Révolte des chaperons blancs

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Le fameux "goedendag", redoutable arme des "Chaperons blanc".

La révolte des chaperons blancs ou révolte des tisserands gantois éclate le 5 septembre 1379 à Gand contre le comte de Flandre.

Elle atteint Bruges et Ypres puis se répand à toute la Flandre.

Une paix est signée avec le comte fin novembre 1379 mais le conflit reprend en février 1380.

Philippe van Artevelde prend la tête de la révolte en 1382.

Charles VI écrase la révolte le 27 novembre 1382 à la bataille de Roosebeke.

Philippe van Artevelde est pendu sans procès au lendemain de la victoire.

L'épopée des Chaperons blancs[modifier | modifier le code]

Nous donnons ici l'histoire de ces chaperons blancs parue dans la Revue de Bruxelles[1] :

« Il était aisé de prévoir que toute réconciliation était désormais impossible entre le prince et le chef de la révolte. Le nombre des Chaperons-Blancs grossissait à mesure que le Comte retardait ses moyens de répression. À Gand les gildes guerrières adoptèrent le chaperon blanc comme un signe distinctif, et ces cohortes turbulentes se livrèrent à tous les excès qui marquaient les continuelles guerres civiles du Moyen Âge. Sous le règne de Louis de Male ils devinrent aussi nombreux que redoutables, et eurent pour chefs Jean Hyoens, ancien doyen des bateliers gantois, puis Jean Bruneel, Pierre van den Bossche, Rase van Herseele, Jean de Launay, Pierre Dewinter. En 1379 ils pillèrent et incendièrent le beau château comtal de Wondelghem, ainsi que d'autres manoirs féodaux, et ils s'emparèrent même de la ville de Gand, après avoir défait et tué le haut-bailli Wouter van Outrive, qui avait voulu les soumettre ou les anéantir. Lors de leurs révoltes, on voyait les chaperons blancs surgir de toutes parts, et souvent au nombre de plusieurs milliers, gens des divers corps de métiers de Gand. En 1379 dix mille chaperons blancs se portèrent à Bruges et à Damme ; la même année douze mille firent une excursion à Courtrai, et en 1380 cinq mille hommes de cette piétaille plébéenne s'emparèrent d'Audenarde. Partout la dévastation, le pillage et le meurtre marquaient leur fatal passage. Malgré les tentatives faites pour les dissoudre, les chaperons blancs existèrent jusqu'à la fin du XVe siècle. Ils furent abolis définitivement par le traité de paix de Cadsand, conclu à l'Écluse entre les Gantois et l'empereur Maximilien, le 29 juillet 1492. Les chaperons blancs sont complètement armés de mailles, et le chef porte de plus des brassards, cuissards et jambars en fer battu. Ils ont la surcotte de drap blanc, comme le chaperon, et sur la poitrine, le dos et les épaules la tête du lion de Flandre : de sable et lampassée de gueules. Leurs goedendags sont terminés par une boule de fer garnie de pointes d'acier et surmontée d'un fer de lance triangulaire. Arme terrible, en même temps masse-d'armes et hallebarde, sa pointe acérée allait blesser à mort l'ennemi dont un coup de massue avait brisé l'armure. Dans le combat les goedendags se plaçaient au front de bataille, les épées, les haches et les coutelas au deuxième rang, les gens de traits, archers et arbalétriers, à l'arrière. »

Notes[modifier | modifier le code]

  1. page 25 année 1838.

Sources[modifier | modifier le code]