Rapale

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Rapale
Rapale (co)
Mairie de Rapale
Mairie de Rapale
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Corse
Département Haute-Corse
Arrondissement Calvi
Canton Haut-Nebbio
Intercommunalité Communauté de communes du Nebbiu
Maire
Mandat
Jean-Claude Fondacci de Paoli
2014-2020
Code postal 20258
Code commune 2B257
Démographie
Gentilé Rapalais
Rapalacci (co)
Population
municipale
150 hab. (2011)
Densité 15 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 35′ 30″ N 9° 18′ 15″ E / 42.5916666667, 9.30416666667 ()42° 35′ 30″ Nord 9° 18′ 15″ Est / 42.5916666667, 9.30416666667 ()  
Altitude 400 m (min. : 16 m) (max. : 687 m)
Superficie 10,16 km2
Localisation

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Rapale (en corse Rapale, prononcé [ra.ˈpa:.lɛ] est une commune française située dans le département de la Haute-Corse et la région Corse. Le village appartient à la microrégion du Tenda.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Rapale est située au Sud du Nebbio. C'est l'une des 10 communes composant le Canton du Haut-Nebbio.

Son territoire s'étend depuis les pentes du Monte Pietesco (702 m - Murato) au Sud, s'étale autour du village et se poursuit par une longue bande dirigée Nord-Nord-ouest jusqu'à l'entrée orientale des Agriates.

À l'Est le ruisseau de Fornello qui prend sa source sur les flancs du Monte Pietesco et prend le nom de ruisseau de Salinelle après sa confluence avec le ruisseau de Cicendolle, lui sert de limite territoriale avec Vallecalle jusqu'au Nord du gué de l'Ilusone. De là, cette limite part en direction Nord-ouest, rejoint la rivière Aliso qu'elle longe sur environ un kilomètre autour du lieu-dit Forcone, prend ensuite la direction Nord jusqu'à Punta Pizzolaccia (153 m) puis rejoint à nouveau le parcours de l'Aliso sur environ 400 mètres, traverse la plaine jusqu'à la D81 et les premières collines des Agriates au Sud du Monte Revincu (Santo-Pietro-di-Tenda).

À l'Ouest, du Monte Guppio (323 m) « à cheval » sur Santo-Pietro-di-Tenda et Rapale, ses limites rejoignent la plaine de l'Aliso à l'Est, au lieu-dit Pilocaccia, d'où elle repartent direction Sud-Sud-est en une quasi droite ligne jusqu'à la colline de Santo Pietro Vecchio (149 m), suivent une basse ligne de crête ceinturant le village du Nord-ouest au Sud.

Ainsi composé, son territoire présente des paysages très variés, depuis les hauteurs du village qui sont verts mais peu boisés en passant par le village nid de fraîcheur, la fertile plaine de l'Aliso jusqu'aux premières collines de l'aride désert des Agriates lui appartenant. Savoir qu'une infime partie de ces collines fait partie de la zone nord du champ de tir de Casta.

Habitat[modifier | modifier le code]

Rapale est un village situé à une même altitude (350 mètres) que ses voisins Sorio, Piève et Vallecalle, tous construits en hauteur sur des sites défensifs. Il est situé sur une arête, à flanc d'une moyenne montagne dont les plus hauts sommets sur la commune ne dépassent pas 700 mètres. Village « balcon », il domine la plaine d'Oletta appelée Conca d'Oro.

Le bâti est ancien, avec des maisons aux façades austères sans balcon, aux toits couverts en alternance de lauzes et de tuiles rouges.

Accès[modifier | modifier le code]

La D62 dessert le village. Cette route conduit vers l'Est à la D81, celle-ci menant à Saint-Florent et à Ile-Rousse. Elle relie la RN 193 depuis le rond-point de Casatorra à Biguglia à la route D81 (entrée orientale des Agriates) et passe au col de Santo Stephano, carrefour routier stratégique desservant à la fois Oletta, Biguglia/Bastia, Rapale et Murato.

La D62 est la route corniche du Haut-Nebbiu. Elle traverse les villages de Santo-Pietro-di-Tenda, San-Gavino-di-Tenda, Sorio, Piève, Rapale. Elle traverse la commune de Murato et la D162 est une bretelle qui permet de gagner le village de Murato au lieu-dit San Michele.

Au Nord, à l'entrée orientale des Agriates, la commune est traversée par la route D81.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Santo-Pietro-di-Tenda Saint-Florent (Haute-Corse) Oletta Rose des vents
Piève N Olmeta-di-Tuda,
Vallecalle,
Murato
O    Rapale    E
S
Piève Piève,
Murato
Murato

Histoire[modifier | modifier le code]

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

  • 1839 : Prosper Mérimée visite le Nebbio le 1er et 2 octobre. Le premier jour il part à cheval voir « trois curieuses églises »[1] : San Michele à Murato, San Nicolao (Chiesa Nera) à Piève et San Cesariu à Rapale.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
vers 1890 .... Philippe Felicelli Républicain  
mars 2001 2008 Jean-Claude Fondacci de Paoli    
mars 2008 en cours Jean-Claude Fondacci de Paoli    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Clocher de Santa Maria-Assumpta


En 2011, la commune comptait 150 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
174 203 227 437 284 316 319 297 300
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
306 296 306 313 306 314 327 327 402
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
403 401 421 403 400 361 233 193 150
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 - -
122 116 108 102 131 151 150 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église paroissiale Santa Maria-Assumpta
  • Église Santa-Maria-Assumpta, héritage pisan
  • Fontaine et lavoir a Rapalinca
  • Chapelle San Cesaro[4] (Saint-Césaire ou San Cesariu en Corse) des XIIIe siècle, XIVe siècle, d'architecture romane avec plusieurs ouvrages sculptés, ruinée, sur les hauteurs du village à 500 mètres d'altitude et à une trentaine de minutes de marche depuis l'église. Propriété de la commune, elle est classée Monument historique en 1840[5]. L'intérêt de l'édifice est paru au J.O. du 18 avril 1914.

Elle a la particularité d'avoir été construite toute en serpentine, pierre verte locale appareillée avec soin. Elle est considérée comme la jumelle de l'église San Michele de Murato.

Abandonnée vers 1920, l'effondrement de sa toiture a entrainé une partie des murs. Classée, elle est en cours de restauration.

  • Chapelle San Martino (Saint-Martin) située au Nord du village, ancienne église paroissiale ruinée.
  • Chapelle Sant'Antone au nord de la chapelle San Martino, également ruinée.

Fêtes et loisirs[modifier | modifier le code]

Panneau du Sentier
  • Fête le 15 août, jour de l'Assomption.
  • Sentier Rapale, A Piève - Soriu Entre profane et sacré, parcours en boucle passant par les principaux points forts (patrimoines religieux et civils). À partir de ce sentier, d'autres parcours sont offerts vers des ouvrages remarquable, tel un pont génois, l'église San Cesariu ou encore Chiesa Nera.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Notes d'un voyage en Corse de Prosper Mérimée - 5 avril 1840
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  4. Orthographe IGN
  5. « Notice no PA00099238 », base Mérimée, ministère français de la Culture


Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]