Radar tridimensionnel à balayage électronique

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Radar Pave Paws du NORAD en Alaska

Le radar tridimensionnel à balayage électronique[1] (phased-array radar en anglais) est un radar qui utilise une antenne formée d'un très grand nombre d'ouvertures de tubes de guides d'ondes sur une surface plane : une antenne réseau à commande de phase.

Principe[modifier | modifier le code]

Le déphasage de l'émission entre chacune des ouvertures permet de recréer électroniquement un patron directionnel similaire à une antenne parabolique. En variant le déphasage, on change la direction sondée et on peut ainsi balayer selon la verticale et l'horizontale sans avoir à faire bouger l'antenne.

Ce balayage tri-dimensionnel, électronique, peut donc se faire beaucoup plus rapidement qu'avec un système mécanique, ce qui explique son développement pour la défense navale et aérienne. Plusieurs bâtiments des marines nationales l'utilisent comme élément des systèmes de poursuite des cibles très mobiles comme les missiles air-sol. Le radar ci-contre se trouve en Alaska et fait partie du système américain de défense anti-missiles transcontinentaux balistiques. L'ensemble de ce réseau sera modernisé en utilisant ce type d'antennes.

Recherches[modifier | modifier le code]

Installation de l'antenne d'un ancien radar SPY-1A de la US Navy au National Severe Storms Laboratory à Norman, en Oklahoma

Depuis 2003, un radar tridimensionnel à balayage électronique, acheté de la United States Navy par le service météo de la NOAA, est mis à l'essai pour tester l'utilité de ce concept dans la détection des précipitations.

L'avantage de ce type d'antenne serait d'obtenir un sondage de l'atmosphère dans un temps beaucoup plus rapide qu'avec une antenne conventionnelle, permettant de voir l'évolution des orages avec une résolution temporelle grandement supérieure. Comme ces derniers peuvent changer de caractéristiques très rapidement et donner une météo violente, l'espoir est de pouvoir mieux anticiper le déclenchement des phénomènes violents (tornade, grêle, pluie torrentielle et rafales descendantes) et ainsi améliorer les préavis d'alertes météorologiques.

On estime qu'il faudra de 10 à 15 ans pour compléter les recherches et faire les plans pour construire une nouvelle génération de radars météorologiques utilisant ce principe. Le coût estimé de cette expérience est de 25 millions USD[2].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Termium de l'Office québécois de la langue française
  2. (en) National Severe Storms Laboratory, « Phased array radar », NOAA,‎ 4 avril 2011 (consulté le 3 avril 2012)

Liens externes[modifier | modifier le code]