Raison (nouvelle)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Raison (homonymie).

Raison (titre original : Reason) est une nouvelle d'Isaac Asimov parue pour la première fois en 1941, faisant partie des recueils Les Robots et Nous les robots.

Résumé[modifier | modifier le code]

La nouvelle met en scène Grégory Powell et Michael Donovan. C'est la suite de Cercle vicieux, mais elle peut être comprise indépendamment.

En mission sur une station spatiale solaire, Mike et Greg doivent de nouveau tester un robot, QT, surnommé Cutie. Celui-ci est chargé de maintenir la station dans l'axe pour faire face aux tempêtes d'électrons du Soleil, dévastatrices pour les circuits du bord.

Peu après le montage du robot, les deux techniciens de l'US Robots le voient refuser de leur obéir : il ne les reconnaît pas comme ses maîtres, car ils sont imparfaits et non indispensables à la mission. Son esprit cartésien nie l'existence de la Terre, des étoiles, du vide, qu'il ne peut pas interpréter de l'espace - tout cela pourrait être un décor. Les photos que lui montrent les deux spécialistes sont interprétées par le robot comme des faux. Comme Descartes, il pose le constat suivant : je ne peux pas douter de deux choses, à savoir de mon doute (et le caractère infini de celui-ci), et du fait que j'existe.

Le robot cherche donc son maître, pour trouver son but dans la vie. Il croit le trouver dans l'ordinateur central, pour lequel il instaure un culte, et convertit tous les robots de la station. Il devient son prophète. Les deux hommes sont enfermés pour ne pas perturber le culte. Une tempête d'électrons approchant, ils vont tenter le tout pour le tout : prouver au robot qu'il a été fabriqué en construisant un autre robot sous ses yeux. Mais pour le robot, tout est issu de la volonté du Maître, et la construction du robot ne prouve rien - les deux humains n'ont fait que suivre un plan.

La tempête passe sans que les hommes ne puissent accéder aux commandes gardées par les robots. Cependant, ceux-ci ont maintenu la station dans l'axe en ajustant les cadrans « conformément à la volonté du maître ». Le robot a donc finalement parfaitement rempli sa mission, et les deux techniciens rassurés ont même l'idée de propager cette « religion » aux autres stations afin d'améliorer leur efficacité.

Lorsqu'enfin ils rentrent sur Terre, le robot compatissant pense qu'ils vont en fait vers l'au-delà, bercés d'illusions, puisque le Maître n'a plus besoin d'eux à bord. Arrive alors la relève : un technicien arrogant... si arrogant que Powell et Donovan décident de lui laisser le soin de découvrir ce qui l'attend à bord !

Voir aussi[modifier | modifier le code]