Rap nigérien

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Le mouvement hip-hop au Niger, comme dans beaucoup de pays, s'est d'abord manifesté par ses expressions graphiques et la dance vers la fin des années 1980. Les groupes de dance rivalisaient d'adresse lors de concours organisés par la télévision nationale ORTN durant les grandes fêtes. Ce sont entre autres Home Boys, Gabero, SikasaÏ, Génération 94.

De ces breakdance posses seront issus les premiers "Lanceurs de flow" : Tod One, Massacreur. Ainsi la fusion du Wassika New Posse et du Wangari va donnée naissance à Wasswong [1] un des pioniers du rap nigerien avec Tchakey, Kaidan Gaskia et Lakal Kaney. Ce dernier groupe va faire mûrir le mouvement par la sortie fin 1999 du premier album de rap nigerien La Voix du Ténéré. Malheureusement il n'aura qu'une repercussion locale.

Début des années 2000 c'est l'âge d'or du rap nigérien. Des artistes solo émergent, des groupes fleurissent sous la houlette du Centre culturel franco-nigérien qui devient le "Temple du rap" et de producteurs qui sont pour la plupart des animateurs de télévision (Malloum Production). Les premiers clips sont réalisés dans les studios basiques de l'ORTN. Les artistes étaient alors Wasswong, Lakal Kaney, Djoro G, DLM outlaw, Tchakey (Gonga Familly), Sikasai, DiEzz Di... Ces posses représentent Niamey la capitale.

À environ 1 000 km de là, à Zinder la deuxième ville la plus importante du pays, le mouvement est représenté par les groupes Black Power, Section H. Tous sont des rappeurs determinés avec des textes riches et surtout en français.

Section H est le pionner du Hip Hop zinderois et il a beaucoup de style europeen et americain tandis qu'il reste un rappeur nigerrien.