Radio libertaire

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Radio libertaire

alt=Description de l'image Radio Libertaire logo.png.
Présentation
Pays Drapeau de la France France
Siège social 145 rue Amelot, XIe arrondissement de Paris
Slogan La radio sans dieu, sans maître et sans publicité.
Langue Français
Statut Radio associative
Site Web rl.federation-anarchiste.org
Historique
Création 1981
Diffusion
AM Non Non
FM oui Oui 89,4 Mhz (FM) en Île-de-France
RDS oui Oui RL.89.4
Numérique Non Non
Numérique terrestre Non Non
Satellite Non Non
Câble Non Non
Streaming oui Oui (bas débit), (haut débit)
Podcasting oui Oui
Studio de Radio Libertaire
Studio de Radio Libertaire
Concert de Léo Ferré en soutien à Radio Libertaire. 10e anniversaire de Radio Libertaire au Palais des sports de Paris.
Manifestation de 5000 personnes en soutien à Radio Libertaire le 3 septembre 1983
Radio Libertaire: Émission radio sur la bande dessinée, septembre 1983, invité: Siné, deuxième anniversaire de Radio Libertaire

Radio libertaire est la radio de la Fédération anarchiste (FA) émettant depuis Paris et diffusant aussi sur Internet par streaming. Elle a été fondée en 1981.

La radio ne touche pas de subventions (sauf du fonds de péréquation de la bande FM), elle vit du bénévolat des animateurs, des dons et de la vente d'une carte d'auditeur.

Radio libertaire, qui ne pouvait être captée par ondes hertziennes que dans Paris et sa proche banlieue, est également diffusée mondialement (comme Webradio) sur Internet depuis 2004[1].

Historique[modifier | modifier le code]

La création de Radio libertaire a été décidée à l'unanimité, après de longs débats contradictoires, par le congrès de mai 1981 de la Fédération anarchiste. Cette radio n'avait alors pas encore de nom, pas d'indicatif, pas vraiment un projet, pas d'animateurs, et pour son lancement le modique budget de 15 000 francs. L'usage de la radio par les anarchistes comme moyen de diffusion de leurs idées s'inscrivait dans une longue tradition, comme en 1921, lorsque les insurgés de Kronstadt ont lancé des messages radio, ou en 1936, en Espagne, avec Radio CNT-FAI. Mais surtout, en 1981, le lancement de Radio libertaire prolonge des initiatives plus récentes de participation anarchiste au mouvement des radios libres, en France à la fin des années 1970, avec notamment Radio-Trottoir (à Toulon) et Radio-Alarme, dont les animateurs étaient des membres de la Fédération anarchiste.

Les émissions commencent le 1er septembre 1981 à 18 heures, depuis une cave de la Butte Montmartre dans des conditions précaires : un studio de 12 m², avec un bric-à-brac de matériel de récupération, et une équipe de six personnes.

Le 28 août 1983, dans le cadre d'une politique générale du gouvernement français tendant à faire cesser le désordre des émissions de la bande FM, des CRS se présentent devant les locaux de Radio libertaire, défoncent la porte, et saisissent le matériel[2]. Des animateurs sont frappés et interpellés, le câble d'antenne et le pylône sont sectionnés, malgré la présence de nombreux auditeurs. Cette intervention de l'État entraîne de vives réactions, notamment le 3 septembre, avec une manifestation de 5000 personnes (République vers Barbès-Rochechouart)[3], et la reprise des émissions de Radio libertaire annoncées et relayées en direct depuis l'un des camions sono de la manifestation [réf. nécessaire].

En 2006, Radio libertaire fête son 25e anniversaire, le site web spécialisé www.RadioActu.com lui consacre un article résumant son histoire[4].

L'identité culturelle[modifier | modifier le code]

L'identité culturelle de la station s'est construite avec le temps. Les premiers animateurs apportaient leurs disques au studio et ont fait connaître des artistes comme Debronckart, Maurice Fanon, Servat, Gribouille, Jonasz, Serge Utgé-Royo, Aurenche, Capart et beaucoup d'autres. En 1982 arrivait sur la radio une autre musique, souvent écoutée dans les squatts, en marge du système : le rock alternatif. Puis d'autres musiques ont trouvé leur place sur Radio libertaire : le jazz, le blues, le folk, les musiques industrielles, le rap par le biais de l'émission Réveil Hip Hop le samedi matin 8 h/10 h, le reggae et le punk de tout genre grâce à l'engagement inhérent à ce mouvement. D'autres artistes ont rencontré la radio, qui s'est ouverte à de nombreuses formes d'expression : bande dessinée, arts plastiques, théâtre, littérature, cinéma, etc.

L'identité politique[modifier | modifier le code]

Moyen d'expression de la Fédération anarchiste, Radio libertaire a néanmoins d'abord ouvert ses micros à ses amis : anarcho-syndicalistes de la CNT ou d'autres syndicats, Libre Pensée, Union pacifiste, les espérantophones, la Ligue des droits de l'homme. Et là aussi, c'est dans la réalité quotidienne, dans les luttes et les rencontres, que s'est créée l'ouverture de Radio libertaire vers le mouvement social : travailleurs en grève, chômeurs, mal-logés, squatters, anti-racistes, écologistes, réfractaires, exilés... Surviennent des crises, et le travail quotidien de Radio libertaire est bouleversé par l'exigence du moment.

C'est le mouvement étudiant de 1986, et Radio libertaire devient la radio du mouvement : reportages dans les rues, tables rondes dans le studio, antenne ouverte pour témoigner des violences policières...

Lorsque la guerre du Golfe a éclaté, Radio libertaire s'est placée comme la radio des « anti-guerre », qui, heure par heure, annonçant manifestations, meetings, réunions des comités de quartier, tout en proposant débats et analyses.

Programmes[modifier | modifier le code]

Exemples d'émissions[modifier | modifier le code]

Exemples d'émissions musicales[modifier | modifier le code]

  • Epsilonia[20] (Unpedigreed Music depuis 1986) : musiques expérimentales, noise, rock alternatif, musiques improvisées
  • Réveil Hip hop[21] (1996-2011+). Site archive 2001-2007.
  • Sureshots[22] (2009-2011+) : Hip hop, reggae, dancehall.
  • JazzLib' (Entre chiens et loups), 1er et 3e jeudis : Portraits de jazzmen, des styles, des instruments, des invités, de 20:30 à 22:00.
  • Nuits Off[23] (Pop Music depuis 1988) : Pop Rock, noise, rock alternatif, pop folk & soul. Un samedi sur deux à partir de 23h00 et jusqu'à l'aube.
  • Blues en liberté.
  • Wreck this mess : cocktail de musiques radicales
  • Les enfants de Cayenne : punk anarchiste, rap conscient, chanson militante[24].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]