Ratchet: Gladiator

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Ratchet: Gladiator
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Éditeur Sony Computer Entertainment
Développeur Insomniac Games

Date de sortie PlayStation 2 :
AN 25 octobre 2005[1]
EUR 23 novembre 2005[2]

JAP 23 novembre 2005[1]

Genre Action - Plate-forme
Mode de jeu 1 à 4 joueur(s)

Jeu en ligne (jusqu'à 10)

Plate-forme PlayStation 2
Média DVD
Langue Multilangue
Contrôle Manette de jeu

Évaluation PEGI : 3+

ESRB : Teen (13+)

Ratchet: Gladiator (appelé Ratchet: Deadlocked en version originale américaine) est un jeu vidéo de tir objectif et de plates-formes, sorti en 2005, développé par Insomniac Games et édité par Sony Computer Entertainment, sur PlayStation 2.

Le joueur incarne une nouvelle fois Ratchet, qui, grâce à ses précédentes aventures, est devenu un héros galactique. Cependant, dans cette aventure, il est séparé de son compagnon Clank et se retrouve forcé à participer à un jeu fortement médiatisé où il doit combattre pour sa survie. Pour s'en sortir, Ratchet va devoir utiliser toutes sortes d'armes et de gadgets pour réussir les défis imposés.

Cet épisode reçut un bon accueil critique et commercial, mais moindre que les épisodes précédents, à cause d'une orientation radicalement différente des autres épisodes de la série. En effet, son gameplay laisse plus de place à l'action et son design est plus sombre. Il s'agit du dernier épisode de la série développé par Insomniac Games à être sorti sur PlayStation 2.

Trame[modifier | modifier le code]

Contexte[modifier | modifier le code]

Le jeu se déroule à une échelle galactique.

Le jeu (et par extension toute la série) se déroule dans un univers de science-fiction futuriste, à l'échelle d'une galaxie. Le contexte temporel n'est pas mentionné.

L'histoire de Ratchet: Gladiator se déroule dans la même galaxie que le premier et le troisième épisode : la galaxie de Solana. Le personnage principal est capturé par un empire médiatique appelé Pox Industries, et est forcé à participer à une émission de télé-réalité appelée DreadZone. Cette émission capture des héros galactiques et les envoie, contre leur gré, combattre pour leur survie, dans des environnements dangereux situés sur plusieurs planètes et les mettant aux prises avec des centaines d'ennemis cherchant à les tuer.

Les candidats capturés ne peuvent pas s'enfuir, puisqu'un collier de sécurité est attaché à leur cou. Ce collier peut non seulement délivrer une forte décharge électrique, mais aussi exploser si le candidat devient récalcitrant ou ennuyeux. Seuls les meilleurs candidats ont une chance de pouvoir retrouver la liberté, mais aucun candidat n'a réussi à sortir vivant de DreadZone.

Personnages principaux[modifier | modifier le code]

Le joueur incarne un seul personnage durant tout le jeu : Ratchet (VF : Marc Saez, VO : James Arnold Taylor). De race Lombax (une sorte de félin bipède), Ratchet a, lors d'aventures précédentes, sauvé deux galaxies et est devenu un héros galactique renommé. Ancien mécanicien, il ne se sépare jamais de sa clé à molette (appelée Omniclé dans cet épisode), qui lui sert d'arme de corps-à-corps. À l'instar de Batman, Ratchet n'a pas de super-pouvoir et use de son excellente maîtrise des armes et des véhicules pour parvenir à vaincre ses ennemis.

Ratchet est accompagné dans ses aventures par un petit robot, Clank (VF : Martial Le Minoux, VO : David Kaye). Doté de grandes capacités intellectuelles, il se révèle aussi être très utile à Ratchet pour évoluer dans son environnement : il dispose de mécanismes permettant à Ratchet de sauter plus haut, plus loin et d'avancer plus vite dans l'eau. Cependant, dans cet épisode, il est séparé de son ami et il ne peut aider Ratchet qu'à distance.

Durant l'aventure, Ratchet recevra l'aide d'Al, un pro de l'électronique présent dans le premier et le troisième épisode, ainsi que de deux robots de combat, appelés Mercenaire et Le Bleu. Ces robots combattent quasiment en permanence avec Ratchet et l'assistent pour franchir des obstacles ou enclencher des mécanismes dans les dangereuses épreuves de DreadZone.

Gleeman Vox (VF : Antoine Tomé, VO : Michael Bell) est le créateur de l'émission et le grand méchant du jeu. À la tête d'un empire médiatique appelé Pox Industries, il est seulement intéressé par l'argent et le pouvoir. Il a à sa solde : une équipe de tueurs appelés les Exterminators, chargés d'éliminer les concurrents du jeu, et deux commentateurs très partiaux, Dallas et Juanita, affublant les participants de calomnies incessantes.

Résumé du scénario[modifier | modifier le code]

Alors que Ratchet et Clank sont responsables du vaisseau Phénix, ils sont informés qu'un héros reconnu, le Capitaine Starshield, a été tué en participant contre son gré à une émission appelée DreadZone (qui pourrait être traduit en français par « La Zone de la terreur »). Mais au moment où ils apprennent la nouvelle, une flotte de robots abordent le vaisseau pour capturer Ratchet et Clank, ainsi que leur ami Al.

Ils sont emmenés dans le « secteur de l'Ombre », et ils comprennent très vite que Gleeman Vox, le créateur de DreadZone, les a capturés pour participer à l'émission : étant équipés d'un collier de sécurité explosif les empêchant de s'échapper, leur seule chance de regagner leur liberté est de remporter le jeu. Ratchet est envoyé au combat, tandis que les deux autres sont reclus dans une suite de confinement. Ratchet reçoit deux robots de combat de la part d'Al, Mercenaire et Le Bleu, pour l'aider dans ses épreuves. Clank, quant à lui, parvient à pirater le réseau de transmissions pour communiquer avec Ratchet et lui fournir des informations à l'insu de Gleeman Vox.

Ratchet, alors engagé dans le jeu, montre ses talents de héros, parvient à remporter de plus en plus d'épreuves, et à taper dans l'œil de Gleeman : en effet, les Exterminateurs, qui sont des soldats à la solde de Gleeman et chargés de tuer les concurrents, sont détestés du public, à l'inverse de Ratchet qui, grâce à ses victoires, gagne en popularité auprès des spectateurs. Alors que Ratchet continue d'accumuler des victoires, Clank et Al trouvent le moyen d'enlever les colliers de sécurité dont ils sont affublés, leur permettant s'échapper de DreadZone. Mais ils sont remarqués et Ace Hardlight, le chef des Exterminateurs, blesse Al.

Cependant, Ratchet parvient à progresser encore plus dans le jeu et à vaincre Ace Hardlight. Ce dernier prévient Ratchet de ne pas accepter la proposition que va lui faire Gleeman. En effet, ce dernier souhaite faire de Ratchet sa nouvelle star, mais Ratchet refuse, dégoûté à l'idée de tuer d'autres héros et de faire de la pub à outrance pour l'argent. Gleeman envoie alors Ratchet dans une épreuve réputée impossible ; mais avec l'aide de ses compagnons, Ratchet parvient à s'en sortir.

Ayant rassemblé suffisamment d'informations, Clank décide d'en finir : Ratchet est envoyé au cœur de l'arène principale pour détruire trois générateurs, permettant aux autres héros participant au jeu de s'échapper. Mais Gleeman leur tend un piège et menace de faire tout exploser si Ratchet échoue. Cependant, les trois générateurs sont finalement détruits, et Ratchet se retrouve face-à-face avec Gleeman. Après un long combat acharné, Gleeman est battu. Ce dernier décide d'abattre sa dernière carte : il déclenche l'auto-destruction de la station, ne laissant qu'une minute à vivre à lui et à Ratchet.

Mais Ratchet est sauvé in extremis par ses compagnons, ayant trouvé une navette de secours. Ils décollent ainsi, voyant la station exploser avec Gleeman. Ils sont finalement remerciés par tous les autres héros capturés.

Système de jeu[modifier | modifier le code]

Généralités[modifier | modifier le code]

Reproduction simplifiée de l'affichage tête haute.

Ratchet: Gladiator est un jeu de tir objectif, présentant des aspects de plates-formes (le jeu peut aussi être joué en mode subjectif[3]). Il peut être joué seul, ou avec un deuxième joueur en mode coopératif. Un mode à part, multijoueur, est aussi disponible et reprend les niveaux du jeu.

Le but principal du jeu est de compléter des missions, dans des niveaux remplis d'ennemis cherchant à tuer le joueur pour l'empêcher d'arriver à son objectif. Le joueur doit utiliser des armes, des véhicules et des gadgets pour parvenir à débloquer de nouvelles missions, de nouveaux niveaux, et ainsi progresser dans le jeu.

Le jeu est découpé en 90 missions (60 principales et 30 secondaires)[4]. Dans les missions, le joueur doit remplir divers objectifs situés sur un tracé plus ou moins ouvert. Il peut s'agir de rallier un point dans le niveau, de capturer des points stratégiques, ou de tuer des vagues d'ennemis. Lorsqu'il y a plusieurs objectifs, le joueur peut décider, si cela est possible, de choisir librement l'ordre dans lequel il peut remplir les objectifs. Une fois ces derniers atteints, la mission est terminée. Certaines missions requièrent aussi d'être terminées dans un temps imparti.

Combats[modifier | modifier le code]

Ratchet, pour se sortir de DreadZone, doit utiliser des armes, des véhicules et des gadgets pour survivre, vaincre ses ennemis et réussir les missions imposées. Il pourra compter sur ses robots de combat et l'aide à distance de Clank pour avancer dans le jeu. Durant sa route, il amassera des boulons (la monnaie du jeu) qui lui permettront d'acheter des armes, des améliorations pour ses robots et pour sa clé, dans des magasins situés souvent au début de chaque défi.

Une clé à molette, similaire à celle utilisée par Ratchet dans ses aventures. Par ailleurs, ratchet en anglais, signifie « clé à cliquet ».

Le joueur dispose d'armes variées pour pouvoir progresser. Le jeu en compte dix[5] (un nombre inférieur aux épisodes précédents qui en comptaient respectivement seize[6], vingt-quatre[7] et vingt[8]), et on retrouve des armes classiques (pistolet mitrailleur à plasma, lance-bombes, lance-roquettes par exemple), mais aussi des armes plus novatrices comme un fléau. Ratchet peut changer d'arme instantanément (le temps s'arrête pour laisser au joueur le choix de l'arme), et n'est pas affecté par ses propres tirs, c'est-à-dire qu'il ne subit ni dégât, ni recul. Chaque arme dispose d'un seul chargeur de taille variable, et Ratchet doit trouver des munitions soit en les achetant dans des magasins, soit en les trouvant dans des caisses sur le terrain.

Ratchet doit aussi utiliser des gadgets pour progresser dans l'aventure. Au nombre de 9, ils sont répartis en deux types : ceux utilisables par Ratchet, et ceux utilisables par les robots de combat. Les gadgets de Ratchet sont en général équipés automatiquement en fonction de la situation, tandis que les gadgets des robots doivent être enclenchés grâce à un ordre donné par le joueur.

Les gadgets sont souvent acquis gratuitement au cours de la progression du jeu, seulement un gadget étant payant au cours du jeu. Les gadgets, contrairement aux armes, sont perdus à chaque partie en mode défi, à l'exception du gadget payant. Ratchet dispose de robots de combat (Mercenaire et Le Bleu) améliorables, qui l'aideront à effectuer certaines tâches. Pour les utiliser, le joueur doit leur donner des ordres via la croix directionnelle. Il peut demander une tâche précise (automatiquement adaptée à la situation), ou alors un regroupement. Ces robots peuvent aussi tomber hors service s'ils prennent trop de dommages, et il est alors possible de les ressusciter.

Ratchet peut aussi piloter quatre véhicules durant ses campagnes DreadZone[9]. Ces véhicules ont des caractéristiques diverses, et sont utilisés dans des cas précis. Il est possible de les trouver sur des plates-formes appelées véhicultimes (mot-valise issu de véhicule et ultime), et ces dernières peuvent aussi réparer automatiquement les véhicules qui passent dessus. Des tourelles fixes, qui peuvent pivoter à 360 degrés, sont aussi trouvables dans plusieurs tracés fatals. Elles sont utilisables par Ratchet, mais aussi par certains ennemis.

Environnements[modifier | modifier le code]

Le jeu comporte 11 mondes[10], mais il n'est proposé qu'une infime partie de la planète qui fait office de « tracé fatal ». Le tracé fatal comporte entre trois et sept missions, dans un environnement semi-ouvert : en effet, dans de nombreux cas, il est impossible d'explorer la carte entière en une seule mission car certaines zones sont verrouillées. Pour terminer le tracé fatal, il faut compléter les missions principales pour obtenir un badge. Puis pour avoir accès aux autres mondes, il faut compléter divers défis supplémentaires pour acquérir des points de terreur. Une fois le quota de points de terreur atteint, et le nombre de badges requis atteint, un nouveau tournoi ou un nouveau monde est débloqué.

Progression[modifier | modifier le code]

Les boulons représentent la monnaie du jeu, comme les épisodes précédents. Ratchet peut en amasser en tuant des ennemis, en cassant des caisses sur le tracé fatal, en gagnant des points de compétence ou en remportant des défis. Avec ces boulons, Ratchet peut acheter des armes, des munitions et des modifications à des magasins, ou des améliorations pour ses robots de combat. Tout objet acheté est définitivement acquis (munitions excepté), et ne peut être perdu par la suite.

Chaque arme est évolutive, et fonctionne sur un système de points d'expérience. Plus le joueur élimine d'ennemis avec une arme, plus celle-ci accumule d'expérience. Une fois un certain seuil atteint, elle passe au niveau supérieur, et gagne en puissance. Les armes ont un maximum de 10 niveaux dans une partie normale, puis en achetant une nouvelle version de l'arme dans une partie en mode défi (après avoir au préalable élevé l'arme au niveau 10), il est possible d'élever l'arme jusqu'au niveau 99. Dans le même contexte, les points de vie de Ratchet (appelés Nanotech) évoluent sur un système similaire.

Le jeu comporte cinq modes de difficulté : Pantouflard, Concurrent, Gladiateur, Héros et Exterminator[11], chacun étant plus difficile que le précédent (les ennemis sont plus résistants et causent plus de dégâts). Le mode Exterminator n'est débloqué qu'après avoir terminé le jeu. En fonction de la difficulté choisie, chaque défi rapportera de 1 à 5 étoiles, ce qui permettra d'obtenir de nouvelles apparences pour le joueur.

Le jeu contient aussi des objectifs facultatifs appelés « points de compétence »[12]. Ces objectifs demandent au joueur une tâche très précise et offrent en récompense des boulons. Il y a 165 points de compétence dans le jeu, et ces derniers donnent accès à des bonus modifiant l'expérience de jeu (avoir les mondes en miroir ou changer la météo par exemple).

Pour la première fois de la série, les joueurs peuvent personnaliser leurs armes grâce à des modifications. Dans les deux épisodes précédents, les modifications étaient prédéfinies et ne pouvaient être changées. Ici, grâce à deux types de modifications (Alpha et Oméga), le joueur peut décider de la capacité du chargeur, d'y mettre une visée automatique, d'augmenter son blast, ou de gagner plus d'expérience. Il peut aussi assimiler un effet secondaire à ses tirs, comme provoquer des jets de magma, geler les ennemis, ou les transformer en animaux.

Multijoueur[modifier | modifier le code]

Le jeu propose des aspects multijoueur[13]. Le premier est un mode coopératif en écran divisé (il n'existe pas de mode coopératif en ligne). Dans ce mode, l'aventure principale peut être jouée par deux joueurs en simultané. Le jeu en coopératif présente quelques différences : les robots de combat sont remplacés par le deuxième joueur, un joueur mort ressuscite automatiquement au bout de 5 secondes si son coéquipier est encore en vie, et les deux joueurs ne doivent pas rester éloignés plus de 10 secondes. Les armes et les munitions sont partagées entre les deux joueurs, c'est-à-dire que les deux joueurs ne peuvent pas utiliser la même arme.

Un autre aspect multijoueur est plus basé sur le combat, et était déjà présent dans Ratchet & Clank 3. Cet aspect est jouable jusqu'à quatre en écran splitté (il faut utiliser un multitap pour jouer à plus de deux sur la même console), et jusqu'à dix joueurs en ligne. Cinq modes sont disponibles :

  • Le mode Combat à mort (Deathmatch) où il faut éliminer ses adversaires,
  • Le mode Capture le drapeau (Capture the flag) où il faut prendre et ramener le drapeau ennemi à sa base,
  • Le mode Conquête (Conquest) qui consiste à prendre des points de contrôle sur la carte,
  • Le mode Roi de la colline (King of the hill) où le but est de rester dans une zone le plus longtemps possible,
  • Le mode Monstre (Juggernaut) qui consiste à éliminer un joueur en particulier.

Les joueurs ont la possibilité de former des équipes librement ou de jouer chacun pour soi selon les modes et le nombre de joueurs.

Le système de jeu est similaire au mode solo, à la différence que les armes se trouvent sur le sol ou sur les ennemis tués, et que les dégâts infligés diffèrent. Les quatre véhicules ainsi que tous les niveaux du jeu sont disponibles, ainsi que huit des dix armes présentes dans l'aventure. Il n'est possible de se connecter aux serveurs du jeu qu'en fonction de la zone du DVD (un joueur possédant un jeu américain ne peut jouer que sur des serveurs américains).

Développement[modifier | modifier le code]

Passé d'Insomniac Games[modifier | modifier le code]

Ted Price, président d'Insomniac Games, lors d'une conférence à l'ArtFutura 2006, soit l'année suivant la sortie de Ratchet: Gladiator.

Le jeu a été développé par le studio californien d'Insomniac Games. Fondé en 1994 par Ted Price et deux programmeurs, Alex et Brian Hastings, ils sont devenus en quelques années une firme reconnue pour leurs jeux de qualité sur les consoles PlayStation, grâce au lancement de deux séries de jeux très populaires : Spyro the Dragon et Ratchet & Clank. Cette dernière a connu, avant l'apparition de Ratchet: Gladiator, trois épisodes, sortis exclusivement sur PlayStation 2. Leur succès commercial et critique a permis à la série de devenir une franchise connue des joueurs et des journalistes. Insomniac a pour habitude de sortir des jeux très régulièrement : jusqu'à présent depuis 2002, ils ont sorti un jeu par an, à chaque fois à la fin de l'année.

Annonce du jeu[modifier | modifier le code]

Le développement de Ratchet: Gladiator a débuté dans une phase de pré-production juste après la complétion de Ratchet & Clank 3 (à la fin de l'année 2004), puis quelques mois plus tard, passa en full-production[14]. Au départ, les premiers concepts définissaient le jeu sur une seule planète, où deux races sont en guerre dans un conflit global, et où Ratchet et Clank auraient chacun une vision différente sur cette guerre. Le projet s'appelait alors Ratchet & Clank: Nexus. Mais le projet a par la suite évolué et changé de direction pour devenir Ratchet: Gladiator[15].

Le jeu fut officiellement annoncé le 11 avril 2005, avec, une nouvelle fois, le studio d'Insomniac Games au développement[16], en même temps que les nouveaux épisodes de ses deux concurrents sur la console de Sony, en l'occurrence Jak X[17] et Sly 3[18]. Dès les premiers mois du développement, Insomniac a voulu explorer une nouvelle dimension de la série en mettant en avant le côté action et destruction, en mettant Ratchet seul au combat. De plus, les environnements sont plus sombres et moins colorés, en adéquation avec la nouvelle orientation du jeu.

Ratchet: Gladiator fut également le dernier jeu d'Insomniac Games sur PlayStation 2, puisqu'à partir de 2006, Insomniac n'a développé des jeux que sur PlayStation 3, sans pour autant abandonner la série. Plus de 150 personnes ont participé au développement du jeu[19].

Le gameplay n'a pas été substantiellement modifié durant le développement du jeu, si ce n'est deux changements d'affichage tête haute[20], la disparition des jambes des robots de combat[21], et quelques modifications graphiques et textuelles mineures[22].

La trame du jeu a été comparée à celle de Running Man de Stephen King pour le concept de DreadZone, et les colliers ont été comparés à ceux de Battle Royale[23],[24].

Technique[modifier | modifier le code]

Le moteur graphique reprend celui de l'épisode précédent avec quelques améliorations, fonctionnant à 50 ou 60 images par seconde (en mode solo) selon la version PAL ou NTSC. Il supporte le format 16/9 et la version NTSC propose un mode balayage progressif en 480p.

Musique[modifier | modifier le code]

La musique du jeu a été composée pour la quatrième fois consécutive par le compositeur franco-américain David Bergeaud, avec des musiques additionnelles de Niels Bye Nielsen[25]. Elle est d'un style plus electro et rock que les épisodes précédents, pour mieux coller à l'ambiance plus sombre du jeu. Le jeu comprend 54 pistes différentes pour près de 5 heures de musique[26].

Accueil[modifier | modifier le code]

Critique[modifier | modifier le code]

Aperçu des notes reçues

Presse papier
Média Note
Consoles + (FR) 14 sur 20[27]
Edge (GB) 7 sur 10[28]
Famitsu (JP) 32 sur 40[29]
Joypad (FR) 6 sur 10[30]
Presse numérique
Média Note
1UP.com (US) B+[23]
Gamekult (FR) 5 sur 10[31]
GameSpot (US) 8,6 sur 10[32]
IGN (US) 8,8 sur 10[1]
Jeuxvideo.com (FR) 15 sur 20[11]
Agrégateurs de notes
Média Note
GameRankings 82,5 %[33]
Metacritic 81 %[34]

Le jeu reçut dans l'ensemble une bonne critique au niveau mondial, bien qu'inférieure à celle des épisodes précédents. À titre de comparaison, Ratchet & Clank 3 a une moyenne de 91,5 % sur Game Rankings, alors que Ratchet: Gladiator atteint 82,5 %[35].

Le jeu reçoit un bon accueil de la part des sites américains et anglophones : le site IGN lui accorde un 8,8 sur 10 et lui décerne un Editor's Choice Award, en citant que « la frénésie de Ratchet: Gladiator est toujours un énorme réservoir de fun ». Le site GameSpot quant à lui accorde un 8,6 sur 10, en appréciant « l'humour, les armes stylées, et plein de modes de jeux différents dans un pack cohérent ». La plus haute note décernée au jeu est un 9,8 sur 10 de Games Xtreme[36]. De fait, contrairement au précédent épisode, le jeu n'a reçu aucune note parfaite de 10 sur 10 (ou équivalent).

L'accueil fut plus froid en France, les notes perdant généralement plusieurs points par rapport aux précédents opus de la série. Le site Jeuxvideo.com lui accorde la note de 15 sur 20, grâce au plaisir de jeu conservé et à une bande son de qualité. Mais le site Gamekult lui attribue un 5 sur 10, critiquant le manque de nouveautés et la répétitivité du gameplay.

Ventes[modifier | modifier le code]

Le jeu, lors de sa sortie aux États-Unis, se vendit à 55 300 exemplaires lors de sa première semaine[37] En comparaison, le troisième épisode s'était vendu à 207 500 exemplaires en un mois complet.

En France, si aucun chiffre de ventes n'est connu, le jeu a atteint le top 40 des meilleures ventes de jeux vidéo toutes plates-formes confondues sur Amazon.fr pendant quatre semaines, du 21 novembre 2005 au 12 décembre 2005 inclus[38].

En juin 2007, les ventes s'élèvent à 2,17 millions d'exemplaires à travers le monde[39], un chiffre inférieur aux autres épisodes. Cependant, les ventes furent largement suffisantes pour que le jeu entre dans la gamme Platinum en Europe[40] et dans la gamme Greatest Hits en Amérique du Nord[41].

Postérité[modifier | modifier le code]

Des dérivés sur portables[modifier | modifier le code]

Le succès du jeu, reposant déjà sur celui des précédents épisodes, permit la pérennité de la franchise. Tout d'abord, la série connut un épisode sur téléphones portables, appelé Going Mobile, sorti peu après Ratchet: Gladiator. Ensuite, la série connut un nouveau développeur, High Impact Games, qui développa deux épisodes sur PlayStation Portable, La Taille ça Compte en 2007 et Secret Agent Clank en 2008. Ces épisodes seront par la suite portés sur PlayStation 2.

Un avenir sur PlayStation 3[modifier | modifier le code]

Insomniac Games quant à eux sont passés à la PlayStation 3. Ayant développé une nouvelle franchise, la série Resistance, ils n'ont pas pour autant abandonné la série des Ratchet. En 2007 sortit le premier épisode de la série sur PlayStation 3, Opération Destruction, puis, au cours de l'année 2008, arriva un mini-épisode sur le PlayStation Network, nommé Quest for Booty, qui reprend l'histoire là où celle d'Opération Destruction s'arrêtait. Enfin, en fin d'année 2009 sortit un épisode qui conclut l'arc scénaristique commencé dans les deux premiers épisodes sur PlayStation 3, A Crack in Time.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c (en) Jeremy Dunham, « Ratchet: Deadlocked review », sur IGN.com,‎ 27 octobre 2005
  2. (fr) « Ratchet : Gladiator », sur Jeuxvideo.com
  3. Dans les options du jeu, le joueur peut choisir entre trois modes de commandes sont possibles : deux modes en vue objective et une vue en mode subjectif.
  4. Mark Ryan Sallee, « Ratchet: Gladiator Guide (Guides), Ratchet: Gladiator Walkthrough - IGN », sur IGN.com On peut compter 60 missions principales et 30 missions secondaires dans la solution.
  5. Armes de Ratchet: Gladiator - Ratchet-Galaxy
  6. Armes de Ratchet & Clank - Ratchet-Galaxy
  7. Armes de Ratchet & Clank 2 - Ratchet-Galaxy
  8. Armes de Ratchet & Clank 3 - Ratchet-Galaxy
  9. « Véhicules de Ratchet : Gladiator », sur Ratchet-Galaxy.com
  10. Planètes de Ratchet : Gladiator - Ratchet-Galaxy Cette référence ne compte pas la Station DreadZone.
  11. a et b (fr) Frédéric Goyon (Rivaol), « Test de Ratchet : Gladiator sur PlayStation 2 », sur Jeuxvideo.com,‎ 24 novembre 2005
  12. Points de compétence de Ratchet : Gladiator - Ratchet-Galaxy
  13. « Ratchet : Gladiator », sur Ratchet-Galaxy.com
  14. Septième message, commentaire de James Stevenson (sous le pseudonyme jstevenson), Community Manager d'Insomniac Games.
  15. Ratchet & Clank: 10 Years of Concept Art
  16. News « Ratchet rempile », sur JeuxVideo.com,‎ 11 avril 2005
  17. « Jak X : Combat Racing entre sur la piste », sur JeuxVideo.com,‎ 11 avril 2005
  18. « Sly troisième du nom », sur JeuxVideo.com,‎ 11 avril 2005
  19. Anthony Yu, « Ratchet: Deadlocked Dev Diary #2 », sur GameSpy,‎ 23 septembre 2005
  20. Première interface (vidéo), deuxième interface, interface finale. Crédit : GameSpot.
  21. Sur cette image issue d'une version de présentation, le robot a des jambes. Elles seront finalement supprimées dans la version finale.
  22. Les armes n'avaient qu'un nom provisoire aux premiers stades du développement comme dans cette vidéo.
  23. a et b (en) Jane Pinckard, « Ratchet: Gladiator review », sur 1UP.com,‎ 30 octobre 2005
  24. Phil Theobald, « GameSpy: Ratchet: Deadlocked - Page 1 », sur GameSpy,‎ 11 avril 2005
  25. Crédits du jeu.
  26. « Musiques de Ratchet: Gladiator », sur Ratchet-Galaxy
  27. Consoles + numéro 167, décembre 2005
  28. (en) Edge numéro 157, noël 2005
  29. (ja) Famitsu numéro 882, 18 novembre 2005
  30. Joypad numéro 158, décembre 2005
  31. (fr) Amaebi, « Ratchet: Gladiator, test express », sur Gamekult,‎ 24 novembre 2005
  32. (en) Carrie Gouskos, « Ratchet: Deadlocked review », sur GameSpot,‎ 26 octobre 2005
  33. Ratchet: Deadlocked for PS2 - GameRankings, sur GameRankings.
  34. Ratchet: Deadlocked (ps2: 2005), sur Metacritic.
  35. Comparaison des jeux Ratchet & Clank (Secret Agent Clank non inclus), sur Game Rankings.
  36. Ratchet: Gladiator review at Games Xtreme
  37. Patrick Kliepek, « NPD Fallout: Did Ratchet Actually Sell Just Fine? », sur 1UP.com,‎ 20 novembre 2007 (les chiffres de NPD étant ceux du mois d'octobre, et le jeu étant sorti à 7 jours de la fin du mois, le nombre donné est celui des ventes sur ces 7 jours).
  38. « [afjv - Classements des meilleures ventes de jeux vidéo »], sur AFJV
  39. Alex Pham, « VIDEO GAMES - The independent imagination - Insomniac guards its freedom, refusing offers despite rising costs. Ties with Sony help. », sur Los Angeles Times,‎ 26 novembre 2007
  40. Site officiel PlayStation
  41. « Sony Computer Entertainment America Inducts Five new Titles into Greatest Hits Library », sur GamSpot,‎ 7 aout 2006


(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Ratchet: Deadlocked » (voir la liste des auteurs)

Liens externes[modifier | modifier le code]