Raymond Quinsac Monvoisin

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Raymond Quinsac Monvoisin[1], né le 31 mai 1790 à Bordeaux, mort le 26 mars 1870 à Boulogne-sur-Mer, est un artiste peintre français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Bien qu'il ait entamé une carrière dans l'armée, sur l'indication de son père, Monvoisin choisit, en 1808, de se consacrer pleinement à la peinture. Il quitta la Bourgogne pour se rendre à Paris où il fut employé à l'atelier de Pierre-Narcisse Guérin, avec qui il travailla sur des thèmes mythologiques dans un style néoclassique, qui attiraient toute l'attention des artistes et des savants de l'époque.

Il étudia à l'École des beaux-arts de Versailles, et son travail lui valut bientôt le soutien de la critique et ses œuvres eurent un réel succès commercial. Il fut employé par les commerçants, les banquiers et les autres membres de la de la nouvelle classe moyenne émergente. Il débute au Salon du Louvre de 1819.

La renommée qu'il acquit en France lui valut la Légion d'honneur[réf. nécessaire]. Après avoir obtenu la reconnaissance du tout Paris, il se rendit en Italie où il obtint une bourse pour étudier à la Villa Médicis (Académie de France à Rome).

Andrés Bello, œuvre non sourcée.[réf. nécessaire]

Intéressé par les possibilités qu'offraient les états nouvellement indépendants d'Amérique du Sud, Monvoisin se rendit en Argentine et, de là, au Chili. Il y reçut une invitation officielle du gouvernement chilien pour diriger l'Académie des beaux-arts de Santiago (Chili) (en) qui a été officiellement créée le 17 mars 1848. Il arriva à Santiago désargenté. Précédé par sa gloire, il fut présenté aux familles en vue ; il acquit une réputation de portraitiste à succès. Ses ouvrages ont eu une influence décisive dans la nouvelle société chilienne, qui a acquis les inclinations de la mode européenne, en particulier française.

Il consacra ses efforts à de nombreuses activités différentes au cours de son séjour au Chili. Il voyagea à travers le pays, investit dans les mines, et créa un élevage (« hacienda »).

Ses premières années comme professeur de dessin à Paris l'aidaient à former des artistes célèbres tels que Francisco Mandiola et Procesa Sarmiento (es). Avec le peintre français Clara Filleul, il « mobilisa l'art pictural » au Chili et en Argentine.

Il revint en France en 1858, mais sa renommée y avait disparu. Il mourut dans la pauvreté en 1870, à Boulogne-sur-Mer.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (es) Instituto Cultural de las Condes, Precursores extranjeros en la pintura chilena, Santiago du Chili,‎ 1974

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Né Raymond Auguste Quinsac Monvoisin.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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