Raidi

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Raidi, aussi appelé Ragdi (tibétain : རག་སྡི་ ; Ragdi), est un Tibétain, né en 1938, membre du Parti communiste chinois et qui a été président du Comité permanent de l'Assemblée populaire de la région autonome du Tibet.

Il est issu d'une famille de nomades du comté de Biru de la région autonome du Tibet. Enfant, il servit de domestique à des chefs tribaux et à un Bouddha vivant[1].

Il fit partie, en 1959, du premier groupe de Tibétains à aller à Pékin suivre quatre années d'étude[2]. Il eut l'occasion, avec ses camarades, d'y rencontrer le président Mao Zedong[3].

Il est diplômé de l'école centrale du parti communiste chinois, et adhéra au Parti communiste chinois en octobre 1961.

Il avança dans sa carrière au sein du pouvoir au cours de la révolution culturelle et devint membre du comité révolutionnaire de Nakchu[4]. Contrairement à beaucoup d'autres qui ont fait carrière durant la révolution culturelle, Ragdi n'a pas subi de purge dans les années 1980, mais a été nommé à plusieurs postes importants[5].

Il est décrit comme un « radical » et s’est opposé à la réintroduction du tibétain lors des réformes de Hu Yaobang, lui-même ayant une connaissance limitée du tibétain écrit[6].

Il a été président du Comité permanent du Congrès du peuple de la région autonome du Tibet entre 1993 et 2003.

Il a été élu vice-président du Comité permanent de l’Assemblée nationale populaire en 2003.

Le 29 novembre 1995, le gouvernement de la République populaire de Chine, désigna comme successeur du 10e Panchen Lama, Gyancain Norbu, un enfant ayant un lien de parenté avec Raidi (à l'époque président du Comité permanent de l'Assemblée populaire de la région autonome du Tibet)[7].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Tibet won't forget gift of freedom, The People's Daily, December 22, 2003 : « Redi, vice-chairman of the Standing Committee of the 10th National People's Congress, was a servant to tribal chiefs and living Buddha when he was a little child ».
  2. Quelle solution politique pour le Tibet?, rapport présenté par M. Louis de Broissia, sénateur, série Relations interparlementaires France-Tibet, 2006 - Entretien avec M. Raidi, vice-président du Comité permanent de l'Assemblée nationle populaire, p. 74 : « Après la « libération pacifique » du Tibet, j'ai pu partir étudier à Pékin. À partir de 1959 et de la « réforme démocratique », les serfs ont été émancipés. Ils ont pu aller étudier dans d'autres provinces chinoises. Ce qui était inimaginable sous l'Ancien régime ».
  3. (en) Former serf writes: Dalai Lama "chief representation" of Tibetan serfdom, sur le site Tibet.news.cn, 25 mars 2009.
  4. Tsering Shakya, op. cit., p. 349.
  5. Tsering Shakya, op. cit., p. 395.
  6. (en) Tsering Shakya, The dragon in the land of snows : a history of modern Tibet since 1947, New York, Columbia University press, 1999, (ISBN 0231118147), p. 407.
  7. Gilles Van Grasdorff, Panchen Lama, Otage de Pékin, Ramsay, 1999, (ISBN 2-84114-283-3), p. 23 : « L'enfant serait parent d'un certain Raidi, membre du comité régional du Parti depuis 1977 ».

Lien externe[modifier | modifier le code]