Cedric (paquebot)

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Cedric
Image illustrative de l'article Cedric (paquebot)
Carte postale représentant le Cedric.

Type Paquebot transatlantique (Big Four)
Histoire
Lancement 28 août 1902
Mise en service 11 février 1903
Statut Démoli en 1932 à Inverkeithing
Caractéristiques techniques
Longueur 213 m
Maître-bau 22 m
Capacité 2 877 passagers
Tonnage 21 073 tjb
Propulsion Machines à quadruple expansion alimentant deux hélices
Vitesse 16 nœuds
Autres caractéristiques
Équipage 486
Chantier naval Harland & Wolff, Belfast
Armateur White Star Line
Pavillon Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Port d'attache Liverpool

Le Cedric est un paquebot britannique construit en 1902 pour la White Star Line par les chantiers navals Harland & Wolff de Belfast. Appartenant à la série des Big Four, c'est un navire de 21 073 tonneaux, long de 213 mètres et large de 23 mètres, pourvu de deux cheminées, de quatre mâts et de deux hélices lui permettant d'atteindre une vitesse de 16 nœuds. Il peut accueillir 365 passagers en première classe, 160 en deuxième et 2 362 en troisième. Sa carrière, marquée par deux abordages, se termine en 1931. Il est démoli l'année suivante.

Histoire[modifier | modifier le code]

Construction et début de carrière[modifier | modifier le code]

Le Cedric[1] est construit dans les chantiers navals Harland and Wolff de Belfast sous le numéro de coque 337. Il s'agit du deuxième navire d'une série de quatre paquebots, les Big Four, avec le Celtic, le Baltic et l’Adriatic.

Lancé le 21 août 1902, et cédé à la White Star le 31 janvier 1903, il est alors le plus grand navire au monde[2], non par sa longueur mais par son tonnage. Il débute son voyage inaugural entre Liverpool et New York le 11 février 1903 et le termine en sept jours. L'hiver suivant, il effectue une croisière de cinq semaines en Méditerranée, croisière qu'il effectue par la suite chaque hiver. Le reste du temps, le Cedric sert uniquement sur la route Liverpool - New York, et durant toute sa carrière commerciale. En novembre 1903, des rumeurs rapportent que le Cedric, alors vaisseau-amiral de la compagnie, a été coulé par le Titian et que tous ses passagers sont morts. La White Star rassure les familles en expliquant que les rumeurs ne peuvent être exactes puisque « le Cedric est d'une conception telle qu'il est pratiquement insubmersible »[3]. Ces paroles seront ensuite employées pour les navires de la classe Olympic, dont deux feront pourtant naufrage. Quant aux rumeurs sur le naufrage du Cedric, elles se révèlent finalement infondées et le navire arrive à New York le 26 novembre.

Pendant les onze années suivantes, il traverse l'Atlantique sans connaître d'incident majeur. Quand le Titanic coule en avril 1912, le Cedric se trouve à New York, et son départ est retardé pour lui permettre de ramener chez eux les membres d'équipage survivants. De nombreux survivants du naufrage sont convoqués par la Commission d'enquête américaine, mais les membres d'équipage non nécessaires à l'enquête y embarquent tout de même pour rentrer en Angleterre[4].

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Après un dernier voyage entre Liverpool et New York le 21 octobre 1914, il est réquisitionné et converti en croiseur auxiliaire. Il rejoint le Dixième Escadron de Croiseurs et opère au sein de la patrouille A, avec le Teutonic qui appartient également à sa compagnie[4]. Durant l'hiver 1916 - 1917, il sert de transport de troupes vers l'Égypte puis les États-Unis.

Par la suite, il transporte des passagers dans le cadre du « Liner Requisition Scheme ». C'est dans ce contexte que le 29 janvier 1918, le Cedric heurte le Montreal de la Canadian Pacific au cours du convoi HG 27. Le Montréal est alors pris en remorque, mais sombre à 14 miles du phare de Mersey Bar[4].

L'après guerre[modifier | modifier le code]

Le Scythia de la Cunard, éperonné par le Cedric en 1923.

Le navire est rendu à ses propriétaires en septembre 1919 et subit une refonte aux chantiers Harland & Wolff pour réinstaller sa décoration d'origine. Cette refonte modifie également la disposition des cabines, lui permettant désormais de transporter 347 passagers de première classe, 250 de deuxième et 1 000 de troisième[2]. En effet, les lois sur l'immigration aux États-Unis ne permettent plus de transporter autant de passagers de troisième classe qu'au début du siècle de façon rentable. Il retrouve ensuite sa route habituelle entre Liverpool et New York. Le 30 septembre 1923, il éperonne le Scythia de la Cunard Line dans le port de Queenstown : les deux navires, s'ils ne sombrent pas, subissent cependant de lourds dégâts[5]. En 1926, ses installations sont adaptées aux classes cabine, touriste et à la troisième classe[6].

Son dernier voyage entre Liverpool et New York débute le 5 septembre 1931, puis le Cedric est vendu pour 22 150 livres plus tard dans l'année. Il est ensuite démantelé à Inverkeithing en 1932.

Caractéristiques et décoration intérieure[modifier | modifier le code]

Le Cedric est légèrement plus imposant que son prédécesseur, le Celtic, ce changement résultant en un plus grand nombre de cabines de première classe[5]. Le navire est pourvu de deux cheminées couleur chamois avec une manchette noire, la coque étant noire rehaussée d'une superstructure blanche (couleurs arborées par tous les navires de la compagnie). Les cheminées sont entourées de quatre mâts qui ne servent qu'à soutenir le nid de pie (sur le mât avant) et les câbles de la télégraphie sans fil.

Intérieurement, le Cedric est somptueusement décoré et bénéficie de nombreux aménagements de luxe. Le navire propose salon, pont promenade, café véranda, salon de lecture et d'écriture décoré de grande baies vitrées, fumoir décoré de vitraux et salle à manger surmontée d'une verrière. Le navire bénéficie également de son propre orchestre. Enfin, le confort est amélioré par la faible ampleur du roulis[7].

Sur le plan technique, le navire est propulsé par deux hélices alimentées par des machines à quadruple expansion. Il navigue à une vitesse moyenne de 16 nœuds, et peut atteindre une vitesse maximale de 17 nœuds. Il est le seul des quatre navires de sa série à être équipé de bossoirs de type Wellin (ceux dont est équipé le Titanic), au lieu des bossoirs pivotants utilisés habituellement[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Bien que la compagnie ait insisté pour que son nom se prononce « Cédric », la clientèle l'a toujours nommé « Sidric ».
  2. a et b (en) SS Cedric, White Star Liner. Consulté le 20 juillet 2009
  3. (en) Mark Chirnside, The Olympic-class ships : Olympic, Titanic, Britannic, Tempus publishing, 2004, p. 11
  4. a, b, c et d (en) WSL Cedric 1903 -1932, White Star Ships. Consulté le 20 juillet 2009
  5. a et b (en) RMS. CEDRIC, Ayrshire Scotland. Consulté le 20 juillet 2009
  6. (en) S/S Cedric, White Star Line, Norway Heritage. Consulté le 20 juillet 2009
  7. (en) The Famous Big 4 of the New York - Liverpool Service - White Star Line - 1909 Brochure, Gjenvick-Gjønvik Archives. Consulté le 20 juillet 2009

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]