Raoul Follereau

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Raoul Follereau, né à Nevers le 17 août 1903 et décédé à Paris le 6 décembre 1977, est un écrivain et journaliste français, créateur de la journée mondiale de lutte contre la lèpre et fondateur de l’œuvre connue aujourd’hui en France sous le nom de Fondation Raoul-Follereau, qui lutte contre la lèpre et la pauvreté et promeut l’accès à l’éducation[1].

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Raoul Follereau naît le 17 août 1903 à Nevers. Il est le deuxième enfant d'une famille de trois : son frère Georges est de 3 ans son aîné et Suzanne, sa petite sœur, de six ans sa cadette. Son père, Émile Follereau, dirige un établissement de construction métallique qu'il a créé et sa femme lui apporte une aide pour la gestion de l'entreprise.

En 1916, à l'âge de 13 ans, Raoul Follereau apprend la mort de son père tué à la guerre, en Champagne. Pour faire vivre sa famille, il travaille dans la journée à l'usine familiale et le soir il étudie avec un prêtre pour préparer son baccalauréat[2].

Raoul Follereau et Madeleine Boudou se rencontrent en 1917 en vendant des bleuets au profit des blessés de guerre[réf. nécessaire].

En 1918, à 15 ans, au cinéma Majestic de Nevers, Raoul Follereau prononce un discours lors d'une cérémonie à la mémoire des victimes de guerre. Il y exprime la devise : « Vivre, c'est aider les autres à vivre[2] [...] être heureux, c'est faire des heureux[3]. »

Raoul Follereau publie, en 1920, à 17 ans, son premier ouvrage, Le Livre d’amour.

Après la guerre, à 20 ans, il obtient deux licences en philosophie et en droit à la Sorbonne et commence une carrière d'avocat qu'il abandonne[Quand ?] pour celle de journaliste.

Il devient[Quand ?] secrétaire de rédaction au journal L'Intransigeant[4].

Raoul Follereau et Madeleine Boudou se marient en 1925 à Nevers[réf. nécessaire]. Au cours du voyage de noces, Raoul Follereau rencontre Gabriele D'Annunzio[réf. nécessaire].

La Ligue d’union latine[modifier | modifier le code]

Raoul Follereau crée la « Ligue d’union latine » en 1927. Selon Jean-François Six, elle est « destinée à « défendre la civilisation chrétienne contre tous les paganismes et toutes les barbaries » »[5], et elle s'inscrit « dans le courant de Maurras et de l'Action française »[5]. Selon l'Annuaire général des lettres, son but est d'« unir et fédérer les élites latines pour la défense et la gloire de leur civilisation »[6].

Déjà en 1920, quand Raoul Follereau avait publié son premier ouvrage, il avait créé la « Jeune Académie » destinée à faire connaître de jeunes auteurs ou poètes de son âge, les publiant dans « Les Éditions de la Jeune Académie », ou aidant à les faire publier[7].

Continuant sur cette lancée, en cinq ans plus de 150 volumes de 100 auteurs seront publiés par l’intermédiaire du journal mensuel de la ligue, L’Œuvre latine[7] dont le premier numéro parait en 1928[8]. Et c'est plus de 300 auteurs ou interprètes de théâtre qui seront révélés[9].

Au travers de la Ligue, Raoul Follereau développe une activité culturelle faite de conférences, de concerts, d’exposés qui va lui permettre de se forger une doctrine qu’il expose lors d'une conférence à la Sorbonne en 1930. Il y expose toutes les valeurs qu’il pense représenter sa civilisation. Il met en avant les études classiques, il crée l’« Institut d’union latine » pour favoriser les développements des études gréco-latines qu’il voudrait indispensable dans la formation car il pense qu’elles apportent une réelle formation pour les individus et la société qu’ils composent : « la latinité est héritière et continuatrice des civilisations antiques ». « Il n’y a plus de race latine, nous sommes tous des métis. Mais il y a un esprit latin » déclare-t-il[7].

En 1930, en compagnie de son épouse, il traverse la cordillère des Andes dans un avion de l’Aéropostale piloté par Jean Mermoz alors qu’il promeut la culture française en Amérique du Sud[10].

Il s’investit alors dans la culture en créant ou en aidant à créer des bibliothèques en Amérique latine avec le patronage du ministre de l’Instruction publique. Il crée L’Œuvre du livre français à l’étranger et pour cette opération, il lève des fonds afin d’envoyer dans ces pays des livres français. Dès novembre 1931, il est fier de la création de 32 bibliothèques publiques et gratuites regroupant plus de 25 000 volumes[11] « dignes de la France et soigneusement sélectionnés quant à leur valeur et à leur moralité[12]. »

Pierre Guillaume écrit, à propos de la Ligue d’Union latine : « Raoul Follereau fut aussi un témoin très engagé dans l’histoire intellectuelle et politique de son temps. C’est en maurrassien convaincu qu’il créée avant la guerre la Ligue d’Union latine, dont le mensuel exprime une sympathie sans ambiguïté pour le Portugal de Salazar, comme pour l’Italie de Mussolini. » [13]. En France, il oeuvre à l'abrogation des lois de 1901 et de 1904 sur les congrégations religieuses[14].

A Paris, il participe en février 1936 à la première réunion du Centre de documentation et de propagande ( qui "a pour mission de lutter contre la judéo-maçonnerie, le marxisme et tous les agents de l'Anti-France"), avec des militants antimaçons et antisémites tels Louis Darquier de Pellepoix et Henry Coston. Il y vitupère les "machinations maçonniques dans le drame de Marseille qui coûta la vie" au roi de Yougoslavie[15]. La même année, il vante l'action et la personnalité de Benito Mussolini[16]. En Algérie, ses conférences sont des occasions de rassemblement pour l’extrême-droite locale qui cherche à s’unifier au lendemain de la victoire du Front populaire aux élections législatives de 1936[17].

Le Figaro du 3 septembre 1936 mentionne que Raoul Follereau a été reçu par le Prince de Piémont au camp de Montella, quartier général des grandes manœuvres de l’armée italienne[18].

Dans le contexte du Front populaire et de la guerre d'Espagne, Raoul Follereau, le 4 septembre 1936,participe à Bruxelles au Congrès de la Ligue pour la réforme de la Société des Nations organisé par la branche belge des CAUR - les Comitati d'Azione per l'Universalità di Roma. Dans les faits, c'est « la fine fleur de l'extrême-droite francophone »[19] qui se rassemble à cette occasion afin de marquer son opposition au Rassemblement universel pour la paix[19]. Il y demanda qu'une "union de tous les patriotes de tous les pays soit créée pour défendre contre toutes les anarchies rouges et leurs satellites la famille, la cité, la patrie, leur indépendance et leur honneur" et, deux mois plus tard, il prêche la "croisade des patries" contre "l'Internationale rouge, le bolchevisme envahisseur dont les menaces et les menées sont évidentes" et loue la valeur du patriotisme[20].

Raoul Follereau accompagne l’enthousiasme pro-Franco des « Amitiés latines » du maire d’Oran Gabriel Lambert en proposant « des voyages organisés depuis Paris en zone franquiste et [...] une collecte nationale pour la reconstruction des églises »[21]. Une annonce parue dans Le Figaro du 19 avril 1938 indique que « la ligue d’union latine fera un don au cardinal Goma, primat d’Espagne, pour aider à la reconstruction des église mutilées »[22]. La ligue lance une souscription: "Sur la terre héroïque de nos frères d'Espagne, l'âme universelle de la chrétienté fut menacée. (...) Il revenait à la France des croisades, à la France de Saint-Louis et de Jeanne d'Arc (...) d'aider à relever le premier clocher"[23].

À Vichy, en juillet-août 1940, le président de la ligue d'Union latine Raoul Follereau expose le « point de vue français » lors d'une réunion avec des diplomates sud-américains présidée par l'ambassadeur brésilien Luís Martins de Sousa Dantas[24].

En 1940, Follereau est tout acquis aux thèses de la Révolution nationale (RN) et à la personne du Maréchal [13]. Le mensuel de la Ligue d’union latine se déplace de Paris à Lyon et change de nom pour s’intituler Paroles de France jusqu’à l’arrêt de la publication en 1944[8].

Il va demeurer un catholique conservateur; on le trouve président d'une séance lors du 6ème congrès de l'Office international des oeuvres de formation civique et d'action culturelle selon le droit naturel et chrétien ( avatar de la Cité catholique de Jean Ousset ), en 1969 à Lausanne[25].

Les Fondations Charles de Foucauld[modifier | modifier le code]

C'est en 1936 que Raoul Follereau découvre la vie de Charles de Foucauld. Il fonde en 1937 les Fondations Charles de Foucauld et entreprend de lever des fonds afin de « reconstruire l'Église française du Sahara ».

Les Fondations Charles de Foucauld sont bénies par le cardinal Pacelli lors de son déplacement à Lisieux, en juillet 1937 pour l'inauguration de la basilique Sainte-Thérèse[5].

En octobre 1937, Raoul Follereau annonce la prochaine inauguration de l'église d'El-Goléa en rendant un vibrant hommage à l'ermite du désert : « En Charles de Foucauld, la France chrétienne retrouve son visage, elle s'exprime par lui, elle se reconnaît en lui. Et le Monde tout entier la reconnaît en lui. [...] C'est du désert que nous vient aujourd'hui la grande figure blanche qui nous affirme l'immortalité de la France et de sa foi. [...] Et si Charles de Foucauld mourut, martyr de sa foi, nous ne saurons jamais oublier qu'il tomba pour la France, que le saint Ermite était demeuré le patriote le plus accompli, le plus ardent qu'on puisse rêver, qu'il sut servir, comme le font avec tant de dévouement nos milliers de missionnaires, sa Croix et son Drapeau, exaltant l'une et l'autre dans son âme splendide incapable d'imaginer leur désunion. Celui-là, vraiment, fut de la France, fille aînée de l'Église. Premier Croisé du désert, premier « Chevalier des Sables », il résuma toute l'histoire de la France dans sa simple et grandiose épopée[26]. »

Raoul Follereau donne des conférences sur Charles de Foucauld au début des années 1940 à l’École des cadres d'Uriage auprès d’étudiants coloniaux venus du Foyer des étudiants africains et asiatiques de Marseille[27], ou encore en janvier 1943 au Théâtre des Fleurs de Vichy[28].

En 1945, les Fondations Charles de Foucauld soutiennent l’abbé Albert Peyriguère qui lutte contre la malnutrition à Elkbab, en lui faisant parvenir 220 000 ancien francs et des farines alimentaires[29].

Raoul Follereau subit l’opposition de Louis Massignon après guerre, lorsqu’il finance la grande exposition Charles de Foucauld organisée par l’abbé Louis, l’aumônier des Invalides avec le père Georges Gorée. Le rayonnement que le père de Foucauld, ancien officier, saharien passionné, avait sur les militaires français n’est pas étranger à cet intérêt[30]. Le père Voillaume, fondateur des Petits Frères de Jésus, est interpellé par Louis Massignon qui s’en émeut : « l’exposition Foucauld aux invalides aura un budget de deux millions et demi fourni probablement par R. Follereau que l’abbé Louis a mis dans le comité ; avec le père Gorrée qui est chargé du "rayonnement" du père de Foucauld. [...] La fondation Follereau, grâce à l’exposition, deviendra une sorte de "caisse Foucauld", avec exclusivité et monopole »[31]. L’exposition est cependant ouverte aux Invalides en 1946 et elle impressionne favorablement le père Voillaume[32].

En fait Follereau, avec ses Fondations, sera pris entre d’un côté, Massignon et le Bulletin de l’association Charles de Foucauld avec Voillaume et de l’autre, Gorrée qui profite de l’exposition pour créer les Cahiers Charles de Foucauld. Alors que Gorrée refuse dans un premier temps la publication dans les Cahiers d’une note de mise au point au sujet des Fondations de Follereau, Massignon refuse de supprimer le Bulletin par fusion avec les Cahiers[33].

Finalement les Cahiers Charles de Foucauld publient, le 8 septembre 1946, une lettre de protestation de Louis Massignon dans laquelle ce dernier, en qualité de membre fondateur de l’association de laïcs Union des Frères et Sœurs du Sacré-Cœur de Jésus autorisée par le cardinal Amette, conteste l’utilisation du nom Fondations Charles de Foucauld par Raoul Follereau et met en avant l’absence de lien spirituel ou de disposition testamentaire de Charles de Foucauld en faveur de Raoul Follereau[34].

En 1988, le Père Voillaume, interrogé par Étienne Thévenin, maintenait que « jamais les fondations Charles de Foucauld de Raoul Follereau n’ont fait partie des différents groupements et autres associations de la famille spirituelle de Charles de Foucauld »[35].

Le 1er décembre 1953, Raoul Follereau est avec le maréchal Juin l’un des principaux orateurs prenant la parole lors de la cérémonie d’anniversaire de la mort de Charles de Foucauld célébrée au Cercle militaire de Paris[36]. Pour Louis Massignon, cela équivaut à placer la « croisade policière » du maréchal sous le patronage de Charles de Foucauld[37].

La bataille contre la lèpre[modifier | modifier le code]

Selon la Fondation Raoul-Follereau, la création des Fondations Charles de Foucault et la prise de conscience des problèmes de la lèpre seraient liées. Ce serait, en 1936, au cours d’un reportage sur les pas de Charles de Foucauld, à la demande d’un quotidien sud-américain, que Follereau rencontrerait des lépreux pour la première fois. Mais Follereau, quant à lui, situera toujours cette rencontre entre 1925 et 1928[38],[39] comme Thévenin le rapporte aussi : « Alors que sa voiture tombe en panne, il voit surgir de la brousse des visages apeurés. [...] Au guide j’ai dit : Qui sont ces hommes ? - Des lépreux m’a-t-il répondu. - [...] - J’entends bien, mais ne seraient-ils pas mieux au village ? Qu’ont-ils fait pour en être exclus ? - Ils sont lépreux, me répondit l’homme taciturne et têtu. - Au moins les soigne-t-on ? Alors mon interlocuteur haussa les épaules et me quitta sans rien dire. [...] et c’est ce jour-là que je me suis décidé à ne plus plaider qu’une cause, une seule cause pour toute ma vie, celle [...] des lépreux. »[40].

Nous n’avons pas à déterminer de ces sources, toutes aussi crédibles, si une version est réelle plus qu’une autre. Peut-on juste remarquer qu’après cette rencontre et cet engagement, il ne s’est pas dévoué qu’à la seule cause des lépreux puisqu’en 1931 il s’occupait du rayonnement de la culture française en Amérique latine et qu’en 1937 et 1945, il s’occupait des fondations Charles de Foucault.

Premier combat[modifier | modifier le code]

La bataille de la lèpre[38] à proprement parler commence en avril 1943 avec sa première conférence sur ce sujet. La lèpre est alors une maladie mystérieuse qui effraie car, si elle tue rarement, elle mutile lentement ceux qui en sont victimes. Beaucoup y voient le signe d'une malédiction, ils ont la lèpre mais ils sont aussi lépreux. À cette époque il n'y a encore aucun traitement médical de la lèpre. L'exclusion dont sont victimes les lépreux vient autant de la peur des bien-portants que de leur abandon par le corps médical[réf. nécessaire] et des prescriptions sanitaires. En 1942, Raoul Follereau est réfugié à Lyon chez les religieuses de Notre-Dame des Apôtres quand il apprend que la mère générale a le projet de bâtir un village pour lépreux à Adzopé, en Côte d'Ivoire[41]. Follereau se charge de collecter les fonds nécessaires à la construction du village. Pendant 10 ans, accompagné de deux sœurs, il parcourt les routes de France, de Belgique, de Suisse, du Liban, d'Algérie, de Tunisie, du Maroc, du Canada en donnant 1200 conférences[réf. nécessaire].

Avec l’ordre de Malte[modifier | modifier le code]

L’ordre de Malte en France, au travers des œuvres hospitalières françaises de l'ordre de Malte, n'est pas plus assuré que Raoul Follereau sur la date qui marque l'origine de son combat. En 2003, dans la revue de l'ordre de Malte-France, Hospitaliers no 108, un dossier spécial souligne les 75 ans d'activité de l'Œuvre, nous trouvons en titre « Reprenant le flambeau des chevaliers de Malte, les Œuvres se lancent en 1929 dans la bataille contre la lèpre[42] ». Ce serait le 5 juin 1928 que l'Ordre posait la première pierre du pavillon de Malte à l’hôpital Saint-Louis à Paris destiné à soigner les « maladies exotiques » comme la lèpre. Ce pavillon ne sera inauguré que le 15 juillet 1932. Deux mille malades y sont suivis dans ses 40 lits[42]. Par contre, dans son dossier de presse pour la journée mondiale des lépreux 2010, l'Ordre indique qu'il s'occupe de la lèpre depuis ses origines et qu'en 1938, c'est Justin Godart, président des œuvres hospitalières françaises de l'ordre de Malte, qui aurait demandé à Raoul Follereau le reportage sur la lèpre en Afrique qui serait à l'origine de l'engagement de celui-ci[43]. Mais ce ne serait qu'en 1950, que les œuvres hospitalières décidaient de reprendre, en Afrique, le développement de ses activités en faveur des lépreux avec l'aide de Follereau, qui en reconnaissance se verra décerner la croix de commandeur dans l’ordre du Mérite de l’ordre souverain de Malte en 1954[43].

En 1958, l'ordre souverain de Malte crée le CIOMAL[44] - comité international de l'ordre de Malte - pour organiser au niveau mondial son activité en faveur de la lutte contre la lèpre[44]. Le CIOMAL et l'association Raoul Follereau font partie des neuf membres fondateurs[45], en 1966, de l'ILEP - International Federation of Anti-Leprosy Association[46] (fédération international des associations contre la lèpre) - aux côtés, entre autres de la fondation luxembourgeoise Raoul Follereau et de l'association italienne des amis de Raoul Follereau.

Des initiatives originales[modifier | modifier le code]

En 1942 et 1943, Raoul Follereau initie deux actions : la première, le noël du père de Foucauld, il demande aux enfants de disposer un soulier supplémentaire pour les enfants pauvres, dès 1946 il recueille 12000 colis et 80000 en 1950 ; la deuxième, l'heure des pauvres ou la grève de l'égoïsme, consistant à faire un don pour les pauvres d'une heure de son salaire tous les Vendredi saint[41]. En 1944, il demande à Franklin Delano Roosevelt une journée de guerre pour la paix [41].

En 1952 on dispose pour la première fois d'un médicament qui guérit la lèpre : les sulfones. Follereau multiplie alors les initiatives visant à éveiller les consciences et mobiliser les foules. Trois de ces actions peuvent être citées pour le retentissement internationale qu'elles ont eu.

Journée mondiale des lépreux[modifier | modifier le code]

En 1953, l’Abbé Balez suggère à Raoul Follereau de créer une journée mondiale de prière pour les lépreux. Follereau s’approprie l’idée et lance l’idée d'une journée mondiale des lépreux. Elle est célébrée pour la première fois le dernier dimanche de janvier 1954. Cette journée visait deux objectifs : d’abord obtenir que les malades de la lèpre soient soignés et traités comme tous les autres malades, en respectant leur liberté et leur dignité d’homme et ensuite, suivant l’expression de Follereau, « guérir les bien-portants » de la peur absurde et parfois criminelle qu’ils ont de cette maladie et de ceux qui en sont atteints[38].

Maintenant cette journée est aussi l’occasion pour les associations de mobiliser les populations pour obtenir des dons lors de quêtes. Lors de la 57e journée organisée le 31 janvier 2010, la fondation Raoul-Follereau à mobilisé 35000 quêteurs sur le territoire français[47]. La 58e journée aura lieu les 29 et 30 janvier 2011[48].

Deux bombardiers stratégiques[modifier | modifier le code]

Le 1er septembre 1954, la presse publie la lettre ouverture que Raoul Follereau a écrit au Général Dwight David Eisenhower, président des États-Unis, et à Gueorgui Malenkov, alors encore pour une semaine premier secrétaire du Comité central du Parti communiste de l'Union soviétique, il est remplacé le 7 septembre par Nikita Khrouchtchev, pour leur demander un don particulier, le prix d'un bombardier stratégique chacun. « Ce que je vous demande est si peu ... Presque rien ... Donnez moi un avion, chacun un avion, un de vos avions de bombardement. Parce que j'ai appris que chacun de ces engins coûtait environ cinq milliards de francs ... Alors j'ai calculé qu'avec le prix de deux de vos avions de mort, on pourrait soigner tous les lépreux du monde »[49].

Il ne recevra jamais la moindre réponse à ces demandes, il prend l'opinion publique à témoin, ce qui va permettre la création d'associations Raoul Follereau[50]. Par contre l'image va avoir du succès, il deviendra habituel de comparer les dépenses militaires avec les investissements humanitaires[51].

Un jour de guerre pour la paix[modifier | modifier le code]

Raoul Follereau reprend vingt ans après une idée qui n'avait pas eu d'écho au moment de la guerre. En 1964, il s'adresse à U Thant, secrétaire général de l'ONU : « Que toutes les nations présentes à l'ONU décident que chaque année, à l'occasion d'une Journée Mondiale de la Paix, elles prélèveront sur leur budget respectif ce que leur coûte un jour d'armement, et le mettront en commun pour lutter contre les famines, les taudis et les grandes endémies qui déciment l'humanité. Un jour de guerre pour la paix... »[52]

Pour donner de l'envergure à cet requête, Follereau lance son premier appel à la jeunesse. Il fait imprimer une carte postale pour les jeunes de 14-20 ans en leur demandant de faire parvenir cette pétition aux Nations-Unies. Les jeunes lisent au verso de la carte « Nous, jeunes de 14 à 20 ans, faisons nôtre l'appel Un jour de guerre pour la paix que Raoul Follereau a adressé aux Nations-Unies et nous nous engageons à user de nos droits civils et politiques pour assurer le succès de cet appel. »[53]. Au total c'est entre deux à trois millions de signatures qui sont reçues au siège de l'organisation en provenance de 120 pays[50],[51].

De nombreux États auraient écrit à Raoul Follereau pour le soutenir, principalement des pays du tiers-monde qui auraient été les premiers bénéficiaires d'une telle disposition. Dès décembre 1968, 15 pays déposaient une Résolution[réf. nécessaire], invitant tous les États membres à consacrer une journée à la paix et à verser, chaque année, un jour de leurs dépenses militaires à un Fonds spécial pour la Paix destiné à la lutte contre les épidémies, les endémies, la faim, la misère et l'analphabétisme. Dans les faits, un seul État, celui du Luxembourg, adoptera une telle résolution[réf. nécessaire].

Dernières années[modifier | modifier le code]

Tombe de Raoul Follereau au cimetière d’Auteuil

En 40 ans, l’action de Raoul Follereau a permis la création de multiples associations dans plusieurs pays européens et la collecte de trois milliards de fonds[38]. Il se préoccupe alors de la pérennité de son action, conçue comme « une œuvre qu’il faut bâtir pour toute la Terre et pour des siècles…[54] ».

En 1968, Raoul Follereau crée l’association française Raoul-Follereau en regroupant en une seule toutes les associations créées en France sous son nom pour aider son action. Il désigne la même année, André Récipon comme son successeur[réf. nécessaire] pour mettre en place les structures nécessaires au développement et à la pérennité de son œuvre. En 1971, ils créent ensemble l’Union internationale des associations Raoul-Follereau (UIARF), pour regrouper toutes les associations nationales.

Follereau a toujours été conscient de l’immense réserve d’énergie et d’enthousiasme que possèdent les jeunes[non neutre]. À sa mort il les déclare[Quand ?] légataires universels : « j’institue pour légataire universelle la jeunesse du monde. Toute la jeunesse de tout le monde : de droite, de gauche, du milieu, du plafond ; que m’importe ! ». il compte sur eux pour poursuivre la bataille, « le trésor que je vous laisse c’est le bien que je n’ai pas fait, que j’aurais voulu faire et que vous ferez après moi. Alors... demain ? demain, c’est vous[55]. »

Raoul Follereau meurt le 6 décembre 1977. Lors de ses obsèques, de nombreux ambassadeurs, en grande majorité d’Afrique où l’organisation Follereau avait tissé ses réseaux, représentent leur gouvernement[réf. nécessaire]. Il est enterré au cimetière d’Auteuil situé dans le XVIe arrondissement de Paris.

Hommages[modifier | modifier le code]

Outre la fondation qui porte son nom, la mémoire de Raoul Follereau est conservée à travers les noms d’institutions hospitalières comme l’« Institut Raoul-Follereau » d’Adzopé ou le « Centre Raoul-Follereau » de Nouméa, des noms de voies dans plusieurs villes (dont la place Raoul-Follereau à Paris) et celui des « lycées Raoul-Follereau » à Nevers et Belfort.

La biographie « Raoul Follereau, hier et aujourd’hui » d'Étienne Thévenin paraît en 1992. Selon Pierre Guillaume, qui la recense en 1993 pour Vingtième Siècle, bien que tombant « complètement » dans « les pièges de l’hagiographie la plus naïve », elle est « indispensable pour connaître l'une des figures les plus attachantes de notre temps »[13].

L'anniversaire des vingt ans de la mort de Raoul Follereau est célébré en 1997. À cette occasion, l'ancien président libanais Elias Hraoui, prend la parole en ces termes : « Il y a longtemps, Raoul Follereau nous quittait, et le monde perdait une personnalité hors du commun, un homme de bien et de bonté, un homme qui avait érigé le devoir d'ingérence humanitaire en principe de vie, bien avant que cette expression soit à la mode[56] ». L'ancien président béninois Mathieu Kerekou ajoute : « L'héritage qu'il nous a laissé ... c'est la bataille contre la lèpre et la promotion d'un monde d'amour, de solidarité et de tolérance[56] ». Jacqueline de Romilly prononce à cette même occasion un discours à la Sorbonne[57].

L'anniversaire de la naissance de Raoul Follereau est inscrit aux « célébrations nationales » du ministère de la Culture pour l'année 2003[58].

En juin 2009, est déclarée en préfecture la création du « mouvement pour la glorification de Raoul et Madeleine Follereau ». L'objet social de cette association loi 1901 est notamment d'entreprendre les démarches nécessaires à l'ouverture d'un procès de canonisation de Raoul et Madeleine Follereau[59].

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Le rôle de Madeleine Follereau[modifier | modifier le code]

Raoul Follereau et Madeleine Boudou se sont rencontrés en 1917 et mariés en 1925.

Madeleine a inspiré les premiers poèmes de Raoul Follereau[réf. nécessaire].

En 1966, Raoul écrit « la plus grande chance de ma vie, ce fut ma femme. [...] Jamais je ne fis un seul voyage sans elle. Elle m'a accompagné dans toutes les léproseries du monde. Elle fut mon soutien, toujours. Et parfois, ma consolation. [...] C'est à deux seulement qu'on est invincible. »[60].

L’œuvre littéraire de Raoul Follereau[modifier | modifier le code]

Avant l'âge de 16 ans, Raoul Follereau a été encouragé dans sa carrière de poète par Edmond Rostand avec qui il a correspondu[réf. nécessaire]. Plus tard, il a été encouragé par Gabriele D'Annunzio qu'il a pu rencontrer pendant son voyage de noces en 1925[réf. nécessaire].

Raoul Follereau a publié son premier ouvrage, Le Livre d’amour, qui contient le poème Un sourire, en 1920, à 17 ans. Il écrira en tout 44 œuvres, poèmes, romans, pièces de théâtre et récits de voyages[réf. nécessaire].

Selon la Fondation Raoul-Follereau, toute son œuvre, empreinte de ferveur catholique, tend à lutter contre l’injustice sociale, la misère, le fanatisme, l’égoïsme des riches et des puissants. Ses livres les plus connus sont : L’heure des pauvres, La bataille de la lèpre et Un jour de guerre pour la paix. En novembre et décembre 1944, il publie une brochure, Le premier Million d’Adzopé, expliquant pourquoi et comment une ville pour les lépreux est construite en Côte d’Ivoire. Follereau est aussi un écrivain de théâtre : sa pièce La Petite Poupée a été jouée plus de 1000 fois[7].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. L’ignorance et la pauvreté sont qualifiées d’« autres formes de lèpres » dans la communication de la Fondation : paramétrage html : « meta name="description" content="La Fondation Raoul Follereau lutte contre la lèpre et contre ces autres lèpres que sont l'ignorance et la pauvreté,... » dans le code source de la page d’accueil http://www.raoul-follereau.org consulté le 20 décembre 2010
  2. a et b Sur le site de la Fondation
  3. Raoul Follereau, Hier et aujourd'hui, Étienne Thévenin, Éditions Fayard, page 19
  4. Étienne Thévenin, «  Raoul Follereau », dans « Célébrations nationales », Ministère de la Culture et de la Communication, 2003, consulté le 20 décembre 2010
  5. a, b et c Six 2008, p. 192
  6. Annuaire général des lettres 1933-1934, sous la direction de Léon Treich, tome 3 p.188, consulté le 2 janvier 2011
  7. a, b, c et d Jacqueline de Romilly, extraits du discours du 6 décembre 1997 dans Raoul Follereau : sa vie résumée en 8 pages, sur www.raoul-follereau.org, p. 5, consulté le 20 décembre 2010
  8. a et b L'Œuvre Latine dans le catalogue interuniversitaire SUDOC
  9. Fondation Raoul Follereau,Raoul Follereau : sa vie résumée en 8 pages, document non daté, www.raoul-follereau.org, p. 1, consulté le 20 décembre 2010
  10. Fondation Raoul-Follereau, « Petite biographie d'un homme d’action », dans Raoul Follereau : sa vie résumée en 8 pages, document non daté, www.raoul-follereau.org, p. 3, consulté le 20 décembre 2010
  11. Jacqueline de Romilly (1997) p. 6
  12. « Échos et informations » dans France-Afrique, Année 1, N°5, juin 1931, p. 26
  13. a, b et c Pierre Guillaume, « Thévenin Étienne, Raoul Follereau, hier et aujourd'hui », Vingtième Siècle. Revue d'histoire, 1993, vol. 37, N° 37, p. 182-183.
  14. Cf. son article de 1936 ( article de Follereau "Les lois de 1904 trahissent la France"), son bulletin de 1938 ( cf. mention d'un n° spécial de "L'Oeuvre latine") et son rôle dans une proposition de loi déposée en 1939:proposition de loi mentionnée dans "Le Journal des débats"
  15. conférence du Centre dans "La Libre parole". Il avait publié en 1933 un article dans la revue antisémite de Coston, La Libre parole: article de Follereau dans "La Libre parole" de mai 1933
  16. article de Follereau du 27 août 1936. Il a été reçu par Mussolini début 1936: cf:audience mentionnée dans "Le Journal des débats". Au lendemain de Munich, il envoie un télégramme au nom de sa Ligue pour son "action en faveur de la paix": la ligue "salue ( en lui ) le défenseur de notre commune civilisation": cf. télégramme mentionné dans "Le Journal des débats"
  17. Koerner 1973, p. 576
  18. Le Figaro, 3 septembre 1936, page 2 consulté le 2 janvier 2011. La ligue a ouvert une souscription pour offrir à l'héritier du prince une statue de Saint Louis "gardien et défenseur de la Chrétienté" réalisée par le sculpteur royaliste Maxime Réal del Sarte: cf. souscription mentionnée dans "Le Journal des débats"
  19. a et b Balace 1987, p. 604-605. Pour les participants: cf. réunion de Bruxelles du "congrès mondial"
  20. article "La croisade des patries" de Follereau en novembre 1936
  21. Koerner 1975, p. 486
  22. Le Figaro du 19 avril 1938, page 3 consulté le 2 janvier 2011
  23. appel de la Ligue publié dans "Le Journal des débats"
  24. from left to right: Brazilian Minister Gonzales-Videla; Mexican Minister Luis Rodriguez; Brazilian Ambassador L.M. de Souza-Dantas, who presided over the meeting; Argentine Ambassador Miguel Angel Carcano; Uruguay Minister Cesar Guttierez. Same listening to Raoul Follereau, President of the League of Latin Union, who exposed the French point of view Description de l'archive vidéo « March of Time -- outtakes -- Vichy deputies meet; Petain; S. American diplomats; main streets in Vichy; Minister of War at airport », Story RG-60.2998, Tape 2385, United States Holocaust Memorial Museum, Steven Spielberg Film and Video Archive, minutage 811 H (04:31:38). Source : National Archives and Records Administration (NARA), 200 MTT 811 C,H,I,J
  25. "Culture et révolution", actes du congrès de Lausanne, p. 363. André Récipon y participa également: "actes du congrès"
  26. Œuvres complètes de Raoul Follereau, Appels, page 309
  27. John Hellman, « The knight-monks of Vichy France: Uriage, 1940-1945 », Montréal, McGill-Queen's Press, 1993, (ISBN 0773509739) p.80-81
  28. Jean Débordes, « Vichy, capitale à l'heure allemande : au temps de Pétain et de François Mitterrand », Godefroy de Bouillon, 1998, (ISBN 2841910709), p.78
  29. « Cahiers Charles de Foucauld », sous la direction de Michel Thout, Volumes 1 à 4, Arthaud, 1946, p.170 Extraits Google Books consultés le 21 décembre 2010
  30. Keryell 1999, p. 188
  31. Lettre du 19 décembre 1945 de Louis Massignon à René Voillaume, Keryell 1999, p. 187
  32. Keryell 1999, p. 187
  33. Keryell 1999, p. 188-189
  34. Thévenin 1992, p. 223
  35. Thévenin 1992, p. 138
  36. Cahiers Charles de Foucauld, Volume 33, sous la direction de Michel Thiout, Arthaud 1954, p. 314, extrait Google Books
  37. Dominique Avon, Recension de Françoise Jacquin (édité par), « Massignon - Abd el Jalil : Parrain et filleul. Correspondance », Éd. du Cerf, « Histoire », 2007, site internet de l’Institut d’études de l’islam et du monde islamique, École des hautes études en sciences sociales, dernière mise à jour le 10 décembre 2010
  38. a, b, c et d Entretien télévisuel de Follereau à la TSR du 28/1/68
  39. Entretien télévisuel de Follereau à la TSR du 6/12/1977
  40. Raoul Follereau, Hier et aujourd’hui, Étienne Thévenin, Éditions Fayard, page 108
  41. a, b et c Dossier de presse (2010) p. 9
  42. a et b Hospitaliers (2003) p. XI
  43. a et b Dossier de presse (2010) p. 7
  44. a et b site officiel du CIOMAL
  45. Membres de l'ILEP
  46. site officiel le l'ILEP
  47. [shttp://www.raoul-follereau.org/jml2010/docs/follereau_JML_2010.pdf Dossier de presse de la Fondation (2010) p. I]
  48. Communiqué de presse de la Fondation (2011) p. 1
  49. Raoul Follereau, Hier et aujourd'hui, Étienne Thévenin, Éditions Fayard, page 301
  50. a et b E. Thévenin
  51. a et b J. de Romilly (1997) p. 2
  52. Raoul Follereau, Hier et aujourd'hui, Étienne Thévenin, Éditions Fayard, page 386
  53. Raoul Follereau, Hier et aujourd'hui, Étienne Thévenin, Éditions Fayard, page 387
  54. J. de Romilly (1997) p. 3
  55. « J’institue pour légataire universelle » dans Œuvres Complètes de Raoul Follereau, Les Appels, Éditions Fondation Raoul-Follereau, page 175
  56. a et b Raoul Follereau, Une voix qui résonne encore, interventions à l'occasion du XXe anniversaire de la mort de Raoul Follereau organisé par la Fondation Raoul Follereau, le 6 décembre 1997
  57. Georges Pédro, « Présentation » dans Chapitre 2, deux questions essentielles, dans L'éducation, fondement du développement durable en Afrique, p.42, Académie de Sciences morales et politiques, Cahiers des Sciences morales et politiques, juin 2003, consulté le 20 décembre 2010
  58. Direction des Archives de France, Délégation aux Célébrations nationales, « Célébrations Nationales », 2003, présentation en ligne consultée le 20 décembre 2010
  59. Publication de création au journal officiel du 27 juin 2009
  60. La seule vérité c'est de s'aimer, Tome I, Raoul Follereau, Flammarion, 1966

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Christian Terras, « Fondation Raoul Follereau : la face cachée d'une œuvre », Golias Hebdo, no 203,‎ 2011, p. 2-5
  • Francis Koerner, « L'extrême droite en Oranie (1936-1939) », Revue d'histoire moderne et contemporaine, vol. 20,‎ octobre-décembre 1973, p. 568-594 (lire en ligne)
  • Francis Koerner, « Les répercussions de la guerre d'Espagne en Oranie (1936-1939) », Revue d'histoire moderne et contemporaine, vol. 22,‎ juillet-septembre 1975, p. 476-487 (lire en ligne)
  • Francis Balace, « La Droite belge et l'Aide à Franco », Revue Belge d'histoire contemporaine, vol. XVIII, no 3-4,‎ 1987, p. 505-689 (ISSN 0035-0869, lire en ligne)
  • Romain Gallaud, Fondation Raoul Follereau, la contre-enquête, Golias éditions,‎ 2012, 214 p. (ISBN 978-2-35472-145-9)
  • Étienne Thévenin, Raoul Follereau hier et aujourd’hui, Fayard,‎ 1992 (ISBN 978-2-213-02897-2)
  • Jacques Keryell, Louis Massignon au cœur de notre temps, Karthala,‎ 1999 (ISBN 978-2-86537-888-3)
  • Jean-François Six, Le grand rêve de Charles de Foucauld et Louis Massignon, Paris, Éditions Albin Michel,‎ 2008 (ISBN 978-2-226-18276-0)

Liens externes[modifier | modifier le code]