Relations entre la Chine et la France

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Relations entre la Chine et la France
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Les relations franco-chinoises (chinois traditionnel : 中法關係 ; chinois simplifié : 中法关系) se réfèrent aux relations internationales entre la Chine et la France.

Contacts pré-modernes[modifier | modifier le code]

Les contacts initiaux sont peut-être issus de contacts sino-romains.[réf. nécessaire]

Contacts modernes[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Mission jésuite en Chine.

Les jésuites français pressent les rois de France de les envoyer dans l'empire de Chine. Les jésuites de l'époque envoyés par Louis XIV à la rencontre de l'empereur chinois Kangxi soulignent la similarité des destinées des deux princes, tous deux se prétendant les serviteurs d'un « Dieu » pour contrôler leurs régions respectives, reconnaissant la puissance du royaume de France en Europe, l'empire de Chine étant reconnu comme le plus puissant en Asie de l'est.

Le colonialisme français en Asie de l'est[modifier | modifier le code]

Après la Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

La France a établi un dialogue diplomatique avec la République populaire de Chine à l'initiative du général de Gaulle le 27 janvier 1964[1],[2]. Geste audacieux à l'époque, cela a été apprécié par les autorités chinoises et a été la base d'un dialogue constructif.

À la faveur de l'établissement de ces relations diplomatiques, Jean Pasqualini, un ressortissant franco-chinois prisonnier des Laogai en Chine fut libéré en 1964[3].

Après la guerre froide[modifier | modifier le code]

En 1997, la France et la Chine établissent un partenariat stratégique global qui va dans le sens d'un renforcement des échanges aussi bien culturel, économique que diplomatique. Pour commémorer l'établissement en 1964 du dialogue diplomatique, le président chinois Hu Jintao s'est rendu en visite d’État en France en janvier 2004, année qui fut déclarée année de la Chine en France.

D'un point de vue économique, la France est le troisième partenaire européen de la Chine, après l'Allemagne et la Grande-Bretagne. Les exportations françaises en Chine atteignent une proportion de 3,1 %[réf. nécessaire].

Le déficit commercial entre les 2 pays en défaveur de la France et s'est accru ces dernières années[4],[5]. Le déficit commercial de la Chine avec l'Union européenne s'est aussi creusé de façon importante, atteignant 100 milliards d'euros sur les 8 premiers mois de 2006[6].

Le 26 novembre 2008, la Chine a reporté un Sommet Union européenne-Chine en raison de la rencontre prévue le 6 décembre 2008 en Pologne entre Nicolas Sarkozy et le dalaï lama, entraînant des critiques du gouvernement français par le gouvernement chinois[7].

Selon François Godement, spécialiste de la politique extérieure de la Chine basé à Sciences Po, la décision chinoise était calculée, et visait l’Europe à travers la France, l'Europe étant incapable d'adopter une attitude commune à l'égard de la question tibétaine[8].

À la suite de l’annulation du Sommet Union européenne-Chine[réf. nécessaire], José Manuel Barroso a plaidé pour l’unité de l’Europe. Vers la même date, l’exécution par la Chine de Wo Weihan, un scientifique accusé d’espionnage, a entraîné l’indignation de la plupart des pays européens, permettant à la France de ne pas être isolé sur la question des droits de l'Homme en Chine à cette période[9].

François Hollande est en avril 2013 le premier chef d’État européen reçu en visite officielle par le nouveau président chinois Xi Jinping pour renouer des relations dégradées après les manifestations pro-tibétaines à Paris lors du relais de la flamme olympique 2008, alors que la France affiche un déficit commercial de 26 milliards d'euros, soit 40 % de son déficit global, et ne représente que 1,27 % du marché chinois, contre 5,33 % pour l'Allemagne[10].

Références[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]