Ranchot

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Ranchot
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Franche-Comté
Département Jura
Arrondissement Dole
Canton Dampierre
Intercommunalité Communauté de communes Jura nord
Maire
Mandat
Éric Montignon
2014-2020
Code postal 39700
Code commune 39451
Démographie
Population
municipale
476 hab. (2011)
Densité 69 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 09′ 03″ N 5° 43′ 23″ E / 47.1508, 5.723147° 09′ 03″ Nord 5° 43′ 23″ Est / 47.1508, 5.7231  
Altitude Min. 209 m – Max. 262 m
Superficie 6,91 km2
Localisation

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Ranchot

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Ranchot

Ranchot est une commune française située dans le département du Jura en région Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Ranchot est un village du Jura de près de 500 habitants, situé entre la route départementale 673 et la rivière le Doubs.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Gendrey, Louvatange Rose des vents
La Barre
Monteplain
N Dampierre
O    Ranchot    E
S
Rans Fraisans

Économie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Présence gallo-romaine (voies romaines dans certains champs de la commune). Au XIIIe siècle, Ranchot était placé sous la dépendance de Rans. Ce dernier est un diminutif de Ranchot. Le village est dévasté par les guerres et les épidémies de peste aux XVIe et XVIIe siècles. Voir le paragraphe ci-après pour plus de détails.

Historique du développement de la commune[modifier | modifier le code]

Les époques préhistorique et romaine[modifier | modifier le code]

Le site et son occupation[modifier | modifier le code]

Durant l’époque préhistorique et romaine, le site actuel de Ranchot ne semble pas avoir été habité par les hommes. Toutefois l’existence de grottes préhistoriques (abri du colonel Martin) sur Ranchot témoignent de la présence des premiers hommes dans la vallée du Doubs.

Les liaisons[modifier | modifier le code]

La vallée du Doubs s’inscrit dans la prolongement de la vallée de la Saône, l’ensemble constituant une liaison naturelle entre la vallée du Rhône et la Vallée du Rhin. De ce fait cet axe a très tôt été emprunté par les hommes pour opérer leurs déplacements (exodes, armées …) À l’époque romaine on assiste à la construction d’une voie reliant Chalon-sur-Saône à Besançon et qui traverse la commune de Ranchot aux lieux-dits « en Bellevoye » et « sur la Levée ». Un autre axe de liaison est construit à cette époque reliant la voie romaine au castrum installé à la place de l’actuel château de Rans. Cet ouvrage fortifié romain constitue un poste d’observations et un moyen de contrôle militaire de la vallée du Doubs. La seconde liaison secondaire reliant la voie romaine et le castrum semblent avoir été à l’origine de l’occupation du site de Ranchot à l’époque médiévale.

Époque médiévale et de la Renaissance[modifier | modifier le code]

Les activités[modifier | modifier le code]

À l’époque médiévale, Ranchot devient un village agricole. On cultive les céréales et la vigne, on pratique l’élevage. L’artisanat et le commerce viennent compléter cette activité principale tant pour répondre à la demande locale qu’en raison de la situation de Ranchot à proximité d’une voie importante de communications. Ceci étant, contrairement à d’autres villages, tels que Fraisans ou Dampierre, l’industrie du fer qui se développe à cette période dans la vallée du Doubs n’aura qu’un impact limité sur le développmeent du village. On note seulement l’existence d’un martinet dit « martinet de la Grabusse » installé sur le ruisseau de Pragny au Nord du village.

La population et l’habitat[modifier | modifier le code]

L’urbanisation de Ranchot s’effectue suivant un principe linéaire :

  • Les constructions se localisent sur le rebord du plateau et s’organisent autour de la voie qui relie Rans à l’axe de déplacement principal qui longe la vallée du Doubs.
  • De type unique, les constructions sont en pierres, possèdent un toit en chaume et n’ont pas d’étage.

Ces bâtisses sont des fermes utilisées indifféremment pour l’activité agricole, l’artisanat ou le commerce. Ceci s’explique par le fait que ces deux dernières activités sont fréquemment doublées d’une seule activité agricole annexe. Seule la chapelle fondée en 1430 diffère de ces constructions.

Époque préindustrielle[modifier | modifier le code]

Les activités et les échanges[modifier | modifier le code]

L’essor de industrie du fer se poursuit au cours de la période préindustrielle dans la vallée du Doubs avec le développement des forges de Fraisans et l’installation d’un haut fourneau en l’an 1705 à Rans. L’extraction de la mine alimentant ces deux centres se poursuit quant à elle à raison de 4 000 tonnes par an au lieu dit « Les Minerais » sur la commune de Dampierre. Ranchot continue pour sa part à s’affirmer comme un village agricole (cultures, élevages). Toutefois sa localisation à proximité des forges de Rans et sa situation sur l’axe « Les Minerais » / Rans commence à influer sur le développement économique du village. En effet des voituriers qui exercent fréquemment une activité complémentaire à Ranchot acheminent le minerai du lieu-dit « Les Minerais » à Rans et transportent en sens inverses une partie du bois aux « Minerais »

Plus tard le port situé sur le canal donnera lieu à une activité supplémentaire organisée autour du déchargement du bois et à l’embarquement du fer en direction de la vallée de la Saône. L’activité de transport qui se développe à Ranchot au cours de cette période et qui se trouve être fortement liée à l’industrie du fer, trouve également un débouché dans l’acheminement des denrées alimentaires. En particulier, on notera le voiturage des grains jusqu’au « Moulin des Malades » et, en sens inverse, le transport des farines en direction des villages alentour. En ce qui concerne l’artisanat et le commerce, ils se développent en symbiose avec les activités économiques traditionnelles et le milieu naturel. Ainsi on assiste à l’ouverture de carrières de pierres de taille et de pierres ordinaires dans l’espace communal.

La population et l’habitat[modifier | modifier le code]

Le premier recensement dont nous disposons nous apprend que le nombre de personnes résidant à Ranchot s’élevait à 233. Par la suite, ce chiffre ne devait pas connaître de fluctuations très importantes, jusqu’au début de l’ère industrielle. On remarquera par ailleurs que le village de Ranchot fut détruit au cours de la guerre de 10 ans et que la peste qui s’ensuivit fit périr ses habitants. C’est ainsi qu’à Ranchot aucune construction n’est actuellement antérieure au XVIIe siècle. En ce qui concerne l’habitat on note une évolution sensible au cours de la période préindustrielle. En effet alors que les constructions étaient toutes couvertes en chaume au cours de la période précédente on relève qu’il existe 29 maisons sur 83 couvertes de tuiles en 1856. D’autres part, alors que les constructions étaient sans étage à l’époque médiévale, on observe qu’en 1856, 23 maisons sur 83 possèdent un niveau et qu’il existe même une maison à deux étages. Quant aux équipements construits au cours de cette période, ceux-ci concernent essentiellement l’eau (forage de 2 puits communaux et construction d’une fontaine).

Époque de la 1ère révolution industrielle[modifier | modifier le code]

Les activités et les échanges[modifier | modifier le code]

Cette époque marque l’apogée et le terme de l’activité liée au fer dans la région. Au début de XIXe siècle, l’industrie du fer connaît de sérieuses difficultés avec tout à la fois l’épuisement des mines « des Minerais » vers 1840 et la nécessité d’ouvrir une nouvelle concession à Ougney, la surexploitation de la forêt de Chaux obligeant à rechercher très loin le bois nécessaire aux forges et enfin la concurrence très vive des industriels anglais qui utilisent la houille comme combustible pour l’obtention de la fonte. Ces difficultés vont entraîner une concentration de l’industrie régionale du fer (regroupement de 14 établissements en 1854) ; la mise en œuvre de nouvelles techniques de fabrication à Fraisans (création de la Forge Anglaise) et le développement du haut-Fourneau de Rans pour alimenter cette dernière. L’annexion de l’Alsace/Lorraine par l’Allemagne va en outre contribuer à ouvrir considérablement le marché national du fer et concourir au développement très important des forges à partir de cette période. Cet essor se poursuivra jusqu'en 1918 (la production étant alors en grande partie absorbée par la défense nationale) puis, la sidérurgie Lorraine revenant dans le patrimoine français, le déclin des forges s’amorcera par suite du manque de compétitivité de industrie locale, et aboutira à la fermeture définitive des forges de Fraisans en 1936. L’essor puis la récession de l’industrie locale du fer va influer directement sur l’ascendance économique de Rans sur Ranchot. Tout en conservant une spécificité agricole (en déclin toutefois depuis le milieu de XIXe siècle) Ranchot devient un pôle de main d’œuvre employée dans les forges de Rans et ce titre subit les fluctuations de l’activité des forges. Ainsi, en 1881, 10 habitants de Ranchot travaillent à Rans. En 1902 ce chiffre passe à 32 habitants pour tomber finalement à un personne en 1931.

Les liaisons[modifier | modifier le code]

Les deux faits marquants dans ce domaine sont :

  • D’une part, la création de la voie ferrée reliant Dole à Besançon en 1855 et la construction d’une gare de 3e classe à Ranchot,
  • D’autre part, la construction de la voie ferrée Ougney/Rans/Fraisans liée exclusivement à l’activité du fer.
Population et habitat[modifier | modifier le code]

Après avoir connu un essor sans précédent, la population de Ranchot atteint 407 personnes en 1876. Ce chiffre ne sera par la suite jamais dépassé. Quant à la récession qui fait suite à cet extremum, elle est imputable pour partie à la chute de l’industrie locale du fer et au début de l’exode rural. En 1936 la population communale tombe à 216 habitants, chiffre qui constitue lui aussi un record dans la mesure où depuis 1876 le nombre d’habitants n’est jamais descendu au-dessous de cette barre. On notera pour terminer que la population de Ranchot composée essentiellement d’agriculteurs jusqu’au début du XIXe siècle, amorce une décroissance continue qui se poursuivra jusqu’à la période actuelle. Parallèlement, la population ouvrière s’est accrue de façon sensible pour décroître au fil des différentes récessions de l’industrie locale du fer. Il faudra attendre la libération pour que cette tendance s’inverse à nouveau. En ce qui concerne l’habitat de la période de la première révolution industrielle, on observe que si celui-ci se compose pour une part importante de fermes construites dans le passé, il faut noter que l’évolution constatée au cours de la période antérieure se poursuit à savoir :

  • Remplacement des couvertures en chaume par des couvertures en tuiles,
  • Élévation des constructions (en 1896 il existe deux maisons possédant 2 étages)

Toutefois le fait marquant dans la domaine de l’habitat au cours de cette période provient de la construction des « séries ouvrières » entre le pont du canal et le pont du Doubs. Ces construction destinées à loger les ouvriers travaillant aux forges de Rans ont été construites dans les moellons incorporant pour une bonne part des scories issus de la fonte.

Époque de la seconde révolution industrielle[modifier | modifier le code]

Les activités et les échanges[modifier | modifier le code]

À partir de la Libération, Ranchot va changer d’échelle économique et tomber progressivement dans l’aire d’attraction de Besançon et de Dole. Cette situation est tout à la fois la conséquence de l’effondrement de l’industrie régionale du fer, du redéploiement industriel sur les métropoles régionales et de l’essor industriel de l’après-guerre. En ce qui concerne l’activité agricole, il faut noter que la chute de la population agricole amorcée de longue date s’est brusquement accélérée au tournant des années 1950. De plus, alors que cette activité était jusque là très nettement orientée vers la culture, elle a opéré une réorientation vers l’élevage. La conséquence de cette évolution s’est traduite par une progression importante des prairies.

Population et habitat[modifier | modifier le code]

Depuis la Libération, la population communale a stagné jusqu’en 1962. À partir de cette date, elle a enregistré une croissance légère qui tend aujourd’hui à se stabiliser. Ce phénomène est imputable aux possibilités réduites d’urbanisation laissées par les nombreuses contraintes techniques et naturelles qui découpent le territoire communal. Quant à l’habitat, le fait nouveau dans ce domaine provient des pavillons dont l’engouement à partir de 1968 a été très vif.

De nos jours[modifier | modifier le code]

La population de Ranchot a très fortement progressé au cours de la dernière période intercensitaire. En neuf ans, la commune a gagné 91 habitants (439 en 1999). Ainsi, après avoir été en dent de scie entre 1968 et 1990, la croissance de la population de Ranchot a retrouvé un rythme soutenu à partir de 1990. Ceci est confirmé par les derniers chiffres de l’Insee. La population légale pour le millésime 2008 est de 482. À fin 2010, ce chiffre est vraisemblablement de 500 habitants, au vu de la balance décès/naissance et des dernières constructions. L’attractivité des aires de Dole et Besançon sont confirmés, l’activité étant largement orientée vers ces deux pôles.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1959 mars 2001 Henri Paul sans étiquette  
mars 2001 mars 2008 Danielle Locatelli sans étiquette  
mars 2008   Eric Montignon[1] sans étiquette  

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 476 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
264 224 204 245 273 278 310 333 302
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
339 358 387 383 407 360 339 347 341
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
312 325 302 260 233 244 216 265 265
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
281 331 356 331 348 439 487 485 469
2011 - - - - - - - -
476 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Chapelle classée du XVe siècle[modifier | modifier le code]

Historique[modifier | modifier le code]

Le village de Ranchot possède une chapelle, fondée en 1430. Autrefois dédiée à Sainte Anne, Saint Roch, Saint Sébastien, elle l’est maintenant à Saint Étienne. La messe y était célébrée 2 fois par an : le jour des rogations et le 8 novembre. Initialement composée d’une nef, elle a subi de nombreuses transformations au cours des siècles. Actuellement, elle est composée d’une première partie de 11 m de long et de 4 m de large.

En 1995, elle est désaffectée du culte, à la demande du père Parriaux, prêtre de la paroisse, motifs évoqués : diminution du nombre de prêtre dans la paroisse, proximité de l’église de Rans, absence de chauffage, et faible capacité d’accueil. Divers échanges se font entre les membres de la paroisse et la municipalité qui entérine cette décision.

D'hier à aujourd'hui[modifier | modifier le code]

La municipalité précédente, conduite par Danielle LOCATELLI, maire de la commune, a réalisé les travaux extérieurs : réfection de la toiture, réfection des crépis extérieurs. Toutefois, si une nouvelle jeunesse extérieure avait été apportée à la chapelle, ses portes restaient toujours fermées, et de nombreux habitants, selon leurs propos, n’avaient d’ailleurs jamais contemplé l’intérieur. Elle est alors utilisée comme lieu de stockage par l’association de pêche qui entreposait son matériel.

En 2008, lors de la fête du village, Christiane VUILLEMOT, artiste peintre du village, expose ses toiles dans le foyer rural. Malgré des toiles de qualités, nous ne pouvons que constater que le cadre ne les met pas en valeur et ne se prête pas à de telles expositions. Il faut donc très peu de temps à la nouvelle équipe municipale en place depuis mars 2008, et à Eric MONTIGNON, maire du village, pour faire le constat suivant : notre région est riche en artistes mais pas en salle d’exposition digne de ce nom. Eric MONTIGNON, Christiane VUILLEMOT et Edith TISSOT, adjointe à la mairie, décident alors de visiter la chapelle et face à un potentiel exceptionnel, il faudra très peu de temps pour qui l’idée suivante face son chemin : la chapelle fera une très belle galerie artistique pour des expositions temporaires des artistes de notre région, et cela tout en lui conservant son identité : un lieu de culte qui impose le respect quelles que soient les croyances et convictions de chacun.

Cette idée, présentée en conseil municipal, reçoit un accord unanime de ses membres, le projet sera porté par la mairie et conduit par Edith TISSOT.

Du point de vue juridique[modifier | modifier le code]

Le prêtre de la paroisse, Raymond MONNEYEUR, confirme que la chapelle est désaffectée du culte depuis 1995. La chapelle ainsi que le mobilier, présent dans celle-ci, appartienne à la commune, l’église en avait la jouissance mais n’en était pas propriétaire.

Les démarches administratives sont réalisées afin de réhabiliter la chapelle en salle d’exposition culturelle à caractère non permanent conformément à l’article GN6 de l’arrêté du 25 juin 1980. Elle est reclassée par la commission de sécurité et d’accessibilité de la sous préfecture de Dole le 24 juillet 2008 en présence de :

  • Mme GUINEE, président de la commission
  • M LUCAT, représentant M. le maire
  • Capitaine GINET, sapeur pompier titulaire du brevet de prévention
  • M VERNIER, représentant de la D.D.E – subdivision de Dole – Jura Nord
  • M ROBELIN, représentant de la gendarmerie de Dole

Les diverses formalités accomplies, la restauration est réalisée et la chapelle, devenue salle d’exposition temporaire est inaugurée le 8 mai 2008. Toutefois, en juin 2009, nous sommes contactés par M Pierre COMPAGNON, Chancelier de l’évêché de Saint Claude. Ces derniers ne retrouvent pas de document officiel de la désaffectation de la chapelle dans les archives diocésaines, malgré les informations que nous avaient données par M MONNEYEUR. Nous travaillons actuellement à régulariser cette situation et les démarches sont en cours, en effet, faute de désaffectation officielle, la réhabilitation de notre chapelle pourrait faire jurisprudence dans d’autres communes qui souhaiteraient faire de même de leurs édifices religieux. Cette situation serait alors très gênante pour l’évêché, et nous même.

La restauration[modifier | modifier le code]

Les premiers travaux ont débuté un samedi après midi de juin, plusieurs bénévoles armées de balais, chiffons à poussière et aspirateurs se sont attaquées à la poussière et surtout aux nombreuses araignées qui s’étaient appropriés les lieux !

Concernant les travaux à réaliser : plusieurs solutions ont été étudiées. Celle retenue a été la réalisation des travaux par les bénévoles, Ce choix s’explique pour deux raisons :

  • le prix des travaux au regard du projet était exorbitant d’autant que nous n’avions aucun recul sur sa réussite
  • plusieurs habitants, toute génération confondue, ont adhéré au projet dès le début et cela avec une énergie sans faille.

Les réels travaux ont débuté en septembre 2008, au rythme de un samedi par mois. Puis une trêve hivernale a été faite, pour cause d’hiver très rude avec des températures souvent inférieures à Zéro. La cadence s’est intensifiée dès la reprise, au rythme de deux samedis par mois

Si la totalité du groupe n’était pas présente tous les samedis, un grand nombre était là, et ce, aux dépens de leur vie familiale.

Les travaux réalisés ont été importants : Une partie du plafond, au-dessus de la porte d’entrée, avait subi de gros dommages causés par une infiltration d’eau avant la réfection de la toiture. Elle a été remplacée par des plaques de placo plâtre. Les murs qui présentaient de nombreuses zones où le plâtre tombait ont été rebouchés, Les grilles des fenêtres poncées avant d’être repeintes, L’entourage de la porte d’entrée a été ramené en pierre apparente, des pierres ont été taillé puis réajustées au dessus de la porte. Il a ensuite été sablé, puis les joints ont été crépis à la chaux, La partie inférieure des murs de la nef recouverts de salpêtre ont été recouvert de placo plâtre, un vide d’air permettant leur aération a été réalisé. Tous les trous de la voute de la nef ont été enduits, La barrière séparant la nef du cœur a été poncée puis repeinte La totalité du sol, soit environ 60 m2, a été brossé à la brosse métallique (tous à genoux !) L’intégralité des murs et plafond ont été repeints.

Concernant le mobilier religieux, l’ensemble des pièces en bois (chandelier, tabernacle…) a été restauré par M LUCAT.

Des nouvelles fenêtres ont été réalisée par Henri LUCAT, 1er adjoint et Gérard PROUVOT, conseiller municipal.

Les travaux d’électricité ont été réalisés par une entreprise de Dole : EDEC, afin de répondre aux normes de sécurité électrique :

  • deux rampes de 10 spots basse consommation ont été installées dans la partie d’exposition afin de permettre une lumière orientée sur les œuvres exposées.
  • 5 spots ont également été installés dans la nef afin de mettre en valeur les divers objets religieux de la chapelle.

Durant cette période, l’ensemble des objets religieux ont été entreposé dans les locaux la mairie. Ils ont tous été remis dans la nef ce qui a permis de conserver l’identité religieuse de la chapelle. Le prie dieu, pour beaucoup très abimés car envahis de cirons, ont été traités, ils sont proposés en vente aux habitants du village pour la somme de 30 euros, beaucoup ayant exprimés le désir d’en acheter pour souvenir, toutefois à ce jour, peu ont été vendus.

La rosace présente au plafond a été conservée en l’état, des moulures couleur vieil or ont été apposées afin de délimiter un espace autour de celle-ci pour repeindre le plafond. Tous ces travaux, ont été réalisés dans une constante bonne ambiance, par des bénévoles qui parfois n’avait aucune connaissance des travaux de bâtiment tel qu'enduit, rebouchage, pose de plaques de plâtre. On constate toutefois aujourd’hui qu’ils ont été réalisés avec professionnalisme de la part de tous.

Plusieurs habitants ont également apporté leur soutien aux bénévoles par la réalisation de gâteaux et beignets toujours les bienvenus lors des pauses café.

Ils ont également été réalisables grâce aux prêts de matériel (escabeau, outils…), notamment un échafaudage par M. FAYON

Des dons ont permis de redonner un caractère religieux dans la nef de la chapelle :

  • Une dame d’Etrepigney a offert une nappe d’autel et un mannequin qui a été habillé avec les vêtements de prêtre présent dans la chapelle
  • M et Mme LUCAT, ont offert un lutrin ainsi qu’une bible

Nous avons également rencontré Mme Sylvie DE VESVROTTE, adjointe au conservateur du musée des beaux arts de Dole, que nous avions contacté pour avis. Deux tableaux ont d’ailleurs été classés à la suite de ces visites.

L'inauguration[modifier | modifier le code]

Les travaux terminés, l’ouverture de la salle d’exposition et surtout la reconnaissance d’une seconde jeunesse à la chapelle du village s’est officiellement fait le 8 mai 2008, en présence de M le maire, des membres du conseil municipal, des bénévoles, des habitants de la commune et de plusieurs personnalité du canton, M PAULIN notamment, le 8 mai 2009. Un buffet est réalisé pour l’occasion par le restaurant La Marine de Ranchot.

Christiane VUILLEMOT nous a fait l’honneur d’ouvrir la première exposition à cette occasion.

Les expositions[modifier | modifier le code]

Depuis le 8 mai 2008, les expositions se sont succédé sans interruption : Jusqu'à octobre 2010, on dénombre donc 11, 2 ou 3 semaines expositions, soit de 17 artistes.

La liste des artistes exposés, ainsi quelques photos de leurs œuvres, sont visibles sur le site internet dédié à la Chapelle. http://lachapellederanchot.blogspot.com/

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Préfecture du Jura, Liste des maires élus en 2008, consultée le 2 mai 2010
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011