Relations entre la Russie et l'Ukraine

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Relations entre la Russie et l'Ukraine
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Frontière entre la Russie et l'Ukraine
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Les relations entre la Russie et l'Ukraine sont des relations internationales bilatérales complexes qu'entretiennent la Fédération russe et l'Ukraine, deux États limitrophes de l'espace post-soviétique. Ces relations sont amplement tendues en 2014 en raison de la crise de Crimée, qui voit la Russie annexer la Crimée et Sébastopol, territoires préalablement ukrainiens. La Russie dispose d'une ambassade à Kiev et de consulats à Kharkiv, Lviv, Odessa et Simferopol. L'Ukraine a une ambassade à Moscou et des consulats à Rostov-sur-le-Don, Saint-Pétersbourg, Iekaterinbourg, Tioumen et Vladivostok.

Histoire des relations russo-ukrainiennes[modifier | modifier le code]

Rus' de Kiev[modifier | modifier le code]

Les deux pays ont partagé une longue histoire médiévale commune (voir Rus' de Kiev). Kiev, capitale de l'Ukraine moderne, est considérée comme le berceau de la civilisation slave orientale. Après l'invasion mongole du Rus' de Kiev (1223-1240), l'histoire des peuples ukrainien et russe a commencé à diverger (fondation du Tsarat de Russie, regroupant les provinces les plus au nord du Rus' de Kiev, et de la République des Deux Nations, issue de l'union entre le Grand-duché de Lituanie et le Royaume de Pologne). À partir du milieu du XVIIe siècle, l'Ukraine est progressivement intégrée dans l'Empire russe, intégration achevée lors des partages de la Pologne à la fin du XVIIIe siècle.

Ère soviétique[modifier | modifier le code]

En 1920, la République socialiste soviétique d'Ukraine, république constitutive de l'URSS est instaurée, absorbant le territoire de l'ancienne République populaire ukrainienne fondée en mars 1917 en opposition à la révolution russe.

En 1932-1933, sous Staline, une grande famine sévit en Ukraine, l'Holodomor, qui aurait fait entre 4 et 7 millions de morts ukrainiens. Au début du XXIe siècle, la responsabilité des autorités soviétiques dans la genèse et l'ampleur de la famine est généralement reconnue (à travers la collectivisation, les campagnes de « dékoulakisation », les réquisitions excessives de denrées alimentaires auprès des paysans et les limitations aux déplacements imposées en pleine famine), mais de nombreuses divergences d'analyse persistent entre historiens sur l'importance relative des différents facteurs qui ont engendré la famine, ainsi que sur les visées réelles de Staline[1].

La question de savoir si le Holodomor constitue ou non un génocide reste âprement débattue. Fin 2006, l'Ukraine a officiellement qualifié le Holodomor de génocide, qualification reconnue par un certain nombre de pays dont les États-Unis. Le caractère génocidaire de cette famine est cependant contesté par le Kazakhstan et la Russie, qui arguent notamment que l'Ukraine n'a pas été la seule république touchée[2], et n'est pas reconnue par l'ONU. Le Parlement européen a reconnu en 2008 l'Holodomor comme un crime contre l'humanité, jugeant qu'il s'agissait d'une famine provoquée et d'un « crime contre le peuple ukrainien et contre l'humanité[3] ».

Ukraine indépendante[modifier | modifier le code]

À la suite de la dissolution de l'URSS en 1991, l'Ukraine possédait le troisième plus gros arsenal nucléaire au monde mais retourna de 1994 à 1996 ses 1 900 armes nucléaires stratégiques à la Russie pour qu'ils soient démantelés en application du Mémorandum de Budapest[4]. Les relations russo-ukrainiennes sont tendues (notamment à propos de la Crimée abritant la Flotte de la mer Noire de la marine russe mais aussi en raison de la mer d'Azov partagée entre les deux États) et se détériorent grandement à la suite de la Révolution orange en 2004 et des crises gazières de 2006 et de 2008. Moscou tente, cependant, entre 2010 et 2014, de renouer avec des relations plus amicales avec l'Ukraine, sur le plan économique, politique et social.

Considérables en Ukraine, les intérêts économiques russes contrôlent des parts de marché dans le secteur de l'énergie et dans celui des médias.

Révolution orange et présidence pro-occidentale de Viktor Iouchtchenko (2004-2010)[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Révolution orange et Viktor Iouchtchenko.
Viktor Iouchtchenko prête serment sur la Constitution de l'Ukraine, devenant le troisième président du pays, le 23 janvier 2005, devant la Rada, à Kiev.

La révolution orange est le nom donné à une série de manifestations politiques ayant eu lieu en Ukraine à la suite de la proclamation le 21 novembre 2004 du résultat du deuxième tour de l'élection présidentielle, que de nombreux Ukrainiens perçoivent comme truqué par le gouvernement de Viktor Ianoukovytch et par le puissant clan de Donetsk, dont l'oligarque Rinat Akhmetov. Certains sont également outrés par l'appui médiatique, politique et logistique de Vladimir Poutine et du gouvernement russe à Ianoukovitch. Organisées par le candidat malheureux à la présidence, Viktor Iouchtchenko et son alliée Ioulia Tymochenko, les protestations prennent rapidement de l'ampleur. Elles sont financées par des opposants du clan de Donetsk, dont certains avaient des fortunes considérables. La révolution bénéficie du soutien des nombreux gouvernements occidentaux, dont celui des États-Unis[5],[6] et de financements d'organisations américaines[7], elle mobilise plus d'un demi-million de manifestants à Kiev et à travers le pays pendant une quinzaine de jours.

Le résultat immédiat de la Révolution orange est l'annulation par la Cour suprême du scrutin et l'organisation d'un nouveau vote le 26 décembre 2004 qui voit la victoire de Viktor Iouchtchenko, qui réunit 52 % des voix contre 44 % pour son rival Viktor Ianoukovytch ; sa présidence est cependant entachée de crises politiques multiples avec les gouvernements successifs.

D'un point de vue géopolitique, la Révolution orange marque un rapprochement de l'Ukraine avec l'OTAN[8] et avec l'Union européenne.

Le phare du cap Sarytch, en Crimée, est occupé par l'armée russe depuis le 3 août 2005, à l'origine d'un différend entre la Russie et l'Ukraine; cette dernière souhaitant le récupérer. L'île de Touzla, dans le détroit de Kertch, constitue un autre point de désaccord récurrent.

Le débarquement de matériel militaire américain dans le port de Théodosie, en Crimée, en 2006 en prévision de l'exercice Sea Breeze 2006 a détérioré davantage les relations bilatérales. Il en est résulté un clivage à l'intérieur-même de l'Ukraine entre les pro-Russes, les pro-Occidentaux et les « neutralistes »[9]. Les tensions autour du statut de la ville de Sébastopol et les questions relatives au retrait de la flotte russe de la mer Noire y stationnant ravivent de nombreuses inquiétudes quant aux relations entre la Russie et l'Ukraine dont la possibilité de la réalisation d'un scénario abkhaze concernant la Crimée (les citoyens russophones reçurent des passeports russes dans les années 2000)[10].

Sur le plan politique, la Russie a soutenu de nombreux hommes politiques ukrainiens lui étant favorables dans le but de contrer le jeu diplomatique des États-Unis et d'éviter que l'Ukraine ne rejoigne l'OTAN.

En août 2008, la détérioration des relations russo-ukrainiennes se poursuit à l'occasion de la guerre entre la Géorgie et la Russie. Le président ukrainien a, en effet, déclaré que l'Ukraine est l'alliée de la Géorgie. Kiev reconnaît avoir livré des armes à Tbilissi[11]. Une enquête a, d'ailleurs, prouvé que des volontaires ukrainiens avaient été envoyés auprès des Géorgiens lors du conflit[12]. L'Ukraine avait également menacé de restreindre militairement les activités de la base navale russe de Sébastopol et de la fermer au croiseur lance-missiles Moscova, de retour des rivages abkhazes[13],[14].

Conflits gaziers (2006-2009)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Conflits gaziers russo-ukrainiens.
Gazoducs russes vers l'Europe

Un premier conflit gazier, soulignant la dépendance énergétique de l'Ukraine vis-à-vis de la Russie, débute en mars 2005 pour culminer le 1er janvier 2006, Gazprom refusant d'alimenter les gazoducs ukrainiens à la suite d'un désaccord sur le prix de transit par les gazoducs ukrainiens. Le groupe étatique russe exige que Kiev paie le prix du marché mondial pour le gaz naturel. Le refus catégorique de Kiev a abouti à une suspension des fournitures de cette ressource stratégique. Le conflit s'est toutefois résorbé le 4 janvier 2006 à la suite d'une entente préliminaire entre la Russie et l'Ukraine résultant en une nouvelle formule de prix, le gaz russe au tarif international étant mélangé avec celui des pays de l'Asie centrale, sensiblement moins cher. Moscou tente d'opérer par la suite une reprise avec Kiev de l'entente amicale en termes économique, politique et social, sur une base pragmatique.

Une autre crise gazière majeure avec l'Ukraine éclate le 2 janvier 2009, à la suite d'un différend entre l'Ukraine et Gazprom sur le prix à payer en 2009 et faute de paiements d'une partie des livraisons de 2008, Gazprom a réduit, puis stoppé les livraisons du gaz naturel à l'Ukraine. Le résultat - des pays membres de l'UE reçoivent moins de gaz naturel en provenance du réseau gazier de Gazprom, lequel transite en grande partie par l'Ukraine. La Russie accuse l'Ukraine de siphonner le gaz destiné à l'Europe pour compenser les coupures des approvisionnements qu'elle subit et tente d'augmenter le débit des oléoducs qui transitent par la Biélorussie et la Turquie. De son côté, la Premier ministre ukrainienne Ioulia Tymochenko accuse certains hommes d'affaires de son pays d'être corrompus par les milieux d'affaires voire politiques russes, entre autres ceux liés au schéma controversé de livraison du gaz russe via un intermédiaire opaque[réf. nécessaire].

La présidence de Ianoukovitch : réchauffement des relations bilatérales (2010-2014)[modifier | modifier le code]

Signature de l'entente sur la flotte de la mer Noire et le gaz russe signée par les présidents Dmitri Medvedev et Viktor Ianoukovitch le 21 avril 2010.

L'élection le 7 janvier 2010 de Viktor Ianoukovitch à la tête de l'État ukrainien, considéré comme pro-russe, a contribué au réchauffement des relations bilatérales[15].

Le 21 avril 2010, le nouveau président ukrainien Viktor Ianoukovitch a signé avec son homologue russe, Dmitri Medvedev, un traité portant d'une part sur le prolongement pour vingt-cinq ans du bail de la Flotte russe de la mer Noire basée à Sébastopol[16] en Crimée, et d'autre part sur la diminution du prix du gaz russe livré à l'Ukraine de de 30 %[17],[18]. Sur le plan militaire, la Russie dispose d'une garnison de 13 000 hommes à Sébastopol.

Viktor Ianoukovitch s'est également rallié à la position russe concernant le Holodomor, la grande famine ukrainienne des années 1930. Contrairement à son prédécesseur Viktor Iouchtchenko, le nouveau président refuse de considérer le Holodomor comme un génocide[19].


Intervention militaire russe en Ukraine[modifier | modifier le code]

Renversement du président ukrainien pro-russe Viktor Ianoukovitch et détérioration significative des relations[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Euromaïdan et Gouvernement Yatseniouk.
Industries de Donetsk, ville ukrainienne à prépondérance russophone.

Fin 2013, alors qu'un accord d'association doit être signé entre l'UE et l'Ukraine, la Russie essaie de faire pression sur Kiev pour le faire changer d'avis, notamment en restreignant certains produits, en revoyant les prix du gaz et en envisageant d’imposer aux citoyens ukrainiens un passeport étranger. Moscou craint en effet que cette union se fasse à son désintérêt, alors que Vladimir Poutine ambitionne en même temps un rapprochement avec les pays anciennement soviétiques. De l'avis de l'analyste politique Vladimir Fessenko : « en mettant ainsi la pression, la Russie ne fait que pousser l'Ukraine dans les bras de l'Europe »[20]. En novembre 2013, l'Ukraine décide finalement, en raison de pressions russes[21], de refuser l'accord avec l'Union européenne et de « relance[r] un dialogue actif avec Moscou »[22]. Ce revirement entraîne d'importantes manifestations pro-européennes à Kiev rassemblant au moins 100 000 personnes, l'occupation de la place Maidan et de la mairie, avec comme mot d'ordre la démission du président Viktor Ianoukovytch[23]. Le 23 février 2014, Ianoukovitch fuit en Russie et l'opposition prend le pouvoir. Débute alors une crise entre les deux pays et l'occupation par des troupes pro-russes de la Crimée et des manifestations dans les villes russophones de l'est de l'Ukraine (telles que Donetsk), la Russie ne reconnaissant pas la légitimité du nouveau gouvernement ukrainien, qualifiant son accession au pouvoir de coup d'État.

Le 21 mars 2014, l'Ukraine signe le volet politique du Partenariat oriental avec l’Union européenne, dont le rejet par Viktor Ianoukovytch avait déclenché les manifestations d’Euromaïdan.

Le sort de la Crimée[modifier | modifier le code]

Le président russe Vladimir Poutine s'exprime lors d'une conférence de presse à propos de la situation en Ukraine le 4 mars, dénonçant les événements à Kiev comme un « coup anticonstitutionnel » et en insistant sur le fait que la Russie a le droit de « protéger ses citoyens en Ukraine[24] ».

En 1921 est créée la RSSA de Crimée, faisant partie de la RSFSR. En 1954, Nikita Khrouchtchev offre la Crimée à la RSS d'Ukraine. Avec l'effondrement de l'URSS, il devient difficile à accepter pour une grande partie de sa population, d'origine russe ou russophone, que la Crimée soit dorénavant une partie intégrante de l'Ukraine indépendante. Cette situation provoque de nombreuses tensions entre la Russie et l'Ukraine, exacerbées par la présence de la flotte de la mer Noire sur la péninsule. Les tensions s'intensifient lorsque Simféropol, capitale de la Crimée, proclame ses propres lois dès 1992.

En 1997, les tensions diminuent lorsqu'un traité fut conclu entre Kiev et Moscou. Selon ce traité, la Russie reconnaît les clauses bilatérales du traité « Paix et Amitié » confirmant l'appartenance de Sébastopol à l'Ukraine. Le rattachement de la Crimée à l'Ukraine n'avait été reconnu qu'en 1997 par la Russie, pour dix ans seulement et uniquement compte tenu du statut autonome de la république de Crimée. L'ancienne flotte soviétique de la mer Noire et ses installations sont partagées entre l'Ukraine et la Russie. Ce partage a amené à certains conflits concernant les infrastructures hydrographiques de Sébastopol ainsi que les phares le long des côtes de la Crimée. La base navale de la flotte russe de la mer Noire est située à Sébastopol, grâce à un bail qui expirera en 2042 au lieu de 2017 suite aux accords de Kharkov ratifiés en 2010 par Viktor Ianoukovitch.

Cependant, ce sont le commandement de la base navale de Sébastopol et les organisations russes qui contrôlent la ville, dominant le commerce et la vie culturelle. En effet, le transfert de Sébastopol à l'Ukraine n'a jamais vraiment été accepté par la société russe, considérant le transfert comme « temporaire ». La Russie continue à sponsoriser le tissu social pro-russe, ainsi que l'éducation et les activités culturelles. Ces activités dénotent une certaine indépendance de Sébastopol vis-à-vis du reste de l'Ukraine, les autorités ukrainiennes ne contrôlant seulement les activités « formelles » telles que les impôts et la police.

Le phare du cap Sarytch, en Crimée, est occupé par l'armée russe depuis le 3 août 2005, à l'origine d'un différend entre la Russie et l'Ukraine; cette dernière souhaitant le récupérer.

Le 28 février 2014, des forces pro-russes non-identifiées s'emparent des lieux stratégiques de Crimée (tels que le Parlement, les aéroports) et tentent de prendre les bases militaires ukrainiennes, déclenchant une crise diplomatique internationale. Le gouvernement ukrainien d’Oleksandr Tourtchynov accuse la Russie « d'invasion » et d'« occupation armée » tandis que la Russie nie la présence de soldats russes en Crimée et affirme que ces soldats sont des « forces locales d'auto-défense », tout en évoquant la possibilité d'envoi de troupes en Ukraine[25]. À partir du 28 février, l'armée fédérale russe effectue des exercices près de la frontière ukrainienne, accentuant les tensions.

Le 11 mars 2014, le parlement de Crimée déclare l'indépendance de la République de Crimée (réunissant la République autonome de Crimée et Sébastopol). Malgré ces événements, le gouvernement ukrainien affirme qu'il n'enverra pas de troupes en Crimée, par crainte de dégarnir les frontières orientales de l'Ukraine, où la Russie a déployé d'importantes troupes[26]. Au niveau international, les États-Unis, le Royaume-Uni, la France, l'Allemagne, l'Union européenne et de nombreux autres pays ont condamné la Russie, l'accusant d'intervenir militairement en Crimée et ainsi de violer le droit international et la souveraineté de l'Ukraine.

Le 18 mars 2014, à la suite d’un référendum tenu le 16 mars, le gouvernement russe annonce que la République de Crimée et la ville de Sébastopol, anciennement ukrainiennes, deviennent deux nouveaux sujets fédéraux de la Fédération de Russie. Le rattachement est ratifié le 20 mars 2014 par la chambre basse [27] avec 443 voix pour et une contre[28]. La chambre haute (le sénat russe) fait de même le 21 mars à l'unanimité[29].

Le 19 mars 2014, le gouvernement ukrainien se préparerait à retirer ses troupes de Crimée vers l'Ukraine continentale « rapidement et efficacement »[30]. Toutefois, les tensions restent fortes entre les deux pays en raison du soutien russe au soulèvement pro-russe dans l'est du pays (Donbass).

Opinion publique[modifier | modifier le code]

Sondages du Centre analytique Levada et de l'Institut international de sociologie de Kiev[modifier | modifier le code]

Attitude des Russes envers l'Ukraine
Opinion Octobre 2008 Avril 2009[31] Juin 2009[31] Septembre 2009[32] Novembre 2009 Septembre 2011[33] Février 2012[33]
Positive 38 % 41 % 34 % 46 % 46 % 68% 64 %
Négative 53 % 49 % 56 % 44 % 44 % 25% 25 %

NB : 80% des Russes avaient une opinion positive (voir très positive) de la Biélorussie en 2009[32].

Attitude des Ukrainiens envers la Russie
Opinion Octobre 2008[34] Juin 2009[35] Septembre 2009[32] Novembre 2009 Septembre 2011[33] Janvier 2012[33] Avril 2013[36]
Positive 88 % 91 % 93 % 96 % 80 % 86 % 70 %
Négative 9 % - - - 13 % 9 % 12 %

Généralités et autres chiffres[modifier | modifier le code]

En général, les sondages d'opinion russes montrent qu'ils ont une attitude plus négative envers l'Ukraine que vice versa, les problèmes avancés étant une possible adhésion de l'Ukraine à l'OTAN, les tentatives ukrainiennes pour que l'Holodomor soit reconnu comme un génocide contre la nation ukrainienne et l'honorification de l'Armée insurrectionnelle ukrainienne (ayant lutté contre l'URSS entre 1942 et 1954) par les nationalistes ukrainiens, 66 % des Russes (selon le VTsIOM en 2006) regrettant la dissolution de l'URSS[37] (contre 50 % des ukrainiens selon un sondage similaire réalisé en février 2005[38]). En 2005, 71 %, puis 48 % (en 2007) des Russes souhaitent une union avec l'Ukraine, bien qu'une union avec la Biélorussie soit bien plus populaire[39],[40]. Parallèlement, un sondage en novembre 2009 a montré qu'environ 67 % des Ukrainiens se montrent favorables à une amitié entre les deux États, contre 55 % des Russes[41]. Dans les universités russes, l'histoire de l'Ukraine n'est pas considérée comme une matière à part entière mais est incorporée dans l'histoire de la Russie[42].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Selon Stephen Wheatcroft, « The disagreements concerning the causation of the famine is not so much concerned with the individual factors that caused the famine, but with their relative importance and how they influenced the concrete situation in certain locations at certain times. Most analyses fail to appreciate the complex buildup of the crisis into the famine and the separate factors that affected the separate stages. », « Toward explaining Soviet Famine of 1931-3: political and natural factors in perspective », Food and Foodways, 2004, p. 126.
  2. « L'Holodomor de 1932-1933, une tragédie partagée », RIA Novosti 25 novembre 2008
  3. Commémoration du Holodomor, la famine artificiellement provoquée en Ukraine (1932-1933), texte adopté le jeudi 23 octobre 2008 par le Parlement européen.
  4. (en) Estimated Russian (CIS) Nuclear Stockpile, septembre 1994
  5. « Les multiples pièces de l'échiquier ukrainien », Le Monde diplomatique, janvier 2005
  6. « La Révolution orange en tant que phénomène géopolitique », Hérodote, 2e semestre 2008, pp.66-99
  7. « Les dessous de la révolution Orange », L'Express, 13 juin 2005. Il s'agit notamment de la Fondation Soros et de la Freedom House, une ONG dont les fonds proviennent majoritairement du Département d'État des États-Unis.
  8. Présentation de l'Ukraine par le ministère des affaires étrangères français
  9. Ukraine: la neutralité est le meilleur remède, RIA Novosti, 2 décembre 2008
  10. Crimée: Iouchtchenko redoute le "scénario abkhaze", RIA Novosti, 11 décembre 2008
  11. Ossétie du Sud: l'Ukraine aurait vendu des armes à la Géorgie à la veille des hostilités, Wikinews, 26 septembre 2008
  12. Des mercenaires américains, ukrainiens, turcs et tchèques ont fait la guerre en Ossétie du Sud (Parquet russe), RIA Novosti, 23 décembre 2008] et L'Ukraine dénonce l'accord sur la création de la CEI, Wikinews, 15 août 2008
  13. Ossétie du Sud: première guerre ukraino-russe (général russe), RIA Novosti, 25 décembre 2008
  14. Livraison d'armes à la Géorgie: une atteinte à la capacité militaire de l'Ukraine, RIA Novosti, 8 décembre 2008
  15. http://www.jamestown.org/single/?no_cache=1&tx_ttnews[swords]=8fd5893941d69d0be3f378576261ae3e&tx_ttnews[any_of_the_words]=ukraine&tx_ttnews[tt_news]=36305&tx_ttnews[backPid]=7&cHash=4348bfeb73
  16. http://russiamil.wordpress.com/
  17. (en) [swords=8fd5893941d69d0be3f378576261ae3e&tx_ttnews[any_of_the_words]=ukraine&tx_ttnews[tt_news]=36318&tx_ttnews[backPid]=7&cHash=7358cc11bf
  18. L'Ukraine autorise la flotte russe à rester en Crimée. Le Nouvel Observateur. Publié le 27/04/10
  19. AP, « La famine des années 1930 en Ukraine n'est pas un génocide, selon Viktor Yanoukovitch », Le Nouvel Observateur, 27 avril 2010.
  20. Pierre Avril, « La Russie tente d'empêcher les noces entre l'Ukraine et l'UE », in Le Figaro, jeudi 7 novembre 2013, page 5.
  21. Jean-Jacques Mével, « Mise en échec, l'UE laisse la porte ouverte à l'Ukraine », in Le Figaro, mardi 26 novembre 2013, page 5.
  22. Arielle Thédrel, « L'Ukraine tourne le dos à l'Union européenne », in Le Figaro, vendredi 22 novembre 2013, page 6.
  23. Au moins 100 000 manifestants à Kiev pour réclamer la démission de Ianoukovitch, Le Monde, 1er décembre 2013
  24. (en) Putin defends Ukraine stance, cites lawlessness, The Washington Post, 4 mars 2014
  25. Ukraine: Poutine nie que des forces russes encerclent les bases en Crimée, AFP, 4 mars 2014
  26. Ukraine : la Crimée se déclare indépendante, Kiev n'enverra pas de troupes, Le Monde, 11 mars 2014
  27. http://tempsreel.nouvelobs.com/ukraine-la-revolte/20140320.OBS0640/le-parlement-russe-ratifie-le-rattachement-de-la-crimee.html Le Parlement russe ratifie le rattachement de la Crimée
  28. http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20140320trib000821052/la-douma-ratifie-le-rattachement-de-la-crimee-a-la-russie.html La Douma ratifie le rattachement de la Crimée à la Russie
  29. http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2014/03/21/97001-20140321FILWWW00086-le-traite-rattachant-la-crimee-a-la-russie-a-ete-ratifie.php Le traité rattachant la Crimée à la Russie a été ratifié
  30. (en) Ukraine 'preparing withdrawal of troops from Crimea', BBC News, 19 mars 2014
  31. a et b 56% Of Russians Disrespect Ukraine, Kyiv Post, 17 juin 2009
  32. a, b et c Russian attitudes not as icy towards Ukraine, Kyiv Post, 15 octobre 2009
  33. a, b, c et d Poll:Ukrainians still positively disposed to Russia, Kyiv Post, 2 mars 2012
  34. Russia, Ukraine relationship going sour, say polls, Kyiv Post, 2 octobre 2008
  35. Why Ukraine will always be better than Russia, Kyiv Post, 12 juin 2009
  36. 32% of Ukrainians call Russia brotherly country – poll, Interfax-Ukraine, 12 juin 2013
  37. (en) Russians Regret Collapse of Soviet Union, Angus Reid Global Monitor, 1er janvier 2006
  38. (en) Russians, Ukrainians Evoke Soviet Union, Angus Reid Global Monitor, 1er février 2005
  39. Russians Would Welcome Association with Ukraine, Angus Reid Global Monitor (05/20/07)
  40. Russians Ponder Unification with Ukraine, Belarus, Angus Reid Global Monitor (10/02/05)
  41. (en) Poll: Russians like Ukrainians half as much as the other way round, Kyiv Post, 6 novembre 2009
  42. Ukraine and Russia: The Post-Soviet Transition by Roman Solchanyk, Rowman & Littlefield, 2000, ISBN 978-0-7425-1018-0 (page 21)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]