Radboud d'Utrecht

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Radboud, peinture au plafond du Broerenkerk (église des frères) à Zwolle.

Radboud (circa 850Ootmarsum, 29 novembre 917) ou Radbod est un ancien évêque d'Utrecht de 899 à 917. Sa fête est le 29 novembre[1] et le 25 juin on commémore la translation de son corps.

Sa vie[modifier | modifier le code]

Radboud est né vers le milieu du IXe siècle d'une importante famille franque de la région de Namur.
Sa mère d'origine frisonne descendait du roi frison Radbod (mort en 719).
Radboud commence ses études sous la garde de son oncle maternel Gunthar (Günther), archevêque de Cologne 850-1863. Après 863, Radboud étudie à l'école de la cour du roi ouest-franc Charles le Chauve (843-877), et devient vicaire de ce roi. Après la mort du roi, il se fait probablement moine bénédictin au monastère de Saint-Martin à Tours. Avec la permission de l'empereur Arnulf de Carinthie (887-899), Radboud est choisi évêque d'Utrecht en 899. Utrecht ayant été dévasté par les Vikings, Radboud, comme son prédécesseur, siège à Deventer.

L'évêque[modifier | modifier le code]

Comme évêque, Radboud était le représentant du pouvoir franc oriental des Pays-Bas du Nord, alors possession du Duché de Lorraine. Quand, en 911, ce duché passe aux mains du royaume ouest-franc, Radboud ne sait pas bien choisir entre l'ancien roi et le nouveau et il écrit des notes critiques sur le rôle politique des évêques. Vers 914-915 il va à Rome pour faire arbitrer par le pape Jean X (914-928) un conflit avec comte Meginhard de Hamaland.

Radboud préparant le retour du siège à Utrecht, meurt avant de réaliser ce projet. Il est enterré dans la Grande ou Lebuïnuskerk de Deventer. Il avait lui-même nommé son successeur Balderik.

Pendant le Moyen Âge, la vénération de Radboud était limitée à l'évêché d'Utrecht.

Ses écrits[modifier | modifier le code]

On impute à Radboud (mais ce n'est pas toujours avec certitude) quelques écrits mineurs, surtout des Vies de saints en prose ou en vers : la Vie des missionnaires anglo-saxons Boniface de Mayence (en prose), Suitbert de Werth et Lebuïnus (sermons et vers). On lui attribue aussi des sermons sur la vierge Amalberga', (VIIe-VIIIe siècle) et sur saint Servais de Tongres, évêque de Maastricht. Il a écrit des livres de poésie sur saint Martin de Tours, patron du monastère de Tours et patron d'Utrecht. On n'a gardé de lui qu'un seul écrit profane, le poème De hirundine (l'hirondelle). Ce poème date peut-être de son temps d'étudiant et il pourrait être le plus ancien poème des Pays-Bas.

La vie de Radboud est connu de chroniques, d'actes et de ses propres écrits, mais aussi d'une Vie du Saint, probablement écrite entre 962 et 975 par un chanoine d'Utrecht. Selon cette Vie, Radboud aurait composé des chants religieux, qui n'ont pas été sauvegardés.

Saint Patron[modifier | modifier le code]

Aux Pays-Bas, Radboud est le patron de la recherche scientifique catholique. En 1905 a est créée la Fondation Saint-Radboud, qui a pour but la stimulation de l'enseignement catholique universitaire aux Pays-bas et notamment la fondation d'une université catholique. L'Université catholique de Nimègue a été ouverte en 1923; celle-ci ouvre en 1956 l'Hôpital Saint-Radboud. Pour exprimer l'unité organique avec l'hôpital, l'université adopte au 1er septembre 2004 le nom de Radboud Universiteit Nijmegen.

Littérature[modifier | modifier le code]

  • F. Rädle, "Bischof Radbod von Utrecht", Die deutsche Literatur des Mittelalters: Verfasserlexikon, 2e ed., dl. 7: 962-965 (met overzicht van Radbouds geschriften en uitgaven daarvan)
  • B. Ahlers, Die ältere Fassung der Vita Radbodi (Frankfurt-Bern, 1976)
  • M. Carasso-Kok, Repertorium van verhalende historische bronnen uit de Middeleeuwen (Den Haag, 1981); kritisch overzicht van aan Radboud toegeschreven werken (nrs. 8, 18, 52, 53, 62, 80, 88, 89, 352) en van de heiligenlevens over Radboud (nr. 75)
  • Vita Radbodi/ Het leven van Radboud, toegelicht, bezorgd en vertaald door Peter Nissen en Vincent Hunink (Nijmegen 2004)
  • A.G. Weiler, "Sint Radboud, bisschop van Utrecht (Deventer) van 899/900 tot 917. Pastor, geleerde, historicus, dichter en componist", Trajecta, tijdschrift voor geschiedenis van het katholiek leven in Nederland 12 (2003) 97-115
  • René Veenman, "Radbouds Over de zwaluw", dans: Madoc 19 (2005) 194-203

Sources et références[modifier | modifier le code]

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