Real Madrid Club de Fútbol

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Real Madrid

Logo du Real Madrid
Généralités
Nom complet Real Madrid Club de Fútbol
Surnoms Los Blancos
Los Merengues
Los Galacticos
El Madrid
La Casa Blanca/Les Madrilènes
Noms précédents Madrid Football Club
Fondation
(113 ans, 1 mois et 22 jours)
Statut professionnel Depuis 1910
Couleurs Blanc
Stade Stade Santiago Bernabéu
(81 044 places)
Siège Avenida Concha Espina 1
28036 Madrid
Championnat actuel Liga BBVA
Président Drapeau : Espagne Florentino Pérez
Entraîneur Drapeau : Italie Carlo Ancelotti
Joueur le plus capé Drapeau : Espagne Raúl González (741)
Meilleur buteur Drapeau : Espagne Raúl González (323)
Site web www.realmadrid.es
Palmarès principal
National[note 1] Championnat d'Espagne (32)
Coupe d'Espagne (19)
Supercoupe d'Espagne (9+1)
International[note 1] Coupe du monde des clubs (1)
Coupe intercontinentale (3)
Ligue des champions (10)
Coupe UEFA (2)
Supercoupe de l'UEFA (2)

Maillots

Couleurs de l’équipe
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Domicile
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Extérieur
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Autre

Actualités

Pour la saison en cours, voir :
Saison 2014-2015 du Real Madrid
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Le Real Madrid Club de Fútbol, plus connu sous le nom de Real Madrid (souvent réduit à Real ou, en Espagne, El Madrid) est un club professionnel espagnol de football, basé à Madrid. Vainqueur de très nombreux titres nationaux et internationaux, il a reçu de la Fédération internationale (FIFA) le titre honorifique de plus grand club du XXe siècle.

Fondé en 1902, le club se voit accorder le titre Real (signifiant « Royal » en espagnol) par le roi Alphonse XIII d'Espagne en 1920. Le Real Madrid s'impose au sommet du football européen au milieu des années 1950, sous la présidence de Santiago Bernabéu, en remportant notamment les cinq premières éditions de la Coupe d'Europe des clubs champions. Dans les années 1980, le club possède de nouveau l'une des meilleures équipes d'Europe, surnommée La Quinta del Buitre (« La bande du vautour »), qui remporte notamment deux fois la Coupe de l'UEFA. Le Real Madrid renoue au début des années 2000 avec sa politique de recruter les meilleurs joueurs du monde, ce qui vaut à son équipe le surnom de « Galactiques ». En 2014, le club compte notamment à son palmarès 32 titres de champion d'Espagne et dix victoires en Ligue des champions, deux records en la matière.

À domicile, le club évolue habituellement tout en blanc, même si initialement il arborait une bande bleue en travers du maillot (qui subsiste dans le blason actuel du club, une version modernisée du premier blason datant des années 1920), ce qui lui vaut le surnom de Casa bianca (« Maison blanche »). Le club évolue depuis 1947 au Stade Santiago Bernabéu, situé dans le centre de Madrid, dont la capacité est de 81 044 places depuis sa dernière rénovation en 2006.

Le Real Madrid entretient des rivalités de longue date avec certains clubs, notamment le FC Barcelone (la confrontation entre les deux clubs, surnommée El Clásico, est l'une des plus célèbres de l'histoire du football) et l'Atlético de Madrid, l'autre grand club de la capitale espagnole.

Contrairement à la plupart des clubs européens, le Real Madrid est la propriété collective de ses socios (ses sociétaires), qui le gèrent depuis sa création. Pourtant le club est un de ceux qui génère le plus de revenus au monde — il est en 2013 distingué par le magazine Forbes comme le premier club du monde en valeur.

Sommaire

Histoire[modifier | modifier le code]

1897-1928 : Les débuts[modifier | modifier le code]

Principaux titres
Coupe d'Espagne : 5

En 1897, un groupe de jeunes de l'Institución Libre de Enseñanza, issus majoritairement des universités d'Oxford et de Cambridge, fonde le premier club de football de Madrid, le Football Club Sky. Trois ans plus tard, ce club se divise entre le New Foot-Ball de Madrid et le Club Español de Madrid.

Le Madrid Football Club en 1905-1906

En 1902, une nouvelle scission au sein du Club Español de Madrid voit naître le Madrid Foot-Ball Club, ancêtre du Real Madrid, dont la création est officialisée le 6 mars 1902[1],[2]. Lors de la première réunion, Juan Padrós est élu président et le club adopte une tenue blanche en référence au club des Corinthians de Londres. La même année, Carlos Padrós, frère du président du Madrid FC et lui-même futur président du club, parvient à organiser à l'occasion du couronnement d'Alphonse XIII le premier tournoi national, appelé Copa de la Coronación. Devant son succès populaire, le roi accepte de prolonger le principe du tournoi, rebaptisé Copa del Rey (appelée en français « Coupe du Roi », ou « Coupe d'Espagne »).

Derby madrilène en 1920.
Finale de la Coupe du Roi 1924.

En 1903, le club fonde avec d'autres la Federación Madrileña de Foot-Ball chargé d'organiser tous les ans un Campeonato de Madrid (es) (en français : « Championnat de Madrid »), dont le vainqueur est qualifié pour la Copa del Rey[2]. Après le départ de plusieurs de ses joueurs à l'Atlético de Madrid, le Madrid FC absorbe le Moderno Football Club (es) (vainqueur du premier championnat régional en 1903), ce qui vaut d'être brièvement rebaptisé Madrid Moderno FC. L'équipe connaît une période de grand succès entre 1905 et 1908 en remportant toutes les éditions du Campeonato de Madrid et de la Copa del Rey, où elle bat en finale l'Athletic Bilbao (ou Club Vizcaya), par trois fois, puis le Vigo Sporting[2].

Les dirigeants du club, devenu incontournable, participent logiquement à la création de la première fédération espagnole de football en 1909. Sur le terrain l'équipe connaît encore le succès en remportant le championnat de Madrid en 1910, 1913, 1916, 1917, 1918 et 1920[2], et la Copa del Rey en 1917, face aux Basques de l'Arenas Club.

Le 29 juin 1920, par un décret d'Alphonse XIII, devenu grand amateur de football, le club reçoit l'onction royale. De ce fait, il acquiert son nom actuel : Real Madrid Club de Fútbol[2],[3]. Cependant ce changement de nom ne lui apporte pas le succès espéré, si ce n'est en championnat régional. Le Real atteint la finale de la Coupe du Roi en 1924 mais s'incline face au Real Unión de Irun (0-1).

1928-1943 : Premiers titres en Liga et Guerre civile[modifier | modifier le code]

Principaux titres
Championnat d'Espagne : 2
Coupe d'Espagne : 2

L'idée d'un championnat national sur le modèle anglais apparaît en 1926. La fédération espagnole donne finalement son agrément le pour lancer une Primera División réunissant les dix meilleures équipes espagnoles, parmi lesquelles l'Athletic Bilbao, le FC Barcelone (respectivement vainqueurs de neuf et huit Coupes du Roi), l'Atlético de Madrid et le Real Madrid[3]. La première édition a lieu au printemps 1929. Les Madrilènes dominent le championnat jusqu'à la dernière journée, où une défaite face à l'Athletic Bilbao offre le titre au FC Barcelone[4].

Le gardien de but Zamora.

L'abolition de la monarchie et l'instauration de la Seconde République en avril 1931 touche les symboles du club : il perd son titre de Real (redevenant le « Madrid Football Club ») et doit effacer la couronne, hommage à Alphonse XIII, de son blason. En 1931-1932, les Madrilènes remportent le championnat, la Liga, en restant invaincus. Puis ils conservent leur titre l'année suivante. Ces succès doivent beaucoup aux prouesses de leur gardien de but Ricardo Zamora[3]. Recruté en 1930 pour une somme très importante, il est alors une icône du football espagnol des années 1920 et 1930, au point de donner en 1959 son nom au trophée du meilleur gardien du championnat[5]. En 1934 et 1936, le club remporte deux fois la Copa del Presidente de la República, qui a remplacé la Copa del Rey. La finale de 1936 est aussi le dernier match de Zamora avec Madrid, alors que vient d'éclater la Guerre civile espagnole[5].

L'éclatement de la Guerre civile suspend les activités sportives dans le pays entre 1936 et 1939 (le club remporte en 1936 son 23e et dernier titre en championnat régional, renommé en 1931 Campeonato Regional Mancomunado[2]). À la suite de la défaite des Républicains et de la victoire de Francisco Franco, le club retrouve le titre de Real ainsi que son ancien blason.

Le football reprend ses droits alors que sévit dans le reste de l'Europe la seconde Guerre mondiale. En 1943, le Real remporte une victoire 11-1 face au FC Barcelone en demi-finale de la Copa del Generalísimo (renommée ainsi en l'honneur du Général Franco), après une défaite 3-0 en Catalogne. Une polémique éclate sur le rôle du directeur de la police, qui serait venu menacer les joueurs de Barcelone avant le match[6]. Le président barcelonais est agressé par des supporteurs madrilènes[7]. Ces accusations n'ont pas été formellement prouvées et le résultat n'a pas été remis en cause[8]. Cependant le président Antonio Santos Peralba est incité par les autorités à démissionner, comme son alter ego barcelonais[9].

1943-1978 : La présidence de Santiago Bernabéu[modifier | modifier le code]

Le président Bernabéu, ici en 1971.

Des débuts difficiles[modifier | modifier le code]

Le 15 septembre 1943, Santiago Bernabéu est nommé à l'unanimité président du club. Bernabéu est lié de longue date avec le club madrilène : il a intégré le club en 1909, a joué en équipe première, dont il est devenu capitaine, jusqu'en 1927 (pour un bilan de 689 matchs et plus de 340 buts), avant d'intégrer l'équipe technique. Pendant la Guerre civile, il s'engage avec les forces nationalistes de Franco, puis retrouve en 1939 ses responsabilités sportives au club. Le club madrilène a beaucoup perdu pendant le conflit, notamment en comparaison de l'Atlético Madrid (pris en main par l'armée de l'air et renommé Athletic Aviación de Madrid, les rivaux de Madrid remportent le championnat national en 1940 et 1941). Bernabéu passe plusieurs mois à contacter d'anciens joueurs et membres du club pour l'aider à reconstruire le club. Il met en place une organisation professionnelle et choisit de laisser une large autonomie aux différentes sections du club, qui fonctionnent chacune avec leur propre équipe technique.

L'une des idées majeures de Santiago Bernabéu lors des premières années de sa présidence concerne la modernisation des installations[1]. Estimant que l'Estadio Chamartín (en) n'est plus assez grand pour convenir aux ambitions du club, il fait construire un nouveau stade de 75 000 places, le Nuevo Estadio de Chamartín, inauguré le 14 décembre 1947 (le stade sera rebaptisé Estadio Santiago Bernabéu en 1955, en l'honneur du président du club). Les premiers résultats sportifs de l'ère Bernabéu sont cependant plutôt décevants. Lors de la première décennie de sa présidence, le Real Madrid ne remporte pas le championnat (il termine une fois à la 2e place en 1945) mais seulement la Copa del Generalísimo en 1946 et 1947, respectivement face à Valence CF (3-1) et au RCD Español (2-0), ainsi que la première édition de la Coupe Eva Duarte, ancêtre de la Supercoupe d'Espagne organisé par l'ambassadeur d'Argentine en l'honneur d'Eva Perón.

Le club obtient durant cette période le plus mauvais classement de son histoire en Liga avec une 11e place (sur 14) durant la saison 1947-1948, celle de l'inauguration du nouveau stade. Relégable après vingt journées, le Real doit son maintien au recrutement de l'Anglais Michael Keeping pendant l'hiver, qui importe au club la fameuse formation « WM » en vogue à l'époque.

Le Real de Di Stéfano[modifier | modifier le code]

Di Stéfano, ici en 1959.

En 1953, après un conflit très dur avec le FC Barcelone, arbitré par la FIFA et l'intervention supposée du pouvoir espagnol, le Real Madrid recrute l'attaquant argentin Alfredo Di Stéfano pour environ 5,5 millions de pesetas. Son salaire mirobolant représente 40% des recettes du club[10],[11]. En octobre 1953, le Real écrase en championnat le FC Barcelone cinq buts à zéro. Di Stéfano, auteur d'un doublé, conquiert le cœur du public madrilène[12]. En fin de saison, le club remporte la Liga, vingt-et-un ans après le dernier titre. Di Stéfano, meilleur buteur avec 29 buts, est avec le jeune Gento, autre recrue, le grand artisan de ce succès.

C'est le début de l'âge d'or du Real Madrid. Le club change de stratégie et décide de faire signer au club des joueurs étrangers de classe mondiale. Le stade est agrandi et sa capacité portée en juin 1954 à 125 000 places. Le club recrute le buteur argentin Héctor Rial sur les conseils de Di Stéfano. Le Real remporte de nouveau le championnat avec cinq points d'avance sur le FC Barcelone, Di Stéfano marquant 25 buts. Pendant l'été 1955, le Real remporte la Coupe latine, qui oppose les champions d'Espagne, d'Italie, de France et du Portugal, en battant, en finale au Parc des Princes, le Stade de Reims[13].

La saison 1955-1956 est celle de la première édition de la Coupe d'Europe. Le Real élimine le Servette de Genève, le Partizan Belgrade et le Milan AC pour atteindre la finale, où il retrouve le Stade de Reims mené par Raymond Kopa. Après un match serré, le Real s'impose quatre buts à trois[14],[15]. Pendant l'été il remporte à Caracas la Petite coupe du monde des clubs pour la 2e fois, après un succès en 1952.

Di Stéfano et Santamaria avec un jeune supporter

Quelques semaines plus tard, le Real poursuit sa politique en attirant Kopa, ce qui lui permet de présenter une ligne d'attaque exceptionnelle composée de Di Stéfano, Rial, Kopa et Gento. En décembre, Di Stéfano est tout proche de remporter en fin d'année le premier Ballon d'or, finalement attribué à l'Anglais Stanley Matthews, Kopa étant 3e[16]. Le Real reconquiert le championnat d'Espagne perdu l'année précédente, conserve sa couronne européenne en battant en demi-finale Manchester United puis, en finale, la Fiorentina deux buts à zéro[17], puis remporte la dernière édition de la Coupe latine, face au Benfica Lisbonne. Di Stéfano, meilleur buteur du championnat d'Espagne et de la Coupe d'Europe des clubs champions, remporte à « une majorité écrasante » le Ballon d'or[18].

Ferenc Puskás, en 1958.

En 1957-1958, le Real Madrid fait signer un autre grand joueur, le défenseur central uruguayen José Santamaria. Cette saison-là, le jeu du Real est encore plus spectaculaire. L'équipe est sacrée une nouvelle fois championne d'Espagne, dont Di Stéfano reste le meilleur buteur, et retrouve en finale de la Coupe d'Europe le Milan AC. Après un match indécis, le Real s'impose en prolongation, trois buts à deux[19]. Porté par les résultats en équipe de France, Kopa remporte à son tour le Ballon d'or (dont Di Stéfano a été placé « hors concours »)[20].

En 1958, Ferenc Puskás rejoint Gento, Kopa et Di Stéfano à la pointe de l'attaque madrilène. Ce quatuor permet au club de remporter une nouvelle fois la Coupe d'Europe face au Stade de Reims sur le score de deux buts à zéro. Di Stéfano, meilleur buteur du championnat d'Espagne dont le Real termine second, remporte une 2e fois le Ballon d'or[21]. Les échecs du club en championnat coûtent cependant leur place sur le banc à l'Argentin Luis Carniglia puis au Paraguayen Manuel Fleitas Solich. En avril 1960, l'ancien capitaine Miguel Muñoz, tout frais retraité, prend place sur le banc. L'association de Di Stéfano et de Puskás connaît son apogée en finale de la Coupe d'Europe en 1960. Le Real est opposé à l'Eintracht Francfort qui a battu en demi-finale le Glasgow Rangers par douze buts à quatre sur les deux matchs. Devant les 135 000 spectateurs du Hampden Park, les Madrilènes livrent leur match le plus abouti, et s'imposent sept buts à trois avec quatre buts de Puskás et trois de Di Stéfano[3]. Le , le Real remporte la première édition de la Coupe intercontinentale, un trophée proposé par Bernabéu, en écrasant à Madrid Peñarol, vainqueur de la Copa Libertadores, sur le score de cinq buts à un[1],[22].

Le Real « Yéyé »[modifier | modifier le code]

Le départ ou la retraite de ces grands joueurs internationaux au début des années 1960 lance l'ère des « Yé-yé » au Real Madrid. Ce surnom provient de la chanson des Beatles She loves you après que plusieurs joueurs de l'équipe avaient posé pour le journal Marca, vêtus de perruques tels les Beatles. Au Real Madrid, il désigne l'équipe entièrement composée de joueurs espagnols que le Real Madrid affichait durant les années 1960.

L'ère des Yéyé débute avec l'arrivée de Miguel Muñoz en tant qu'entraîneur en 1959. En tant que joueur, Muñoz avait fait partie de l'équipe, majoritairement composée de joueurs étrangers, qui avait dominé le football européen dans la deuxième partie des années 1950. Cette fois-ci, en tant qu'entraîneur, il bâtit une équipe essentiellement composée de joueurs espagnols (Ignacio Zoco, José Araquistáin, Amancio, Manuel Sanchís, Pirri...) emmenée par le vétéran Francisco Gento, son coéquipier quand il était joueur.

Le FC Barcelone est le premier club à faire tomber le Real en Coupe d'Europe en 1961. L'arbitrage des Anglais Ellis, à l'aller, et Leafe, au retour, est très critiqué par le Real[23]. Le Real écrase le championnat d'Espagne, qu'il termine avec douze points d'avance sur l'Atlético de Madrid et vingt sur Barcelone. Puskás est meilleur buteur avec 28 buts. Le à Amsterdam, le Real retrouve en finale de la Coupe d'Europe le Benfica d'Eusébio. Malgré trois buts de Puskás, le Real s'incline[24]. Le , lors de la Petite coupe du monde des clubs à Caracas, Di Stéfano est enlevé par des membres du Front national de libération du Venezuela, puis relâché deux jours plus tard devant l'ambassade d'Espagne[25].

Les Madrilènes accèdent de nouveau à la finale de la Coupe d'Europe en 1964, où ils affrontent le fameux Catenaccio de l'Inter Milan d'Helenio Herrera. Miguel Muñoz opte pour une tactique défensive, vivement critiquée par Di Stéfano[26]. L'Inter s'impose trois buts à un. Les tensions entre Di Stéfano et Muñoz deviennent telles que « don Alfredo » ne jouera plus pour le Real. Santiago Bernabéu lui propose d'intégrer la direction technique du club mais le joueur refuse et les deux hommes se séparent fâchés.

Sous la direction de Muñoz, le club poursuit sa domination sur le football espagnol : durant les années 1960, le club remporte huit fois le championnat d'Espagne — et quand il n'y parvient pas, en 1960 et 1966, il remporte Coupe nationale et Coupe d'Europe. En effet, après en avoir été le finaliste malheureux en 1962 et 1964, le Real remporte pour la 6e fois la Coupe des clubs champions européens en 1966, en battant en finale le Partizan Belgrade[27].

La fin de l'ère Bernabéu[modifier | modifier le code]

L'équipe du Real en 1973.

Les années 1970 sont également excellentes au niveau national, puisque le Real Madrid conquiert la Liga cinq nouvelles fois, ainsi que la Coupe nationale à trois reprises — que ce soit encore sous la direction de Miguel Muñoz, qui quitte le Real en 1974 après seize saisons sur le banc, le Yougoslave Miljan Miljanić puis Luis Molowny, grand joueur du Real du début des années 1950. La très décevante saison 1976-1977 est rattrapée dès l'année suivante par un nouveau titre de champion - le 18e du club. Malgré le recrutement de vedettes internationales, notamment les Allemands Paul Breitner et Günter Netzer, ce succès ne se concrétise plus au niveau européen : le Real s'incline en 1971 en finale de la Coupe d'Europe des vainqueurs de coupe (en deux fois) face aux Anglais de Chelsea FC[28] (un match qui signe la retraite de l'emblématique capitaine Francisco Gento), puis est écarté à deux reprises en demi-finale de Coupe des clubs champions européens, en 1973 et 1976.

L'ère Santiago Bernabéu prend fin le 2 juin 1978 lorsqu'il décède à l'âge de 82 ans, le lendemain de l'ouverture de la Coupe du monde en Argentine, après 35 ans à la tête du Real Madrid. L'année suivante, le Real Madrid organise la première édition du Trophée Santiago Bernabéu, trophée amical annuel qui existe encore aujourd'hui.

1981-1990 : la « Quinta del Buitre »[modifier | modifier le code]

Principaux titres
Coupe UEFA : 2
Championnat d'Espagne : 5
Coupe d'Espagne : 2
Article détaillé : Quinta del Buitre.

Le bras droit de Santiago Bernabéu Raimundo Saporta déclinant l'offre de prendre sa suite, Luis de Carlos est élu président. L'équipe madrilène poursuit d'abord ses succès. Le Yougoslave Vujadin Boškov, nommé en 1979 à la tête d'une équipe « espagnole » seulement renforcée par l'Allemand Uli Stielike et l'Anglais Laurie Cunningham, recruté pour un montant record, bâtit une équipe de contre-attaque[29]. Elle remporte pour sa première saison le doublé Liga-Coupe, dont la finale oppose le Real à sa propre équipe réserve, la Castilla... Le 2e exercice est cruel : les Madrilènes perdent le championnat à la dernière minute et sont battus en finale de la Coupe d'Europe, la première du club depuis 1966, par les Anglais de Liverpool (1-0)[29],[30]. Il démissionne la saison, qui s'avère beaucoup plus difficile[31], mais si au final l'équipe remporte une nouvelle fois la Coupe d'Espagne.

Tifo commémorant la mémoire de Juanito, mort accidentellement en 1992.

En 1983, malgré le retour de l'idole Alfredo Di Stéfano sur le banc, le Real termine 2e du championnat et s'incline en finale de la Copa et de la Coupe des coupes face aux Écossais d'Aberdeen. Cette période infructueuse dure jusqu'à la moitié des années 1980, quand une nouvelle génération de joueurs talentueux apparait du centre de formation. Cinq joueurs majeurs vont symboliser le renouveau madrilène : Manolo Sanchís (fils de Manuel Sanchís), Martín Vázquez, Míchel, Miguel Pardeza et Emilio Butragueño. Le surnom donné par les journalistes à ces joueurs est la « Quinta del Buitre » (« La bande du vautour » en espagnol)[3], du fait du surnom de leur chef de file, Emilio Butragueño, surnommé Le vautour pour sa capacité à « roder » dans la surface de réparation pour profiter de la moindre occasion[32],[33].

Avec cette bande, bientôt réduite à quatre à la suite du départ de Pardeza en 1986 mais complétée par des joueurs de grand talent comme le buteur mexicain Hugo Sánchez et les vétérans Juanito, Valdano et Santillana[34], le Real possède l'une des plus belles équipes d'Europe. Le club remporte deux fois la Coupe UEFA, en 1985 et 1986, cinq Liga consécutives entre 1986 et 1990 (un record), une Coupe d'Espagne en 1989 et bat un bon nombre de records en Espagne (plus grand nombre de victoires dans une saison de Liga, plus grand nombre de buts marqués en une saison, etc.). Seul un succès en Coupe d'Europe des clubs champions manque à cette formidable génération, éliminée trois années d'affilée en demi-finale. Cette association prend fin au début des années 1990. Parmi les cinq membres de la Quinta del Buitre, seul Manolo Sanchís effectue toute sa carrière au Real[35],[36].

1991-2000 : le progressif retour au sommet[modifier | modifier le code]

Avec la fin de la Quinta del Buitre, le Real Madrid connaît une période de disette. L'équipe madrilène est dominée par la spectaculaire « Dream Team » que Johan Cruijff a construit au FC Barcelone, qui remporte le championnat quatre fois consécutivement entre 1991 et 1994, ainsi que la Coupe des coupes en 1989 et la Coupe des clubs champions en 1992. Le Real ne peut, durant cette période, que s'imposer une fois en Coupe d'Espagne en 1993 et atteindre une demi-finale de la Coupe de l'UEFA en 1992 au niveau européen[37].

Il faut attendre 1995 pour voir le Real des Raúl, Fernando Hierro, Iván Zamorano et Fernando Redondo remporter de nouveau le championnat. Le Real poursuit sa remontée à la suite de l'arrivée de Lorenzo Sanz à la présidence en 1995, qui attire en 1996 l'entraîneur vedette du Milan AC Fabio Capello. Renforcés avec des joueurs reconnus, comme Roberto Carlos, Predrag Mijatović, Davor Šuker et Clarence Seedorf, les Madrilènes remportent la Liga en 1997. Malgré le départ de Capello, remplacé par Jupp Heynckes, le Real met fin l'année suivante à 32 ans de disette dans la « grande » Coupe d'Europe, devenue « Ligue des champions » en 1992, en battant la Juventus en finale (1-0)[38]. Manolo Sanchís, l'emblématique représentant de la « La Quinta del Buitre », porte le brassard de capitaine lors de la finale. Il est le seul des cinq de la Quinta del Buitre à accomplir ce qu'ils n'avaient pu réussir ensemble : remporter la « grande » Coupe d'Europe[3]. En décembre, le club remporte la Coupe intercontinentale 1998 face aux Brésiliens de Vasco da Gama.

Devancé par le Barça en championnat en 1999, le Real, repris en novembre par Vicente del Bosque, un fidèle du club, remporte une huitième fois la Ligue des champions en 2000, en battant le FC Valence (3-0) lors de la première finale de la compétition opposant deux clubs du même pays[39],[40]. Malgré ces deux triomphes européens, Lorenzo Sanz perd les élections à la présidence en 2000, du fait de son interventionnisme dans la politique sportive (sept entraîneurs se sont succédé pendant ses cinq ans au club) et des dettes colossales cumulées par le club. Florentino Pérez, qui a formulé de nombreuses promesses, lui succède le 16 juillet[41].

Depuis 2000 : les mandats de Florentino Pérez[modifier | modifier le code]

2000-2006 : l'ère Galactique[modifier | modifier le code]

Zinédine Zidane (no 5) et David Beckham, deux symboles de l'ère Galactique

Le nouveau Florentino Pérez fait face à une situation financière catastrophique : la dette du club atteint 1,8 milliards de francs, dont de nombreuses créances immédiates, au point de faire craindre pour l'avenir du club. Pourtant il dépense 840 millions de francs pour se renforcer, dont la moitié pour débaucher la vedette du FC Barcelone, Luís Figo[42], alors considéré comme le meilleur joueur d'Europe[43], avec l'objectif de rentabiliser ces recrutements par l'augmentation des recettes du club. Pérez reprend la recette du club dans les années 1950 en recrutant une star internationale chaque été : il recrute ainsi Zinédine Zidane (Juventus) en 2001, Ronaldo (Inter Milan), en 2002, David Beckham (Manchester United), en 2003, Michael Owen (Liverpool), en 2004, Robinho (Santos), en 2005[44]… Au milieu de cette constellation de stars, Raúl, formé au club et présent depuis 1994, incarne lui le madridisme.

Cette équipe acquiert alors le surnom de « Galactiques »[1]. Avec les plus grands joueurs de la planète, le Real Madrid domine durant plusieurs années le football espagnol (2 Ligas en 2001 et 2003, deux supercoupes d'Espagne en 2001 et 2003, deux finales de coupe du Roi en 2002 et 2004) et européen avec deux Ligues des champions en 2000 tout d'abord, et avec une victoire face au Bayer Leverkusen (2-1) en finale de la Ligue des champions 2002 ainsi qu'une Coupe intercontinentale en 2002, une Supercoupe de l'UEFA en 2002 ainsi qu'une finale de Supercoupe de l'UEFA en 2000. Malgré un manque de régularité, cette équipe est alors considérée comme la plus forte du monde : la qualité individuelle de chacun des joueurs est époustouflante et les supporters se régalent du spectacle proposé. Sur le plan économique, le club se rétablit : l'augmentation des recettes permet de combler sa dette et de moderniser ses installations (l'inauguration du nouveau complexe sportif de Valdebebas compense la vente du précédent centre à la ville de Madrid).

Néanmoins la politique de Florentino Pérez de recruter uniquement des superstars du football et de laisser partir des joueurs moins médiatiques mais plus dévoués finit par être remise en cause du fait des mauvais résultats du club qui surviennent lors des saisons suivantes. On reproche à Pérez de privilégier d'abord l'aspect marketing du club plutôt que l'aspect sportif en recrutant uniquement des joueurs à vocation offensive au détriment de l'équilibre de l'équipe. De plus, les changements réguliers d'entraîneurs depuis le limogeage de Vicente del Bosque en 2003 (que Pérez ne jugeait pas assez à l'image du Real qu'il voulait) n'est pas pour favoriser l'équilibre du club.

Le 27 février 2006, à l'occasion d'un conseil extraordinaire des dirigeants du club, Florentino Pérez remet sa démission. Après un intérim assuré, c'est finalement Ramon Calderon qui devient le nouveau président du Real Madrid le 2 juillet 2006.

2006-2009 : l'intermède Calderon[modifier | modifier le code]

Principaux titres
Championnat d'Espagne : 2
Les joueurs célèbrent leur succès en Supercoupe d'Espagne contre le FC Valence (août 2008)

Calderon nomme un ancien joueur du Real Madrid, Predrag Mijatović, au poste de directeur sportif. Quelques jours plus tard, il tient l'une de ses promesses électorales en faisant venir Fabio Capello pour diriger l'équipe. Il profite également de la relégation de la Juventus pour attirer Fabio Cannavaro et Emerson et enrôle le buteur néerlandais de Manchester United, Ruud van Nistelrooy. L'entraîneur italien remet le Real sur les bons rails en permettant au club de remporter la Liga à égalité de points mais avec une meilleure différence de but particulière face au FC Barcelone. Cependant Capello n'est pas conservé par Calderon, on lui reproche principalement son approche tactique trop défensive qui déplait aux supporters, toujours amateurs de jeu offensif et spectaculaire. La nouvelle élimination du club en 1/8e de finales de la Ligue des champions face au Bayern Munich a aussi été mal digérée.

L'allemand Bernd Schuster est nommé entraîneur à la place de Capello. Il fait aussi bien que son prédécesseur puisqu'il remporte la Liga avec 9 points d'avance sur Villarreal et 18 sur le FC Barcelone. Les catalans, en grande difficulté cette saison-là, ont d'ailleurs subi l'humiliation du Pasillo (haie d'honneur des joueurs blaugrana pour saluer le nouveau champion madrilène) et ont été corrigés 4-1 à Bernabéu. Cependant le Real déçoit toujours au niveau européen, ayant encore été éliminé au stade des 1/8e de finales par l'AS Rome.

La saison 2008-09 est beaucoup plus difficile pour le Real. Le FC Barcelone, qui a remplacé Frank Rijkaard par Pep Guardiola durant l'intersaison, est revenu à son meilleur niveau. L'entraîneur Bernd Schuster, défaitiste avant le premier Clasico de la saison, est limogé et remplacé par l'espagnol Juande Ramos qui avait permis au FC Séville de remporter 2 Coupes de l'UEFA consécutives. Il ne peut néanmoins pas empêcher la perte du titre en Liga pour le Real qui encaisse au passage une lourde défaite lors du Clasico à Bernabéu (2-6) et est une nouvelle fois éliminé en 1/8e de finales de la Ligue des champions face à Liverpool.

Cette mauvaise saison ainsi que des suspicions de fraude lors de l'élection de juillet 2006 poussent Ramon Calderon à présenter sa démission au début de l'année 2009, moins de 3 ans après être arrivé à la tête du club.

Depuis 2009 : Le retour de Florentino Pérez[modifier | modifier le code]

Le début de la seconde ère Galactique[modifier | modifier le code]

Florentino Pérez, déjà président entre 2000 et 2006, se présente officieusement puis officiellement comme candidat à la présidence. Les autres candidats qui s'étaient présentés face à lui se retirent peu à peu, faute de moyens financiers ou prévoyant une large victoire de Pérez, largement soutenu. Faute d'autre candidat, Pérez est officiellement nommé président du Real Madrid le 1er juin 2009. La nouvelle direction du Real comprend le retour de l'Argentin Jorge Valdano (joueur du Real entre 1984 et 1987 puis entraîneur entre 1994 et 1996) ainsi que de la nomination de Zinédine Zidane (légende du club entre 2001 et 2006) en tant que conseiller du président, tandis que Juande Ramos est remplacé par l'entraîneur de Villarreal, le Chilien Manuel Pellegrini.

Les idées de Pérez n'ont pas grandement évolué en trois ans puisqu'il promet toujours l'achat de grands joueurs de renommée internationale pour redorer le blason du club et proposer un jeu offensif et spectaculaire qui plaira aux socios. Pérez joint la parole aux actes : le 9 juin 2009, il obtient la signature du Brésilien Kaká la perle rare en provenance du Milan AC pour 65 millions d'euros puis celle du Portugais Cristiano Ronaldo pour la somme record de 94 millions d'euros[3]. En l'espace de deux jours, le Real Madrid vient de conclure deux des quatre plus gros transferts de l'histoire du football et compte désormais dans ses rangs deux des trois derniers ballons d'or. Pour compléter ce mercato, le Real Madrid embauche le défenseur Raul Albiol, le milieu de terrain Xabi Alonso et l'attaquant français Karim Benzema. Enfin, le club profite de ses options d'achat pour faire revenir deux des joueurs qu'il a formés : Álvaro Arbeloa et Esteban Granero. Ce sont ainsi 248M€ qui ont été dépensés pour l'achat de ces joueurs, le but avoué de Florentino Pérez étant de permettre au club de décrocher sa 10e Ligue des champions dont la finale se joue le 22 mai 2010 dans l'antre du Real, le stade Santiago Bernabéu.

Malgré ces dépenses, le Real Madrid termine la saison 2009-2010 sans gagner aucun titre et offre deux visages bien différents. En Coupe d'Espagne, il est sévèrement battu dès les 1/16e de finales par le modeste club de 3e division Alcorcón et en Ligue des champions, il est éliminé pour la sixième année consécutive en 1/8e de finales par l'Olympique lyonnais. Cependant, en championnat, il offre un visage séduisant puisqu'il termine la saison avec un total de 96 points et est doté d'une puissance offensive impressionnante : 102 buts inscrits lors des 38 journées (2,68 buts par match) dont 60 à Santiago Bernabéu (3,16 buts par match) où seul le FC Barcelone a pu prendre des points. Gonzalo Higuaín et Cristiano Ronaldo deviennent d'ailleurs, à égalité, la paire d'attaquants la plus prolifique de l'histoire de la Liga (53 buts à eux deux, soit autant que le duo Eto'o-Messi la saison précédente). C'est cependant insuffisant pour s'emparer du titre qui revient au FC Barcelone qui s'est imposé lors des deux Clasico.

La période Mourinho[modifier | modifier le code]
…puis l'entraineur José Mourinho, en 2010.

Ainsi, le 26 mai 2010, comme tous les entraîneurs du Real Madrid de ces vingt dernières années n'ayant gagné aucun titre lors de leur première saison au club, Manuel Pellegrini est licencié par Florentino Pérez à la suite d'une réunion du conseil d'administration[45]. Pressenti depuis plusieurs mois pour le remplacer, le grand technicien portugais José Mourinho parvient, le 28 mai 2010, à résilier son contrat avec l'Inter Milan pour s'engager avec le Real Madrid[46].

Au mercato estival 2010, Mourinho exige des recrues mais beaucoup moins coûteuses que l'été précédent. Florentino Perez remet donc la main à la poche et débloque une enveloppe de presque 100 millions d'euros pour s'attacher les services de l'Argentin du Benfica Ángel Di María, des deux stars allemandes du Mondial 2010 Sami Khedira (Stuttgart) et Mesut Özil (Werder Brême), du Portugais de Chelsea Ricardo Carvalho et des Espagnols Sergio Canales (Racing Santander) et Pedro León (Getafe) Le Real recrute aussi au mercato d'hiver le Togolais Emmanuel Adebayor qui est prêté par Manchester City, à la suite de la hernie discale de l'Argentin Gonzalo Higuaín, absent pour 4 mois. Les Madrilènes remportent la Coupe d'Espagne de football 2010-2011 en battant le rival barcelonais sur le score de 1 à 0 après prolongation, sur un but de Cristiano Ronaldo : premier titre après une saison vierge (le dernier titre était la Supercoupe d'Espagne 2008). Après toute cette campagne, le Real termine la saison 2010-2011 deuxième, pour la troisième fois consécutive, avec 92 points mais avec une équipe plus spectaculaire et séduisante notamment grâce à un CR7 historique inscrivant 40 des 102 buts marqués par le Real. Celui-ci dépasse les records de 38 buts marqués par Zarra et Sanchez en donnant l'impression d'un nouveau "Di Stéfano".

La saison 2011-2012 commence par la finale de la Supercoupe d'Espagne contre le FC Barcelone. Le match aller s'est déroulé le 14 août 2011 au Stade Santiago Bernabéu et s'est soldé par un match nul 2 buts partout. Au match retour le 17 août 2011 au Camp Nou, le FC Barcelone s'est imposé 3 buts à 2 et a remporté le titre. Le championnat commence ensuite par une large victoire contre le Real Saragosse 6 buts à 0, ce qui permet au Real Madrid de prendre d'entrée la première place au classement. Le Real Madrid perd cependant sa place de leader dès la 4e journée, à la suite de la défaite contre Levante. Le premier Clasico du championnat a eu lieu au Stade Santiago Bernabéu et, malgré l'inscription du but le plus rapide d'un Clasico par Karim Benzema en moins d'une minute de jeu, le Real Madrid perd 3 buts à 1. En Ligue des champions, le Real Madrid finit premier de son groupe avec 6 victoires en 6 matchs.

Le Real rencontre de nouveau le FC Barcelone, au stade des quart de finale de la Coupe du Roi. Au match aller au stade Bernabéu, le Real perd 2 buts à 1, avant d'aller faire un match nul 2 partout au match retour. Cependant, le Real Madrid est éliminé à ce niveau de la compétition. En championnat, grâce à une victoire 2 buts à 1 contre le FC Barcelone le 21 avril 2012, le Real Madrid s'assure quasiment d'obtenir le titre en Liga, en possédant 7 points d'avance sur son rival. En Ligue des champions, le Real Madrid est cependant éliminé en demi-finale contre le Bayern Munich, à la suite d'une séance de tirs au but à la suite des deux matchs. Finalement, le 2 mai 2012, à la suite de la victoire 3 buts à 0 contre l'Athletic Bilbao, le Real Madrid gagne officiellement son 32e titre en championnat d'Espagne. Finalement, le Real Madrid finit la saison en battant plusieurs records en championnat, comme notamment le nombre total de points, s'élevant à 100, le nombre de victoires, s'élevant à 32 en 38 matchs, le nombre de victoires à l'extérieur, s'élevant à 16 en 19 matchs, ainsi que le plus grand nombre de buts inscrits, s'élevant à 121.

Au mercato estival, le Real enregistre les arrivées de Luka Modrić, en provenance de Tottenham Hotspur pour 35 millions d'euros et de Michael Essien en prêt avec option d'achat arrivant du Chelsea FC. La saison 2012-2013 commence par une victoire en supercoupe d'Espagne face au FC Barcelone (défaite 3-2 à l'aller ; victoire 2-1 au retour). Les débuts en Liga sont plus compliqués pour l'équipe de José Mourinho puisque après 17 journées, le Real pointe déjà à 16 longueurs du rival barcelonais et à 7 points de l'Atlético Madrid. Le 17 mai ils perdent la finale de la Copa del Rey 2-1 face à l'Atlético Madrid. Le 20 mai 2013 et par consentement mutuel, Florentino Pérez, président du Real Madrid annonce le départ de Mourinho en fin de saison.

La Decima avec Ancelotti[modifier | modifier le code]
Match de Ligue des champions 2013-2014.

Le 25 juin 2013, Carlo Ancelotti est officiellement entraîneur du Real pour trois saisons. Le mercato estival est de nouveau chargé pour le club madrilène : ils réalisent leur premier achat de l'été dès le 3 juin en recrutant le jeune Daniel Carvajal, ancien joueur du Real Madrid Castilla, en provenance du Bayer Leverkusen pour la somme de 6,5 millions d'euros. Le 11 juin, le brésilien Casemiro intègre l'équipe A du Real Madrid, qui a levé l'option d'achat de 6 millions d'euros suite au prêt accordé par le São Paulo FC. Le 27 juin, l'espagnol Isco quitte Málaga et rejoint le Real Madrid pour 30 millions d'euros (27 millions + 3 millions de bonus). Asier Illarramendi, ancien joueur de la Real Sociedad, signe à Real Madrid pour 32,19 millions d'euros. Finalement, le 1er septembre, Gareth Bale s'engage pour six ans avec le club de la capitale espagnole pour un montant de 91 millions d'euros. En tout, le Real Madrid aura dépensé 165,69 millions d'euros.

Ces achats s'avèrent payant pour le club puisque Carlo Ancelotti, épaulé de Zinédine Zidane, parvient à remporter la Coupe d'Espagne 2-1 face au FC Barcelone. Parallèlement, le Real remporte la Ligue des champions en éliminant Schalke 04 ; Borussia Dortmund ; le Bayern Munich. En finale, le Real bat l'Atlético Madrid 4-1 après prolongation. C'est la dixième (Decima en espagnol) Ligue des champions de l'histoire du club. Cependant, en Liga, le Real termine à la 3e place à seulement trois points de l'Atlético Madrid, champion, et à égalité avec Barcelone.

Palmarès[modifier | modifier le code]

La Plaza de Cibeles est le lieu de célébration des titres du Real Madrid

Titres et trophées[modifier | modifier le code]

Historiquement le Real Madrid est l'équipe la plus victorieuse en Espagne, ayant remporté 61 compétitions nationales, et l'un des clubs les plus reconnus sur la scène mondiale, ayant remporté 16 compétitions internationales, ce qui fait du club le second le plus victorieux sur la scène européenne et le troisième sur la scène internationale en ce qui concerne les compétitions officiellement reconnues par l'UEFA et la FIFA. En remportant la Supercoupe de l'UEFA 2014, le Real Madrid remporte son 78e titre, ce qui en fait l'égal du FC Barcelone en nombre de titres officiels[47]. En 2014, le Real Madrid détient notamment le record du nombre de titres en Liga (32 titres) et en Ligue des champions (10 titres).

En décembre 2000, le club est élu meilleur club de football du XXe siècle par la FIFA. Il a aussi reçu l'ordre du mérite de la FIFA en 2004. Le Real Madrid est autorisé à porter l'écusson des vainqueurs multiples (Multiple-winner badge) sur son maillot pour les matches de Ligue des champions, l'ayant remportée à plus de cinq reprises. Le club détient également à ce titre et de façon permanente le véritable trophée de la Coupe des clubs champions[réf. nécessaire].

Compétitions officielles[modifier | modifier le code]

Compétitions nationales Compétitions internationales

Compétitions actuelles

  • Coupe d'Espagne (19)
    • Vainqueur : 1905, 1906, 1907, 1908, 1917, 1934, 1936, 1946, 1947, 1962, 1970, 1974, 1975, 1980, 1982, 1989, 1993, 2011 et 2014.
    • Finaliste : 1903, 1916, 1918, 1924, 1929, 1930, 1933, 1940, 1943, 1958, 1960, 1961, 1968, 1979, 1983, 1990, 1992, 2002, 2004 et 2013.
  • Supercoupe d'Espagne (9)
    • Vainqueur : 1988, 1989, 1990, 1993, 1997, 2001, 2003, 2008, 2012.
    • Finaliste : 1983, 1995, 2007, 2011 et 2014.

Anciennes compétitions


Compétitions actuelles

Anciennes compétitions

Compétitions régionales[modifier | modifier le code]

Dès sa création, le futur Real Madrid dispute le championnat local (en). Sa première édition est organisée sous le nom Campeonato de Madrid en 1902-1903[2]. Il este d'abord non-officiel, bien qu'il soit qualificatif pour la Coupe du Roi. Repris en 1913 par la RFEF, la fédération royale espagnole, il devient dès lors le Campeonato Regional de Madrid, jusqu'en 1931. Le club remporte le championnat 18 fois, en 1904, 1905, 1906, 1907, 1908, 1913, 1916, 1917, 1918, 1920, 1922, 1923, 1924, 1926, 1927, 1929, 1930 et 1931[2].

À partir de 1932, après l’avènement de la Seconde République espagnole, le championnat change souvent de format en étant élargi aux équipes des régions avoisinantes. Il est souvent appelé à cette époque Trofeo Mancomunados. Le club madrilène remporte le trophée chaque année de 1932 à 1936, avant que n'éclate la Guerre civile.

Compétitions amicales[modifier | modifier le code]

De par son prestige, le Real Madrid est régulièrement invité à des compétitions de gala dans le monde entier, et a remporté ainsi de nombreux trophées amicaux. On peut citer notamment le Trophée Santiago Bernabéu, qu'il organise lui-même depuis 1979 et qu'il a remporté pour la 24e fois en 2013, le Trophée Teresa Herrera de La Corogne, remporté en 2013 pour la 9e fois, ainsi que le Trophée Naranja de Valence, le Trophée de la ville de Barcelone, le Trophée Ramón de Carranza de Cadix, le Trophée Costa del Sol de Malaga, la Coupe Mohammed V au Maroc ou encore le World Football Challenge (et son remplaçant l'International Champions Cup) aux États-Unis, tous remportés au moins une fois.

Records sportifs[modifier | modifier le code]

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Nombre de titres

Championnat d'Espagne

  • Plus grand nombre de saisons consécutives : 82 (codétenu avec l'Athletic Bilbao et le FC Barcelone)
  • Plus grand nombre de victoires : 1508
  • Plus grand nombre de buts marqués : 5406
  • Plus grand nombre de victoires en une saison : 32, soit 84,21 % des matchs (2012)
  • Plus grand nombre de victoires à l'extérieur en une saison : 16, soit 84,21 % des matchs (2012)
  • Plus grand nombre de points en une saison : 100 Points (2012), codétenu avec le FC Barcelone
  • Plus petit nombre de défaites en une saison : 0 (1932), codétenu avec l'Athletic Bilbao
  • Plus grand nombre de buts marqués en une saison : 121, soit 3,18 par match en moyenne (2011-2012)
  • Plus grand nombre de buts marqués en phase aller : 67, soit 3,53 par match en moyenne (2011-2012)
  • Plus grand nombre de joueurs ayant été meilleur buteur : 13 joueurs (26 fois à eux tous)

Palmarès individuels

Divers

  • Plus large victoire en finale de Coupe d'Espagne : Real Madrid 6-1 Castilla (1980), codétenu avec l'Athletic Bilbao
  • Record d'invincibilité à domicile : 2940 jours (8 ans et 18 jours) soit 121 matches
  • Victoires consécutives en match officiel toutes compétitions confondues : 22 (2014)[48] – à deux matchs du record mondial détenu par le club brésilien de Coritiba (24)[49].
  • Plus grand nombre de buts sur une année civile avec 178 buts en 63 matches, soit une moyenne de 2,82 buts par match. Auparavant, ce record était la propriété du FC Barcelone qui avait atteint les 175 buts en 2012.
  • Carlo Ancelotti a signé une 78e victoire pour son 100e match le 22 fevrier 2015 avec les Madrilènes pour 10 nuls et 12 défaites. Il devance de justesse José Mourinho qui en a réalisé 77 lors de son passage à Santiago Bernabéu. Dans l’histoire du club, aucun entraîneur n’a encore fait mieux que l’entraîneur arrivé du PSG
  • Cristiano Ronaldo, l'attaquant du Real Madrid, est le premier joueur de l'histoire de la Liga à marquer 30 buts ou plus lors de cinq saisons consécutives le 1er mars 2015

Structures du club[modifier | modifier le code]

Identité et image[modifier | modifier le code]

Maillot[modifier | modifier le code]

À domicile, les couleurs traditionnelles du Real Madrid[50] sont tout en blanc bien qu'initialement le club eût adopté une bande bleue oblique sur le maillot (qui subsiste aujourd'hui sur le blason) et que les chaussettes fussent bleu sombre. En 1902, le maillot à bande fut changé pour une version totalement blanche s'inspirant du maillot des Corinthians de Londres. La même année, les chaussettes bleues furent remplacées par des noires. Au début des années 1940, l'équipement fut de nouveau changé pour ajouter des boutons au maillot ainsi que le blason du club sur la gauche de la poitrine (il y figure toujours aujourd'hui). Le 23 novembre 1947, lors d'un match contre l'Atlético de Madrid au Metropolitano, le Real Madrid devint la première équipe espagnole à revêtir un maillot portant des numéros. À l'extérieur, les couleurs traditionnelles du Real Madrid sont tout en noir ou tout en violet. Cependant l'équipe arbore sa tenue traditionnelle blanche (merengue) dans la mesure du possible.

L'équipement du club est fabriqué par Adidas depuis 1998. Le premier sponsor du Real Madrid fut Zanussi de 1982 à 1985. Par la suite, le club fut sponsorisé par Parmalat et Otaysa avant qu'un contrat de longue durée soit signé avec Teka en 1992. En 2001, ce contrat prit fin et le club utilisa pour une saison le logo Realmadrid.com afin de promouvoir son site web. Ensuite, en 2002, un accord fut conclu avec Siemens Mobile et en 2006, le logo BenQ Siemens apparut sur le maillot. Ensuite, le sponsor du Real Madrid est devenu Bwin.com à la suite des problèmes économiques de BenQ Siemens. Actuellement, il s'agit de Fly Emirates.

Sergio Ramos, vêtu du maillot du club (septembre 2010)
Période Equipementier Sponsor
1980–1982 Adidas Aucun
1982–1985 Zanussi
1985–1989 Hummel Parmalat
1989–1991 Reny Picot
1991–1992 Otaysa
1992–1994 Teka
1994–1998 Kelme
1998–2001 Adidas
2001–2002 RealMadrid.com
2002–2005 Siemens Mobile
2005–2006 Siemens
2006–2007 BenQ Siemens
2007–2013 Bwin.com
2013–2017 Fly Emirates

Blason[modifier | modifier le code]

Le blason du Madrid Club de Fútbol

Le premier blason[51] avait un dessin simple qui consistait en un entrelacement des trois initiales du club, MCF pour Madrid Club de Fútbol, sur un fond bleu marine apposé sur le maillot blanc. Cependant, à cette époque, le règlement exigeait que pour les matches entre clubs, l'équipe devait porter le blason de la ville de Madrid au lieu de celui du club. Le premier changement sur le blason intervient en 1908 lorsque les lettres adoptent une forme plus simple et sont inscrites dans un cercle.

Le second changement n'intervient qu'en 1920 sous la présidence de Pedro Parages. En effet, par un décret du roi Alphonse XIII du 29 juin 1920, le club reçoit l'onction royale et il est alors rebaptisé Real Madrid Club de Fútbol. Pour symboliser ce changement, le dessin de la couronne d'Alphonse XIII est ajouté au sommet du blason. Avec la dissolution de la monarchie et l'apparition de la Seconde République en 1931, tous les symboles royaux (la couronne et le titre de Real) sont supprimés. La couronne fut remplacée par une bande sombre en travers du blason, symbolisant la Castille. En 1941, deux ans après la fin de la guerre civile espagnole, la Real Corona (couronne royale) fut réintroduite et la bande sombre conservée.

En 2012, le club signe avec un accord avec les Émirats arabes unis afin de construire un parc thématique dont l'inauguration aura lieu en 2015 sur une île artificielle, le Real Madrid Resort Island. Afin de ménager les sensibilités des partenaires et de la clientèle locale de confession musulmane, le club espagnol a alors choisi de supprimer la croix, symbole catholique, qui figure sur son blason. Cette solution est également retenue lors de l'accord avec la Abu Dhabi Bank pour l'émission d'une carte de paiement électronique au nom du Real. Dans le reste du monde, la croix reste présente sur le blason et les maillots.

Aspects juridiques et économiques[modifier | modifier le code]

Direction actuelle[modifier | modifier le code]

Statut du club et des joueurs[modifier | modifier le code]

Éléments comptables[modifier | modifier le code]

Sponsors et équipementiers[modifier | modifier le code]

Infrastructures[modifier | modifier le code]

Stades[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Stade de Chamartín et Stade Santiago Bernabéu.
Le Nuevo Estadio de Chamartín (rebaptisé Estadio Santiago Bernabéu en 1955).
Vue intérieure du Santiago Bernabéu

Après avoir changé plusieurs fois de terrain, l'équipe s'installa au Campo de O'Donnell en 1912 qui resta sa résidence pendant onze ans. Après cette période, le club déménagea pour un an au Campo de Ciudad Linea, un petit terrain d'une capacité de 8 000 spectateurs. Puis le Real Madrid s'installa au Estadio Chamartín qui fut inauguré le et pouvait accueillir 22 500 spectateurs : c'est dans ce stade que le Real fêta son premier titre de champion d'Espagne en 1932. Après plusieurs années de succès, Santiago Bernabéu, élu président du club en 1943, décida que l'Estadio Chamartín n'était plus assez grand pour convenir aux ambitions du club. Un nouveau stade fut construit et inauguré le  : c'est le Stade Santiago Bernabéu tel qu'il est connu de nos jours, même s'il ne fut appelé par ce nom qu'à partir de 1955. Le premier match qui se tint au Bernabéu fut le match joué entre le Real Madrid et le club portugais de Belenenses qui vit la victoire du Real 3-1 avec un premier but signé Sabino Barinaga.

La capacité du stade a fréquemment changé, culminant à 120 000 places après l'extension de 1953. Depuis, il y a eu une réduction progressive du nombre de places du fait des modernisations (par exemple, les dernières places debout disparurent durant la saison 1998-99 en raison des réglementations de l'UEFA interdisant ce genre de places pour les compétitions qu'elle organise) pour atteindre la capacité actuelle de 81 044 depuis 2011. Un projet de toit rétractable est actuellement à l'étude.

Le Bernabéu a accueilli la finale de l'Euro 1964, de la Coupe du Monde 1982, de la Coupe des clubs champions 1956-1957, 1968-1969, 1979-1980 et la finale de la Ligue des champions 2009-2010. Le stade possède sa propre station de métro sur la ligne 10 appelée Santiago Bernabéu. Le , le Bernabéu reçoit la qualification de « stade élite », rebaptisée par la suite catégorie 4 UEFA.

Le , le Stade Alfredo Di Stéfano est inauguré. Le match inaugural voit l'opposition du Real Madrid avec le Stade de Reims, remake de la finale de la Coupe des clubs champions 1956. Le Real remporte ce match 6-1 avec des buts inscrits par Sergio Ramos, Antonio Cassano (2), Roberto Soldado (2) et José Manuel Jurado. Ce stade, d'une capacité de 5 000 places, est devenu la résidence du Real Madrid Castilla et a été nommé en l'honneur d'un ancien joueur du Real Madrid, Alfredo Di Stéfano, aussi président d'honneur du club.

Centre d'entraînement[modifier | modifier le code]

La Ciudad Real Madrid est le nom donné aux installations d'entraînement du Real Madrid situées à Valdebebas près de l'aéroport de Barajas. Elle remplace l'ancienne Ciudad Deportiva qui était le centre d'entraînement du club jusqu'en 2003. Le complexe a été surnommé (et est principalement connu sous ce nom) Valdebebas en raison de sa localisation, au sein du parc naturel de Valdebebas. Inauguré en 2005, ce centre s'étend sur 120 hectares et comprend plus de 21 000 m2 d'infrastructures.

La Fabrica[modifier | modifier le code]

Le Real Madrid compte en ses rangs 7 joueurs issus de son centre de formation (La Fabrica), celui-ci est l'un des centres de formation les plus prolifiques au monde puisque pas moins de 107 joueurs professionnels en activité en sont issus que ce soit en Espagne ou dans le reste de l'Europe. On peut citer Iker Casillas, Álvaro Arbeloa, Jesé Rodríguez, Nacho, et Daniel Carvajal qui jouent en équipe première au Real Madrid. Mais également d'autres grands joueurs évoluant en Europe comme Diego López (AC Milan) Samuel Eto'o (Everton FC), Raúl (Al-Sadd), Juan Mata (Manchester United), Álvaro Morata (Juventus), Juanfran (Atlético Madrid), Esteban Granero (Real Sociedad), Álvaro Negredo (FC Valence), Roberto Soldado (Tottenham Hotspur), Javi García (Zénith Saint-Pétersbourg), Daniel Opare (Standard de Liège)… L’équipe d'Espagne championne d'Europe 2008 comportait 5 joueurs issus de la Fabrica contre 3 lorsqu’elle a remporté la coupe du monde 2010 puis 4 lorsqu’elle est championne d'Europe 2012.

Personnalités du club[modifier | modifier le code]

Présidents[modifier | modifier le code]

Depuis sa création[52], le Real Madrid a appartenu et a été géré uniquement par ses membres appelés socios, au contraire de la plupart des clubs européens. Santiago Bernabéu reste celui qui a été le plus longtemps président du club (35 ans de 1943 à 1978). En juillet 2000, l'ancien joueur du Real Madrid, Alfredo Di Stéfano a été nommé président d'honneur. Mais un des président du Real Madrid est aujourd'hui dans l'histoire du football. Il s'agit de Florentino Pérez qui a tout simplement réalisé les 4 transferts les plus onéreux de l'histoire (Ronaldo, Bale, Rodríguez, Zidane).

Florentino Pérez est l'actuel président du club depuis 2009.
Pays Nom Période
1 Drapeau de l'Espagne Julián Palacios 1900-1902
2 Drapeau de l'Espagne Juan Padrós 1902-1904
3 Drapeau de l'Espagne Carlos Padrós 1904-1908
4 Drapeau de l'Espagne Adolfo Meléndez 1908-1916
5 Drapeau de l'Espagne Pedro Parages 1916-1926
6 Drapeau de l'Espagne Luis de Urquijo 1926-1930
7 Drapeau de l'Espagne Luis Usera 1930-1935
8 Drapeau de l'Espagne Rafael Sánchez Guerra 1935-1936
9 Drapeau de l'Espagne Adolfo Meléndez 1936-1940
10 Drapeau de l'Espagne Antonio Santos Peralba 1940-1943
Pays Nom Période
11 Drapeau de l'Espagne Santiago Bernabéu 1943-1978
12 Drapeau : Espagne Luis de Carlos Ortiz 1978-1985
13 Drapeau : Espagne Ramón Mendoza 1985-1995
14 Drapeau : Espagne Lorenzo Sanz 1995-2000
15 Drapeau : Espagne Florentino Pérez 2000-2006
16 Drapeau : Espagne Ramón Calderón 2006-2009
17 Drapeau : Espagne Vicente Boluda 2009
18 Drapeau : Espagne Florentino Pérez depuis 2009

Entraîneurs[modifier | modifier le code]

Pays Nom Période
1 Drapeau : Angleterre Arthur Johnson 1910-1920
2 Drapeau de l'Espagne Juan de Carcér 1920-1926
3 Drapeau de l'Espagne Santiago Bernabéu 1926-1927
4 Drapeau de l'Espagne Pedro Llorente 1926-1927
5 Drapeau de l'Espagne José Berraondo 1927-1929
6 Drapeau de l'Espagne José Quirante 1929-1930
7 Drapeau : Hongrie Lippo Hertzka 1930-1932
8 Drapeau : Angleterre Robert Firsth 1932-1934
9 Drapeau de l'Espagne Francisco Bru 1934-1941
10 Drapeau de l'Espagne Juan Armet de Castellví 1941-1943
11 Drapeau de l'Espagne Ramón Encinas 1943-1945
12 Drapeau de l'Espagne Jacinto Quincoces 1945-1946
13 Drapeau de l'Espagne Baltasar Albéniz 1946-1947
14 Drapeau de l'Espagne Jacinto Quincoces 1947-1948
15 Drapeau : Angleterre Michael Keeping 1948-1950
16 Drapeau de l'Espagne Baltasar Albéniz 1950-1951
17 Drapeau : Uruguay Héctor Scarone 1951-1952
18 Drapeau de l'Espagne Juan Antonio Ipiña 1952-1953
19 Drapeau : Uruguay Enrique Fernández Viola 1953-1954
20 Drapeau de l'Espagne José Villalonga 1954-1957
21 Drapeau : Argentine Luis Carniglia 1957-1959
Pays Nom Période
22 Drapeau de l'Espagne Miguel Muñoz 1959-1959
23 Drapeau : Argentine Luis Carniglia 1959-1959
24 Drapeau : Paraguay Manuel Fleitas Solich 1959-1960
25 Drapeau de l'Espagne Miguel Muñoz 1960-1974
26 Drapeau de l'Espagne Luis Molowny 1974-1974
27 Drapeau de la République fédérative socialiste de Yougoslavie Miljan Miljanić 1974-1977
28 Drapeau : Espagne Luis Molowny 1977-1979
29 Drapeau de la République fédérative socialiste de Yougoslavie Vujadin Boškov 1979-1982
30 Drapeau : Espagne Luis Molowny 1982-1982
31 Drapeau : Argentine Alfredo Di Stéfano 1982-1984
32 Drapeau : Espagne Amancio Amaro 1984-1985
33 Drapeau : Espagne Luis Molowny 1985-1986
34 Drapeau : Pays-Bas Leo Beenhakker 1986-1989
35 Drapeau : Pays de Galles John Toshack 1989-1990
36 Drapeau : Argentine Alfredo Di Stéfano 1990-1991
37 Drapeau de la République fédérative socialiste de Yougoslavie Radomir Antić 1991-1992
38 Drapeau : Pays-Bas Leo Beenhakker 1992-1992
39 Drapeau : Espagne Benito Floro 1992-1994
40 Drapeau : Espagne Vicente del Bosque 1994-1994
41 Drapeau : Argentine Jorge Valdano 1994-1996
42 Drapeau : Espagne Vicente del Bosque 1996-1996
Pays Nom Période
43 Drapeau : Espagne Arsenio Iglesias 1996-1996
44 Drapeau : Italie Fabio Capello 1996-1997
45 Drapeau : Allemagne Jupp Heynckes 1997-1998
46 Drapeau : Pays-Bas Guus Hiddink 1998-1999
47 Drapeau : Pays de Galles John Toshack 1999-1999
48 Drapeau : Espagne Vicente del Bosque 1999-2003
49 Drapeau : Portugal Carlos Queiroz 2003-2004
50 Drapeau : Espagne José Antonio Camacho 2004-2004
51 Drapeau : Espagne Mariano García Remón 2004-2004
52 Drapeau : Brésil Vanderlei Luxemburgo 2004-2005
53 Drapeau : Espagne Juan Ramón López Caro 2005-2006
54 Drapeau : Italie Fabio Capello 2006-2007
55 Drapeau : Allemagne Bernd Schuster 2007-2008
56 Drapeau : Espagne Juande Ramos 2008-2009
57 Drapeau : Chili Manuel Pellegrini 2009-2010
58 Drapeau : Portugal José Mourinho 2010-2013
59 Drapeau : Italie Carlo Ancelotti 2013-

Joueurs remarquables[modifier | modifier le code]

Joueurs célèbres d'hier et d'aujourd'hui[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des joueurs du Real Madrid.

À l'occasion des 110 ans du club, le site internet du journal Marca organise un vote auprès de ses internautes pour désigner le onze idéal des joueurs du Real Madrid de 1902 à 2012[53]. Le résultat est dévoilé le 7 mars 2012. L'équipe type des 110 ans du Real Madrid est la suivante : Casillas - Roberto Carlos, Hierro, Sergio Ramos - Redondo, Zidane - Míchel, Puskás - Di Stéfano, Raúl et Cristiano Ronaldo[54].

En avril 2013, le Real Madrid affronte Galatasaray avec un seul joueur espagnol au coup d'envoi[55]. À la suite de cette rencontre, Marca organise un vote afin que ses internautes désignent le onze type des joueurs étrangers du Real Madrid[56]. Le résultat du vote, publié le 11 avril 2013 est le suivant : Illgner - Roberto Carlos, Varane, Cannavaro - Redondo, Zidane, Figo, M. Laudrup - Cristiano Ronaldo, Ronaldo et Di Stéfano[57].

Sur son site internet, le Real Madrid a désigné 102 joueurs comme étant des « joueurs de légende »[58].

Joueurs les plus capés en compétitions officielles[modifier | modifier le code]

Depuis octobre 2009, le joueur le plus capé de l'histoire du Real Madrid est Raúl avec 741 matchs officiels joués.

Depuis septembre 2009, le joueur le plus capé de l'histoire du club en Liga est Raúl avec 550 matchs joués.

Raúl (ici en 2007) fut capitaine du Real Madrid pendant de nombreuses saisons.
Top dix des joueurs les plus capés du Real Madrid en compétitions officielles
Rang Joueurs[note 2] Période Liga Copa Europe[note 3] Autres[note 4] Total
1er Drapeau : Espagne Raúl 1994-2010 550 37 135 19 741
2e Drapeau : Espagne Iker Casillas 1999- 506 40 152 20 718
3e Drapeau : Espagne Manuel Sanchís 1983-2001 523 67 100 20 710
4e Drapeau : Espagne Santillana 1971-1988 461 84 87 11 643
5e Drapeau : Espagne Paco Gento 1953-1971 427 73 95 7 602
6e Drapeau : Espagne Fernando Hierro 1989-2003 439 43 103 16 601
7e Drapeau : Espagne José Antonio Camacho 1973-1989 414 61 90 12 577
8e Drapeau : Espagne Pirri 1964-1980 417 67 75 2 561
9e Drapeau : Espagne Míchel 1981-1996 404 53 88 14 559
10e Drapeau : Espagne Guti 1996-2010 387 40 101 14 542

Statistiques au 18 avril 2015.

Meilleurs buteurs en compétitions officielles[modifier | modifier le code]

Depuis janvier 2009, le meilleur buteur de l'histoire du Real Madrid est Raúl avec 323 buts inscrits en matchs officiels.

Le meilleur buteur du club sur une saison de Liga est Cristiano Ronaldo avec 46 buts inscrits en 2011-2012.

Le meilleur buteur du club sur une saison toutes compétitions confondues est Cristiano Ronaldo avec 60 buts inscrits en 2011-2012.

Top dix des meilleurs buteurs du Real Madrid en compétitions officielles
Rang Joueurs[note 2] Période Liga Copa Europe[note 3] Autres[note 4] Total
1er Drapeau : Espagne Raúl 1994-2010 228 18 67 10 323
2e Flag of HispanoArgentino Double.png Alfredo Di Stéfano 1953-1964 216 39 49 3 307
3e Drapeau : Portugal Cristiano Ronaldo 2009- 216 21 62 3 302
4e Drapeau : Espagne Carlos Santillana 1971-1988 186 49 47 6 290
5e Flag of HispanoHungaro Double.png Ferenc Puskás 1958-1966 156 49 35 2 242
6e Drapeau : Mexique Hugo Sánchez 1985-1992 164 19 23 2 208
7e Drapeau : Espagne Paco Gento 1953-1971 126 20 31 4 181
8e Drapeau : Espagne Pirri 1964-1980 123 26 23 0 172
9e Drapeau : Espagne Emilio Butragueño 1984-1995 123 15 27 6 171
10e Drapeau : Espagne Amancio 1962-1976 119 14 22 0 155

Statistiques au 18 avril 2015.

Distinctions individuelles[modifier | modifier le code]

Meilleurs joueurs et espoirs Meilleurs buteurs Meilleurs gardiens, attaquant, milieux, défenseurs et entraîneurs
Super Ballon d'or (1)
Ballon d'or (8)[note 5]
FIFA World Player (4)
Meilleur footballeur de l'année UEFA (3)
Ballon d'or adidas (1)
Ballon d'argent adidas (1)
Onze d'or (3)[note 6]
Trophée Alfredo Di Stéfano (4)
Prix LFP MVP (1)
Prix LFP du Meilleur joueur (1)
Trophée Bravo (3)
Soulier d'or (3)
Meilleur buteur de C1 (11)
Meilleur buteur de C2 (1)
Meilleurs buteurs de Coupe du monde des clubs de la FIFA (3)
Pichichi (26)
Prix Puskás de la FIFA (1)
Prix LFP du Plus beau but (1)
Meilleur gardien de football de l'année (5)
Trophée Zamora (16)
Prix LFP du Meilleur gardien (2)
Meilleur attaquant de l'année UEFA (3)
  • Raúl : 2000, 2001 et 2002
Prix LFP du Meilleur attaquant (1)
Prix LFP du Meilleur milieu défensif (2)
Meilleur défenseur de l'année UEFA (3)
Prix LFP du Meilleur défenseur (3)
Entraîneur de l'année FIFA (1)
Meilleur entraîneur de l'année UEFA (1)
Trophée Miguel Muñoz (2)

Transferts les plus chers de l'histoire du Real Madrid[modifier | modifier le code]

Cristiano Ronaldo est lors de son transfert le joueur le plus cher de l'histoire du football.
Arrivées
Rang Joueurs Indemnité[59] Provenance
1er Drapeau : Portugal Cristiano Ronaldo 94 M€[60] Drapeau : Angleterre Manchester United
2e Drapeau : Pays de Galles Gareth Bale 91 M€ Drapeau : Angleterre Tottenham Hotspur
3e Drapeau : Colombie James Rodríguez 80 M€ Drapeau : France AS Monaco
4e Drapeau : France Zinédine Zidane 77 M€ Drapeau : Italie Juventus Turin
5e Drapeau : Brésil Kaká 65 M€ Drapeau : Italie Milan AC
6e Drapeau : Portugal Luís Figo 61 M€ Drapeau : Espagne FC Barcelone
7e Drapeau : Brésil Ronaldo 45 M€ Drapeau : Italie Inter Milan
8e Drapeau : Angleterre David Beckham 37.5 M€ Drapeau : Angleterre Manchester United
9e Drapeau : Pays-Bas Arjen Robben 36 M€ Drapeau : AngleterreChelsea
10e Drapeau : FranceKarim Benzema 35 M€ Drapeau : France Olympique lyonnais
Départs
Rang Joueurs Indemnité Destination
1er Drapeau : Argentine Ángel Di María 75M€ Drapeau : Angleterre Manchester United
2e Drapeau : Allemagne Mesut Özil 50 M€ Drapeau : Angleterre Arsenal
3e Drapeau : Brésil Robinho 42 M€ Drapeau : Angleterre Manchester City
4e Drapeau : Argentine Gonzalo Higuaín 37 M€ Drapeau : Italie SSC Naples
5e Drapeau : France Nicolas Anelka 34,5 M€ Drapeau : France Paris Saint-Germain
6e Drapeau : Pays-Bas Clarence Seedorf 24 M€ Drapeau : Italie Inter Milan
Drapeau : Pays-Bas Arjen Robben Drapeau : Allemagne Bayern Munich
8e Drapeau : Angleterre Michael Owen 23,5 M€ Drapeau : Angleterre Newcastle United
9e Drapeau : France Claude Makelele 20 M€ Drapeau : Angleterre Chelsea
Drapeau : Espagne Álvaro Morata Drapeau : Italie Juventus Turin

Effectif professionnel actuel[modifier | modifier le code]

Le premier tableau liste l'effectif professionnel du Real Madrid pour la Saison 2014-2015 . Le second recense les prêts effectués par le club lors de cette même saison.

Effectif de la saison 2014-2015 au 5 septembre 2014[61]
Joueurs Encadrement technique
No  P. Nat.[note 7] Nom Date de naissance Sélection[note 8] Club précédent Contrat
Gardiens
1 G Drapeau de l'Espagne Casillas, IkerIker Casillas Capitaine 20/5/1981 (33 ans) Espagne 0 Formé au club 1999-2017
13 G Drapeau du Costa Rica Navas, KeylorKeylor Navas 15/12/1986 (28 ans) Costa Rica Levante UD 2014-2020
25 G Drapeau de l'Espagne Pacheco, FernandoFernando Pacheco 18/5/1992 (22 ans) Espagne espoirs 0 Formé au club 2014-2016
Défenseurs
2 D Drapeau de la France Varane, RaphaëlRaphaël Varane 25/4/1993 (22 ans) France RC Lens 2011-2020
3 D Drapeau du Portugal Pepe, Pepe 26/2/1983 (32 ans) Portugal FC Porto 2007-2016
4 D Drapeau de l'Espagne Ramos, SergioSergio Ramos 30/3/1986 (29 ans) Espagne FC Séville 2005-2017
5 D Drapeau du Portugal Coentrão, FábioFábio Coentrão 11/3/1988 (27 ans) Portugal Benfica Lisbonne 2011-2017
12 D Drapeau du Brésil Marcelo, Marcelo 12/5/1988 (26 ans) Brésil Fluminense FC 2007-2015
15 D Drapeau de l'Espagne Carvajal, DanielDaniel Carvajal 11/1/1992 (23 ans) Espagne Bayer Leverkusen (Formé au club) 2013-2019
17 D Drapeau de l'Espagne Arbeloa, ÁlvaroÁlvaro Arbeloa 17/1/1983 (32 ans) Espagne Liverpool FC (Formé au club) 2009-2016
18 D Drapeau de l'Espagne Fernández, NachoNacho Fernández 18/1/1990 (25 ans) Espagne 0 Formé au club 2013-2017
Milieux de terrain
6 M Drapeau de l'Allemagne Khedira, SamiSami Khedira 4/4/1987 (28 ans) Allemagne VfB Stuttgart 2010-2015
8 M Drapeau de l'Allemagne Kroos, ToniToni Kroos 4/1/1990 (25 ans) Allemagne Bayern Munich 2014-2020
10 M Drapeau de la Colombie Rodríguez, JamesJames Rodríguez 12/7/1991 (23 ans) Colombie AS Monaco 2014-2020
16 M Drapeau du Brésil Silva, LucasLucas Silva 16/2/1993 (22 ans)
Cruzeiro 2015-2020
19 M Drapeau de la Croatie Modrić, LukaLuka Modrić 9/9/1985 (29 ans) Croatie Tottenham Hotspur 2012-2018
23 M Drapeau de l'Espagne , IscoIsco 21/4/1992 (23 ans) Espagne Málaga CF 2013-2018
24 M Drapeau de l'Espagne Illarramendi, AsierAsier Illarramendi 8/3/1990 (25 ans) Espagne espoirs Real Sociedad 2013-2019
Attaquants
7 A Drapeau du Portugal Ronaldo, CristianoCristiano Ronaldo 5/2/1985 (30 ans) Portugal Manchester United 2009-2018
9 A Drapeau de la France Benzema, KarimKarim Benzema 19/12/1987 (27 ans) France Olympique lyonnais 2009-2019
11 A Drapeau du Pays de Galles Bale, GarethGareth Bale 16/7/1989 (25 ans) Pays de Galles Tottenham Hotspur 2013-2019
14 A Drapeau du Mexique flèche vers la droite Hernández, JavierJavier Hernández 1/6/1988 (26 ans) Mexique Manchester United 2014-2015
20 A Drapeau de l'Espagne Rodríguez, JeséJesé Rodríguez 26/2/1993 (22 ans) Espagne espoirs 0 Formé au club 2013-2017
Entraîneur(s)
Entraîneur(s) adjoint(s)
Préparateur(s) physique(s)
  • Drapeau : Italie Giovanni Mauri
  • Drapeau : Italie Davide Ancelotti
  • Drapeau : Italie Francesco Mauri
Entraîneur(s) des gardiens
  • Drapeau : Italie Villiam Vecchi
Kinésithérapeute
  • Drapeau : Espagne Victor Garcia
  • Drapeau : Espagne Pedro Chueca
  • Drapeau : Espagne Daniel Martinez
  • Drapeau : Espagne Juan Moro
  • Drapeau : Espagne Javier Ignacio Santamaria
Médecin(s)
  • Drapeau : Espagne Carlos Díez
  • Drapeau : Espagne Joaquin Mas
  • Drapeau : Espagne Francisco Javier Morate
  • Drapeau : Espagne Jesús Olmo



Légende

Consultez la documentation du modèle

Joueurs prêtés pour la saison 2014-2015[modifier | modifier le code]

Le tableau suivant liste l'effectif de Real Madrid CF des joueurs en prêts pour la saison 2014-2015.

Joueurs prêtés
P. Nat. Nom Date de naissance Sélection Club en prêt
6 M Drapeau du Brésil Casemiro, Casemiro 23/2/1992 (23 ans) Brésil FC Porto
16 M Drapeau de la Russie Cheryshev, DenisDenis Cheryshev 26/12/1990 (24 ans) Russie Villarreal CF

Autre équipes[modifier | modifier le code]

Équipe réserve[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Real Madrid Castilla.

Basket-ball[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Real Madrid (basket-ball).

Le Real Madrid dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

Supporters et rivalités[modifier | modifier le code]

Pour la plupart des matchs à domicile, la majorité des sièges du stade est occupée par des abonnés, qui sont au nombre de 68 670 en moyenne. Le Real Madrid possède la meilleure affluence moyenne de tous les temps dans le football espagnol et attire régulièrement plusieurs dizaines de milliers de fans à Santiago Bernabéu. Ainsi, pour la saison 2008-2009, le club possédait la deuxième meilleure affluence moyenne en Europe avec environ 76 317 spectateurs par match de championnat.

Le club possède de nombreux fans et entretient des rivalités de longue date avec certains clubs, notamment le FC Barcelone (les deux clubs s'affrontant lors des fameux El Clásico). Le club possède aussi des rivalités avec l'Atletico Madrid et Getafe.

El Clásico[modifier | modifier le code]

Un Clásico entre le Real Madrid et le FC Barcelone
Article détaillé : El Clásico.

La rivalité avec le FC Barcelone traduit selon certains les rivalités politiques entre Castillans et Catalans. Depuis les débuts du football en Espagne, le Real Madrid et le FC Barcelone ont respectivement été considérés comme le représentant de l'État Espagnol et de la Catalogne, d'autant plus que les deux villes ont culturellement évolué dans des directions différentes[62].

Durant les années 1950, la rivalité s'intensifia quand les deux clubs se disputèrent la signature de l'Argentin Alfredo Di Stéfano qui finalement intégra l'effectif du Real Madrid et participa aux nombreux succès du club lors de la décennie qui suivit. Les années 1960 virent la rivalité s'étendre au niveau européen lorsque les clubs se rencontrèrent deux années de suite en Coupe d'Europe, le Real Madrid s'imposant en 1960 et le FC Barcelone en 1961. En 2000, la rivalité fut renforcée à la suite de la décision controversée de Luís Figo de quitter les Catalans pour rejoindre le club madrilène. Les deux équipes se rencontrèrent à nouveau en Coupe d'Europe lors de la Ligue des champions 2001-2002 où le Real Madrid, futur vainqueur, remporta un duel qui fut qualifié par les médias espagnols de "match du siècle".

Étant les deux clubs les plus couronnés de succès en Espagne, la rivalité se renouvelle chaque année, chaque équipe luttant afin de remporter le championnat.

Le derby madrilène[modifier | modifier le code]

Supporters du Real Madrid pour la réception de l'Atlético de Madrid à Santiago Bernabéu lors de la saison 2006-2007
Article détaillé : Derby madrilène.

Le voisin le plus proche du Real Madrid est l'Atlético de Madrid ce qui engendre là aussi une certaine rivalité entre les supporters des deux clubs. Bien que l'Atlético fut fondé par trois étudiants basques en 1903, des dissidents du Madrid Club de Fútbol les rejoignirent en 1904. Les deux équipes se rencontrèrent pour la première fois le lors de la troisième journée de la première édition de la Liga. Ce fut le premier derby officiel de ce nouveau championnat et le Real s'imposa 2-1. La rivalité se porta par la suite à l'échelon européen lorsque les deux clubs se rencontrèrent en demi-finale de la Coupe d'Europe 1959 : le Real s'imposa 2-1 à Bernabéu mais l'Atlético gagna 1-0 au Metropolitano. L'égalité engendra alors un troisième match que le Real gagna 2-1. Cependant l'Atlético obtint sa revanche lorsque, menés par l'ancien entraîneur du Real Madrid José Villalonga, ils vainquirent les Merengues lors de deux éditions consécutives de la Copa del Generalísimo en 1960 et 1961.

Entre 1961 et 1989, lorsque le Real dominait la Liga, seul l'Atlético offrait une certaine opposition puisqu'il remporta la Liga en 1966, 1970, 1973 et 1977. En 1965, l'Atlético devint la première équipe à battre le Real Madrid depuis huit ans. Cependant, les résultats de ces dernières années sont en faveur du Real Madrid.

Le petit derby désigne des matchs contre le Rayo Vallecano situé dans le quartier de Vallecas, à Madrid mais aussi contre Getafe CF qui est situé à Getafe, dans la banlieue sud de Madrid.

Affluences[modifier | modifier le code]

Relations avec les médias[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b Seuls les principaux titres en compétitions officielles sont indiqués ici.
  2. a et b Les noms qui apparaissent en gras indiquent les joueurs qui évoluent actuellement en équipe première.
  3. a et b Dans la colonne « Europe » sont inclus tous les matchs disputés dans les compétitions UEFA.
  4. a et b Dans la colonne « Autres » sont inclus les matchs disputés en Coupe intercontinentale, Coupe du monde des clubs FIFA, Coupe de la Ligue, Coupe Latine et Supercoupe d'Espagne.
  5. Ronaldo, Zinédine Zidane, Michael Owen, Kaká et Cristiano Ronaldo ont remporté un Ballon d'or quelques années avant avant d'arriver au club. Par ailleurs d'autres joueurs du Real ont obtenu des places d'honneur tels que Alfredo Di Stéfano (2e en 1956), Raymond Kopa (2e en 1959, 3e en 1956 et 1957), Ferenc Puskás (2e en 1960), Amancio (3e en 1964), Emilio Butragueño (3e en 1986 et 1987), Predrag Mijatović (2e en 1997), Davor Šuker (2e en 1998), Raúl (2e en 2001), Roberto Carlos (2e en 2002) et Cristiano Ronaldo (2e en 2009, 2011 et 2012).
  6. D'autres joueurs du Real ont obtenu des places d'honneur tels que Luís Figo (2e en 2000), Zinédine Zidane (2e en 2002 et 2003) et Cristiano Ronaldo (2e en 2009 et 2012, 3e en 2011)).
  7. Seule la nationalité sportive est indiquée. Un joueur peut avoir plusieurs nationalités mais n'a le droit de jouer que pour une seule sélection nationale.
  8. Seule la sélection la plus importante est indiquée.

Références[modifier | modifier le code]

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  2. a, b, c, d, e, f, g et h (en) « Spain - List of Champions of Centro », RSSSF (consulté le 29 janvier 2015)
  3. a, b, c, d, e, f et g « Profil du Real Madrid CF », UEFA.com,‎ 2010 (consulté le 29 janvier 2015)
  4. (en) « Spain 1928/29 », RSSSF (consulté le 30 janvier 2015)
  5. a et b « Zamora, divin jusqu'au bout des mains », FIFA.com (consulté le 30 janvier 2015)
  6. « Real Madrid v Barcelona: six of the best 'El Clásicos' », The Telegraph (consulté le 2 février 2015)
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  9. « Antonio Santos Peralba 1940 · 1943 », sur site officiel, Real Madrid CF (consulté le 2 février 2015)
  10. Aurélien Ros, « L’affaire Di Stefano, ou la naissance du football mondialisé », sur Les Cahiers du football.net,‎ 1er juillet 2013 (consulté le 8 juillet 2014)
  11. Paul Dietschy, Histoire du football, Paris, Perrin, coll. « Pour l'Histoire »,‎ (ISBN 9782262027100), p. 369
  12. « Real Madrid vs FC Barcelona », FIFA.com (consulté le 20 avril 2010)
  13. (en) « Latin Cup », RSSSF (consulté le 3 février 2015)
  14. « 1955/56 : Le Real ouvre le palmarès », UEFA.com (consulté le 3 février 2015)
  15. Pierre-Marie Descamps, Jacques Hennaux, 50 ans de coupes d'Europe, L'Équipe,‎ , 384 p. (ISBN 295196059X), p. 25
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  17. Pierre-Marie Descamps, Jacques Hennaux, 50 ans de coupes d'Europe, L'Équipe,‎ , 384 p. (ISBN 295196059X), p. 37
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Article connexe[modifier | modifier le code]

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