Reilhac (Cantal)

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Reilhac
Vue générale du bourg
Vue générale du bourg
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne
Département Cantal
Arrondissement Aurillac
Canton Jussac
Intercommunalité Communauté d'agglomération du bassin d'Aurillac
Maire
Mandat
Jean-Pierre Picard
2014-2020
Code postal 15250
Code commune 15160
Démographie
Population
municipale
1 075 hab. (2011)
Densité 121 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 58′ 28″ N 2° 25′ 19″ E / 44.9744, 2.4219 ()44° 58′ 28″ Nord 2° 25′ 19″ Est / 44.9744, 2.4219 ()  
Altitude Min. 582 m – Max. 867 m
Superficie 8,89 km2
Localisation

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Reilhac

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Reilhac

Reilhac est une commune française, située dans le département du Cantal en région d'Auvergne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Cette commune est voisine à l'ouest et au sud de celles de Crandelles et de Naucelles ; elle est séparée au nord de la commune de Jussac et de la haute vallée de l'Authre par une petite montagne basaltique (alt. 712 mètres) boisée et un col où passait l'ancien chemin royal d'Aurillac à Mauriac, et à l'est de celle de Saint-Simon et de la vallée de la Jordanne par la montagne où se trouvait l'ancien oppidum de Saint-Jean-de-Dône (alt. 828 m.).

Son territoire comprend une partie de la vallée de l'Authre et de son versant ouest dans lequel se trouvent deux vallons qui remontent vers le plateau de Dône: le vallon de Vaureilles où il y a La Réginie et Tourtoulou, et celui de Reilhaguet, arrosé par la Baïsse, qui prend sa source, au-delà de Labeau, près de La Bastide à 905 mètres d'altitude sur la commune de Saint-Simon (Cantal), et qui se jette dans l'Authre à Lagarde.

Sa superficie était d'environ mille hectares, dont la moitié de plaine, et la moitié de près de montagne qui sont séparées les uns des autres par des tertres plantés de haies d'arbres. Les versants au sud sont beaucoup plus recherchés, ils sont arrosés par de nombreuses sources.
À cette surface, il faudrait ajouter les terres d'estive que les principales fermes possèdent en montagne et où elles ont des burons, sur d'autres communes comme Girgols.

Le village de Reilhaguet comprend plusieurs maisons attestées au XIVe siècle;
Le vallon de Vaureilles, soit environ 200 hectares, a été conservé par Naucelles lorsque les deux communes, qui avaient été fusionnées, ont été à nouveau séparées.

Lieux habités et monuments[modifier | modifier le code]

Ruisseau de la Baïsse.
Reilhac pancartes hameaux.jpg
Maison, au village de Reilhaguet.
Étable de la ferme de Messac.
  • Le bourg, où se trouvent l'église paroissiale Saint-Laurent, la mairie, l'école, le café-épicerie. Il comporte quelques anciennes maisons, et il a été agréablement aménagé autour de la nouvelle mairie et de l'ancien presbytère, avec une fontaine et un mail ombragé de tilleuls qui bordent l'école;
  • Brousse: village sur une hauteur située sur la rive gauche de l'Authre;
  • Broussette : château avec chapelle, ferme et moulin sur l'Authre. Le château de Broussette est construit à partir d'une tour carrée du XIVe siècle (IMH) qui ressemble à celle de Pesteils. Chapelle (IMH)) construite vers 1335 par Eustache Fabri, bailli des Montagnes d'Auvergne, fils de Benoît, ingénieur de l'artillerie du Louvre, décédé en 1354, puis par successions aux familles de Cayrac, de Veyre, de Roquemaurel, de La Garde de Saignes; À partir de la fin du XVIIIe siècle, il est ensuite possédé par la famille Delzons.
  • La Cam;
  • Cap-del-Couderc: partie ouest du bourg ;
  • Capelle; hameau situé entre La Garde et Brousse, sur la rive gauche de l'Authre ;
  • Le cimetière est situé en haut du bourg : plusieurs belles tombes anciennes en basalte mériteraient une conservation. On trouve en contrebas l'entrée du chemin de crête qui conduit à Lavayssière et à Roudadou. Il a été aménagé et balisé pour les randonneurs; il permet de rejoindre le village de Saint-Jean-de-Dône ou celui de Tourtoulou par Reilhaguet.
  • Église paroissiale de style roman, dédiée à saint Laurent (ISMH);
  • La Garde: hameau qui est situé près de la confluence de la Baïsse et de l'Authre et qui surveillait le pont d'Esclauzel;
  • Lasplagne: hameau près du pont sur la Baïse ;
  • Jonquières;
  • Les Landes: lotissement communal sur la route de Jussac ;
  • Long-Camp;
  • Messac: château avec ferme et nouveau lotissement, situés en contrebas du bourg. Le château de Messac est ancien, mais fortement remanié avec une tour ronde du XIIIe siècle qui était le siège d'une justice locale jusqu'au début du XVIIe siècle. Famille de chevaliers, puis par succession aux familles du Crozet de Bellestat, de La Garde de Saignes. Ensuite aux familles de Caissac, de Méallet de Fargues, puis Prax et Maitrier. Sa ferme possédait une Montagne à Girgols avec un Buron.
  • Onzac: hameau sur la crête dominant Jussac et Reilhaguet ;
  • La Réginie: hameau avec château (territoire rattaché à Naucelles);
  • Château de Reilhac, situé sur le puech boisé qui domine le bourg et d'où il surveillait l'ancienne voie d'Aurillac à Mauriac: il a disparu depuis longtemps; Sa source a été canalisée pour alimenter Messac; Une borne milliaire de l'ancien chemin royal subsiste au niveau du col vers Jussac, mais elle a été déplacée de l'autre côté de la route pour faciliter l'accès au lotissement communal.
  • Reilhaguet: village situé sur la partie haute de la vallée de la Baïse ;
  • Tourtoulou: ancien fief avec château qui a donné son nom à une famille de chevaliers dont un rameau a donné un des premiers militants occitanistes, Charles de Tourtoulon. Le logis de la fin du XVIe siècle) a été construit par la famille Serieys qui l'a possédé depuis Antoine, bourgeois d'Aurillac qui achète le mas de Tourtoulou en 1465, jusque a Marguerite de Serieys mariée avec Philibert de Vigier qui le lègue à la famille Cambefort. Un oratoire y a été établi au deuxième étage vers 1740 par le RP Jacques Cambefort. Il est ensuite possédé pendant tout le XIXe siècle par la famille Durif. (territoire resté rattaché à Naucelles) ;
  • La Vayssière: ferme située sur le versant sud et dominant le vallon de Reilhaguet.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 075 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
813 724 794 855 737 745 679 720 664
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
660 652 632 657 618 566 566 531 554
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
503 458 445 415 424 397 352 407 411
1962 1968 1982 1990 1999 2005 2006 2010 2011
463 538 768 901 957 983 989 1 064 1 075
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Histoire[modifier | modifier le code]

Son nom Regulacum, littéralement la villa de Regulus, indique à l'origine une villa gallo-romaine gallo-romaine. Reilhac comptait ensuite dans les domaines donnés par saint Géraud à l'abbaye d'Aurillac.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires depuis la Libération
Période Identité Étiquette Qualité
1944 1947 Henri Maury    
1947 1965 Jean Richard    
1965 1969 Pierre Serpeau    
1968 1971 Pierre Mas    
1971 1977 André Martinet   commerçant à Aurillac
1977 1989 Marie-Louise Serpeau   comptable
1989   Jean-Pierre Picard(DVG)    
Les données manquantes sont à compléter.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Église paroissiale romane.
  • Astorg de Messac, chevalier, fils de Raymond, était gardien de la tour de Naucelles pour l'abbaye d'Aurillac. Il meurt à Messac en 1290 et veut être enterré à l'église des Cordeliers (Notre-Dame-aux-Neiges).
  • Benoit Fabri, fils de Guillaume Fabri, seigneur de Jussac, dirigeait les travaux de l'artillerie du Louvre, et habitait Broussette où son fils Eustache, bailli des Montagnes d'Auvergne, a fait construire la chapelle de Broussette en 1335. Il est enterré en 1354 dans une autre chapelle qu'il avait fondée à l'église de Saint-Paul-des-Landes.
  • Antoine de Tourtoulou, a été assassiné en 1525 devant la grange de Roquenatou, sans doute par Nicolas de Caissac - son beau-frère - qui était seigneur de Messac. En 1523, d'après le procès-verbal de l'enquête criminelle, MM. de Beauclair, de Sedaiges, de Messilhac, de la Roque, de la Moissétie et de Tourtoulou avaient eu une violente dispute sur la place publique, devant la chapelle du château de Roquenatou (à Marmanhac): Tourtoulou porta un coup de couteau appelé "manduiroune" à Bertand de Caissac, et prit la fuite. Ledit sieur de Sedaiges le poursuivit l'épée à la main, mais affaibli par la perte de sang, il tomba sans connaissance et sa vie fut longtemps en danger. La famille de Tourtoulou quitta la région et s'établit en Languedoc où elle subsiste sous le nom de Toutoulon.
  • Philibert de Vigier, secrétaire du roi Louis XIII, interprète en langue germanique, habitait à Tourtoulou qui appartenait à sa femme Marguerite Sérieys. N'ayant pas d'enfants, elle teste en 1648 en faveur de son cousin germain Jean Cambefort (1609-1655), conseiller au bailliage d'Aurillac, petit-fils d'Antoine et de Delphine Sérieys de Tourtoulou, dont l'autre fils François Cambefort était devenu ministre a la Cour de Constantinople, puis général des armées ottomanes.
  • Jacques Cambefort, prieur de Maintenon, chapelain de la Maison de Noailles, chanoine d'Aurillac, habitait Toutoulou où il a établi un oratoire qui subsiste aujourd'hui.
  • Henri Durif (1807-1881), juge de paix, historien du droit local, auteur avec Charles Nodier en 1847 de Voyage pittoresque dans l'Ancienne Auvergne et le Velay, puis en 1861 du Guide historique, archéologique, statistique et pittoresque du voyageur dans le département du Cantal, dédié à sa fille unique Berthe morte à vingt-trois ans en 1860 après avoir épousé Charles Prax (1821-1913). Sa sœur Marie était mariée au docteur Louis Laparra (1800-1855) longtemps maire de Marmanhac.
  • Auguste Bancharel (1832-1889), écrivain et poète en dialecte auvergnat, directeur du journal L'Avenir du Cantal, réputé pour ses satyres politiques et sa plume acérée. C'est lui qui a fait découvrir la valeur de la langue d'Oc et le mouvement félibrige à Arsène Vermenouze. (plaque de souvenir sur la façade de l'école).
  • Henri Larroumets (1902-1989), colonel, commandeur de la Légion d'honneur.
  • L'écrivain Maurice Prax (1881-1962), rédacteur en chef de La Vie Parisienne et du journal Le Matin, fondateurs en 1908 de La Veillée d'Auvergne, auteur de chroniques dont le style a inspiré Alexandre Vialatte, et dont certaines ont été recueillies en 1932 dans Auvergne et Auvergnats, réédité en 2006 avec les jolies illustrations de Victor Fonfreide. Il y évoque son enfance a Reilhac :

«Suis-je un Auvergnat ? Je suis né à Tours, et j'ai pour la Touraine une tendresse émue ; il me suffit d'apercevoir la Loire pour avoir le cœur léger. Mon père était né à Bayonne et les coteaux de Jurançon avaient porté la jeunesse des siens. Mais ma mère est de Crandelles, un tout petit village du Cantal qui a l'air d'être tombé dans un trou ; sage petit village qui a le bonheur d'être administré par un poète qui n'a jamais écrit de vers, mais qui a donné à l'Auvergne de délicieux romans embaumés de l'air du pays, joli petit village qui a l'électricité, le téléphone, son école ménagère, - et un monument aux morts d'une rare et simple grandeur. - Tout le sang du côté de ma mère est d'Auvergne, du Bouyssou, de Burc, de Lapierre, de Lesse.

S'il est vrai que ce sont les souvenirs d'enfance qui ont le plus de poids dans la mémoire des pauvres hommes arrivés déjà à la descente de la vie, il est encore plus vrai que ce sont les souvenirs de vacances qui demeurent les plus vivaces parmi ces souvenirs juvéniles. Et c'est en Auvergne que j'ai couru, hors des classes, libre, aventureux et fantaisiste, pendant les mois d'été qui étaient chauds en ce temps-là. Une veste de toile, un chapeau chinois à larges bords, - ça coûtait six sous, - des mollets nus et toujours déchirés, j'étais heureux, j'étais fier d'être heureux. Et j'attrapais des écrevisses, des coups de soleil, et des truites ! Suis-je Auvergnat ? Je n'ose le dire : je ne suis pas, en tout cas, un pur sang d'Auvergne et je n'ai pas le droit de participer aux grandes épreuves auvergnates. - Je suis tout juste un demi-sang. - Je ne dois pas me risquer à galoper sur les pistes du régionalisme intégral; je suis autorisé, seulement, à trotter. Un demi-sang !…

Mais j'aime bien l'Auvergne et je l'aime avec un piété particulière. J'y possède tout d'abord un coin de terre qui m'est sacré. Il n'est pas large. Il est tout en profondeur. Il est juché au haut d'une crête, au-dessus du village de Reilhac, dans le cimetière, qui est doucement et amicalement champêtre. L'autre jour encore je suis allé fleurir ce petit coin de terre, le seul bien que j'ai au monde. Mon grand-père, qui suivit Napoléon jusqu'à Waterloo - dix-huit blessures et les pieds gelés - y repose. Mes deux frères y reposent - Charles, capitaine des cuirassiers ; Robert, capitaine aviateur. C'est sous cette terre que bien des familles françaises se trouvent aujourd'hui réunies, pères et enfants. J'aime l'Auvergne pour ce coin de terre. Je l'aime aussi parce que je la connais. À pied, à cheval, à bicyclette, enfin en auto, je l'ai parcourue dans tous les sens».

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  3. Christian Settipani, La Noblesse du midi carolingien, études sur quelques grandes familles d'Aquitaine et du Languedoc du IXe au XIe siècles.


Liens externes[modifier | modifier le code]

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