Raves

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Rave.
Raves
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Vosges
Arrondissement Saint-Dié-des-Vosges
Canton Saint-Dié-des-Vosges-Est
Intercommunalité Communauté de communes du Val de Galilée
Maire
Mandat
Éric Aubert
2014-2020
Code postal 88520
Code commune 88375
Démographie
Gentilé Ravinois(es)
Population
municipale
442 hab. (2011)
Densité 110 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 15′ 49″ N 7° 03′ 03″ E / 48.2636111111, 7.05083333333 ()48° 15′ 49″ Nord 7° 03′ 03″ Est / 48.2636111111, 7.05083333333 ()  
Altitude 430 m (min. : 367 m) (max. : 550 m)
Superficie 4,02 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Raves

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Raves

Raves est une commune française située dans le département des Vosges en région Lorraine.

Ses habitants sont appelés les Ravinois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village de Raves est situé dans le vallon de la Morthe avant sa jonction avec la vallée de la Fave, au centre d'une terre basse aux formes molles, caractérisée par ses alluvions. Les anciens habitants de Raves dénommait d'ailleurs Rave la rivière comme leur village. Morthe, de la même racine celtique ou pré-celtique que Murta, qui a engendré le nom de la rivière Meurthe, désigne les alluvions, terre sur laquelle l'eau rigole et emporte les sédiments les plus fins des rives. Raves est plus proche de la racine latine Rapina qui signifie une action violente, c'est-à-dire creuser, rapiner, raviner, emporter[1].

Cours d'eau[modifier | modifier le code]

La Morthe, affluent de la Fave et gonflée en amont de plusieurs ruisseaux.

Hameaux[modifier | modifier le code]

  • Ginfosse

Écarts[modifier | modifier le code]

  • Bois-le-Roi

Histoire[modifier | modifier le code]

Le nom de Rayves apparaît dans un document de 1328. La seigneurie du village appartenait en partie au duc de Lorraine et à divers autres seigneurs. On trouve comme co-seigneurs de Raves Aubert de Faucompierre au commencement du XIVe siècle, les sieurs de Bilistein et de Barbas et au XVIe siècle Claude de Jussy en 1565. En 1611 eut lieu un compromis entre le duc de Lorraine et le chapitre de Saint-Dié au sujet de la délimitation des bans de Bertrimoutier, et de ceux de Raves, Combrimont, Frapelle, Neuviller et Bonipaire.Il y eut au XVIe siècle un chanoine de Saint-Dié, connu sous le nom de Didier de Raves, qui fit donation à son chapitre de plusieurs rentes assignés sur des biens à Raves. Sur le plan spirituel, Raves était rattaché à la paroisse de Bertrimoutier dont le patronage appartenait au chapitre de Saint-Dié ainsi que les dîmes; la dimerie de Bonipaire (Ban de Bertrimoutier) dépendait de celles de Raves. La mairie de Raves construite en 1860 appartenait au bailliage de Saint-Dié. Il y eut, dans le village, une chapelle dédiée à saint Étienne bâtie en 1739, mais on n’y trouve pas d’église, la commune étant réunie à Bertrimoutier pour le culte. Le presbytère et le cimetière sont également communs, ainsi que l’école jusqu’à la fin du XIXe siècle. De 1790 à l’an IX, la commune a fait partie du canton de Bertrimoutier.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La chapelle Saint-Étienne
  • La chapelle Saint-Étienne du XVIIIe siècle ; panneaux de bois peint datant de 1552 et représentant la Passion, reliquaire de bois XVIIIe siècle, statues XVIIIe siècle, croix et chandeliers cuivre XIXe siècle du maître-autel.
  • Une cloche de bronze, fondue en 1749 par Nicolas Ferry, porte l'inscription : St Étienne priez pour nous. J'ai été bénite par Me Claude Ravelin chanoine et grand vicaire de St Diez. Elle a été classée en 1921.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Éric Aubert    
mars 1989 mars 2001 Bernard Villemin (1934-2012)   Agent EDF-GDF
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 442 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1856
171 183 160 185 202 220 223 246 221
1861 1866 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
229 242 229 230 237 228 237 223 235
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
229 211 217 225 201 208 217 227 261
1975 1982 1990 1999 2006 2011 - - -
250 318 333 336 414 442 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Pierre Colin, Séminaire de toponymie dialectale, Société philomatique vosgienne, 2008/2009
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011