Raymond Aimos

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Raymond Aimos

Nom de naissance Raymond Arthur Caudrilliers
Naissance 28 mars 1891
La Fère, Aisne
Nationalité Flag of France.svg Française
Décès 20 août 1944 (à 53 ans)
Paris
Profession acteur

Raymond Aimos, de son vrai nom Raymond Arthur Caudrilliers, est un acteur français, né le 28 mars 1891 à La Fère (Aisne)[1] et mort le 20 août 1944 à Paris[2].

Aimos a été l'un des plus populaires seconds rôles de l'âge d'or du cinéma français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Malgré un avenir tout tracé dans l'horlogerie-bijouterie de son père, Raymond Caudrilliers préfère le spectacle et devenir artiste lyrique sous le nom d'« Aimos ». Selon la légende, il aurait débuté au cinéma à 12 ans, dans un film de Georges Méliès.

Officiellement, il débute dans un film muet de 1910 Pendaison à Jefferson City de Jean Durand.

Sa gouaille de titi parisien et sa silhouette dégingandée lui offrent des rôles mémorables : La ficelle dans Chéri-Bibi de Léon Mathot avec Pierre Fresnay, Quart Vittel dans Le Quai des brumes de Marcel Carné, Marche toujours dans La Route enchantée, Dix de der dans Titin des Martigues, Cupidon le clochard aux côtés de Raimu dans Monsieur La Souris, Raymond le raccourci dans Le mort ne reçoit plus de Jean Tarride et bien sûr "Tintin" dans La Belle Équipe de Julien Duvivier avec Jean Gabin et Charles Vanel.

Sa mort reste empreinte de mystère : il est abattu à la libération de Paris dans le Xe arrondissement, sans que l'on sache qui a tiré, et meurt à l'hôpital Saint-Louis[3].

Selon Bertrand Mathot, Raymond Aimos était à bord d'une traction des FFI lorsque le véhicule a été mitraillé par les Allemands, lors de l'insurrection de Paris, et a fini sa course dans une boutique à l'angle du boulevard Magenta et de la rue qui mène à l'hôpital Lariboisière (rue Saint-Vincent-de-Paul)[4]. Dans L'Éducation d'Alphonse, Alphonse Boudard raconte que Aimos aurait été ouvertement dénoncé par le Parti communiste pour avoir été un traître gestapiste.[réf. à confirmer]

Aimos est inhumé au cimetière de Chennevières-sur-Marne (Val-de-Marne).

Filmographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Archives en ligne de l’état civil de l'Aisne, commune de La Fère, acte de naissance no 56, année 1891
  2. Les gens du cinéma et un article dans libération (édition de Paris) du 23 aout 1944
  3. Colette Morel, dans un ouvrage autobiographique (Ma vie en rouge, Éditions Cheminements, 2004), évoque les souvenirs de son père (Ange Morel) concernant la libération de Paris et les combats sur le pont de Joinville en août 1944 ; il témoigne sur la fin d'Aimos. Ange Morel était un résistant communiste vivant à Joinville-le-Pont (Val-de-Marne) : « Un comédien nommé Aimos jouait les personnages populaires au destin souvent tragique. Il s'est battu là en témoignant d'une certaine inconscience, au point que mon père lui avait dit : « Ne t'expose pas ainsi » ! Il en est mort, parce qu'il voulut être Aimos jusqu'au bout »
  4. La Guerre des cancres, Bertrand Mathot, page 265.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Raymond Chirat et Olivier Barrot, Les excentriques du cinéma français : 1929-1958, Paris, H. Veyrier,‎ 1983 (ISBN 978-2-851-99304-5)
  • Yvan Foucart, Dictionnaire des comédiens français disparus 694 portraits, 2147 noms, Mormoiron, Y. Foucart,‎ 2007 (ISBN 978-2-953-11390-7 et 2-953-11390-8)

Liens externes[modifier | modifier le code]