Radar d'approche de précision

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Radar militaire d'approche de précision PAR-80

Un radar d'approche de précision (RAP) est un type de radar utilisé par le contrôle du trafic aérien pour suivre les déviation latérale et verticale de la trajectoire de descente d'une avion lors de l’atterrissage à un aéroport[1]. Le contrôleur peut ainsi suivre toute la procédure d'approche et donner des instructions au pilote pour effectuer les corrections nécessaires[2]. Il effectue un travail similaire au système d'atterrissage aux instruments (ILS). Ces radars sont souvent connus par l'acronyme PAR provenant de son nom en anglais Precision Approach Radar[1].

Historique[modifier | modifier le code]

Le radar d'approche de précision a été développé pendant la Seconde Guerre mondiale à l'intention des pilotes revenant après une mission dans de mauvaises conditions météorologiques. Après la guerre, le RAP a été utilisé dans le domaine de l'aviation civile mais durant les années 1960, les systèmes d’atterrissage aux instruments (ILS) et aux hyperfréquences (MLS) les ont supplantés. Les RAP sont maintenant surtout employés aux aérodromes militaires[3] et sur les théâtres d'opération militaires[4], en particulier sur les porte-avions où les mouvements du navire rendent les ILS difficile d'usage. Ces derniers ont aussi l'inconvénient d'être une balise radio pour un ennemi éventuel.

Opération[modifier | modifier le code]

Réflexion du visage d'un contrôleur aérien militaire sur l'affichage radar de type Beta d'un RAP (1980)

Il s'agit d'un radar primaire de courte portée pointé dans la direction de la piste d’atterrissage, effectuant un balayage vertical et azimutal limité. L'antenne peut être une parabole conventionnelle montée sur deux axes ou une antenne réseau à commande de phase qui effectue plus rapidement un balayage électronique. Son rayon d'action est généralement de 15 NM et son secteur d'approche se situe à 10° de part et d'autre de la piste[5].

Alternativement, le RAP peut être un radar secondaire utilisant les réponses du mode 3/A du transpondeur de l'avion pour le guider par triangulation par multilatération ou trilatération avec des antennes supplémentaires le long de la piste d’atterrissage.

Quel que soit le système, la position verticale et latérale de l'avion est affiché sur un écran de type Beta, la ligne supérieure donnant l'approche verticale et la ligne inférieure l'approche horizontale. Un marqueur indique le point de toucher des roues souhaité sur la piste et souvent ces lignes sont incurvées vers le centre de l'écran pour indiquer cette position. L'avion produit un blip qui sera également affiché sur l'écran en superposition respectivement sur chacune des deux lignes. La déviation par rapport à l'axe de l'approche pour l'atterrissage peut être ainsi aisément détectée et relayée au pilote.

Variante[modifier | modifier le code]

Quand un radar de surveillance est ajouté à celui d'approche, l'ensemble devient un radar de surveillance et d'approche ou SPAR pour Surveillance and Precision Approach Radar[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Service de traduction, « Radar d'approche de précision », sur Termium, Travaux publics et Services gouvernementaux Canada (consulté le 23 mars 2013)
  2. « Radar d'approche de précision », Terminologie en aviation et Services linguistiques, Transports Canada (consulté le 23 mars 2013)
  3. M. Steve Norwich, « Ce n'est qu'un au revoir " Beach Ball " - Fin d'une ère radar à la 14e Escadre Greenwood », Bulletins, sur Défense national et les Forces canadiennes,‎ 17 août 2011 (consulté le 23 mars 2013)
  4. « Le radar d'approche de précision essayé à Mountainview : une science exacte », Nouvelles et événements - Nouvelles de la Force aérienne, sur Aviation royale du Canada,‎ 2 avril 2007 (consulté le 23 mars 2013)
  5. Didier Morieux, « Radar », Le vol aux instruments (consulté le 23 mars 2013)
  6. Service de traduction, « Radar de surveillance et d'approche de précision », sur Termium, Travaux publics et Services gouvernementaux Canada (consulté le 13 octobre 2013)

Liens externes[modifier | modifier le code]