Raie à 21 centimètres

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En astronomie, l'expression raie à 21 cm désigne la raie spectrale en émission de longueur d'onde égale à 21 cm, et donc détectée dans le domaine des ondes radio. Le rayonnement électromagnétique à cette longueur d'onde est produit par de grands nuages d’hydrogène atomique (neutres). Le processus physique sous-jacent est la transition atomique entre les deux sous-niveaux de la structure hyperfine du niveau fondamental de l’atome d’hydrogène.

Cette longueur d'onde et la fréquence correspondante sont considérées comme scientifiquement remarquables, et donc intéressantes dans le cadre des tentatives de communication avec des extraterrestres intelligents inconnus (SETI, etc.).

Explication[modifier | modifier le code]

L'atome d’hydrogène est l'atome le plus simple de l’univers : son noyau est constitué d’un seul proton de charge électrique positive autour duquel se déplace un seul électron de charge négative. La mécanique quantique montre qu'il existe des endroits précis où peut se trouver cet électron autour du noyau, appelés orbitales. Identiques pour tous les atomes d’hydrogène, les orbitales correspondent à des niveaux d’énergie. Le niveau d’énergie le plus faible (et donc le plus stable) correspond à l’orbitale la plus proche du noyau : c’est le niveau fondamental. L’électron s'y trouve lorsque aucun agent extérieur ne vient l’exciter.

En plus de se déplacer autour du noyau, l'électron effectue un autre mouvement appelé « spin » (Le spin est un moment cinétique quantique sans équivalent classique). Le spin est une propriété commune à toutes les particules qui peut avoir deux valeurs opposées. Le proton à son propre spin et l'électron peut avoir un spin de même « sens » que celui ou dans le sens contraire. Il se trouve que lorsque l’électron et le proton ont le même sens de rotation (des spins parallèles), l’énergie de l’électron est très légèrement supérieure à l’autre cas de figure où les spins sont dits « anti-parallèles ». La structure des niveaux atomiques liée aux possibles valeurs que peut prendre le spin, plutôt qu'aux niveaux d'énergie eux-mêmes est appelée structure « hyperfine ».

Les deux états de l'électron

Quand l’électron saute du sous-niveau le plus haut sur le sous-niveau plus bas (c'est-à-dire qu'il change d'un spin parallèle à un spin anti-parallèle), il restitue l’énergie égale à la différence entre les deux sous-niveaux sous forme de lumière (c'est-à-dire d'onde électromagnétique). La différence d’énergie entre ces deux sous-niveaux étant très faible, de l’ordre de 10-6 électron-volt, la radiation se situe dans les micro-ondes à 21 cm de longueur d’onde. Cela correspond à une fréquence de 1420,4 MHz. Cette transition atomique entre ces 2 sous-niveaux a une très faible probabilité de se produire : un atome d’hydrogène où l'électron est dans le niveau supérieur mettra plusieurs millions d’années à tomber spontanément au niveau inférieur. Malgré cela, le nombre d'atomes d'hydrogène dans l'univers, et en particulier dans le milieu interstellaire est tel que cette transition est souvent observée, et que la raie a une forte intensité (correspondant à la somme de toutes les transitions dans un laps de temps donné). De plus, les collisions entre atomes d'hydrogène favorisent cette transition. De la même manière, la probabilité de collision est extrêmement faible, mais le nombre d'atome présents est suffisamment grand pour qu'au total, le nombre de transitions soit non négligeable.

Dans le cas où l'hydrogène est sous sa forme moléculaire, notée H2, où deux atomes d'hydrogènes sont liés par les nuages électroniques (ils se prêtent mutuellement leur électron), les deux sous-niveaux sont remplis en permanence. Dans ce cas aucune transition atomique n’est possible car le principe d'exclusion de Pauli interdit à 2 électrons de se trouver sur le même sous-niveau[réf. souhaitée].

Articles connexes[modifier | modifier le code]