Ravageurs du rosier

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Les rosiers, Rosa spp. et hybrides, peuvent être touchés par divers ravageurs. Un grand nombre des problèmes affectant les rosiers sont saisonniers et climatiques[1].

Tétranique tisserand, Tetranychus urticae, sur Gardenia spp.
Thrips Thysanoptera sp.
Cochenille australienne Icerya purchasi
Altise Aphthona flava

Certaines variétés de rosiers sont naturellement plus résistantes que d’autres aux ravageurs.

Les règles de culture des diverses espèces ou cultivars de rosiers, lorsqu’elles sont observées, facilitent souvent la prévention des ravageurs[2].

Arachnides[modifier | modifier le code]

Tétranyque tisserand (Araignée jaune) (Ordre des Acariens, famille des Tetranychidae) Tetranychus urticae
Ces arachnides préfèrent la face inférieure des feuilles et sont difficiles à voir à l’œil nu. La preuve de leur présence est la coloration argentée que prennent les feuilles là où ces ravageurs ont détruit des cellules. Un fin feutrage de fils ou des œufs à l’envers des feuilles sont d’autres signes qui confirment la présence de Tetranychus urticae.

Insectes[modifier | modifier le code]

Les ravageurs sont souvent considérés comme étant les insectes qui affectent les rosiers :

Aphides (Pucerons) (Ordre des Hemiptera 
famille des Aphididae) Macrosiphum rosae
Présents surtout sur les jeunes pousses et les bourgeons, les pucerons sont des insectes à corps mou de 1 à 2 mm de long. Souvent verts, plus rarement brun clair, et parfois ailés, ils peuvent couvrir complètement, sous forme de colonie, les pousses terminales en croissance de la plante. Les pucerons sont plus actifs au printemps et en été et se multiplient à une vitesse prodigieuse en se nourrissant de la sève des plantes en piquant les cellules végétales à l’aide de leur proboscis (trompe). En grand nombre, ils peuvent retarder sérieusement la croissance de la plante et ruiner les bourgeons. Ils sont particulièrement nuisibles pour les nouvelles pousses causant des dégâts aux feuilles émergentes qui sont malformées prenant l'aspect de celles touchées par la cloque du pêcher b[3].

Remède: les cocinelles aphidiphages et leurs larves. Elles peuvent manger 100 pucerons par jour.

Thrips du rosier (Ordre des Thysanoptera)
Les thrips sont de petits insectes minces et ailés de 1 mm de long, ressemblant à de petits éclats de bois noirs. Affectionnant les floraisons de couleurs claires et apparaissant souvent en colonies nombreuses, ils laissent souvent les fleurs comme flétries et sans éclat[4].
Tordeuses (Ordre des Lepidoptera). Voir aussi Liste des Lépidoptères ravageurs des rosiers
La tordeuse (tortrix) Lozotaenia forsterana est l’un des principaux ravageurs des rosiers, bien qu’elle ne soit pas la seule. Les chenilles vertes mesurent jusqu’à 15 mm de long et peuvent se trouver forant des galeries dans les bourgeons ou à l’intérieur de feuilles enroulées. Lorsqu’elles sont dérangées, ces chenilles se déplacent rapidement, se laissant descendre au sol le long d’un fil. Les dégâts touchent les feuilles dévorées et les fleurs et bourgeons criblés de trous.
Charançons (Famille des Curculionidae)
Cochenilles (Ordre des Hemiptera)
Cochenille australienne (Ordre des Hemiptera 
super-famille des Coccoidea) Icerya purchasi
Cette cochenille infeste les rameaux et les branches. La femelle adulte, de forme ovale, est brun-rougeâtre avec des poils noirs et fait 5 mm de long. A maturité, l’insecte reste immobile et produit, par extrusion, une oothèque qui renferme des centaines d’œufs rouges. Cet insecte cause peu de dégâts mais produit un abondant miellat qui peut entraîner l’apparition d’une fumagine dommageable.
Pou de Californie (Ordre des Hemiptera 
super-famille des Coccoidea) Aonidiella aurantii
Cochenille dure, orange à rose-orangé, la femelle a moins de 1,5 mm de long. Souvent en colonies nombreuses, cette cochenille infeste la face supérieure des feuilles provoquant leur jaunissement et leur chute et le dépérissement terminal des rameaux et des branches. Une infestation grave peut provoquer la mort de la plante.
Cochenille du rosier (Ordre des Hemiptera 
super-famille des Coccoidea) Aulacaspis rosae
On les trouve principalement sur les tiges et les branches de la plante, mais elles peuvent envahir aussi les pédoncules floraux et les pétioles des feuilles si on les laisse se répandre. À ce point, la plante risque de voir sa croissance retardée, de se rabougrir et couverte d'une croûte blanche et écailleuse de cochenilles sur l’écorce. La femelle d’Aulacaspis rosae peut vivre pendant une année et pondre 80 œufs à la fois, plusieurs générations vivant à quelques millimètres du parent initial[4].
Abeille coupeuse de feuilles (Ordre des Hymenoptera 
famille des Megachilidae) Megachile spp.
Les abeilles coupeuses de feuilles longues de 6 à 16 mm sont presque noires avec des bandes de poils de couleur claire. Elles découpent des encoches de forme régulière, circulaire ou ovale, à partir du bord des feuilles. Les dégâts ne sont pas importants.
Tenthrèdes du rosier (Ordre des Hymenoptera 
familles des Argidae et Tenthredinidae).
Plusieurs espèces dont les larves appelées fausses-chenilles dévorent les feuilles et peuvent ne laisser que les nervures centrales.
Altises (Ordre des Coleoptera 
famille des Chrysomelidae) Altica rosae
Ces Altica, petits coléoptères brillants, métalliques, ont d’épaisses pattes arrière adaptées au saut, à l’instar des puces. Ce sont des insectes de 3 mm de long qui forent des trous de forme irrégulière dans les jeunes feuilles et les bourgeons. Avec la croissance des feuilles, les trous s’élargissent.
Bupreste du rosier (Ordre des Coleoptera 
famille des Buprestidae) Coraebus rubi .
Ce Bupreste, petit coléoptère brun noir à reflets dorés de 10 mm de long vit également sur les ronces (Rubus spp.). L'adulte se nourrit des feuilles tandis que les larves creusent des galeries dans les racines entraînant le jaunissement du feuillage et l'affaiblissement, voire la mort, de la plante.
Galle due au cynips du rosier
Cynips du rosier (Ordre des Hymenoptera 
famille des Cynipidae) Rhodites rosae L.

Nématodes[modifier | modifier le code]

Nématodes (Ordre des Tylenchida 
famille des Heteroderidae)
Nématode de la nodosité des racines Meloidogyne spp.
Voir - Nématode de la nodosité des racines – Les symptômes d’une infestation par les Meloidogyne chez les rosiers sont le ralentissement de la croissance, le rabougrissement, les feuilles vert pâle, et le flétrissement par temps doux[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Ross, D.,Rose-growing for Pleasure, Lothian Publishing, Melbourne, 1985, ISBN 0 85091 181 8 pp. 27
  2. a et b Botanica's Organic Gardening, Random House Publishing, Sydney, 2002, ISBN 1 74051 426 2
  3. Ross, D.,Rose-growing for Pleasure, Lothian Publishing, Melbourne, 1985, ISBN 0 85091 181 8 pp. 28
  4. a et b McMaugh, J. What garden pest or diesase is that?, New Holland Publishing, Sydney, 2001

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]