Ralentissement psychomoteur

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Ralentissement psychomoteur
Classification et ressources externes
CIM-9 308.2
MeSH D011596
Wikipédia ne donne pas de conseils médicaux Mise en garde médicale

Un ralentissement psychomoteur comprend un ralentissement des pensées et une réduction des mouvements physiques d'un individu. Le ralentissement psychomoteur peut causer un ralentissement des réactions physiques et émotionnelles incluant la parole[1]. Ce type de ralentissement est très commun chez les individus atteints de dépression clinique et de trouble bipolaire, et est également associé à la prise de substances telles que les benzodiazépines[2]. Particulièrement chez les patients hospitalisés, le ralentissement psychomoteur requiert un grand soin médical pour assurer une prise d'aliments adéquate et une hygiène personnelle suffisante. Le consentement éclairé pour un traitement peut s'avérer difficile à obtenir chez ces personnes.

Certains symptômes du ralentissement psychomoteur peuvent inclure :

  1. Une difficulté inexplicable à effectuer ce qui est considéré comme des tâches d'hygiène personnelle "habituelles" ou "automatiques" pour les personnes "saines" : prendre une douche, s'habiller, se coiffer, se brosser les dents, se préparer à manger ou faire de l'exercice.
  2. Une difficulté à réaliser des activités physiques qui requièrent normalement un minimum de pensée ou d'effort, comme monter des escaliers, sortir du lit, se préparer à manger ou débarrasser la table après un repas, effectuer des tâches ménagères, répondre au téléphone, etc.
  3. Une impossibilité à effectuer des activités nécessitant de bouger : sortir faire des courses, s'occuper d'un enfant, réaliser les tâches demandées au travail ou à l'école. Les individus faisant l'expérience de ce symptôme ressentent typiquement que quelque chose ne va pas mais ne sont pas capables d'expliquer pourquoi ils sont dans l'impossibilité d'effectuer ces tâches.
  4. Les activités nécessitant un minimum d'effort mental deviennent éprouvantes : faire un chèque, préparer une liste de courses, prendre des décisions pour des activités banales deviennent souvent difficiles.

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Tryon, W.W. 1991.Activity Measurement in Psychology and Medicine. Springer Publishing
  2. (en) C. Allgulander et B. Bandelow, WCA recommendations for the long-term treatment of generalized anxiety disorder., vol. 8,‎ août 2003, 53–61 p.