Rückert-Lieder

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Les Rückert-Lieder sont cinq chants pour voix et orchestre composés par Gustav Mahler en 1901 et 1902. Ils furent créés à Vienne en 1905. Les poèmes sont extraits d'œuvres de Friedrich Rückert.

Les cinq chants sont (par ordre chronologique de composition) :

  1. Blicke mir nicht in die Lieder
  2. Ich atmet' einen linden Duft
  3. Ich bin der Welt abhanden gekommen
  4. Um Mitternacht
  5. Liebst du um Schönheit


Fiche technique[modifier | modifier le code]

  • Titre : Fünf Lieder nach Texten von Friedrich Rückert, Sieben Lieder aus letzter Zeit ou Rückert-Lieder
  • Composition : juin 1901 pour les quatre premiers et juillet 1902 pour le dernier
  • Durée : 25 minutes environ
  • Création :
  • Publication : C. F. Kahnt 1905

Histoire[modifier | modifier le code]

Composition[modifier | modifier le code]

Mahler composa quatre des cinq chants lors d'un séjour à la "Villa Mahler" lors de l'été 1901. Le dernier chant composé, est un poème que Mahler mit en musique en juillet 1902 pour son épouse, Alma Mahler. Il cacha le manuscrit dans la partition de Siegfried qu'Alma déchiffrait souvent. Malheureusement pour le compositeur, Alma ne vint pas déchiffrer la partition pour plusieurs jours. Gustav invita donc Alma à une séance de déchiffrage, ce qui lui fit découvrir le manuscrit, qui la fit presque pleurer.

Création et réception[modifier | modifier le code]

Les quatre premiers lieder ont été créés à Vienne le 29 janvier 1905, par des membres choisis du Wiener Philharmoniker. Le concert, dans lequel étaient également créées les Kindertotenlieder et certains Wunderhorn lieder, fut un des grands succès de la carrière de Mahler. Paul Stefan en a écrit : « On exultait avec lui [Mahler], on partageait successivement son affliction, ses humeurs enfantines, joyeuses ou rêveuses. On prenait plaisir à s'émerveiller de sa science et de sa maîtrise des petites formes, comme à un magnifique épanouissement de beaux poèmes. »

Analyse[modifier | modifier le code]

Blicke mir nicht in die Lieder[modifier | modifier le code]

Précision lexicale : die Lieder = die (Augen)lieder = les paupières. Cette orthographe est certes archaïque (on écrirait aujourd'hui das Lid), mais néanmoins attestée (cf. Deutsches Wörterbuch von Jacob Grimm und Wilhelm Grimm).

S'il y a certes un jeu de mot sur la double signification paupière / chant, il faut comprendre ce premier vers de Rückert comme "De ton regard, ne sonde mes paupières" et non comme "De ton regard, ne sonde mes chants", ce qui est un non-sens.

Proposition de traduction du début du Lied : Ne regarde pas mes paupières. Je baisse les yeux, comme pris en défaut.

Ich atmet' einen linden Duft[modifier | modifier le code]

Proposition de traduction du début du Lied : Je respirais un doux parfum. Il y avait dans la chambre une branche de tilleul. Le cadeau d'une main chère. Comme c'était doux, le parfum du tilleul...

Ich bin der Welt abhanden gekommen[modifier | modifier le code]

Proposition de traduction du début du Lied : Je suis coupé du monde. Dans lequel je n'ai que trop perdu mon temps. Depuis longtemps, il n'a plus rien entendu de moi. Il peut bien penser que je suis mort !

et le texte se termine sur ces mots : Je suis mort au tumulte du monde et repose dans mon tranquille domaine. Je vis seul dans mon ciel, dans mon amour. dans mon chant.

Um Mitternacht[modifier | modifier le code]

Proposition de traduction du début du Lied : A minuit. Je me suis réveillé. Et j'ai regardé le ciel. Parmi les millions d'étoiles, Aucune ne m'a souri. A minuit.

Liebst du um Schönheit[modifier | modifier le code]

Proposition de traduction du début du Lied : Si tu aimes pour la beauté, alors ne m'aime pas ! Aime le soleil aux cheveux dorés !

Discographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]