Rachel de Queiroz

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Rachel de Queiroz

Description de cette image, également commentée ci-après

Monument à Rachel de Queiroz
sur la Place General Tibúrcio à Fortaleza

Nom de naissance Rachel de Queiroz
Activités Poètesse, journaliste, traductrice
Naissance 17 novembre 1910
Fortaleza, État du Ceará,
Drapeau du Brésil Brésil
Décès 4 novembre 2003 (à 92 ans)
Rio de Janeiro, État de Rio de Janeiro, Drapeau du Brésil Brésil
Langue d'écriture Portugais brésilien
Distinctions Prix Camões

Rachel de Queiroz, née le 17 novembre 1910 à Fortaleza et morte le 4 novembre 2003 à Rio de Janeiro, est une femme de lettres, dramaturge, traductrice et journaliste brésilienne. Elle est la première femme à rejoindre l'Académie brésilienne des lettres, et en 1993 est également la première femme à recevoir le prix Camões, le plus important prix littéraire du monde lusophone.

« Nous sommes nés seuls et destinés à mourir seuls. C’est peut-être pour cela que nous avons besoin de vivre ensemble. »

— Rachel de Queiroz

Biographie[modifier | modifier le code]

Elle naît à Fortaleza en 1910 de Daniel et Clotilde Franklin de Queiroz. En 1917, elle se rend avec sa famille à Rio de Janeiro, où elle suit ses études au Colégio da Imaculada Conceição jusqu’en 1925. Très jeune, elle devient journaliste et, sous le pseudonyme de Rita de Queluz, elle écrit quelques poèmes et le roman-feuilleton História de um Nome. Mais c'est en 1930 qu'elle publie son premier véritable roman, O Quinze.

Sous la dictature elle est accusée à tort d'être communiste. En 1998, cinq ans après avoir remporté le Prix Camões (elle est la deuxième personnalité brésilienne et la première femme à remporter ce prix), elle contera dans un livre de mémoires ses mésaventures sous la dictature.

Elle a transformé sa maison, la Fazenda Não Me Deixes, à Quixadá, au Ceará, en une « réserve spéciale pour la nature ».

Elle meurt d'une attaque cardiaque le 4 novembre 2003 à Rio de Janeiro, deux semaines avant ses 93 ans.

Académie brésilienne des lettres[modifier | modifier le code]

Rachel de Queiroz avec ses amis Adonias Filho (à gauche) et Gilberto Freyre (à droite)

Le 4 novembre 1977, elle est la première femme élue à l'Académie brésilienne des lettres. Son élection provoque un certain émoi dans le monde féministe brésilien, mais sa réaction reste pondérée :

« Je ne suis pas entrée à l'Académie brésilienne des lettres parce que je suis une femme. J'y suis entrée parce qu’indépendamment de ce fait j’ai une œuvre littéraire ; j'y ai beaucoup d'amis très chers. Presque tous mes amis sont des hommes, et je n'ai pas grande confiance dans les femmes... »

— Rachel de Queiroz

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • O quinze (1930)
    Publié en français sous le titre L'Année de la grande richesse, traduit par Jane Lessa et Didier Voïta, Paris, Stock, « Bibliothèque cosmopolite », 1986
  • João Miguel (1932)
    Publié en français sous le titre Jean Miguel, traduit par Mario Carelli, Paris, Stock, « Nouveau cabinet cosmopolite », 1984
  • Caminho de pedras (1937)
  • As três Marias (1939)
  • A donzela e a moura torta (1948)
  • O galo de ouro (1950)
  • Lampião (1953)
  • A beata Maria do Egito (1958)
  • Cem crônicas escolhidas (1958)
  • O brasileiro perplexo (1964)
  • O caçador de tatu (1967)
  • O menino mágico (1969)
  • Dora, Doralina (1975)
    Publié en français sous le titre Dôra, Doralina, traduit par Mario Carelli, Paris, Stock, « Nouveau cabinet cosmopolite », 1980
  • As menininhas e outras crônicas (1976)
  • O jogador de sinuca e mais historinhas (1980)
  • Cafute e Pena-de-Prata (1986)
  • Memorial de Maria Moura (1992)
    Publié en français sous le titre Maria Moura, traduit par Cécile Tricoire, Paris, Métailié, 1995 ; réédition, Paris, Métailié, Suites brésilienne no 148, 2009
  • Teatro (1995)
  • Nosso Ceará (1997)
  • Tantos Anos (1998)
  • Não me deixes : suas histórias e sua cozinha (2000)

Prix, récompenses et honneurs[modifier | modifier le code]


Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]