Raymond Aymeric Philippe Joseph de Montesquiou-Fezensac

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Raymond Aymeric Philippe Joseph de Montesquiou-Fezensac
Naissance 26 février 1784
Paris
Décès 18 novembre 1867 (à 83 ans)
Monnaie (Indre-et-Loire)
Origine Drapeau de la France France
Allégeance Drapeau français République française
Drapeau de l'Empire français Empire français
Pavillon LouisXIV.svg Royaume de France
Grade lieutenant général le 30 juillet 1823
Hommages Nom gravé sous l'Arc de triomphe de l'Étoile (12e colonne)"MONTESQUIOU-Fac"

Raymond Aymeric Philippe Joseph de Montesquiou-Fezensac, né à Paris le 26 janvier 1784, mort le 18 novembre 1867 à Tours (ou au château du Mortier, Monnaie (Indre-et-Loire)), baron de Montesquiou Fezensac et de l'Empire (1809) puis 2e duc de Montesquiou (1832), est un militaire et homme politique français des XVIIIe et XIXe siècles.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il s'engagea en 1804 comme simple soldat; il avait à peine vingt ans, il passa par tous les grades et devint lieutenant pendant la campagne d'Allemagne de 1805. Choisi comme aide-de-camp par le maréchal Ney, il le suivit dans la campagne de Prusse, se trouva aux journées d'Eylau et d'Iéna, puis en Espagne, en 1808, assista aux sièges de Saragosse et de Madrid, à l'affaire de la Corogne et remplit dans cette campagne les missions les plus périlleuses. Après avoir rejoint en 1809 la Grande Armée en Autriche, il fut nommé capitaine, puis chef d'escadron ; l'Empereur, en récompense de ses services, le créa baron de l'Empire.

Lors de l'expédition de Russie, il commanda le 4e régiment de ligne à la bataille de la Moskowa. Pendant la retraite de Russie, il faisait partie du corps du maréchal Ney. Quoique son régiment, décimé par la rigueur du climat et par l'ennemi, se trouvât réduit à 30 officiers et 200 soldats, Fezensac repoussa les attaques incessantes de l'ennemi avec un courage héroïque ; il fut alors créé colonel.

Le maréchal Ney écrivit au ministre de la guerre une lettre dans laquelle il rendait l'hommage le plus honorable à la bravoure de Fezensac.

Élevé au grade de général de brigade le 4 mars 1813 par l'Empereur, il prit part à la prise de Hambourg par Vandamme, qui rendit également le témoignage le plus flatteur de sa conduite. À la bataille de Kulm, en 1813, le général de Montesquiou-Fezensac donna de nouvelles preuves de valeur. La brigade qu'il commandait fut presque entièrement détruite par le feu de l'ennemi. Il fut fait prisonnier à Dresde, et rentra en France lors de la paix de 1814.

Après la seconde Restauration il fut nommé major général de la garde royale, en 1815 ; promu au grade de lieutenant-général, le 30 juillet 1823, et appelé, en 1830, au commandement de la division de réserve de l'armée d'Afrique.

En 1832 au décès de son oncle l'abbé de Montesquiou, premier duc de Montesquiou (1821), il fut titré à son tour duc Montesquiou. Ses services éminents rendus au pays l'ont fait élever à la Pairie la même année. Il fut nommé, en 1838, ambassadeur en Espagne, poste qu'il occupa jusqu'en 1839.

A la tribune de la Chambre des pairs, le duc de Fezensac a prononcé plusieurs discours extrêmement remarquables, notamment sur la question algérienne, sur les affaires d'Espagne en 1840, et les fortifications de Paris en 1841.

Le roi des Français l'a nommé grand-croix de la Légion d'honneur en 1839[1].

Postérité[modifier | modifier le code]

Raymond de Montesquiou-Fezensac avait épousé, le 16 avril 1808 à Paris, Henriette (1790 - Londres (Grande-Bretagne) † 18 mars 1831 - Hyères, Var), fille née du premier mariage du duc de Feltre.

Source[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Raymond Aymeric Philippe Joseph de Montesquiou-Fezensac, Souvenirs militaires, de 1804 à 1841, éditions Dumaine, 1863.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Notice no LH/1918/55 », base Léonore, ministère français de la Culture
  2. Léonie de Cambacérès Page d'aide sur l'homonymie (1858-1909), Fille de Louis, comte de Cambacérès Page d'aide sur l'homonymie (1832-1869), auditeur au Conseil d'État (1855), député de l'Aisne (1857-1863), chevalier de l'Ordre de l'Étoile polaire de Suède.
  3. a et b

    «  D'abord « Roche-Tanguy », puis « château Le Denays », le château a pris le nom de Roche-Goyon au XIXe siècle. Il est construit en 1728 avec des réemplois d'une bâtisse du XVIe siècle. Quatre membres de la famille de Goyon, propriétaire du château, se distinguent au XIXe siècle :

    1. Augustin, comte de Goyon, est préfet des Côtes-du-Nord pendant la première Restauration.
    2. Charles, son fils, est nommé aide de camp de Napoléon III en 1853, puis président du conseil général en 1861 et sénateur en 1862. Il devient duc de Feltre par décret impérial en 1866, et est élu député des Côtes-du-Nord de 1876 à 1889. En 1892, il achète le fort La Latte.
    3. Suit Auguste, élu président de la chambre d'agriculture des Côtes-du-Nord en 1924. »
    Source 
    « Château de La Roche-Goyon, Noyal », sur fr.topic-topos.com (consulté le 31 mai 2011)