Rachid Koraichi

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Rachid Koraïchi est un peintre algérien contemporain, né en 1947 à Ain Beida. En 1970, il quitte l'Algérie pour rejoindre l'école des arts décoratifs de Paris.

Biographie[modifier | modifier le code]

Imprégné de culture soufie, Rachid Koraïchi s’intéresse très jeune aux manuscrits anciens et à leurs graphisme, ainsi qu'aux peintures rupestres du Tassili[Lequel ?]. Il fera ses études à l'École des beaux-arts d'Alger et l'École nationale supérieure des arts décoratifs de Paris. Ses créations sont exposées depuis 1970 dans le monde entier. Il vit depuis de nombreuses années entre Paris et la Médina de Tunis. Il voyage fréquemment en Algérie, en Égypte, etc. Il est présent dans de nombreux musées. Il a travaillé notamment avec Karel Appel. Ses amis poètes et écrivains l’ont accompagné dans ses recherches sur les signes et il a mis en images bon nombre de leurs ouvrages.

Il fut exposé en 2008 aux Rencontres d'Arles (France) pour son travail avec Ferrante Ferranti.

Éléments sur l'œuvre[modifier | modifier le code]

Rachid Koraïchi travaille sur soie, crée des tapisseries, peint sur parchemin, travaille l’argile, le kaolin, grave, utilise l’acier ou la pierre. Il ne se considère pas comme calligraphe, mais bien comme un plasticien qui se situe entre tradition et innovation : tout en puisant dans le fond culturel de son enfance baignée par un patrimoine artistique et spirituel important, Rachid Koraïchi trouve son style et sa propre "écriture" pour décrire la vie dans ses réalités, ses beautés et la dimension transcendante qui la sous-tend. Attaché au symbolisme, il utilise de façon récurrente le nombre sept dans son œuvre, ainsi que le bleu, l'or et une multitude de figures (Lune, rond, carré, étoiles…). Ses œuvres sont imprégnées à la fois de profondeur et de poésie.

Expositions[modifier | modifier le code]

  • Maqamate autour de Rachid Koraichi à Dar Abdellatif, 2013, Alger

Reconnaissance[modifier | modifier le code]

Rachid Koraïchi s'est vu décerner à Londres le Jameel Prize 2011.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Signature de Rachid Koraichi

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  • Signes et désert : Baya, Larbi, Silem, Koraichi, Martinez, Mesli, (préfaces de Silem, Christiane Achour, Rachid Boudjedra, Malika Bouabdellah, Michel-Georges Bernard et Françoise Liassine), Ipso, Bruxelles, 1989. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Peintres du signe - Mesli, Martinez, Baya, Khadda, Koraïchi, Samta Ben Yahia, Silem, Sergoua, Mohand, Yahiaoui, Tibouchi, textes de Pierre Gaudibert, Nourredine Saadi, Michel-Georges Bernard et Nicole de Pontcharra, Fête de l’Humanité, La Courneuve, septembre 1998 (exposition itinérante). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Cris Ecrits, Rachid Koraichi, Nicole de Pontcharra, Pierre Restany, éd. de Lassa, Bruxelles
  • Une Nation en l'Exil, Mahmoud Darwish, Hassan Massoudy, Abdelkebir Khatibi, Rachid Koraïchi, éd. Fondation Shoman, Amman
  • L'Enfant Jazz, Mohamed Dib, Rachid Koraïchi, éd. Mustapha Orif, Alger (Réalisation Frank Bordas, Paris)
  • Lettres d'argile, Rachid Koraichi, Nicole de Pontcharra, Roxanne Hodes, éd. Corinne Maeght, Nîmes
  • Anthologie de la Poésie arabe, Rachid Koraichi, éd. Mango, Paris
  • Tu es mon amour depuis tant d'années, textes de Nancy Huston, dessins de R. Koraïchi Thierry Magnier, 2001
  • Le Miroir infini, textes de Djalâl ad-Dîn Rûmî, dessins de R. Koraïchi, éd. Alternatives, Paris, 2001
  • Pluie sur la Palestine, poème de Salah Stétié, éd. Al Manar, Neuilly/Seine, 2002
  • Couleurs de l'invisible, neuf nouvelles de Sylvie Germain et 70 encres de Rachid Koraïchi, éd. Al Manar, 2002
  • Anthologie de la Poésie algérienne, dessins R. Koraichi, éd. Mango, Paris
  • Jennine, poème en prose de Etel Adnan, poétesse francophone libano-américaine et 4 dessins de R. Koraïchi, éd. Al Manar, 2004
  • Les Sept Dormants (hommage aux 7 moines de Tibhirine) avec des textes de John Berger, Michel Butor, Hélène Cixous, Sylvie Germain, Nancy Huston, Alberto Manguel et Leïla Sebbaret une suite de gravures de R. Koraïchi, éd. Actes sud, 2004, 483 p., (ISBN 9782742753321)
  • Eclats de mémoire. Beyrouth, fragments d'enfance, textes brefs de Georgia Makhlouf, écrivain libanais. 21 dessins de Koraïchi, éd. Al Manar, 2005
  • Le Rêve de la huppe, poème de Anne Rothschild. Un écrivain juif, un peintre arabe : une démarche commune pour la paix entre Israël et la Palestine, 21 dessins de Koraïchi, éd. Al Manar, 2005
  • Le livre de la frontière, Jaume Pont. Anthologie de poésie arabo-andalouse, 21 dessins de Koraïchi ; éd. Al Manar, 2006
  • Cœur à cœur, 49 haïkus de Bernard Perroy, frère consacré dans la communauté catholique des Béatitudes, accompagnés de 49 encres de Rachid Koraïchi, éd. Al Manar, 2006
  • Cinq fragments du désert, texte de Rachid Boudjedra, Actes Sud (Arles, France) / Éditions Barzakh (Alger, Algérie), 2007
  • Les ancêtres liés aux étoiles, photographies de Ferrante Ferranti / textes de Farouk Mardam-Bey et Mohamed Kacimi, Actes Sud (Arles, France), 2008
  • Tout commence la nuit, poème d'Anne Rothschild qui proteste contre l'invasion du Liban par Israël en 2006. 21 dessins de Koraïchi, éd. Al Manar, 2008
  • La couronne de vent, récit de Martine Le Coz sur un épisode décisif de la vie de l'émir Abdelkader, rehaussé de dessins de Koraïchit, éd. Al Manar, 2009
  • Histoires classiques, trois nouvelles d'Alberto Manguel, traduites de l'anglais par Christine Le Bœuf et de l'espagnol par Albert Bensoussan, rehaussés de 3 dessins de Koraïchi, éd. Al Manar, 2010
  • Chevaucher la nuit, nouvelle de Manuelle Roche, dessins de R. Koraïchi, éd. Al Manar, 2010
  • Une nation en exil : Hymnes gravés suivi de La Qasida de Beyrouth, avec Mahmoud Darwich, Actes Sud (Arles, France) / éd. Barzakh (Alger, Algérie), 2010
  • Une gorgée d'azur, textes de Bernard Perroy, Al Manar, 2011
  • L'eau est trop loin pour le feu qui est trop près, texte de Rachid Koraïchi, éditions méridianes, 2013 Accompagné de 35 gravures de Rachid Koraïchi.

Voir aussi[modifier | modifier le code]