Rancogne
| Rancogne | ||
Le château de Rancogne |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Poitou-Charentes | |
| Département | Charente | |
| Arrondissement | Angoulême | |
| Canton | La Rochefoucauld | |
| Intercommunalité | Communauté de communes de Val de Tardoire | |
| Maire Mandat |
Joseph Vinet 2008-2014 |
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| Code postal | 16110 | |
| Code commune | 16274 | |
| Démographie | ||
| Population municipale |
384 hab. (2010[1]) | |
| Densité | 31 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 81 m — Max. 136 m | |
| Superficie | 12,52 km2 | |
| Localisation | ||
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Rancogne (Ranconha en limousin, dialecte occitan) est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Poitou-Charentes).
Sommaire |
Géographie [modifier]
Localisation et accès [modifier]
Rancogne est une commune située à 5 km au sud de La Rochefoucauld et 20 km à l'est d'Angoulême, dans la vallée de la Tardoire.
Le bourg, construit en haut de la rive sud, est aussi à 5 km au nord-est de Pranzac et 8 km au nord-ouest de Montbron[2].
À l'écart des grandes routes, la commune est traversée par la D.110, des Favrauds (N.141) en direction d'Angoulême à l'ouest, à Saint-Sornin et l'Arbre à l'est. La D.6, route de Montbron à La Rochefoucauld, traverse l'angle nord-est de la commune. La D.73, route de La Rochefoucauld à Chazelles, traverse l'ouest de la commune du nord au sud et passe à 1,5 km du bourg. La D.699, route d'Angoulême à Montbron, passe au sud de la commune à 3 km du bourg[3].
Hameaux et lieux-dits [modifier]
L'église se trouve au sommet du Pic de Rancogne et domine la pente abrupte jusqu'à la Tardoire où s'ouvrent les entrées des grottes. Le bourg ne se réduit qu'à la mairie située au carrefour de la rue de l'église.
La commune compte d'autres petits hameaux, comme la Rivière et Corgnac au nord, les Pascauds et les Doussinaux à l'ouest, la Boissière, la Forge et les Nilloux au sud-est au bord de la Tardoire[3].
Communes limitrophes [modifier]
Géologie et relief [modifier]
Le terrain est calcaire et date du Jurassique (Bajocien au sud-est à Oxfordien au nord-ouest). Cet ensemble perméable et fissuré forme ce qui s'appelle le karst de La Rochefoucauld. Il est souvent recouvert, principalement dans la partie orientale de la commune, par des marnes argileuses et altérites déposés pendant l'ère tertiaire depuis la bordure occidentale du Massif central, et au sud-ouest de la commune (route de Bunzac) par des colluvions, sable plus ou moins argileux.
Les bords de la vallée de la Tardoire sont occupés par des alluvions et terrasses de sable et graviers datant du quaternaire[4],[5],[6].
Le relief de la commune est celui d'un bas plateau d'une altitude moyenne de 110 m dominant la vallée de la Tardoire sur sa rive gauche. Sur la rive droite, le sol s'élève en pente plus douce vers l'est rendant la vallée assez large. Le point culminant est à une altitude de 136 m, situé en limite sud de la commune. Le point le plus bas est à 81 m, situé sur la Tardoire en limite nord. Le bourg est à environ 120 m d'altitude, et l'église au Pic surplombe la vallée d'une quarantaine de mètres[3].
Hydrographie [modifier]
Les eaux souterraines sont la conséquence des formations karstiques.
La Tardoire traverse la commune et, à cet endroit, elle a déjà perdu une partie de ses eaux qui se sont engouffrées dans le karst. Localement, les cavités créées par le passage de l'eau forment les grottes de Rancogne.
Elles sont situées sur la rive gauche de la Tardoire. Elles ont été signalées par le père Chabenat en 1784 puis explorées en 1822 par Pierre Despignat. C'est un ensemble d'excavations creusées dans le karst.
Un étroit passage mène à une première salle de 14 mètres sur 30 mètres puis des échelles sont nécessaires pour atteindre les galeries supérieures et une salle nommée le tombeau d'Abel. Toutes les salles présentent des stalactites, des stalagmites, des colonnes et des lames sonores dénommées piano de Rancogne[7].
Climat [modifier]
Comme dans les trois quarts sud et ouest du département, le climat est océanique aquitain.
Végétation [modifier]
La commune est formée de terres boisées avec 50 % de terres agricoles et 45 % de forêts et autres milieux semi-naturels[8].
Toponymie [modifier]
Rancogne se nommait Ranconia en 1293 ce qui signifie « eaux bruyantes », de Rinctius, « bruyant » associé au terme gaulois onno « source », « rivière ». En effet dans les grottes de Rancogne, durant la saison des pluies les ruisseaux coulent à grand bruit[9].
Histoire [modifier]
Jean Maindron, sire de Cressiecq fit construire le château vers 1519[10].
Raymond de Mognac fit construire un haut fourneau et une forge à canons avant 1640. Puis le propriétaire fut Charles Dumont fournisseur de canons pour la Marine et ensuite René Andouillette et en 1754, de Ruffray. Vers 1760, 300 personnes travaillaient aux quatre hauts fourneaux qui se sont arrêtés vers la Révolution.
Au XIXe siècle il y eut un moulin à blé et un moulin à huile. Ils ont été restaurés par une association[11].
Administration [modifier]
Elle a été créée Rencogne dans le canton de La Rochefoucauld en 1793.
Démographie [modifier]
Évolution démographique [modifier]
En 2010, la commune comptait 384 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Pyramide des âges [modifier]
Remarques [modifier]
La croissance de sa population de 1975 à 2006 a permis à Rancogne de retrouver sa population de 1800.
Économie [modifier]
Sont présents des agriculteurs, un horticulteur et une carrière.
Les artisans sont un peintre en bâtiment, un maçon et un chauffagiste.
Le moulin de la Forge, restauré, presse de l'huile de noix et reçoit des visiteurs[16],[11].
Équipements, services et vie locale [modifier]
La Rochefoucauld, le chef-lieu de canton, où sont présents tous les services, est à 4 km.
Lieux et monuments [modifier]
Patrimoine religieux [modifier]
Église paroissiale [modifier]
L'église paroissiale Saint-Pierre est située au Pic de Rancogne, qui surplombe la Tardoire. Elle date de la seconde moitié du XIIe siècle, dessine une croix latine, à la suite de l'addition de deux chapelles latérales. Elle possède une nef, à deux travées sous berceau en briques, terminée par un chevet plat. Sa porte, au cintre légèrement brisé, est accostée de colonnettes avec chapiteaux ornés de coquilles. Son clocher refait a une flèche en charpente élancée[17].
Patrimoine civil [modifier]
Tour de Cressiecq [modifier]
La tour de Cressiecq est une tour en demi-lune, défendant l'entrée de vastes souterrains rejoignant l'église[18].
Château de Rancogne [modifier]
Le château de Rancogne a été bâti de 1509 à 1589, avec galeries extérieures en bois de 1519 sur l'emplacement du château de Cressiecq[9]. Le châtelet d'entrée est accosté de deux tourelles munies de meurtrières et les bâtiments s'organisent en un quadrilataire presque complet marqué de deux petites tours rondes et du donjon rectangulaire daté de 1588. Une fuie ronde de seigneur haut-justicier est séparée des autres constructions[10].
Patrimoine environnemental [modifier]
Grotte de Rancogne [modifier]
Le site Natura 2000 de la grotte de Rancogne est pour la France un des sites les plus importants de chauves-souris ou chiroptères[19],[20].
Sentiers de randonnée [modifier]
Le GR 4 qui va de Royan à Grasse traverse la commune.
| Précédé par | Suivi par | ||
|---|---|---|---|
| Pranzac |
|
Suivi par[21] Vilhonneur |
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Gustave Babinet de Rancogne (1831-1877) a été secrétaire de la Société archéologique et historique de la Charente de 1863 à 1868[22].
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- Populations légales 2010 de la commune : Rancogne sur le site de l'Insee
- Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
- Carte IGN sous Géoportail
- Visualisateur Infoterre, site du BRGM
- Carte du BRGM sous Géoportail
- [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de Montbron », sur Infoterre, 1986. Consulté le 12 novembre 2011
- H. Coquand, Description Physique, Géologique, Paléontologique et Minéralogique du département de la Charente, 1858, p.266, imp. Bodivers & Cie
- observatoire de l'environnement
- Catillus Carol, « Rancogne », 2000. Consulté le 16 juillet 2012
- Châteaux, manoirs et logis : La Charente, éditions Patrimoine et Médias, 1993, 499 p. (ISBN 2-910137-05-8), p. 242
- Moulin de la Forge, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Evolution et structure de la population à Rancogne en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er août 2010
- Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er août 2010
- Les moulins de Bandiat-Tardoire
- Bulletin de la Société archéologique et historique de la Charente, 1862, p.231
- Vigier de la Pile et François Corlieu, Histoire de l'Angoumois, Paris, Derache (1846, Laffite reprint 2002), 1576, 1760, 160 p. (ISBN 2-86276-384-5) [lire en ligne]
- Ministère de l'écologie et du développement durable, « Grotte de Rancogne (site FR5400407) », 2005. Consulté le 16 juillet 2012
- Inventaire national du patrimoine naturel, « Grotte de Rancogne (site FR5400407) », 2005. Consulté le 16 juillet 2012
- Tracé du GR 4 et limites de communes consultés sur Géoportail le 8 janvier 2011.
- Site de la Société archéologique et historique de la Charente
Voir aussi [modifier]
Articles connexes [modifier]
Liens externes [modifier]
- Rancogne sur le site de la Communauté de Communes Bandiat-Tardoire
