Ravel (roman)

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Ravel
Image illustrative de l'article Ravel (roman)
Maurice Ravel chez lui à Montfort-l'Amaury en 1928.

Auteur Jean Echenoz
Genre Biographie romancée
Pays d'origine Drapeau de la France France
Éditeur Les Éditions de Minuit
Date de parution
Nombre de pages 124
ISBN 978-2707319302
Chronologie
Précédent Au piano Courir Suivant

Ravel est une biographie romancée écrite par Jean Echenoz et parue aux éditions de Minuit. Elle est consacrée aux dix dernière années de la vie du compositeur français de musique classique Maurice Ravel.

Historique du roman[modifier | modifier le code]

Ravel est le premier tome d'une suite de romans biographiques d'hommes illustres – composée de Courir sur l'athlète Emil Zátopek (2008) et Des éclairs sur le physicien Nikola Tesla (2010) – dite des « vies imaginaires » en référence au livre homonyme de Marcel Schwob paru en 1896[1]. Alors que Jean Echenoz voulait écrire un roman de pure fiction se déroulant dans les années 1930 et dans lequel le personnage de Maurice Ravel ne devait seulement faire qu'une apparition, c'est la visite de la maison du compositeur à Montfort-l'Amaury qui transforma le projet et l'orienta vers celui d'une biographie romancée entièrement consacrée à ce dernier[1]. Ce roman prolonge aussi d'une certaine manière le précédent, Au piano] (2004), dans lequel Jean Echenoz mettait déjà en scène un pianiste en butte aux affres de son art et des concerts.

Le roman a reçu le prix Marianne et fut considéré comme le quatrième meilleur livre de l'année 2006 par le magazine Lire.

Résumé[modifier | modifier le code]

Maurice Ravel est alors un homme connu dans le monde entier pour ses œuvres. Au début du roman, il fait une tournée triomphale aux États-Unis où tout le monde célèbre son génie. Il nous est décrit comme un mondain, toujours tiré à quatre épingles, qui se soucie sans cesse de son aspect. Le roman joue sur l’ambiguïté du personnage : il est à la fois adulé par tous et profondément seul et malheureux. Il vit seul dans sa maison où il s'ennuie et souffre d'insomnie. À la fin de sa vie, il perd peu à peu la tête jusqu'à ne plus se souvenir qu'il est l'auteur de son œuvre. Il oublie le nom de ses amis. Ces derniers décident de le faire opérer du cerveau. C'est un échec ; il meurt dix jours plus tard.

Accueil critique[modifier | modifier le code]

Le roman est largement apprécié par la critique littéraire[2],[3],[4] notamment par Pierre Assouline qui souligne la « malice » de l'auteur reposant sur le « culte du détail et un humour irrésistible »[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Jean Echenoz : "C'est le personnage qui doit être l'auteur du livre" par Amaury da Cunha dans Le Monde du 22 septembre 2010.
  2. Thierry Gandillot, « La dernière touche », L'Express du 5 janvier 2006.
  3. Patrick Kéchichian, Le Monde du 13 janvier 2006, consultable sur le site des Éditions de Minuit.
  4. Jacques-Pierre Amette, « Ravel-Echenoz, portrait en miroir », Le Point, le 2 février 2006, consultable sur le site des Éditions de Minuit.
  5. Ravel, Echenoz et natation par Pierre Assouline sur le site La République des livres le 16 février 2006.

Liens externes[modifier | modifier le code]