Gros-Réderching

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Gros-Réderching
La chapelle Saint-Donat de Singling.
La chapelle Saint-Donat de Singling.
Blason de Gros-Réderching
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Moselle
Arrondissement Sarreguemines
Canton Rohrbach-lès-Bitche
Intercommunalité Communauté de communes de Rohrbach-lès-Bitche
Maire
Mandat
Norbert Dor
2014-2020
Code postal 57410
Code commune 57261
Démographie
Population
municipale
1 299 hab. (2011)
Densité 83 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 04′ 07″ N 7° 13′ 10″ E / 49.0686, 7.2194 ()49° 04′ 07″ Nord 7° 13′ 10″ Est / 49.0686, 7.2194 ()  
Altitude Min. 256 m – Max. 376 m
Superficie 15,73 km2
Localisation

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Gros-Réderching

Gros-Réderching est une commune française située dans le département de la Moselle en région Lorraine. Le village fait partie du Pays de Bitche et du bassin de vie de la Moselle-est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village se situe dans le Pays de Bitche. Installé sur le plateau, en pays découvert, il est situé aux sources du ruisseau d'Achen. L'agglomération est longée par la grande route de Sarreguemines à Bitche, qui reprend partiellement le tracé d'une voie antique.

Écarts et lieux-dits[modifier | modifier le code]

  • Brandelfing
  • Olferding
  • Singling
  • Welschhoff (ou Welschhof): ferme Bâtie en 1730 par le sieur Maurice.
  • Landweiler (ancien lieu-dit disparu)

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Gros-Réderching : Ruderchingen (1304), Rederchingen (1322), Röderichingen et Roederichingen (1550), Riderchingen (1594), Gros-Rederking (1756), Gros-Rederching (1763), Gros-Rederchingen (carte de l'état-major), Rederching-Gros (1801), Gros-Redreking (1825). Gross-Rederschinge en francique lorrain[1], Großrederchingen en allemand standard.
  • Brandelfing: Lantolfinga (888), Blandelfingen (1751), Brandelfigen (1755), Brandelfing (1756), Brandelfand (1817), Brandelfingerhoff (carte de l'état-major), Brandelfang[2].
  • Olferding : Olferdingen (1736 et fin XVIIIe siècle), ferme d'Olferding (1967).
  • Singling : Singlingen (1681, 1755 et carte de Cassini), Zingling (1726), Singlin (1751), Singling (1771).

Histoire[modifier | modifier le code]

Une dizaine de sites gallo-romains découverts sur le ban du village témoignent de son ancienneté. Mentionné en 1304 sous la forme Ruderchingen, du nom d'homme germanique Roderich, avec le distinctif Gros, grand, pour le différencier de Petit-Réderching, le village possède un écart, le hameau de Singling, créé à la fin du XVIIe siècle, et de nombreuses censes, qui témoignent de la pénétration bourgeoise dans les campagnes au cours du XIIIe siècle. Singling est la propriété de Georges Poncet, un riche marchand de Bitche, le Welschof appartient à François-Didier Maurice, seigneur de Sarreinsming, conseiller d'État et lieutenant général du bailliage d'Allemagne, établi à Sarreguemines, la ferme de Brandelfing est achetée par les Jésuites de Bouquenom, tandis qu'Olferding est cédé par le duc de Lorraine à l'un de ses gardes du corps, Henri de Mallan.

Vue du village

Du point de vue spirituel, Gros-Réderching est église-mère avec pour succursale Guiderkirch, érigée en paroisse dans les années 1715-1720. Paroisse de l'archiprêtré de Hornbach, l'église de Gros-Réderching, reconstruite en 1751, passe dans celui de Rohrbach en 1802. Du point de vue administratif, le village fait partie du canton de Rohrbach depuis 1790, l'écart de Singling ayant eu le statut de commune entre 1790 et 1811.

Bombardée en janvier 1944, l'agglomération est à demi-détruite et ne conserve aucune maison ancienne.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Gros-Réderching

Les armes de Gros-Réderching se blasonnent ainsi :
« De gueules à la tour d'argent sommée d'un lion d'or issant, accostée de deux alérions d'argent »[3]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1983 mars 2001 Louis Zins    
mars 2001   Norbert Dor    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 299 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1871
751 614 800 1 096 1 400 1 301 1 219 1 264 1 183
1875 1880 1885 1890 1895 1900 1905 1910 1921
1 063 1 070 977 974 936 946 974 987 932
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
1 008 999 1 039 894 935 922 886 895 964
1990 1999 2006 2011 - - - - -
1 065 1 139 1 323 1 299 - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


La population a toujours été importante, comptant 818 habitants en 1817, 1300 en 1852, et 964 au recensement de 1982.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Passage de la voie romaine.
  • Olbertingen est cité en 1755. Bien que situé sur le ban de Gros-Rederching il appartenait à la franchise de Rimling. La ferme d’Olferding et les ruines de la chapelle sont les seuls restes du village.
  • Château dit ferme d'Olferding, construit à partir de 1737, deux pavillons à toit à quatre pans, aux frais de Henry de Mallan, gentilhomme irlandais réfugié en lorraine et garde au service du duc, lieutenant au régiment de Saxe, résidant à Alberting, écart disparu de Gros-Redérching.
  • Ligne Maginot :

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • Église paroissiale Saint-Didier, reconstruite en 1751 à la suite de la visite canonique effectuée en octobre 1749, ordonnant que la sacristie, le chœur et la nef soient démolis et reconstruits à neuf. Autels provenant du Grâfinthal (Sarre) avec baldaquin et statues XVIIIe siècle, ancien pèlerinage.
  • Chapelle gothique Sainte-Marguerite à Olferding, chapelle de l'ancien village d'Alberting construite au XVe siècle. En mauvais état depuis le début du XXe siècle, elle est actuellement en ruines, des tentatives de restauration dans les années 1972 ayant échoué. Autrefois but d'un pèlerinage à sainte Marguerite pour la protection du bétail, invoquée aussi à l'occasion des grandes sécheresses.
  • Chapelle Saint-Antoine-de-Padoue, Saint-Donat à Singling, dédiée à saint Donat, construite et bénite en 1815. A remplacé une chapelle dédiée à saint Antoine de Padoue, construite et fondée en 1698 aux frais du sieur Georges Poncet, bourgeois marchand de Bitche.

Sources[modifier | modifier le code]

  • Les moulins et scieries du Pays de Bitche, Joël Beck, 1999.
  • Rohrbach-lès-Bitche et son canton, Joël Beck, 1988.
  • Le canton de Rohrbach-lès-Bitche, Joël Beck, 2004.
  • Le Pays de Bitche 1900-1939, Joël Beck, 2005.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Geoplatt
  2. Bouteiller - Dictionnaire topographique de l'ancien département de la Moselle.
  3. « armorial des communes de Moselle », Union des cercles généalogiques Lorrains (consulté en 28 février 2013)
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011