Rage of Mages

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Rage of Mages
Éditeur Monolith Productions
Microïds
Développeur Nival Interactive

Date de sortie Novembre 1998
Genre Rôle
Mode de jeu Un joueur, multijoueur
Plate-forme PC, Windows 95/NT
Média CD-ROM
Langue Textes entièrement en Français, voix anglaises
Contrôle Clavier, souris

Rage of Mages, abrégé en RoM, est un jeu vidéo PC à mi chemin entre le Jeu de rôle (RPG), et le Jeu de stratégie en temps réel (STR) développé en 1998 par la société russe Nival Interactive sous le nom Allods: Sealed Mystery (Аллоды. Печать тайны) puis édité sur le marché américain ainsi que sur le marché européen par Buka Entertainment. Ce mélange novateur des genres, ne fut pas la seule originalité du titre puisqu'il fut également l'un des premiers jeux de sa catégorie à offrir un mode Multijoueur en plus du traditionnel mode solo.

Ce premier volet connaitra une suite l'année suivante, baptisée Sortilèges : Rage of Mages II, une autre en 2001 avec Evil Islands : Curse of the Lost Soul et donnera enfin naissance au Free to play Allods Online, un Jeu en ligne massivement multijoueur.

Le jeu se déroule dans un univers Heroic Fantasy original qui emploie un moteur et une ergonomie assez similaire aux premiers volets de la série Warcraft (de 1994 à 1996). Bien que son Gameplay soit objectivement inspiré du premier Diablo (1996), sans pour autant le surpasser, Rage of Mages n'a pas eu la vocation de l'imiter, préférant explorer un style très personnel. Dans le paysage vidéo-ludique en effervescence de son époque, ce jeu se situe donc à contre courant pour plusieurs raisons. Pour commencer, il est publié après de trop grosses productions qui se partagent le marché depuis déjà quelques années sans apporter pour autant de réelles innovations graphiques ou techniques, enfin il ne se positionne pas dans un genre précis. Trop orienté action pour les puristes amateurs de jeux de rôle et de mondes ouverts qui lui préféreront, la même année, un Baldur's Gate ou un Might and MagicVI et trop simplifié pour les férus de stratégie, ce titre grand public semble destiné à des joueurs de toutes les catégories désireux de ne pas s'impliquer dans un scénario trop complexe mais amateurs de combats à la chaine dans un univers clos.

Présentation rapide[modifier | modifier le code]

Le joueur commence l'aventure par la sélection de son héros parmi deux grands archétypes (Guerrier ou Magicien) puis en définit le sexe, l'arme principale et son nom. Dès le début donc, on peut constater qu'il n'existe pas réellement de système de création complexe de personnage même si ce dernier est tout de même doté de quelques caractéristiques principales et compétences propres aux jeux de rôle puisque ces valeurs sont prédéfinies par l’archétype sélectionné. Par la suite, le joueur est amené à contrôler des personnages supplémentaires qui suivront le héros au travers des différentes quêtes qui jalonneront un scénario assez convenu et à explorer un monde fragmenté en différents cartes.

Ergonomie & Gameplay[modifier | modifier le code]

L'interface de jeu se compose, à droite, d'un volet latéral qui rassemble une Mini-carte à la manière de Warcraft et un encart pour visualiser le personnage et ses caractéristiques ainsi que les boutons permettant d'accéder au menu principal ou d'afficher et cacher d'autres éléments d'interface tels que l'inventaire ou le livre des sorts qui apparaitront dans la partie inférieure de l'écran.

Concernant la zone de jeu et le gameplay de manière générale, on aura droit là encore à des techniques héritées de Warcraft en positionnant la caméra au-dessus des personnages et en masquant les parties inconnues de la carte (Fog of War). Pour explorer le monde de Rage of Mage l'on doit donc d'abord sélectionner le ou les personnages puis cliquer la destination d'arrivée à l'écran. De la même manière, pour attaquer un ennemi, il suffira de sélectionner le(s) combattant(s) avant de cliquer sur la cible. Il est à noter que cette méthode novatrice à l'époque dans cette catégorie de jeux est relativement imprécise et se montre lourde à employer : - la sélection des personnages n'autorise aucune formation tactique et accuse souvent d'un temps de latence important nécessitant de recommencer l'opération ou de l'annuler en cours d'exécution si les cibles changent de direction ou si le décors bloque le groupe. - pour combattre plusieurs ennemis, il faudra correctement sélectionner le(s) combattant(s) puis leur attribuer la cible et recommencer de la même manière pour la cible suivante, ce qui dans le feu de l'action peut très vite devenir infernal d'autant plus que les personnages ne feront rien de plis si une cible est vaincue alors que d'autres continuent le combat. - Protéger le plus faible des personnages est parfois très ardu car lors des déplacements de groupe, la formation est chaotique et les membres du groupe peuvent se gêner voir se bloquer. Passer en file indienne dans une partie étroite du décor est un véritable défi.

Il est à noter que seul le héros est capable de ramasser, toujours en cliquant à l'aide de la souris, les divers trésors qui parsèment les décors et de s'en équiper ou de s'en délester. Il est donc impossible de modifier et gérer l'équipement des suivants et mercenaires qui suivront éventuellement notre personnage principal. En revanche, cette contrainte tactique offre quelques qualités avec un nombre assez conséquent d'équipements (350 armes et armures différentes au total) divers pour habiller et armer son héros. Le magasin en ville permet ainsi de choisir chaque pièce d'armure, armes, potions et ses choix sont immédiatement visibles dans l'encart latéral de visualisation du personnage.

Principe du Jeu[modifier | modifier le code]

Une rapide introduction brosse un background assez léger et d'aussi légères explications justifieront la présence de notre héros sur l'île d'Uimoir, lieu où se situe l'action, et la mission qui lui incombe. Dès le début de l'aventure et tout au long de l'intrigue, le héros, parfois aidé de mercenaires recrutés ou de personnages non joueur à escorter, devra combattre une multitude de guerriers et créatures tout aussi fantasques les unes que les autres (50 types d'ennemis au total).

Le scénario se compose en réalité d'étapes ou quêtes que l'on obtient en rencontrant un Personnage non-joueur spécifique et qui se termine par une petite cinématique en image de synthèse. Chaque quête se déroule dans carte spécifique, qui n'est qu'une parcelle de la grande île, mais se résume le plus souvent à partir d'un point et de se rendre à un autre point en survivant aux ennemis rencontrés. Si cet aspect du apparait comme très linéaire, on notera que le joueur est libre de choisir son parcours dans les limites de la carte donnée et qu'il devra souvent changer d'arme ou de stratégie d'attaque selon les forces ennemies en présences.

Pour survivre, le joueur devra régulièrement se rendre en ville, car il n'existe qu'une seule ville, afin de vendre et acheter des équipements plus performants ou de s'entraîner afin d'améliorer ses caractéristiques. Le principe d'expérience permet cependant d’évoluer au fil des combats sans nécessiter d'entrainements.

Technique[modifier | modifier le code]

Graphiquement, on appréciera la qualité des interfaces mais la vue principale n'apporte rien de plus que ce qu'un Warcraft si ce n'est que les décors sont bien plus riches et fournis. Les bruitages sont de bonne qualité, mais la musique survoltée semblera vite répétitive, et l'on aura droit en guise d'effets sonores à de continuels "yes Sir" et autres joyeusetés à chaque fois que l'on sélectionnera un personnage pour le déplacer. Le jeu est entièrement en français dans le texte mais les voix, en dehors de la cinématique narrative d’introduction, sont exclusivement en anglais.

Package[modifier | modifier le code]

La version originale (Big Box) comporte peu d'éléments avec un CD-ROM dans un boîtier plastique transparent et un manuel, le tout flottant dans une grosse boîte en carton sobrement mais efficacement habillée à la façon des boîtes de jeu de rôle.

Liens externes[modifier | modifier le code]