Radosław Sikorski

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Radosław Sikorski
Radosław Sikorski, en 2005.
Radosław Sikorski, en 2005.
Fonctions
14e président de la Diète polonaise
En fonction depuis le 24 septembre 2014
(1 mois et 1 jour)
Législature VIIe
Prédécesseur Ewa Kopacz
Ministre des Affaires étrangères
16 novembre 200722 septembre 2014
Président du Conseil Donald Tusk
Gouvernement Tusk I
Tusk II
Prédécesseur Anna Fotyga
Successeur Grzegorz Schetyna
Ministre de la Défense nationale
31 octobre 20057 février 2007
Président du Conseil Kazimierz Marcinkiewicz
Jarosław Kaczyński
Gouvernement Marcinkiewicz
Kaczyński
Prédécesseur Jerzy Szmajdziński
Successeur Aleksander Szczygło
Biographie
Nom de naissance Radosław Tomasz Sikorski
Date de naissance 23 février 1963 (51 ans)
Lieu de naissance Bydgoszcz (Pologne)
Nationalité Polonaise
Britannique (1984-2010)
Parti politique Plate-forme civique
Conjoint Anne Applebaum
Diplômé de Pembroke College (Université d'Oxford)
Profession Journaliste

Signature

Radosław Tomasz Sikorski, né le 23 février 1963 à Bydgoszcz en Pologne, est un journaliste et homme politique polonais, membre et vice-président de la Plate-forme civique (PO).

Diplômé de l'université d'Oxford, il couvre des événements diplomatiques et militaires pour la presse internationale, avant d'entrer, en 1992, dans le gouvernement polonais, au sein duquel il milite en faveur de l'intégration de la Pologne à l'OTAN.

En 2005, Sikorski, élu sénateur indépendant, est nommé ministre de la Défense nationale au sein du gouvernement conservateur de Jarosław Kaczyński, mais suite à des désaccords de nature politique, quitte le gouvernement en 2007, quelques mois avant d'être député à la Diète, sous les couleurs de la Plate-forme civique, puis nommé ministre des Affaires étrangères dans le cabinet libéral de Donald Tusk.

En 2014, n'ayant pas été reconduit au sein du nouveau gouvernement d'Ewa Kopacz, il succède à celle-ci comme président de la Diète, la Chambre basse du Parlement polonais.

Biographie[modifier | modifier le code]

De la grève étudiante à l'asile politique[modifier | modifier le code]

En mars 1981, alors qu'il achève ses études secondaires à Bydgoszcz, il prend la tête du comité de grève des étudiants, dans le cadre des « évènements de Bydgoszcz »[1]. Au moins de juin suivant, il quitte son pays et se rend en Grande-Bretagne afin d'y apprendre l'anglais. Lorsque la loi martiale est décrétée en Pologne six mois plus tard, il demande l'asile politique au Royaume-Uni, qui lui est accordé en 1982.

Il étudie au Pembroke College de l'université d'Oxford, suivant d'abord un cursus d'histoire, puis se réoriente vers la filière des sciences politiques, de la philosophie et des sciences économiques (PPE). Il obtient son Bachelor of Arts dans ce domaine en 1984.

Titulaire de la nationalité britannique depuis cette année, il épouse, en 1987, la journaliste américaine Anne Applebaum ; deux enfants naissent de cette union : Aleksander et Tadeusz.

Dans la presse internationale[modifier | modifier le code]

Entre 1986 et 1989, il a été pigiste pour des journaux tels que The Spectator et The Observer. Il a également couvert la guerre d'Afghanistan pour The Sunday Telegraph, et a même remporté le prix World Press Photo, dans la catégorie photos d'information, en 1987.

Choisi, à la fin des années 1980, comme journaliste de terrain en Angola, lors de la guerre civile, il est nommé en 1990 correspondant du Sunday Telegraph à Varsovie. Par la suite, il a publié dans Rzeczpospolita et The Wall Street Journal, et travaillé en tant que spécialiste des relations internationales pour les chaînes polonaises TVP et TVN 24, ainsi que les chaînes étrangères CNN, Fox News, BBC World, ou encore Voice of America. En outre, il a été conseiller du magnat des médias Rupert Murdoch, entre 1988 et 1992, représentant les intérêts de News Corporation en Pologne.

Premiers pas politiques[modifier | modifier le code]

En 1992, il devient vice-ministre de la Défense nationale du gouvernement de Jan Olszewski, appelant à une intégration rapide de la Pologne à l'OTAN. Il se présente aux élections législatives de 1997 sous les couleurs du parti d'Olszewski, le Mouvement pour la reconstruction de la Pologne (ROP), mais ne parvient pas à être élu député.

Il revient au gouvernement l'année suivante, en 1998, un an après l'arrivée au pouvoir de Jerzy Buzek, et occupe le poste de vice-ministre des Affaires étrangères, chargé des Polonais de l'étranger, de l'Asie, de l'Afrique et de l'Amérique latine.

Ministre de la Défense[modifier | modifier le code]

Lors des élections du 25 septembre 2005, il est élu au Sénat sous les couleurs du parti conservateur catholique et eurosceptique Droit et justice (PiS), dont il n'est pas membre. Le 31 octobre suivant, il est nommé ministre de la Défense nationale dans le gouvernement minoritaire de Kazimierz Marcinkiewicz, étant reconduit le 14 juillet 2006 dans le gouvernement de coalition très marqué à droite de Jarosław Kaczyński.

Il démissionne le 5 février 2007, pour protester contre les discussions entre le gouvernement et les États-Unis sur l'installation d'un bouclier antimissile en Pologne. Il était aussi en désaccord avec son adjoint, chef des services de renseignements militaires (WSI), Antoni Macierewicz, favorable à une dégradation des anciens officiers sous le régime communiste, comme Wojciech Jaruzelski.

Ministre des Affaires étrangères[modifier | modifier le code]

Il annonce, le 12 septembre suivant, qu'il sera candidat aux élections législatives anticipées du 21 octobre 2007 dans la circonscription de Bydgoszcz, sur la liste du parti de centre-droit libéral et pro-européen Plate-forme civique (PO), auquel il adhère le 2 décembre. Le jour du scrutin, il obtient 117 219 voix et se voit élu député à la Diète polonaise.

Le 16 novembre, Radosław Sikorski est nommé ministre des Affaires étrangères de Pologne dans le cabinet de coalition de centre-droit du libéral Donald Tusk. En 2010, il est candidat à la primaire de la PO organisée pour désigner le candidat du parti à l'élection présidentielle prévue en fin d'année. Il se trouve alors opposé au président de la Diète, Bronisław Komorowski[2], qui le défait avec 69 % des voix le 29 mars[3]. Il est élu vice-président de la PO le 8 octobre suivant.

Réélu député aux élections générales du 9 octobre 2011, il est confirmé à la direction de la diplomatie le 18 novembre suivant.

Très impliqué dans la crise politico-sociale ukrainienne des mois de janvier et février 2014, Radosław Sikorski est alors chargé, par l'Union européenne, d'intervenir dans ce conflit, aux côtés de ses homologues français, Laurent Fabius, et allemand, Frank-Walter Steinmeier.

Président de la Diète[modifier | modifier le code]

Après la désignation de Donald Tusk à la présidence du Conseil européen, Radosław Sikorski, qui n'a pas été reconduit dans le gouvernement de la nouvelle présidente du Conseil, Ewa Kopacz, est cependant élu à la présidence de la Diète, la chambre basse du Parlement polonais, par 233 voix favorables contre 143. Dans son discours d'investiture, qu'il prononce après son élection, Sikorski dit être « honoré » de devoir présider la Chambre basse de « l'un des plus anciens Parlements d'Europe »[4].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Les « évènements de Bydgoszcz » (Prowokacja bydgoska) désignent une grève des agriculteurs de Bydgoszcz visant à faire reconnaître un syndicat indépendant, un temps réprimée avant que le pouvoir communiste n'engage des négociations.
  2. (fr) Présidentielle : Premier débat télévisé en Pologne - La Libre Belgique le 21 mars 2010.
  3. (fr) Brève sur le site de la Fondation Robert-Schuman.
  4. (pl) « Wystąpienie nowo wybranego marszałka Sejmu Radosława Sikorskiego », site officiel de la Diète de la République de Pologne, 24 septembre 2014
  5. (fr) Ordonnance Souveraine n° 4.047 du 20 novembre 2012 portant nominations dans l’Ordre de Saint-Charles Sont nommés dans l’Ordre de Saint-Charles, sur legimonaco.mc, 23 novembre 2012

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]