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Rava

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Rava
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Brebis Rava
Brebis Rava

Espèce Mouton (Ovis aries)
Région d’origine
Région Massif central (Drapeau de la France France)
Caractéristiques
Taille Moyenne
Cornes Absentes
Toison Blanche
Peau Blanche et noire
Prolificité 145 %
Autre
Diffusion Locale
Utilisation Viande

La Rava est une race ovine française originaire du Massif central, et plus précisément de la chaîne des Puys dans le Puy-de-Dôme. Elle se caractérise par sa toison blanche aux mèches longues et à la laine jarreuse et grossière, et à sa tête nue marquée de taches noires. Cette race est particulièrement rustique et bien adaptée à l'élevage dans les conditions parfois difficiles de son berceau d'origine. Elle permet d'ailleurs d'entretenir à moindre frais les paysages du parc naturel régional des volcans d'Auvergne, lorsqu'elle est envoyée en estive. Elle est élevée en race pure ou en croisement, afin d'améliorer la conformation de ses agneaux destinés au marché du Sud-Est de la France. Elle a failli disparaître, absorbée par les croisements avec des races bouchères qui visaient à améliorer sa conformation, mais semble aujourd'hui en mesure d'être préservée, avec environ 33 000 à 40 000 brebis en 2000.

Origine et historique[modifier | modifier le code]

Origine du nom[modifier | modifier le code]

Selon les auteurs, le nom de la race s'écrit Rava[1],[2] en tant que nom propre invariable ou, indifféremment, Rava ou Ravat et en l'accordant au pluriel[3]. L'appellation ravat oriente vers l'origine du terme : ravat, de même que rabas, rabat, ravas, est en effet un mot dialectal occitan utilisé dans le sud-est de la France (Provence, Dauphiné, Cévennes, Forez, et peut-être aussi Auvergne) pour désigner entre autres un « mouton à laine grossière et pendante, commun dans le Piémont, la Lombardie et la Savoie ; la peau de ce mouton »[4]. Le terme ravat est aussi repris avec cette signification par d'anciens auteurs pour désigner une population ovine grossière du sud-est et du Piémont[5].

Un autre sens du mot occitan ravat est intéressant à considérer, à savoir celui d'un animal, le blaireau[4] : en effet le terme blaireau dans ce cas particulier renvoie à des races ovines offrant une panachure faciale particulière en noir et blanc et dénommées en anglais badger face sheep (moutons à face de blaireau)[6] même si la panachure irrégulière de la Rava d'aujourd'hui est différente de celle de ses congénères britanniques chez lesquelles le caractère badgerface a été fixé.

Origines de la race[modifier | modifier le code]

Aires de dominance (ocre) et de présence (jaune) de la Rava en 1965

La Rava est originaire de la chaîne des Puys dans le Puy-de-Dôme. Elle était autrefois particulièrement représentée aux alentours d'Olby, qui est considéré comme le berceau de la race[7]. La carte géographique publiée en 1965 par Quittet[8] montre ce qu'étaient l'aire de dominance et l'aire de présence de la race dans le Puy-de-Dôme à cette date. C'est donc une race de montagne, qui passe l'été en estive dans des pâturages situés entre 1 200 et 1 500 m d'altitude, et redescend vers des zones de moindre altitude l'hiver[9].

André Sanson, zootechnicien et morphologiste de la deuxième moitié du XIXe siècle, est l'auteur d'une classification des races ovines dont les regroupements ont conservé une certaine pertinence[10]. Il décrit une « race du plateau central » qu'il désignait zoologiquement Ovis aries arvernensis dans laquelle il distinguait plusieurs variétés : l'auvergnate incluant différents types dont la Rava qui est présentée en tant que type ou sous-variété dans le Puy-de-Dôme, la Marchoise en Creuse, la Limousine en Haute-Vienne, la Saintongeoise dans les Charentes et la Bizet en Haute-Loire (la Noire du Velay autrefois appelée Mouton de Bains y est ignorée)[10]. La mise en parallèle de la diffusion de ce groupe ethnique avec les migrations de peuples celtes n'est pas vérifiée et ne repose sur aucun fondement sérieux, même si l'intérêt que cette mention peut susciter ait conduit à y faire référence dans des notices de présentation de ces races[9].

En fait, le constat qui peut être tiré de la lecture de divers textes d'anciens auteurs qui ont traité de la Rava ou des « moutons ravas » est que ceux-ci ont longtemps constitué une population ovine très composite et métissée dont les traits dominants étaient une « constitution grossière » associée à une « très grande rusticité et frugalité ». L'origine qui a été donnée du terme rava la confirme aussi dans cette identité originelle. En 1911, dans son livre de zootechnie ovine, Paul Diffloth[2] fait état de la Rava dans les termes suivants : « Dans le Puy de Dôme, existait une variété locale dite Rava exploitée principalement entre Volvic, Rochefort, Pontgibaut. De petite taille, le Rava rustique et peu exigeant présentait une conformation ample et trapue. La tête petite, à chanfrein droit, était ornée de cornes développées ; la toison, d'un poids de 1,5 kg, était très grossière et fort longue ; les moutons pesaient 25 à 30 kilogrammes. Cette population ovine s'est mélangée avec les moutons de la Corrèze et du Haut-Limousin, où les ovins assez réputés se distinguaient par la présence d'un cercle noir autour des yeux ; des béliers des Causses de Larzac ont même été importés, de sorte que le contingent ovin de l'Auvergne est des plus mélangés et des moins définis ». En 1983, Quittet et Franck écrivaient encore : « Faut-il à propos des Ravas, parler de race ou seulement de population ? On peut en discuter. »[3]

Race ou population, l'originalité et l'identité de la Rava se sont forgées autour de son exceptionnelle rusticité et de ses qualités maternelles[11],[9]. La situation a failli changer à partir des années 1950 quand il fut décidé de croiser les brebis avec des béliers de races bouchères pour améliorer la conformation des agneaux sans conserver en nombre suffisant des femelles de renouvellement. Les animaux issus de croisements avec notamment la Charmoise et la Southdown n'étaient pas adaptés au milieu difficile dans lequel vit la race et celle-ci manqua alors de disparaître[12]. Il arrivait cependant que des agneaux de cette race très précoce saillissent les brebis avant d'être abattus, ce qui a permis de conserver un noyau d'animaux de race pure[9]. Ces croisements se sont arrêtés dans les années 1970, et la race se développe lentement depuis, dans ses montagnes d'origine[9].

L'association des éleveurs de Rava, créée en 1971, a joué un rôle important dans ce renouveau et dans la sélection de la race qui a alors commencé à s'organiser. Ainsi, la section Rava de l'UPRA Races ovines des massifs est créée en 1973, et le standard de la race est défini en 1975[9]. Un centre d'élevage pour les béliers destinés à la reproduction est mis en place l'année suivante, et les prémices d'une base de sélection sont posées en 1986. Depuis, la race bénéficie d'un schéma de sélection fonctionnel, et les effectifs sont repartis à la hausse pour atteindre 33 000 à 40 000 brebis en 2000, suivant les estimations[9],[13].

Description[modifier | modifier le code]

Brebis Rava au Salon international de l'agriculture de 2011.

Voici le standard officiel de la race, tel qu'il est présenté dans l'ouvrage de Gilles Perret sur les races ovines en 1986[1] :

  • Tête : plutôt fine, sans laine, marquée de taches noires, parfois roussâtres qui tantôt se limitent au pourtour des yeux tantôt s'étendent jusqu'à envahir presque complètement la face ; front un peu bombé, cornes rares, surtout chez la brebis; oreilles moyennes et portées horizontalement ; yeux peu saillants ; chanfrein à profil légèrement busqué.
  • Encolure: cou long et mince.
  • Tronc : dos droit, lombes larges
  • Queue : à attache effacée
  • Ossature : fine.
  • Membres : toujours marqués de tâches de même couleur que celles de la tête
  • Laine : jarreuse, grossière, à brins longs. Toison blanche, assez souvent mélangée de touffes brunes ou gris foncé, à mèches longues, ouvertes, s'arrêtant très au-dessus du genou et du jarret, dégageant la nuque et le dessous du ventre.
  • Taille: moyenne. Brebis adulte : 50 à 60 kg, Béliers adultes : 70 à 85 kg

Dans les années 2000, les poids présentés par l'UPRA Races Ovines des Massifs, chargée de la sélection de la race, sont un peu supérieurs, avec 60 et 75 kg pour les brebis et entre 80 et 100 kg pour les mâles[9], à relier vraisemblablement à des objectifs et des résultats de sélection visant à accroître le format de la race.

Sélection[modifier | modifier le code]

Répartition des brebis Rava en contrôle des performances en 2009[Note 1],[14].

Le schéma de sélection de la race est géré par un organisme de sélection (OS) dénommé ROM Sélection (pour Races Ovines de Massifs - Sélection) [15]. Cette dénomination s'est substituée à l’UPRA des Races Ovines des Massifs. Cet organisme s’occupe conjointement de six races ovines rustiques du Massif central : la Blanche du Massif central, la Limousine, la Grivette, la Rava, la Noire du Velay et la Bizet. La section Rava de cet OS gère le livre généalogique de la race et fixe les objectifs de sélection. Ceux-ci visent notamment à améliorer la production laitière des brebis, leur format, leur prolificité et leur résistance à la tremblante du mouton[9].

En 2009, 25 troupeaux étaient inscrits au contrôle des performances. Ils détenaient 7 915 brebis agnelées contrôlées réparties comme indiqué dans la carte ci-jointe[14] (24 troupeaux et 8030 brebis en 2010, dont 20 troupeaux et 7809 brebis inscrits à l'OS[16], avec la même répartition). Elle peut également compter sur le centre d'élevage de jeunes béliers de Riom, qui regroupe chaque année 40 à 50 béliers choisis selon leur ascendance et contrôle leurs performances, afin de sélectionner les meilleurs pour approvisionner la coopérative d'insémination artificielle[9].

La race Rava est, dans son groupe des six Races ovines de Massifs, après la Blanche du Massif central, celle qui a le plus de brebis soumises au contrôle des performances : 8 030 brebis agnelées dans 24 troupeaux, en 2010[16]. Dans un contexte général de diminution de l'élevage ovin en France depuis 1980, c'est aussi une de celles dont la base de sélection s'est relativement bien maintenue :

Évolution des effectifs de brebis contrôlées des Races de Massifs et rang national de 1980 à 2010[14]
Race 2010 2009 2000 1990 1980
nombre de brebis rang nombre de brebis rang nombre de brebis rang nombre de brebis rang nombre de brebis rang
Blanche du Massif central 24 432 2 26 244 2 38 800 1 40 485 1 23 641 5
Rava 8 030 10 7 915 10 8 895 14 7 874 14 4 344 18
Limousine 6 510 13 7 168 12 12 756 8 14 003 8 21 597 6
Noire du Velay 6 207 14 6 424 14 9 314 13 6 553 15 5 855 15
Grivette 6 000 16 5 872 16 6 989 17 4 802 18 39 39
Bizet 3 319 21 3 161 21 4 139 19 3 211 19 2 458 20

Aptitudes[modifier | modifier le code]

Rusticité[modifier | modifier le code]

La Rava se caractérise principalement par sa rusticité, en rapport avec une valeur adaptative à son milieu d'élevage très contraignant : ressources alimentaires de qualité en quantité très limitée, fourrages souvent grossiers, hivernage long. C'est une des races ovines rustiques françaises les plus adaptées à la valorisation de fourrages grossiers[11],[12] les plus divers et les moins conventionnels fournis par la flore naturelle locale, des feuillages d'arbres aux plantes herbacées[12]. Si l'alimentation se fait rare, la Rava est réputée pour mobiliser ses réserves corporelles avec une grande facilité, avant de les reconstituer en période plus favorable[17]. C'est une très bonne marcheuse habituée aux parcours montagnards d'Auvergne parfois escarpés. Sa toison grossière à mèches longues lui offre une bonne protection face aux intempéries[11]. Une brebis produit 1,8 kg de cette laine par an, quand un mâle en produit 2,5 kg[17]. Toutefois cette production n'a que très peu d'intérêt économique, car la laine, autrefois la première source de textile, a été largement supplantée par les matières synthétiques. Par ailleurs la laine de Rava, grossière et colorée, est de qualité médiocre pour être filée. Elle est utilisée à d'autres fins, comme isolant par exemple[18].

Les qualités maternelles[modifier | modifier le code]

La Rava est réputée pour ses très bonnes qualités maternelles[17]. Elle agnèle sans difficultés. Elle s'occupe bien de ses agneaux tout en offrant une bonne capacité d'adoption d'autres agneaux. Ses aptitudes laitières sont bonnes au regard de son mode alimentaire, et elle parvient facilement à élever ses agneaux[9]. Le poids à âge-type de 30 jours (PAT 30 j) qui est un indicateur du potentiel laitier des brebis estimé au travers du croît des agneaux sur cette période est livré dans le tableau ci dessous :

PAT 30 j des agneaux Rava exprimé en kg dans les élevages en organisme de sélection en 2010[14]
simples doubles triples
et plus
mâles femelles mâles femelles
moyenne 12,5 11,8 10,2 9,6 8,4
effectif 1 260 1 308 1 614 1 722 107
écart-type 2,6 2,2 2,1 2,0 1,7

Reproduction[modifier | modifier le code]

La Rava est une race assez prolifique. Les résultats du contrôle de performance révèle que la prolificité lors de mise-bas après œstrus naturel s'est élevée à 149,4 % pour des mises bas de brebis de plus de 19 mois (sur 8 323 mises-bas), et à 130,8 % pour des mises bas de brebis de moins de 19 mois (sur 1 028 mises-bas)[16]. C'est par ailleurs une brebis dotée d'une forte précocité sexuelle, puisque les femelles ont leur premier œstrus vers 4 mois[19] et peuvent mettre bas dès l'âge de 12 mois. C'est aussi une brebis qui se désaisonne très facilement, et naturellement. Ainsi les agnelages sont relativement étalés au cours de l'année, avec un nombre significatif d'agnelages en août et septembre, ce qui induit une lutte au printemps et au début d'été, qui n'est pas la saison de reproduction classique des moutons[Note 2].

(Répartition mensuelle des agnelages 2009, élaboration graphique par Wikipédia)[14]

Croissance des agneaux[modifier | modifier le code]

La race Rava est une race sélectionnée essentiellement sur ses qualités maternelles. En conséquence les résultats du contrôle de croissance des agneaux entre 30 et 70 jours d'âge concernent un nombre d'animaux trop faible pour être significatifs[14].

Élevage[modifier | modifier le code]

Le système d'élevage classique d'un troupeau de brebis Rava s'appuie sur une mise à la reproduction au printemps, voire sur deux périodes de lutte (automne et printemps) avec un rythme de reproduction qui, selon les exploitations, peut être accéléré (trois agnelages en deux ans). En 2009 comme en 2010, 21 % des brebis inscrites à l'Organisme de sélection ont agnelé deux fois dans l'année[14],[16]. Du fait de sa facilité de désaisonnement, la reproduction se fait pratiquement sans induction de l'œstrus par utilisation de traitements hormonaux, et ce quelle que soit la saison. De mai à octobre, les brebis sont envoyées en estive à des altitudes allant de 1 200 à 1 500 m[11].

Les agneaux Rava alimentent les filières du Sud-Est de la France et sont très majoritairement abattus à Lyon ou dans le Vaucluse. Ce sont des agneaux légers, de conformation moyenne, qui sont abattus entre 30 et 38 kg à un âge variant entre 110 et 120 jours. Ils sont assez bien valorisés du fait de leur ossature fine et donc du bon rendement en viande des carcasses, et de la présence modérée de gras. Ils peuvent être commercialisés sous les labels « Agneau de l’Adret » ou « Terre d’Agneaux »[9].

Pour améliorer la conformation de ces agneaux, les brebis peuvent être croisées avec des béliers de race bouchère. Ainsi, trois types d'élevages sur le terrain peuvent être observés, à l'instar de ce qui existe ailleurs en système ovin de montagne et de piémont avec race rustique :

  • les sélectionneurs conduisant leur troupeau en race pure ;
  • les multiplicateurs, qui produisent des brebis F1 à partir de brebis Rava croisées avec des béliers Île-de-France ;
  • les producteurs d'agneaux terminaux qui croisent les brebis F1 ainsi obtenues avec d'autres béliers à fortes aptitudes bouchères pour obtenir des agneaux de boucherie[9].

Dans son berceau, la Rava est liée au parc naturel régional des volcans d'Auvergne. Elle permet d'entretenir les estives, qui sont trop souvent à l'abandon et ont tendance à s'enfricher. Sa rusticité en fait une race parfaite pour maintenir le paysage ouvert dans cette région au climat rude[9].

Répartition[modifier | modifier le code]

Originaire des contreforts de la chaîne des Puys dans le Puy-de-Dôme, la répartition de la race n'a que très peu évolué depuis, et c'est toujours dans cette partie du Massif central qu'elle est la plus présente. Ainsi, 85 % des 33 000 brebis recensées en 2000 étaient situées en Auvergne, avec une grande majorité dans le Puy-de-Dôme et quelques éleveurs dans l'Allier. Une concentration particulièrement forte de cette brebis est observée dans un triangle entre Olloix, Rochefort-Montagne et Chapdes-Beaufort, proche du berceau de la race[11]. Elle s'est tout de même un peu exportée au fil du temps, et a notamment été adoptée par des éleveurs des monts du Livradois et du Forez, voire plus à l'est dans les monts du Lyonnais et jusqu'en Bresse. À l'ouest, elle est bien implantée en Corrèze. Elle est également un peu présente dans le Nord de l'Hérault[20].

La Rava dans la culture[modifier | modifier le code]

La Rava est une race emblématique de sa région d'origine qui est souvent évoquée avec sa tête noire et blanche caractéristique dans les descriptions de l'Auvergne du début du siècle. Un troupeau de Rava est par exemple mentionné dans le livre de l'écrivain auvergnat Jean Anglade Pays oublié[21]. Pour certains la Rava symbolise bien les montagnes auvergnates, car elle est, aux dires d'un agriculteur se confiant à Daniel Brugès : « comme les gens de ces montagnes : économe, résistante, têtue et ne reculant devant rien, même devant la misère  »[22].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Attention la carte livre uniquement la localisation des brebis Rava soumises au contrôle de performances et constituant à ce titre la base de sélection de la race. Cette carte qui ne concerne qu'une fraction de l'effectif global est un bon indicateur de l'aire géographique principale de la race, mais elle peut ne pas la représenter en totalité dans la mesure où d'autres départements que ceux mentionnés peuvent détenir des élevages en race Rava hors contrôle des performances
  2. En rapport avec le photopériodisme et la reproduction : c'est le fait d'organiser la « lutte » (nom donné à la reproduction chez les ovins) au printemps, donc à contre saison car à durée de jours croissante, plutôt qu'à l'automne (durée de jour décroissante qui est la saison naturelle de reproduction des moutons dans l'hémisphère nord, au moins au nord de l'Europe et dans la moitié nord de la France)

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Gilles Perret, Races ovines, SPEOC Ed. lieu=149 rue de Bercy, 75595 Paris,‎ 1985, 440 p.
  2. a et b Paul Diffloth, Zootechnie moutons, chèvres, porcs, Paris, J.B. Baillière et Fils Ed,‎ 1911, 488 p.
  3. a et b Edmond Quittet et Michel Franck, Races ovines en France, Paris, La Maison Rustique,‎ 1983, 120 p.
  4. a et b Robert A.Geuljans, « Dictionnaire étymologique de l'occitan en ligne » (consulté le 16 février 2012)
  5. Collectif d'auteurs, Cours complet d'agriculture selon le plan de l'ancien dictionnaire de l'abbé Rozier, Paris,‎ 1834 (lire en ligne)
  6. Franna Pitt, « Color Genetics of Gotland Sheep in North America »,‎ 2007 (consulté le 20 février 2012)
  7. Nicolas Ordinaire et Abel Poitrineau, Le Puy-de-Dôme au soir de la Révolution, Presses Universitaires Blaise-Pascal,‎ 1989, 241 p. (ISBN 9782877410472)
  8. Edmond Quittet, Les Races ovines françaises, Paris, La Maison rustique,‎ 1965
  9. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m et n « Plaquette UPRA) » (consulté le 16 février 2012)
  10. a et b André Sanson, Traité de Zootechnie, tome V, Les ovidés et les porcins, Librairie agricole de la Maison rustique,‎ 1882
  11. a, b, c, d et e « La brebis Rava est rustique et performante » (consulté le 1er mars 2011)
  12. a, b et c Madeleine Jaffeux, Marc Prival et Michel Leblond, Ainsi va l'homme en ses métiers,, Éditions créer, coll. « Métiers, techniques et artisans »,‎ 1999, 230 p. (ISBN 9782909797274)
  13. « En Auvergne, la Rava a de beaux jours devant elle », Pâtre,‎ 1er mars 2011 (consulté le 20 février 2012)
  14. a, b, c, d, e, f et g Eric Jullien, Laurence Tiphine, Virginie Lemaire, Aline Bonnot, Bilan du contrôle de performances ovins allaitants (campagne 2009), Institut de l'élevage, département génétique, juillet 2010, 105 pp.
  15. « Adapter la sélection aux besoins des utilisateurs des races », L'Auvergne Agricole (consulté le 13 février 2012)
  16. a, b, c et d Aline Bonnot, Laurence Tiphine, Virginie Lemaire, Eric Jullien, Bilan du contrôle de performances ovins allaitants (campagne 2010), Institut de l'élevage, département génétique, juin 2011, 109 pp.
  17. a, b et c « La Rava » (consulté le 1er mars 2011)
  18. « Domaine : Isolant en laine de mouton » (consulté le 16 février 2012)
  19. Y. Walrave, P. Cantin, A. Desvignes, J. Thimonier, « Variations saisonnières de l’activité sexuelle des races ovines du Massif Central », Journées recherche ovine et caprine,‎ 1975, p. 261-271
  20. Daniel Babo, Races ovines et caprines françaises, France Agricole Editions, coll. « Les Races », 2000, 302 p. (ISBN 9782855570549).
  21. Jean Anglade, Le Pays oublié, Éditions de Borée,‎ 2007, 402 p. (ISBN 9782844944795)
  22. Daniel Brugès, Vivre la terre : Jean et Marie-Louise, paysans, Éditions de Borée,‎ 2006, 178 p. (ISBN 9782844944603)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Daniel Babo, Races ovines et caprines françaises, France Agricole Editions, coll. « Les Races »,‎ 2000, 302 p. (ISBN 9782855570549, lire en ligne), p. 219-222
  • Alain Fournier, L'élevage des moutons, Editions Artemis,‎ 2006 (ISBN 9782855570549), p. 55

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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