est pas acceptable" et que "toutes les options" y compris l'usage unilatéral de la force et d'armes nucléaires d'agression sont "sur le tapis" [14]. Cependant, ils nient préparer une attaque imminente. Ces faits apparurent lorsque trois pays européens : la France, le Royaume-Uni et l'Allemagne (l'Euro 3) tentèrent de négocier la cessation par l'Iran d'activités d'enrichissement nucléaire.Se sont ajoutées les accusations américaines, prétendant que ces activités étaient destinées à fabriquer des armes nucléaires. [5]

Les États-Unis ont, à ce jour, une histoire longue de plusieurs décades d'étroite coopération militaire ou de présence militaire significative, sinon importante avec quatre pays limitrophes qui sont l'Irak, la Turquie, l'Afghanistan et le Pakistan.

Un journaliste américain, Seymour Hersh, a affirmé qu'en janvier 2005, il a été demandé au CENTCOM (Commandement Central militaire Américain dans la Zone) de réviser les plans de guerre de l'armée américaine, prévoyant une invasion terrestre et aérienne maximale de l'Iran. Il a également affirmé que les "faucons" du gouvernement américain ne croyaient pas que les négociations menées par l'"Euro 3" allaient réussir et que l'administration américaine agira sitôt la situation clairement établie. Un officiel de haut rang du renseignement lui a dit : « Il ne s'agit pas de savoir si on allait faire quelque chose contre l'Iran. Ils y travaillent (déjà) »[15].

Scott Ritter, ancien inspecteur des Nations unies en Irak pour les armes de destruction massive de 1991 à 1998 a affirmé en avril 2005 que le Pentagone devait être prêt pour juin 2005 à lancer une attaque aérienne massive contre l'Iran afin de détruire le programme nucléaire iranien. Il a aussi affirmé en juin 2005 que les États-Unis se préparaient à une présence militaire massive en Azerbaïdjan qui préfigurerait une campagne terrestre majeure destinée à prendre Téhéran. Il a aussi affirmé que l'attaque américaine "avait déjà commencé "[16].

Dans son article publié le 27 mars 2006, Joseph Cirincione, Directeur pour la non-prolifération à la Fondation Carnegie pour la Paix Internationale, a déclaré que "certains officiels de haut rang ont déjà décidé. Ils veulent frapper en Iran" et qu'"il pourrait y avoir une campagne concertée pour frapper en Iran"[17] . Il a cependant averti qu'"un raid militaire serait désastreux pour les États-Unis. Il ne ferait que réaliser l'union nationale auprès d'un régime impopulaire, attiser la colère antiaméricaine dans le monde musulman, mettre en danger la position américaine en Irak, déjà fragile, et qu'il ne ferait qu'accélérer et non retarder le programme nucléaire iranien. Ainsi, les faucons de Téhéran se verraient confortés dans leurs sentiments que le seul moyen de dissuader les États-Unis est de posséder l'arme nucléaire. Les dirigeants Iraniens pourraient préparer un programme nucléaire en un temps record qui produirait l'arme atomique en quelques années."

Stephen Zunes, professeur à l’université de San Francisco et rédacteur pour le Moyen-Orient au Foreign Policy in Focus Project affirme aussi qu'une attaque contre l'Iran est prévue[18].

Déclarations relatives aux plans d'utilisation d'armes nucléaires contre l'Iran[modifier | modifier le code]

En mars 2005, les États-Unis révisent leur doctrine concernant l'usage de l'arme nucléaire pour considérer son usage préemptif ou éventuellement la guerre préventive contre des états ne possédant pas eux-mêmes l'arme atomique.

En août 2005, Philip Giraldi, ancien officier de la CIA, a déclaré que le vice-président américain Dick Cheney avait ordonné au STRATCOM de préparer un plan d'urgence à appliquer en réponse à une attaque terroriste de type 11 septembre sur les États-Unis...[y compris] une attaque aérienne massive sur l'Iran en employant des armes nucléaires tactiques et des armes conventionnelles... sans qu'il soit nécessaire que l'Iran soit effectivement impliqué dans des actions terroristes contre les États-Unis. La raison invoquée pour avoir décidé de faire usage de mini-bombes dans cette attaque est que les cibles sont renforcées ou enterrées profondément dans le sol et qu'elle ne pourraient être détruites par des têtes non-nucléaires[19].

Entre 2005 et 2006, plusieurs personnalités ont déclaré que les États-Unis prévoient l'emploi de l'arme nucléaire dans une attaque contre l'Iran. On peut citer Jorge Hirsch[20],[21], Michel Chossudovsky[22] en janvier 2006, le comité "Campaign Against Sanctions and Military Intervention on Iran" [23] et enfin, en avril 2006, Seymour Hersh[24].

Le 18 avril 2006, sur CSPAN, le président américain George W. Bush répondait à un journaliste qui lui demandait : « Monsieur, lorsque vous parlez de l'Iran, que vous dites qu'une solution diplomatique doit être trouvée, vous dites souvent que toutes les options sont sur la table. Cela inclut-t-il la possibilité d'une attaque nucléaire ? Votre administration a-t-elle de tels plans ? ». Le président a alors répondu « Toutes les options sont sur la table »[25].

Déclarations relatives aux installations iraniennes qui seraient attaquées par les États-Unis[modifier | modifier le code]

Les villes susceptibles d'être ciblées, selon le Centre des Études pour la non-prolifération [26], le groupe de recherche Oxford (Oxford Research Group) [27] et Michael Keefer[28] incluent des villes ayant une population estimée à environ 23 millions d'habitants (1999-2006). Ces villes incluent :

Le rôle du programme nucléaire iranien dans les tensions américano-iraniennes[modifier | modifier le code]

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Depuis 2003, les États-Unis affirment que l'Iran développe un programme d'armes nucléaires. L'Iran maintient que son programme nucléaire ne vise qu'à produire de l'électricité. En juin 2005, la secrétaire d'État américain Condoleezza Rice a déclaré que le directeur de l'AIEA (Agence Internationale de l'Energie Atomique), Mohamed El Baradei devrait durcir sa position à propos de l'Iran, sinon il pourrait ne pas obtenir un troisième mandat comme directeur de l'AIEA[29].

Les États-Unis et l'Iran sont parties prenantes du traité de non-prolifération nucléaire (TNP). Lors de la conférence de mai 2005 sur le TNP, on a accusé les États-Unis (et d'autres états possédant officiellement l'arme nucléaire) de violer l'article VI du TNP qui exige qu'ils désarment, ce qu'ils n'ont pas encore fait à ce jour. Mais l’AIEA déclare que l'Iran viole l'accord de Sauvegarde pour ne pas fournir d'informations suffisantes concernant son matériel nucléaire, son traitement et son utilisation[30].

L'article IV du Traité donne le droit aux états ne possédant pas l'arme nucléaire de développer des programmes nucléaires à usage civil[31].

Depuis 2003 jusqu'au début de l'année 2006, la tension entre l'Iran et les États-Unis s'est graduellement accrue, même lors des inspections des sites industriels nucléaires sensibles iraniens par l'AIEA, selon un Protocole Additionnel du TNP que l'Iran avait accepté.

Le 8 mars 2006, les représentants des États-Unis et du groupe EU-3 ont remarqué que l'Iran avait suffisamment de gaz hexafluorure d'uranium non enrichi, pouvant être hautement enrichi pour fabriquer dix bombes atomiques, ajoutant qu'il était temps que le Conseil de Sécurité agisse[32].

Or, l’uranium non enrichi ne peut être utilisé ni dans le réacteur de Bushehr, qui est un réacteur à eau pressurisée, ni dans une bombe atomique, à moins qu'il ne soit enrichi.

Le rôle du pétrole brut et autres facteurs stratégiques dans les tensions américano-iraniennes[modifier | modifier le code]

Stephen Zunes (Universitaire travaillant aux États-Unis, spécialiste du Moyen-Orient et militant pour la non-violence) a déclaré que le parti républicain et le parti démocrate ont hâte de punir, isoler, et menacer d'attaquer un pays riche en pétrole qui refuse de coopérer suffisamment avec les plans stratégiques et économiques américains au Moyen-Orient.

Le rôle de la Bourse pétrolière iranienne et de l'euro dans les tensions américano-iraniennes[modifier | modifier le code]

La Bourse iranienne du pétrole a ouvert ses portes le 17 février 2008. L'ouverture de cette Bourse avait été programmée pour le 20 mars 2006, mais a été reportée[33]. La possibilité que les transactions s'y effectuent en euros et probablement d'autres devises plutôt qu'en dollars, généralement utilisés sur les autres marchés échangeant du pétrole a été interprétée par de nombreux analystes comme une source de conflit majeur avec les États-Unis. Beaucoup craignent que cela puisse avoir un impact négatif significatif sur la valeur du dollar sur les marchés des changes internationaux. Mais d'après le Ministère Iranien du Pétrole Gholam-Hossein Nozari les transactions se font dans un premier temps dans la devise iranienne, le rial[34]. L'ambassadeur iranien auprès de la Russie a déclaré que « dans le futur, nous pourrions utiliser la devise russe, le rouble, pour nos échanges » et que « la Russie et l'Iran, deux producteurs principaux de l'énergie mondiale, devraient encourager les transactions de pétrole et de gaz dans diverses devises autres que le dollar, libérant le monde de son esclavage vis-à-vis du dollar[34]. » Pepe Escobar écrit également que « Mohammed Javed Asimpour, alors directeur exécutif chargé d'établir la Bourse iranienne du pétrole, en 2005, a indiqué la direction envisagée de cette bourse. […] La bourse commencera par échanger des contrats de produits pétrochimiques et, ensuite, ce que tout le monde attend vraiment avec impatience : le brut peu soufré de la Mer Caspienne. Cette bourse ne sera pas de style iranien mais « une bourse internationale complètement intégrée dans l'économie mondiale. » Le but ultime est très ambitieux : la création d'un prix de référence pétrolier pour le Golfe Persique[34]. » Dès lors l'embargo imposé par les États-Unis contre les grandes sociétés internationales qui commercent avec l'Iran peut être interprété comme un moyen de pression visant à limiter l'influence de la Bourse iranienne du pétrole. Par ailleurs, la campagne internationale visant à empêcher l'accession supposée de l'Iran à l'arme nucléaire peut également être interprétée comme un isolement commercial, monétaire et diplomatique de l'Iran dans le but d'empêcher que la Bourse iranienne du pétrole ne joue le rôle international d'indice de référence pour la fixation des prix du pétrole dans une monnaie autre que le dollar.

Le rôle de la politique intérieure aux États-Unis dans les tensions américano-iraniennes[modifier | modifier le code]

En novembre 2005, Michael Klare, professeur à la section d'Études pour la Paix et la Sécurité du Hampshire College a affirmé qu'un facteur majeur qui inciterait l'administration George W. Bush à attaquer l'Iran serait son désir de détourner l'attention des difficultés politiques du pays pour accroître la popularité du président. Le soutien populaire au président Bush a augmenté d'environ 10 % quand les États-Unis ont envahi l'Irak en 2003 et n'est retombé à son niveau précédent que quelques mois plus tard[35].

Le rôle de la politique intérieure en Iran dans les tensions américano-iraniennes[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Mahmoud Ahmadinejad et Israël.

Des analystes tels Ali Ansari ont interprété les remarques faites par le président iranien Mahmoud Ahmadinejad comme de la propagande électorale interne au pays[36]. D'autres comme le gouvernement israélien y voient des menaces d'attaque contre l'état d'Israël[37].

Mahmoud Ahmadinejad, qui est un religieux conservateur, a été élu président de l'Iran en 2005. En octobre 2005, il a déclaré à plusieurs reprises devant un public iranien être d'accord avec la déclaration de l'Ayatollah Khomeini selon laquelle "le régime occupant en Palestine devrait disparaître des pages du livre des Temps", mentionnant dans son discours que les régimes du Shah Mohammed Reza Pahlavi, de l'Union soviétique en tant qu'état et le gouvernement de Saddam Hussein en Irak ont été déchus du pouvoir de la même façon.

Le 8 décembre 2005, il a fait une déclaration niant l'Holocauste mais une semaine plus tard, le 14 décembre, il renouvelait son discours sans cette fois nier la Shoah explicitement.

On considère généralement que ses déclarations suivent la ligne de son électorat populiste (19 % des voix au premier tour des présidentielles 2005)

Mahmoud Ahmadinejad et Juan Cole affirment que ces déclarations ont été mal traduites et mal interprétées par les médias occidentaux lorsqu'ils affirment que le président iranien a dit qu'Israël doit être rayé de la carte. Le but de Mahmoud Ahmadinejad selon eux était seulement de défendre la démocratie en Palestine.

Sans polémiquer sur la mauvaise interprétation éventuelle de ces propos, la réaction internationale à ceux-ci a été extrêmement négative.

Seema Mustafa dans l'Asian Age prétend que les propos d'Ahmadinejad sur Israël et la Shoah sont maintenant utilisés comme prétexte pour une attaque contre l'Iran. Il affirme qu'une campagne visant à diaboliser Ahmadinejad et rassembler l'opinion internationale contre l'Iran est effectivement lancée. [Mahmoud Ahmadined] a en fait été astucieusement utilisé dans la guerre de propagande contre l'Iran. Il prétend aussi que cet argument a été invoqué devant la presse à Delhi par les représentants de l'EU-3, le Dr. Michael Schaeffer, et le sous-secrétaire américain Nicholas Burns lorsqu'ils invitaient le représentant indien à accepter les recommandations de l'AIEA de soumettre la question iranienne au Conseil de sécurité des Nations unies[38].

Le rôle du développement de la démocratie au Moyen-Orient dans les tensions américano-iraniennes[modifier | modifier le code]

Dans les discours qui ont suivi l'invasion de l'Irak en 2003, George W. Bush a déclaré (après qu'aucune arme de destruction massive n'y ait été trouvée) que le but de son administration lors de cette invasion était d'apporter la démocratie aux pays du Moyen-Orient et de contrer l’"islamofascisme".

Des organisations opposées à cette intervention comme Le Tribunal Mondial sur l'Irak et d'autres ont mis en doute la sincérité de ce motif, faisant allusion à une campagne systématique contre les intellectuels en Irak durant l'occupation américaine en Irak.

Robert Dreyfuss, auteur de Jeu du Diable : Comment les États-Unis ont contribué à exacerber l'Islam Fondamentaliste prétend que les actes américains dans la région ont en fait encouragé et continuent d'encourager l’ islamofascisme plutôt que de le contrer[39].

Le 5 février 2006, le bloggeur iranien Persian Majeed publie une liste de violations probables des Droits de l'homme par les États-Unis en Iran et d'attaques de la démocratie iranienne durant ce dernier demi-siècle, exigeant des enquêtes judiciaires et compensations financières adéquates envers les iraniens. Il conclut son jugement sur la sévérité des actions américaines contre la démocratie en Iran par la volonté de voir les États-Unis sanctionnés par l'intermédiaire des Nations unies[40].

Les craintes de l'Iran d'une éventuelle attaque des États-Unis[modifier | modifier le code]

Paul Pillar, ancien cadre de la CIA, qui a dirigé la préparation de toutes les Évaluations Nationales du Renseignement (National Intelligence Estimates ou NIE) sur l'Iran de 2000 à 2005 en tant que cadre national du renseignement pour le Proche-Orient et l'Asie du Sud-Est, a déclaré à Inter Press Service que toutes les NIE sur l'Iran durant cette période "concernaient explicitement les craintes iraniennes d'une attaque américaine et [ces NIE] faisaient un lien entre ce désir d'avoir l'arme nucléaire et ces craintes" et déclara que " les perceptions iraniennes de la menace, particulièrement américaine et israélienne, n'étaient pas le seul facteur mais étaient un des éléments de ce qui provoqua, selon nous, cette volonté de construire l'arme nucléaire." [41]

Les soupçons de violation de souveraineté du territoire iranien par les États-Unis dans la période 2003-2006[modifier | modifier le code]

Il a été affirmé à plusieurs reprises que les États-Unis ont violé la souveraineté territoriale de l'Iran à plusieurs reprises depuis 2003. Par exemple il a été affirmé que les États-Unis ont fait usage de drones[42],[43],[44], envoyé des soldats sur le territoire iranien[15], et utilisé d'anciens ou actuels membres des Moudjahidin e-Khalq (MEK or MKO)[45] ainsi que du Parti pour une vie libre au Kurdistan (PJAK)[46] pour procéder à des attentats à la bombe en territoire iranien afin d'y aviver des tensions ethniques préexistantes.

Déclarations relatives à l'usage de drones américains ayant survolé le territoire iranien[modifier | modifier le code]

Depuis 2003, les États-Unis auraient lancé des drones depuis l'Irak afin de survoler le territoire de l'Iran pour obtenir des renseignements sur le programme nucléaire iranien; survols qui n'auraient procuré que peu d'informations[42]. Le gouvernement iranien a formellement protesté contre ces incursions illégales. Un RQ-7 Shadow et un Hermes UAV américains se sont écrasés en Iran[43].

En juin 2005, Scott Ritter déclare que les attaques américaines sur l'Iran ont déjà commencé, incluant le survol de l'Iran par des drones sans pilotes[44].

Déclarations relatives à la présence de forces armées américaines sur le territoire iranien[modifier | modifier le code]

Seymour Hersh a dit que les États-Unis ont pénétré l'Iran oriental depuis l'Afghanistan afin de rechercher des installations souterraines servant au développement d'armes nucléaires[15].

Déclarations relatives à l'usage de bras armés par les États-Unis[modifier | modifier le code]

Scott Ritter a aussi déclaré que les Moudjahidin e-Khalq (MEK ou MKO), un groupe d'opposition répertorié par le Département d'État américain comme organisation terroriste étrangère avait bombardé l'Iran avec l'aide de la CIA.

En avril 2006, The Raw Story a cité une source anonyme des Nations Unies "proche" du Conseil de sécurité des Nations unies qui a déclaré que d'anciens membres du MEK avaient été utilisés par procuration par les États-Unis pendant "environ un an" en territoire iranien. Une source du renseignement citée par The Raw Story a déclaré que ces anciens membres du MEK "avaient été forcés de prêter serment à la démocratie et de démissionner du MEK" avant d'être incorporés dans des unités combattantes américaines et réentraînés en vue d'opérations en Iran[45].

À la suite de l'exécution de 24 membres des forces de sécurité iraniennes en Iran en mars 2006 par le Parti pour une vie libre au Kurdistan (PJAK), un groupe d'opposants ayant des liens avec le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), qui figure sur la liste du Département d'État américain des Organisations terroristes étrangères, Dennis Kucinich a déclaré, dans une lettre à George W. Bush, le 18 avril 2006, que le PJAK est soutenu et coordonné par les États-Unis, car il est basé en Irak qui est de facto sous contrôle militaire américain[46]

Réchauffement des relations (2013-)[modifier | modifier le code]

Le Monde indique qu'à partir du mois de mars 2013,

« des contacts secrets ont lieu dans le sultanat d'Oman entre des émissaires américains et iraniens. L'initiative a reçu la bénédiction du Guide suprême iranien, Ali Khamenei. Malgré sa bruyante rhétorique anti-américaine, ce dernier est un stratège hors pair. Il sait parfaitement ce qu'une ébauche de réconciliation avec le " Grand Satan " peut apporter à son pays, étranglé par les sanctions, mais surtout ce que l'Iran, oasis de stabilité dans un Moyen-Orient à feu et à sang, de la Méditerranée au Pakistan [dans le contexte du printemps arabe], peut apporter aux États-Unis, qui s'apprêtent à quitter l'Afghanistan comme ils ont quitté l'Irak. Il sait aussi combien ce rapprochement avec Washington va déstabiliser ses deux ennemis régionaux : Israël et l'Arabie saoudite.
Trois mois plus tard, les électeurs iraniens donnent au Guide suprême ce qui lui manquait pour permettre un retour de l'Iran sur la scène internationale : un président présentable. Hassan Rohani, élu au premier tour le 14 juin, est le négociateur qui avait signé, en 2003, un gel provisoire du programme nucléaire iranien. Ce dernier s'entoure immédiatement d'un ministre des affaires étrangères ayant passé davantage de temps aux Etats-Unis qu'en Iran, Mohamad Javad Zarif, et intensifie les contacts secrets avec la Maison Blanche pour relancer les négociations nucléaires.
Celles-ci impliquent en théorie les cinq membres du Conseil de sécurité des Nations-Unies plus l'Allemagne, mais ressemblent à un tango irano-américain. Fin septembre, Hassan Rohani se rend à New York pour l'Assemblée générale des Nations unies. Dans les coulisses, Iraniens et Américains ont presque finalisé un texte. Et le dernier jour, Hassan Rohani converse quinze minute au téléphone avec Barack Obama. Ce coup de fil tectonique sème la panique à Riyad et Tel Aviv, où l'on sent que l'équilibre géopolitique du Moyen-Orient est en train de basculer »[47].

Ces relations aboutissent à l'accord international sur le programme nucléaire iranien le 24 novembre 2013.

L'universitaire Fabrice Balanche estime lui aussi que, dans un contexte où « les Américains ont décidé d'alléger leur dispositif militaire [au Moyen-Orient] pour se concentrer vers d'autres priorités, comme l'Asie-Pacifique », ce réchauffement a lieu « parce que l'Iran apparaît de plus en plus comme un partenaire fiable aux yeux des États-Unis, en tout cas beaucoup plus fiable que la gérontocratie saoudienne »[48].

Liste d'américains célèbres vivant ou ayant vécu en Iran[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c (en) Mehdi Heravi, Kerim K. Key, Iranian-American Diplomacy, Ibex Publishers,‎ 1999, 168 p. (ISBN 0936347996, lire en ligne), p. 12-14
  2. (en) Massoume Price, Iran's diverse peoples: a reference sourcebook, ABC-CLIO,‎ 2005, 376 p. (ISBN 1576079937, lire en ligne), p. 108
  3. a et b (en) Badi Badiozamani, Ghazal Badiozamani, Iran and America: Re-Kind[l]ing a Love Lost, East West Understanding,‎ 2005, 316 p. (ISBN 0974217204), p. 1-2
  4. Christelle Jullien, Rika Gyselen, Association pour l'avancement des études iraniennes (Paris, France), Chret́iens en terre d'Iran, Peeters Publishers,‎ 2006 (ISBN 2910640191, lire en ligne), p. 85-86
  5. (en) Zirinsky M.P. Imperial Power and dictatorship: Britain and the rise of Reza Shah 1921-1926. International Journal of Middle Eastern Studies. 24, 1992. p.646
  6. Sources :
    • FO 371 16077 E2844 daté du 8 juin 1932.
    • Les mémoires de Anthony Eden sont aussi très explicites sur le rôle britannique dans l'accession au pouvoir de Reza Khan.
    • Ansari, Ali M. Modern Iran since 1921. Longman. 2003 ISBN 0-582-35685-7 p.26-31
  7. 72TEHRAN5055 1972-08-22 09:09 2010-11-30 16:04 UNCLASSIFIED Embassy Tehran (câble de l'ambassade américaine, déclassifié le 21 juin 2006, publié par WikiLeaks le 30 novembre 2010
  8. (en) Section des intérêts étrangers, ambassade de Suisse en Iran
  9. http://www.daftar.org
  10. voir cet article du Washington Post à ce sujet.
  11. voir [1].
  12. (en) James Risen State of War : The Secret History of the C.I.A. and the Bush Administration (ISBN 0743270665)
  13. PRESS CONFERENCE BY SPEAKERS OF PARLIAMENTS
  14. (en) Blair's Next War, 4 mai 2005, Dave Wearing
  15. a, b et c (en) [2]
  16. (en) Sleepwalking To Disaster In Iran, 1er avril 2005, Scott Ritter
  17. (en) Fool Me Twice, 27 mars 2006, Joseph Cirincione, Foreign Policy
  18. The United States, Israel, and the Possible Attack on Iran, Stephen Zunes, 2 mai 2006, ZNet
  19. Deep Background, 1er août 2005, Philip Giraldi, The American Conservative
  20. (en) A 'Legal'US Nuclear Attack Against Iran, Jorge Hirsch, 12 novembre 2005
  21. America and Iran: At the Brink of the Abyss,Jorge Hirsch, 20 février 2006
  22. (en) Nuclear War Against Iran, Michel Chossudovsky, 3 janvier 2006
  23. (en) Campaign Against Sanctions and Military Intervention on Iran
  24. (en) The Iran plans, Seymour Hersh, The New Yorker Mag., 8 avril 2006
  25. (en) [3], CSPAN interview archivée par Jorge E. Hirsch
  26. (en) A Preemptive Attack on Iran's Nuclear Facilities: Possible Consequences, 9 septembre 2004, Sammy Salama, Karen Ruster, Centre for Nonproliferation Studies
  27. (en) Iran Body Count: Iran: consequences of a war, février 2006, Paul Rogers
  28. (en) Petrodollars and Nuclear Weapons Proliferation: Understanding the Planned Assault on Iran, Centre for Research on Globalization, Michael Keefer, 10 février 2006
  29. (en) US agrees to back UN nuclear head, 9 juin 2005, BBC
  30. (en) Implementation of the NPT Safeguards Agreement in the Islamic Republic of Iran: Resolution adopted on 24 September 2005, IAEA
  31. (en)http://www.un.org/events/npt2005/
  32. (en) US demands drastic action as Iran nuclear row escalates, Ian Traynor, The Guardian, 9 mars 2006
  33. (en) A frenzied Persian new year, 22 mars 2006, Asia Times Online
  34. a, b et c [4], 21 février 2008, Pepe Escobar, Asia Times Online
  35. (en) Wag the Dog: Crisis Scenarios for Deflecting Attention from the President's Woes, 16 novembre 2005, Michael T. Klare
  36. (en) Denying the Holocaust for Political Advantage?, Michael Scott Moore, Spiegel, 14 décembre 2005
  37. (en) Iran biggest threat since Nazis, says Israel as Ahmadinejad provokes new outrage, Conal Urquhart, Ian Traynor, the Guardian, 25 avril 2006
  38. (en) Our Bomb, Your Bomb: On India, Iran, and the Nuclear Bomb, 22 janvier 2006, Seema Mustafa, Asian Age
  39. (en) Political Islam vs. Democracy: The Bush Administration's Deadly Waltz with Shiite Theocrats in Iraq and Muslim Brotherhood Fanatics in Syria, Egypt, and Elsewhere, 29 novembre 2005, Robert Dreyfuss
  40. (en) Let's rewrite Iranian history: The past 50 years, blog, 5 février 2006, Persian Majeed, iranian.com
  41. (en) Fear of U.S. Drove Iran's Nuclear Policy, Gareth Porter, 10 février 2006, Inter Press Service
  42. a et b (en) U.S. Uses Drones to Probe Iran For Arms, 13 février 2005, Washington Post
  43. a et b (en) Iran Protests U.S. Aerial Drones, 8 novembre 2005, Washington Post
  44. a et b (en) The US war with Iran has already begun, 21 juin 2005, Scott Ritter
  45. a et b On Cheney, Rumsfeld order, US outsourcing special ops, intelligence to Iraq terror group, intelligence officials say, by Larisa Alexandrovna, 13 avril 2006, The Raw Story
  46. a et b Kucinich Questions The President On US Trained Insurgents In Iran: Sends Letter To President Bush, Dennis Kucinich, 18 avril 2006
  47. Christophe Ayad, Benjamin Barthe, Isabelle Mandraud, Serge Michel et Hélène Sallon, « La mainmise de l'Arabie saoudite sur les révolutions arabes », Le Monde, 13 janvier 2014
  48. « Syrie : les hésitants ont basculé dans le camp d’Assad », entretien avec Fabrice Balanche recueilli par Daoud Boughezala, Causeur, n° 68, février 2014, pp. 24-25

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Friedman Alan, Spider's Web: The Secret History of how the White House Illegally Armed Iraq. New York, Bantam Books, 1993.
  • (en) Jentleson Bruce, With friends like these: Reagan, Bush, and Saddam, 1982-1990. New York, W. W. Norton, 1994.
  • (en) Phythian Mark, Arming Iraq: How the U.S. and Britain Secretly Built Saddam's War Machine. Boston, Northeastern University Press, 1997.
  • (en) Morgan Shuster, The Strangling of Persia, ISBN 0-934211-06-X

Liens externes[modifier | modifier le code]