Ralliement

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Ne pas confondre avec la place du Ralliement à Angers

Le Ralliement désigne l'attitude d'une partie des catholiques français qui, suivant les conseils du pape Léon XIII et de son encyclique Inter sollicitudines (Au milieu des sollicitudes), adhèrent à la République après le . Cependant, l’adhésion ne signifie pas l’acceptation de la législation hostile au catholicisme, mais simplement un ralliement au système républicain, dans lequel les catholiques s'efforcent désormais de peser de tout leur poids.

Mais l'autorité du pape sur le catholicisme français est limitée, et la plupart des évêques et le Duc d'Orléans (prétendant orléaniste) crient à l'ingérence :

La politique du ralliement modifie en profondeur la vie politique française :

La politique de Ralliement selon le cardinal Lavigerie[modifier | modifier le code]

Le ralliement de 1892 avait été préparé par une déclaration du cardinal Lavigerie, archevêque d'Alger, recevant des officiers français le (« Toast d'Alger ») :

« Quand la volonté d'un peuple s'est nettement affirmée, que la forme d'un gouvernement n'a rien de contraire, comme le proclamait dernièrement Léon XIII, aux principes qui peuvent faire vivre les nations chrétiennes et civilisées, lorsqu'il faut, pour arracher son pays aux abîmes qui le menacent, l'adhésion sans arrière-pensée à cette forme de gouvernement, le moment vient de sacrifier tout ce que la conscience et l'honneur permettent, ordonnent à chacun de sacrifier pour l'amour de la patrie. […] C'est ce que j'enseigne autour de moi, c'est ce que je souhaite de voir imiter en France par tout notre clergé, et en parlant ainsi, je suis certain de n'être démenti par aucune voix autorisée. »