Rafael Eitan (militaire)

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Rafael Eitan
Image illustrative de l'article Rafael Eitan (militaire)
Fonctions
Parlementaire à la Knesset
Législature 11e, 12e, 13e, 14e
Vice-Premier ministre
Ministre de l'Agriculture
Ministre de l'Environnement
Biographie
Date de naissance 11 janvier 1929
Lieu de naissance Afoula, Palestine mandataire
Date de décès 23 novembre 2004 (à 75 ans)
Lieu de décès Ashdod
Nationalité Israélienne
Parti politique Tsomet
Religion Judaïsme

Rafael Eitan (en hébreu : רפאל איתן) (né le 11 janvier 1929, mort le 23 novembre 2004) a été un général et un chef d'État-major de l'armée israélienne puis un homme politique et un parlementaire à la Knesset. Il était surnommé « Rafoul » par ses supporters.

Eytan nait en 1929 à Afoula, en Palestine sous mandat britannique et grandit dans le moshav Tel Adashim, où il est resté une grande partie de sa vie.

Origine[modifier | modifier le code]

Il a été avancé que la famille Eitan était d'origine Subbotnik, un ensemble de groupes descendants de paysans chrétiens ayant rompus avec le christianisme sous le règne de Catherine II de Russie, à la fin du XVIIIe siècle pour s'auto-convertir au judaïsme. Le magazine israélien Hadassah écrivait ainsi en 2006 que « Joseph Trumpeldor, le héros de [la bataille de] Tel Haï, était presque certainement un Subbotnik, ainsi que l'était le Major-General Rafael Eitan, un ancien chef d'État-Major[1] ».

Carrière militaire[modifier | modifier le code]

Premières batailles[modifier | modifier le code]

Eytan, en tant que jeune officier dans l'unité d'élite Palma'h, prend part à la guerre d'indépendance de l'État d'Israël. Il combat à Jérusalem et est blessé à la tête en prenant le monastère Saint Simon en avril 1948. Par la suite, il rejoint le 10e bataillon d'infanterie dans la région du Néguev.

En 1954, le capitaine Eytan devient commandant d'une troupe de parachutistes de l'unité 101. Il est blessé en 1955 au cours d'un raid militaire en Syrie (Opération Kinereth). En 1956, il commande une compagnie de parachutistes au cours de la crise du canal de Suez et participe à l'attaque du 29 octobre sur le passage de Mitla.

En juin 1967, il est colonel et commande une brigade de parachutistes sur le front de la Bande de Gaza et il est de nouveau blessé à la tête à l'approche du canal de Suez.

En 1969, il dirige l'infanterie puis devient commandant d'une division. Il participe ainsi à l'arrêt de l'offensive de l'armée syrienne dans les hauteurs du Golan pendant la guerre de Kippour en octobre 1973. Il détruit lui-même au bazooka des tanks syriens à l'attaque. Eytan devient major-général et commandant de la région nord.

En tant que chef d'État-major[modifier | modifier le code]

Eytan est promu général le 1er avril 1978 puis Ezer Weizman le nomme chef d'État-major de Tsahal. Eytan commence par des mesures pour accroître la discipline et l'efficacité de l'armée de défense israélienne. Il réduit notamment la taille des troupes.

Il doit ensuite réaliser le redéploiement de l'armée hors du Sinaï suite à sa rétrocession à l'Égypte contre la paix de 1979. En avril 1982, il participe avec Ariel Sharon à la destruction de la ville israélienne de Yamit dans le Sinaï.

Il est connu, dans cette fonction de chef d'État-major, pour son projet d'intégration dans l'armée, des jeunes de milieu défavorisé afin de les former à des métiers dans le but de leur donner une chance d'ascension sociale. Tsahal aidera aussi ces jeunes à terminer leurs études secondaires.

Eytan approuve l'attaque aérienne d'Israël contre le site d'Osirak, suspecté d'être un site de développement pour des armes nucléaires irakiennes.

Pendant la guerre du Liban[modifier | modifier le code]

Le 3 juin 1983, le groupe Abou Nidal tente d'assassiner l'ambassadeur israélien à Londres, Shlomo Argov, et le blesse grièvement. Tsahal y répond en bombardant des camps de réfugiés palestiniens au Liban.


Carrière politique[modifier | modifier le code]

Mort[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Wendy Elliman, « Russian Runaround », Hadassah magazine, 30 avril 2006, article reproduit sur le site de Shavei Israel.