Rabaul

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Rabaul
Administration
Pays Drapeau de la Papouasie-Nouvelle-Guinée Papouasie-Nouvelle-Guinée
Région Nouvelle-Bretagne orientale
District District de Kokopo
Démographie
Population 7 024 hab. (2009)
Géographie
Coordonnées 4° 12′ 00″ S 152° 11′ 00″ E / -4.2, 152.18333333 ()4° 12′ 00″ Sud 152° 11′ 00″ Est / -4.2, 152.18333333 ()  
Localisation

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Rabaul

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Rabaul

Rabaul est une ville de Nouvelle-Bretagne, la plus grande de l'archipel Bismarck, qui fait partie de la Papouasie-Nouvelle-Guinée. Elle fut jusqu'en 1994 la capitale de la partie orientale de l'île. Avec 12 000 habitants, elle est située à 20 kilomètres de la nouvelle capitale provinciale, Kokopo, si bien que cette nouvelle ville et son nouvel aéroport sont souvent appelés « Rabaul ».

Histoire[modifier | modifier le code]

À l'époque où la Nouvelle-Guinée orientale était une colonie allemande, ceux-ci en établirent la capitale dans la ville nouvellement construite de Rabaul. Rabaul signifie mangrove en kuanua (la langue locale), car la ville a été construite sur une ancienne mangrove.

Après la Première Guerre mondiale, la Nouvelle-Guinée orientale fut attribuée à la Grande-Bretagne, et Rabaul devint la capitale du Territoire de la Nouvelle-Guinée, rattaché à l'Australie.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Après l'attaque de Pearl Harbor, il était évident que la Nouvelle-Guinée serait bientôt attaquée. En décembre 1941, l'ensemble des femmes et des enfants blancs fut évacué de la ville. En janvier 1942, un premier bombardement par le Japon annonçait l'invasion prochaine.

Barges de débarquement japonaises dans un des tunnels de Rabaul.

Après l'occupation, les Japonais développèrent à Rabaul une base importante. Des kilomètres de tunnels furent creusés pour protéger les installations et en 1943, il y avait environ 110 000 soldats japonais à Rabaul.

Le , l'avion de l'amiral Isoroku Yamamoto, amiral de la flotte japonaise et architecte de l'attaque japonaise sur Pearl Harbor, fut abattu par des chasseurs américains après avoir décollé de Rabaul. Son itinéraire était connu parce que les Américains avaient, à ce moment-là, décrypté les codes japonais.

Plutôt que d'attaquer Rabaul, les Alliés choisirent de neutraliser la base navale japonaise. Ils établirent, au fur et à mesure de leurs conquêtes, un réseau de bases qui coupa Rabaul de ses lignes de ravitaillement, et soumirent la ville à un pilonnage intensif.

Notamment du 5 au 11 novembre 1943, les Américains lancèrent des raids aériens à partir de leurs porte-avions pour empêcher une contre-attaque navale japonaise alors que les GIs débarquaient au Cap Torokina (Bougainville). Ces raids infligèrent de lourdes pertes à la flotte japonaise et mirent fin à l'importance de Rabaul comme base navale.

La base devint ainsi inutile et se rendit à la fin de la guerre, en août 1945. La famine y sévissait alors. La ville fut reconstruite après le départ des Japonais et les Australiens y revinrent.

Lors de l'indépendance de la Papouasie-Nouvelle-Guinée, en 1975, Rabaul devint un chef-lieu de district, atteignant 30 000 habitants en 1990.

Éruptions volcaniques[modifier | modifier le code]

Le Tarvurvur en 2010.

La ville est construite au fond d'un golfe qui est l'ancienne caldeira d'un grand volcan préhistorique ; des cônes et cratères secondaires l'encadrent. En 1878, une éruption provoque la naissance d'un volcan dans le port. Une colonne plinienne se forme, et les retombées des ponces recouvrent la mer d'une couche de 2 m qui empêche toute navigation[1]. Le 29 mai 1937, deux volcans, Tavurvur et Vulcan, entrèrent en éruption et tuèrent 507 personnes en causant d'énormes dégâts.

Après des alertes en 1983 et 1984, le Tavurvur et Vulcan entrèrent à nouveau en éruption en 1994, détruisant l'aéroport et ensevelissant 80 % de la ville sous les cendres. Grâce au plan d'évacuation, il n'y eut aucune victime[2]. C'est alors que la capitale du district fut transférée 20 km plus loin, à Kokopo.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Fabuleux volcans,  éd. Artemis (ISBN 978-2844-16050-8).
  2. « Les Volcans » dans Géo hors-série, octobre 2000, p. 105.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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