Ramtane Lamamra

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Ramtane Lamamra
Ramtane Lamamra en décembre 2013.
Ramtane Lamamra en décembre 2013.
Fonctions
Ministre des Affaires étrangères d'Algérie
En fonction depuis le 11 septembre 2013
Prédécesseur Mourad Medelci
Gouvernement Sellal
Biographie
Date de naissance 15 juin 1952 (62 ans)
Lieu de naissance Amizour (Algérie)
Nationalité Algérienne
Diplômé de Ecole Nationale d'Administration d'Alger

Ramtane Lamamra, né le 15 juin 1952 à Amizour est un diplomate et actuel ministre des Affaires étrangères de l'Algérie depuis le 11 septembre 2013[1]. Diplômé de l'Ecole Nationale d'Administration d'Alger, il débute sa carrière dans la diplomatie en 1976.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il grandit à Amizour avant de s'en aller faire ses études. Il a un frère aîné Abdelkader qui vit en France. Ramtane Lamamra, est un « technicien » de la diplomatie. Un domaine qui est son jardin depuis presque quarante ans pendant lesquels il a intériorisé les subtilités du métier, soigné son discours et étoffé son carnet d’adresses. Tout commença pour lui à l’École Nationale d’Administration (ENA), où il a été formé dans la section diplomatique. Une fois le diplôme en poche, le diplomate en herbe débarque au ministère des Affaires étrangères, où il occupe différents postes, notamment à la direction Afrique. Sa carrière au MAE culminera par sa nomination comme secrétaire général en 2005. Mais auparavant, Ramtane Lamamra a roulé sa bosse comme ministre conseiller et ambassadeur dans plusieurs pays. A commencer par son tout premier poste à Djibouti en 1989 et en Éthiopie. Il sera aussi accrédité auprès de l’OUA et de la Commission économique de l’ONU pour l’Afrique (CEA).

L’Afrique est ainsi devenue son dada et sa qualité de fin négociateur lui a permis de participer à plusieurs opérations de médiation, notamment dans la crise entre le Mali et le Burkina Faso en 1985 et dans le différend frontalier entre le Tchad et la Libye. Il a aussi activement participé au règlement de beaucoup de conflits, comme celui du Liberia, en sa qualité d’envoyé spécial de l’Union africaine (UA) entre 2003 et 2007. Preuve de son talent de médiateur, il a été nommé deux fois (2008-2013) commissaire pour la paix et la sécurité de l’Union africaine, son dernier poste avant d’être couronné ministre des Affaires étrangères.

Monsieur Afrique[modifier | modifier le code]

Ramtane Lamamra, parfait polyglotte a également posé ses valises, en 1992, sur le vieux continent en exerçant notamment comme ambassadeur en Autriche et auprès de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) auprès de l’Onudi. Il franchira l’Atlantique pour connaître sa première consécration en héritant successivement des très courus postes d’ambassadeur à New York et Washington. Deux postes aussi prestigieux que stratégiques dans la carrière d’un diplomate, puisque M. Lamamra sera nommé ambassadeur d’Algérie à l’ONU entre 1993 et 1996, puis ambassadeur d’Algérie à Washington entre 1996 et 1999 sous la présidence de Liamine Zeroual[2].

Pour le diplomate, la boucle est bouclée. Ou presque. Retour à la «maison mère» en Algérie au début de 2000. Pas pour longtemps, puisqu’il a repris son vol en Afrique pour aller éteindre le feu au Liberia en 2003 sous la casquette d’envoyé spécial de l’Union africaine. Il revient une nouvelle fois à la maison en 2004 pour servir d’ambassadeur conseiller au MAE. La même année ce diplomate «globe-trotter» est dépêché au Portugal en qualité d’ambassadeur avant de revenir une année après aux Affaires étrangères, cette fois dans le costume de secrétaire général. Mais une fois de plus, l’appel de l’Afrique retentit. Ramtane Lamamra est couronné ambassadeur à disposition de commissaire Paix et Sécurité de l’Union africaine en 2008. Une mission de «redresseurs des torts» qu’il accomplira avec beaucoup d’engagement et de talent dans un continent miné par les conflits[3]. Puis vint cette nomination à la tête du ministère des Affaires étrangères. S’il est vrai que M. Lamamra ne touchera pas aux fondamentaux de la politique étrangère de l’Algérie qui reste le jardin secret du Président, on pourrait tout de même s’attendre à une autre mise en musique. Sa maîtrise de plusieurs dossiers, dont les conflits en Afrique, le désarmement, le terrorisme, le nucléaire, le système des Nations unies, la bonne gouvernance et évidemment la question sahraouie dont il était un observateur à Manhasset, le met dans de bonnes dispositions pour donner une visibilité à l’Algérie[3].

Carrière[modifier | modifier le code]

  • 2013, ministre des Affaires étrangères
  • 2008-2013, ambassadeur à disposition de commissaire Paix et Sécurité de l'Union Africaine
  • 2005-2007, secrétaire général du ministère des Affaires étrangères
  • 2004-2005, ambassadeur au Portugal
  • - 2004, ambassadeur conseiller au ministère des Affaires étrangères
  • 2003, envoyé spécial de l'Union africaine au Liberia
  • 1996-1999, ambassadeur aux États-Unis
  • 1993-1996, représentant de l'Algérie auprès de l'ONU
  • 1992-1993, ambassadeur en Autriche, auprès de l'AIEA et l'ONUDI
  • 1989-1991, ambassadeur en Éthiopie et Djibouti et représentant permanent auprès de l'OUA et le CEA

Distinctions[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.liberte-algerie.com/actualite/ramtane-lamamra-pour-sauver-la-diplomatie-et-les-apparences-il-fait-figure-d-exception-dans-un-gouvernement-de-clan-206834
  2. http://www.algerie-focus.com/blog/2013/09/portrait-ramtane-lamamra/
  3. a et b http://www.tsa-algerie.com/actualite/item/1894-portait-ramtane-lamamra-un-specialiste-des-conflits-africains-nomme-ministre-des-ae
  4. « Lamamra décoré à Niamey du grade de Commandeur de l’Ordre national du Niger », sur http://www.algerie1.com,‎ 18 décembre 2013 (consulté le 16 mars 2014)