Raphaël Kalinowski

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Raphaël de Saint-Joseph
Image illustrative de l'article Raphaël Kalinowski
Photographie de Saint Raphael Kalinowski (prise en 1897)
Saint
Naissance 1er septembre 1835
Wilno, Empire russe
Décès 15 novembre 1907 (à 72 ans)  (à 72 ans)
Wadowice, Pologne
Nom de naissance Józef Kalinowski
Autres noms Raphaël (Rafał) Kalinowski
Nationalité Drapeau de la Pologne Polonais
Vénéré à Wadowice, Czerna
Béatification 22 juin 1983 Cracovie
par Jean-Paul II
Canonisation 17 novembre 1991 Rome
par Jean-Paul II
Vénéré par l'Église catholique romaine, l'Ordre du Carmel
Fête 19 novembre
Saint patron des militaires,
des déportés en Sibérie

Raphaël (Rafał) Kalinowski - en religion Raphaël de Saint-Joseph, dans la vie civile Józef Kalinowski, (1835 - 1907). Ingénieur militaire en Russie, il prend part à l'insurrection polonaise de 1863 en Lituanie. Il est déporté en Sibérie durant 10 ans. Il soutient alors les autres prisonniers par son aide à la prière et ses encouragements généreux. Une fois libéré, il entre chez les Carmes déchaussés d'Autriche sous le nom de frère Raphaël de Saint-Joseph. Il étudie la théologie en Hongrie et il est ordonné prêtre en 1882.

Il est considéré comme le « restaurateur du Carmel polonais ». Il meurt le 15 novembre 1907 au couvent de Wadowice. Béatifié le 22 juin 1983 par Jean-Paul II à Cracovie, il est canonisé le 17 novembre 1991 toujours par Jean-Paul II[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et études[modifier | modifier le code]

Registre de naissance (paroisse de St Jean à in Wilno, 226/1835)

Józef Kalinowski est né à Wilno (Lituanie, alors dans l'Empire russe) le 1er septembre 1835. Second fils d'Andrzej Kalinowski, professeur de mathématiques et de Józéfina Polonska, tous deux nobles catholiques polonais. Sa maison sur la rue Saint-Esprit disparut durant la Seconde Guerre mondiale[2]

Sa mère mourut quelques semaines après sa naissance, et son père se remaria avec la sœur de sa femme, avec laquelle il eut trois enfants. Mais, neuf ans plus tard, il perdit aussi sa seconde épouse et se remaria pour la troisième fois avec Zofia Puttkamer avec laquelle il aura quatre enfants.

Zofia Puttkamer eut une grande et bénéfique influence sur Joseph lors d'une profonde crise religieuse qu'il eut pendant ses études[3].

Józef fit de brillantes études, d'abord à l'Institut où exerçait son père. Cet institut, qui avait été fondé par le gouvernement russe, sera plus tard fermé par le Tsar. Son père, Andrzej Kalinowski, deviendra même le recteur de l'institut, mais il démissionnera pour des raisons de conscience. Alors que Józef était encore à l'école, le Tsar commença la persécution des Polonais, des Lituaniens et de l'Église catholique. Beaucoup de Polonais furent déportés en Sibérie, les exécutions sur la place de la ville étaient monnaie courante[2].

L'armée[modifier | modifier le code]

La Lituanie et la Pologne étaient liées par une union fédérale depuis 1385. La Pologne fut partagée en trois fois (cf partages de la Pologne) entre trois grandes puissances : l'Autriche, la Prusse et la Russie; Celle-ci possédait, depuis 1772, la partie dont Józef Kalinowski était originaire. Les tsars avaient fermé les universités de ces deux pays, au moment de révoltes d'indépendance après 1848, contraignant les étudiants polonais à rejoindre les universités russes (ou à s'exiler à l'étranger).

Józef Kalinowski partit donc étudier à l'Institut supérieur d'agronomie à Hory-Horki. Il y étudia deux ans, mais insatisfait de ces cours, avec son cousin, Lucian Polonski, il s'inscrit à l'École de Génie militaire à Saint-Pétersbourg pour y étudier les sciences exactes[4]. Là, il fut confronté à l'indifférence religieuse qui régnait dans la capitale de la Russie[5]. Il disait à son frère Victor : « Je me tourne vers les vanités de ce monde, y cherchant quelques remèdes mais ne trouve pas la paix du cœur »

En 1857, il obtint le grade l'ingénieur-lieutenant. Immédiatement après, il fut nommé maître de conférences en mathématiques à la même Académie[6]. Commissionné comme surintendant Ingénieur en 1860, Joseph fut nommé à la forteresse de Brest-Litvosk, une ville située sur la frontière polonaise[7]. Il fut ensuite promu au grade de capitaine d'état-major[2].

Il exerça en tant qu'ingénieur à Koursk, pour la construction de la ligne de chemin de fer Koursk-Konotop. C'est là que, en tentant de meubler une grande solitude, il découvrit Les Confessions de saint Augustin, et qu'une profonde conversion s'amorça :

« Je regarde la vie maintenant avec plus de calme, et ses plaisirs ont perdu pour moi beaucoup de leurs charmes ».

Il dira aussi, à la même époque :

« J'ai retrouvé la valeur des concepts religieux que je connaissais et je me suis enfin tourné vers eux »

Plus tard, il alla travailler à Brest, et c'est là qu'il découvrit l'ampleur des persécutions subies par les catholiques. Les tsars voulant de gré ou de force russifier tous les peuples.

Józef Kalinowski quitta alors l'armée, et se consacra à la défense de sa nation[3].

Józef Kalinowski l'insurgé[modifier | modifier le code]

L'Insurrection polonaise contre la Russie éclata en janvier 1863. Józef était très conscient de la puissance militaire de l'empereur, il déconseilla la révolte, en disant: « La Pologne a besoin de travailler, pas de verser le sang ». Il ajouta même : « Il est trop évident pour l'œil de l'esprit quelle sera le résultat de la lutte du peuple sans armes contre la force du gouvernement russe qui possède une armée importante et forte ». Joseph démissionna de son poste dans l'armée et quitta Brest pour se rendre à Varsovie. Il avait l'intention de se retirer à Vilna et de se tenir à l'écart de la politique[2]. Cependant, à Varsovie, il fut demandé par le Conseil national pour diriger l'insurrection et servir la patrie. On lui demanda de devenir ministre de la guerre contre la Russie pour la région de Vilna[6]. Joseph savait quel serait le résultat de cette rébellion, mais son amour pour son pays ne lui permit pas de refuser. Il accepta à condition qu'il n'ait jamais à prononcer une sentence de mort contre quiconque.

Après avoir accepté cette nomination, il partit pour Vilna, établissant le siège de la rébellion dans sa propre maison, à l'insu même de ses propres parents. Il accomplit son devoir en tant que ministre de la Guerre en encourageant, en conseillant et surtout, en essayant d'éviter le pire à ses concitoyens. Comme il l'avait prévu, les leaders de la révolte furent arrêtés un par un par les russes. Jugés, ils furent pendu sur la place du marché. Les trains contenant des Lituaniens et les Polonais déportés partaient fréquemment pour la Russie et la Sibérie. Le couvent dominicain, situé presque en face de sa maison, fut transformé en prison. Constantin Kalinowski, le chef de la rébellion à Vilna, fut emprisonné, puis condamné à mort. Joseph resta le seul administrateur encore en liberté. Mais, dans la nuit du 24 mars 1864, il fut arrêté à son domicile par le chef de la police. Le 2 juin 1864, il fut condamné à mort. Toutefois, sa peine fut commuée à 10 années de travaux forcés en Sibérie[2].

C'est ainsi que le 29 juin 1864, Józef Kalinowski quitta Wilno pour la Sibérie. D'abord en train militaire via Saint-Pétersbourg et Moscou jusqu'à Nijni Novgorod, où les prisonniers montèrent à bord de bateaux sur la Volga pour atteindre le centre de rétention de Perm. À Perm, Joseph découvrit son frère Gabriel parmi les déportés. En septembre, ils traversèrent les montagnes de l'Oural, à pied ou dans une kibitka (une charrette tirée par des chevaux). L'hiver sibérien commençait. Beaucoup moururent, du typhus, épuisés et gelés. Ils furent enterrés au bord de la route, voire simplement dans la neige. Les survivants marchèrent durant dix mois, pour arriver enfin à Ussole, près du Lac Baïkal où il parviennent le 15 avril 1865. Joseph se comporta envers ses compagnons de misère avec une très grande charité. Il puisa la force de supporter les souffrances dans la prière. Il écrira lui-même:

«Le monde peut me priver de tout, mais il me restera toujours un lieu caché qui lui est inaccessible : la prière! En elle, on peut recueillir le passé, le présent et l'avenir et les placer sous le signe de l'espérance. Oh Dieu, quel grand trésor tu accordes à ceux qui espèrent en toi

Il y resta de nombreux mois, endurant d'immenses souffrances. Józef n'avait rien emporté, qu'un évangile, un crucifix et L'Imitation de Jésus-Christ. Il trouva dans la prière la force de tenir, et soutint par sa charité et sa bienveillance, ses camarades.

« En dehors de la prière, je n'ai rien à offrir à mon Dieu. Je ne peux pas jeûner, je n'ai pratiquement rien à donner en aumône, il me manque des forces pour travailler. Il ne me reste que de prier et de souffrir. Mais jamais je n'ai eu de trésors plus grands et n'en veux pas d'autre. »

C'est pendant cette pénible période de sa vie qu'il entendit l'appel au sacerdoce.

Après 10 ans d'exil, il fut libéré, le 2 février 1874, mais ne fut pas autorisé à retourner en Lituanie, sa terre natale. Il se rendit donc en Pologne[8].

L'appel au sacerdoce[modifier | modifier le code]

À son retour d'exil, Józef Kalinowski fut sollicité pour devenir le précepteur du jeune prince Auguste Czartoryski, qui avait alors 16 ans. Il rencontra son élève à Cracovie à l'automne 1874, ainsi que sa tante, la religieuse carmélite Marie-Xavière de Jésus.

Celle-ci reconnut immédiatement en Józef celui qui serait le mieux à même de favoriser le développement du Carmel en Pologne. Et elle pria intensément pour que naisse chez lui une telle vocation.

Józef s'occupa des études du jeune prince durant deux années. Tous deux arrivèrent à Paris sur l'île de la Cité, le 27 octobre 1874, mais, le jeune homme, de santé fragile, dut aller d'un établissement de cure à l'autre. Durant ces deux années, Joseph participait également à des activités politiques et sociales. Il fut également impliqué dans le travail en faveur des réfugiés polonais. Il travaillait la musique et rencontra le Père Augustin Marie du Très Saint Sacrement (Hermann Cohen, le célèbre pianiste juif converti au catholicisme) qui fut Carmes Déchaux. Joseph admira son grand talent musical, mais surtout, sa profonde spiritualité[2].

À l'automne 1876, Józef Kalinowski décida de se consacrer totalement au Seigneur dans l'Ordre du Carmel. Il quitta donc Auguste en 1877 pour se rendre en Autriche, au carmel de Linz afin de rencontrer le provincial des Carmes Déchaux. Celui-ci gérait la province austro-hongroise à laquelle était rattaché le seul couvent carmélite polonais situé à Czerna près de Cracovie. De son coté, Auguste découvrit, avec l'aide de Józef Kalinowski, sa vocation sacerdotale et religieuse. Il fut reçu en 1887 chez les salésiens par leur fondateur, saint Jean Bosco[6],[9].

Le 15 juillet 1877, à 42 ans, Józef entra comme novice au couvent de Graz (Autriche), où il prit le nom de Raphaël de Saint-Joseph. Il prononça ses premiers vœux le 26 novembre 1878 et parti faire des études de philosophie et de théologie en Hongrie au couvent de Raab.

Le 27 novembre 1881, il prononça ses vœux solennels et fut envoyé en Pologne au couvent de Czerna[10]. Il fut ordonné prêtre en 1882 par l'archevêque de Cracovie et devint prieur de ce couvent l'année suivante[11].

Le Père Raphaël à l'œuvre[modifier | modifier le code]

Basilique de Wadowice

Son œuvre concernant la restauration du Carmel en Pologne fut très fécond. Vicaire provincial et visiteur des monastères, il fut à la base de des fondations au Premislia en 1884 et de Lviv en Ukraine en 1888. Encouragé par le Père Gotti, père général de l'Ordre du Carmel, il fonda aussi un couvent à Wadowice en Pologne et un petit séminaire pour accueillir les hommes qui voulaient intégrer le Carmel. En 1899, le Père Raphaël fut nommé Visiteur et Vicaire provincial de l'ensemble de ces monastères.

En 1906, il prit la direction du collège de théologie à Wadowice. Il fut partout apprécié comme directeur spirituel et comme confesseur.

En plus de sont attention aux Carmes et aux Carmélites, il organisa également le Tiers-Ordre séculier de la Confraternité du Carmel.

Le Père Raphaël de Saint-Joseph a tant contribué à la renaissance et à l’essor de l’Carmel en Pologne qu’il peut en être considéré comme le restaurateur.

Rafał Kalinowski meurt le 15 novembre 1907, dans le monastère qu'il avait fondé à Wadowice (ville de naissance de Jean-Paul II). Le 15 novembre correspond au jour de la commémoration de tous les défunts de l'Ordre du Carmel. Il est enterré dans le cimetière du monastère de Czerna, près de Cracovie[6]. Sa réputation de sainteté a continué de se répandre et les pèlerins commencèrent à venir prier sur sa tombe.

En 1966, pour le millénaire de la Pologne, l'archevêque de Cracovie Karol Józef Wojtyła, prononça l'homélie à Czerna auprès de la dépouille mortelle de Józef Kalinowski[12].

L'écrivain[modifier | modifier le code]

Il rassembla toutes les archives conventuelles dispersées lors des suppressions d'anciens monastères. Il retrouva de nombreux documents sur l'histoire de chacun des couvents carmélites polonaises, et avec l'aide des Carmélites, il publia les Chroniques Carmélites des monastères et des couvents de Vilna, Varsovie, Cracovie et Lviv. De nombreux documents furent ainsi publiés sous le titre de Chroniques Carmélitaines.

Il publia plusieurs fascicules de biographies :

  • Celle de la Mère Thérèse de Jésus Marchoka (1603-1652), surnommée la Thérèse polonaise
  • Un livre sur Thérèse d'Avila pour le troisième centenaire de sa mort
  • Un opuscule sur le culte marial dans le Carmel polonais
  • Un autre opuscule sur les martyrs polonais du XVIIe siècle, etc..
  • La première traduction en polonais de l'Histoire d'une âme, l'autobiographie de sainte Thérèse de Lisieux.
  • La biographie de son ami Hermann Cohen[2]

En 1904, sur ordre de ses supérieurs, il commença à écrire ses Mémoires.

Béatification - Canonisation[modifier | modifier le code]

Monastère des Carmes déchaussés à Czerna, Pologne

Raphaël Kalinowski était déjà considéré comme saint de son vivant, et tout de suite après son décès, il était déjà invoqué dans les prières comme intercesseurs[13].

Le processus ordinaire pour sa béatification éventuelle, a été mis en œuvre dans le diocèse de Cracovie dans les années 1934-1938. Il est repris à Rome en 1943, où a été publié le décret concernant ses écrits. Sa cause a été introduite en 1952. De 1953-1956, la Congrégation a procédé à la discussion sur ses vertus, et le procès apostolique a été réalisée[6].

Rafał Kalinowski a été béatifié à Cracovie le 22 juin 1983 par le pape Jean-Paul II.

Il a été canonisé à Rome le 17 novembre 1991 par le pape Jean-Paul II.

Sa fête a été fixée au 19 novembre[12]. Dans l'Ordre du Carmel, sa fête est célébrée avec rang de mémoire[14].

Citations[modifier | modifier le code]

  • « Le monde peut me priver de tout, mais il me restera toujours un lieu caché qui lui est inaccessible : la prière ! En elle, on peut recueillir le passé, le présent et l'avenir et les placer sous le signe de l'espérance. Oh Dieu, quel grand trésor tu accordes à ceux qui espèrent en toi. »
  • « Notre tâche principale au Carmel est de converser avec Dieu en toutes nos actions. »
  • « Pour les frères et soeurs carmélites, honorer la Très Sainte Vierge est d'une importance primordiale. Et nous l'aimons si nous nous efforçons d'imiter ses vertus, en particulier son humilité et son recueillement dans la prière. ... Nos yeux doivent être constamment tournés vers elle, toutes nos affections doivent être adressées à elle. Nous devons toujours préserver le souvenir de ses grâces et nous efforcer de lui être toujours fidèle. »[13]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  • Thérèse de Lisieux - no 882 - novembre 2007 - ISSN 1168-5638
  1. « Saint Raphaël Kalinowski », sur nominis.cef.fr, Nominis (consulté le 16 mars 2014)
  2. a, b, c, d, e, f et g (en) Eileen Ahern, OCDS, « RAPHAEL KALINOWSKI », sur secular-carmelite.org (consulté le 16 mars 2014)
  3. a et b « Raphaël Kalinowski - Qui es-tu? », sur lecarmel.org, Le Carmel au Québec (consulté le 16 mars 2014)
  4. (en) « Saint Raphael Kalinowski », sur saints.sqpn.com (consulté le 16 mars 2014)
  5. Saint-Pétersbourg (devenue Petrograd en 1915, puis Léningrad en 1924) est demeurée capitale de la Russie, jusqu'en 1918, remplacée par Moscou, devenue aussi capitale de l'URSS en 1922.
  6. a, b, c, d et e (en) « Raphael Kalinowski, O.C.D. (1835-1907) », sur vatican.va, Vatican (consulté le 16 mars 2014)
  7. La forteresse est devenue connue comme la "forteresse héroïque" en raison de la résistance farouche de 8 000 soldats russes à l'invasion des troupes allemandes en 1942, durant la Seconde Guerre mondiale. Seules quelques centaines des 8 000 hommes survécurent. La forteresse fut complètement détruite. Ses ruines ont été laissées intactes par l'URSS après la guerre. L'ensemble du complexe est devenu un mémorial en souvenir de ses défenseurs.
  8. « Raphaël Kalinowski - Pour la liberté de la patrie », sur lecarmel.org, Le Carmel au Québec (consulté le 16 mars 2014)
  9. Auguste, Salésien humble et héroïque meurt prématurément en 1893. Il a été béatifié en avril 2004.
  10. Pour plus de détails concernant ce couvent, voir (pl) karmelczerna.pl.
  11. « Raphaël Kalinowski - Précepteur du prince et vocation au Carmel », sur lecarmel.org, Le Carmel au Québec (consulté le 16 mars 2014)
  12. a et b « Raphaël Kalinowski - restaurer le Carmel de Pologne », sur lecarmel.org, Le Carmel au Québec (consulté le 16 mars 2014)
  13. a et b (en) Valentine Macca, « RAPHAEL OF. ST. JOSEPH (1835-1907) », sur carmelnet.org, The Carmelites province of the most pure heart of Mary (USA) (consulté le 16 mars 2014)
  14. Les heures du Carmel, Lavaur, Éditions du Carmel,‎ 2005, 347 p. (ISBN 2-84713-042-X), p285