Révolte de Oaxaca

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Manifestation organisée le 7 novembre 2006 par l'APPO (Assemblée populaire des peuples d'Oaxaca) sur la route de Oaxaca à Tehuantepec[1].

La révolte à Oaxaca est une insurrection marquant la politique du Mexique, durant le second semestre 2006. Les événements se situent au sud du pays, et sont localisés dans la ville principale de l'État portant le même nom. Les activités bloquées sont l'enseignement depuis le mois de mai, et le tourisme en ville depuis le mois de juin, ainsi que les services de l'administration de l'État d'Oaxaca durant un laps de temps.

Le conflit commence en mai avec une grève des professeurs de la section locale du syndicat SNTE (il est dirigé par Elba Esther Gordillo - emprisonnée depuis février 2013 pour avoir détourné de deux milliards de pesos - une des femmes les plus puissantes du pays qui fut secrétaire générale du PRI jusqu'au 21 septembre 2005, ce syndicat fut longtemps lié au PRI[2]) à Oaxaca de Juarez, la capitale de l'État ; des affrontements avec les autorités du gouverneur de l'État ont fait évoluer la situation en juin et en novembre. En tout état de cause, le terme simple de grève ne suffit plus lorsque sur certains sites internet altermondialistes rapportant les faits on parle de Rebelión Popular en Oaxaca, voire de « Commune libre » (lire Citations), terme évoquant inévitablement les luttes sociales du XIXe siècle en Europe. Constitutionnellement, les termes gouvernorat et province ne s'appliquent pas au Mexique.

Contexte général[modifier | modifier le code]

La personnalité politique locale, le gouverneur du PRI (Partido Revolucionario Institucional - Parti révolutionnaire institutionnel) Ulises Ruiz Ortiz, dont l'élection, en 2004 a été contesté par d'autres partis politiques [réf. nécessaire]; les reproches concernent des accusations de fraude [réf. nécessaire]lors de cette élection locale et de malversations financières entrant en jeu dans la campagne de Roberto Madrazo Pintado, candidat du PRI, àl’élection présidentielle mexicaine.

Comme pour la révolte du Chiapas, cette situation de confrontation prend naissance dans un contexte régional bien antérieur à son éclatement, dont on ne trouve aucun relais dans les grands médias sauf les sites alternatifs opposés au gouvernement du Parti action nationale (PAN) au niveau national et au PRI au niveau de l'État d'Oaxaca[3].

Le soulèvement proviendrait d'une situation d'inégalités sociales qui s'est creusée durant les années précédentes[réf. nécessaire].

Selon la chaîne d'information anglaise BBC[4], à partir du mois de mai 1,3 million d'écoliers n'ont pu se rendre en classe du fait de l'arrêt des cours dans 14 000 lieux d'enseignement.

La révolte prend désormais le cadre d'un soulèvement populaire [réf. nécessaire], s'essayant à une autodétermination locale difficile à réaliser compte tenu du précédent du Chiapas et des échéances politiques nationales (Felipe Calderón, du PAN, nouveau président en exercice au Mexique au 1er décembre 2006).

L'Assemblée populaire des peuples d'Oaxaca (APPO)[modifier | modifier le code]

Manifestant dans les rues d'Oaxaca de Juarez en juin 2006.

En juin 2006, la répression du conflit provoqué par les enseignants de la section 22 du syndicat SNTE a donné naissance à l'Assemblée populaire des peuples d'Oaxaca (APPO), réunissant plus de 300 organisations sociales, politiques, urbaines et rurales [réf. nécessaire]. Les organisations indigènes marquent, comme au Chiapas voisin, ce mouvement par leur pratique de la démocratie directe [réf. nécessaire] et leur méfiance devant les partis politiques. Devant les agressions meurtrières contre ceux qui demandent la destitution du gouverneur [réf. nécessaire], la ville se hérisse de centaines de barricades défensives que les habitants animent surtout la nuit contre ce qu'ils appellent les « caravanes de la mort », groupes de véhicules d'hommes armés tirant sur la population pour faire régner la terreur[réf. nécessaire]. L'APPO va aussi s'emparer des moyens de communication locaux de la capitale Oaxaca (radios et télévisions), épisode où s'illustre particulièrement la combativité des femmes à l'intérieur du mouvement. Les femmes de l'assemblée populaire, qui demandaient un temps d'antenne dans ces médias, vont finir par les occuper et les faire fonctionner elles-mêmes devant le refus de leur accorder cet espace de parole. La cité universitaire est occupée par les étudiants et ses environs sont le théâtre de très durs affrontements avec les forces anti-émeutes envoyées en renfort en octobre par le pouvoir fédéral. Le 2 novembre 2006, les affrontements autour du campus durent sept heures et voient des milliers d'habitants des quartiers environnants se transformer en émeutiers pour résister aux assauts des forces policières spéciales de la Police fédérale préventive (PFP) assistées d'hélicoptères et de blindés légers [réf. nécessaire]. Les forces de l'ordre se retireront au terme d'une intense et épuisante bataille, faisant – de part et d'autre – de très nombreux blessés, qui a été abondamment filmée. Trois semaines plus tard, le 25 novembre, la situation s'inverse et, après de nouveaux combats, dans le centre-ville cette fois, contre les forces spéciales, les arrestations par centaines viennent à bout de la résistance. Une longue période de répression caractérisée, selon les observateurs internationaux, par de très nombreuses arrestations, souvent apparentées à des enlèvements en pleine rue, s'ouvre alors. La répression et la peur de l'arrestation désorganisent le mouvement populaire et ne lui permettent plus que des manifestations sporadiques qui reprennent toutefois de l'ampleur après le départ des forces spéciales fédérales de la PFP qui occupent le centre-ville jusqu'en début 2007. En 2008, il reste encore des prisonniers de l'APPO, dont certains en régime d'isolement. Le mouvement s'est divisé sur les enjeux électoraux de l'année 2007 à Oaxaca (parlement local et élections municipales), certaines organisations marxistes-léninistes (le Front populaire révolutionnaire, FPR, entre autres) prônant la participation de l'APPO à ces élections, alors que les jeunes libertaires, qui ont trouvé des forces et de l'influence souvent comme « délégués de barricades », rejoignent les organisations indigènes se réclamant [réf. nécessaire] de Ricardo Flores Magon, révolutionnaire anarchiste mexicain originaire d'Oaxaca, dans leur refus de compromettre le mouvement social dans le jeu politique institutionnel. À partir de février 2007, ces jeunes libertaires constituent un « espace politique » appelé Voix d'Oaxaca construisant l'autonomie et la liberté (Voces Oaxaqueñas Construyendo Autonomia y Libertad), VOCAL. En juillet 2007, le Parti révolutionnaire institutionnel remporte seul les élections au parlement d'Oaxaca, devant une abstention qui atteint des taux records, approchant les 70 % [réf. nécessaire]. En 2008, toujours en butte à la répression, l'APPO tente de se réorganiser et de surmonter ses divisions.

Localisation de l'État d'Oaxaca dans le Mexique
Les huit délimitations socio-culturelles de l'état d'Oaxaca, où se trouvent réparties les écoles fermées.

Si au décompte du 31 octobre, ce mouvement social aurait mené à six décès depuis son commencement, mais de 26 selon la Commission civile internationale (CCIODH) qui mène une enquête sur place en janvier 2007. Il faut compter parmi ses victimes un militant anarchiste reporter d'Indymedia venu de New York, États-Unis, Brad Will, tué par balles le 27 octobre alors qu'il accompagnait des membres de l'assemblée populaire et filmait leurs agresseurs en civil.

Un suspect a été arrêté en octobre 2008. La famille du journaliste assassiné parle des pressions des autorités mexicaines sur cette affaire[5]. La (CNDH) commission des droits humains (Comisión Nacional de los Derechos Humanos) estime qu'il y a eu « irrégularité » dans les investigations menées par la procureur générale de la république et que l'hypothèse de la participation de l'APPO est infondée[6].

Origines des fonds finançant l'APPO[modifier | modifier le code]

Mai : une simple grève salariale[modifier | modifier le code]

Le 22 mai commence une grève qui ne concerne que le seul Sindicato Nacional de Trabajadores de la Educación SNTE[7], dirigé à l'époque par Elba Esther Gordillo (emprisonnée en février 2013 pour le détournement de deux milliards de pesos) par sa section locale (section 22), sur la base de revendications salariales. Emmenés par Enrique Rueda Pacheco, ils réclament une augmentation cadre et s'adressent au gouvernement de l'État d'Oaxaca sachant que ce domaine relève de la compétence de l'État fédéral.

Ils sont 70 000 à suivre le mouvement, et placent un piquet de grève au beau milieu du centre-ville (chiffres non officiels). Le 2 juin, ils ne seront plus que 30 000.

Juin : grève générale des professeurs[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Grève des professeurs à Oaxaca.
Le gouverneur Ulises Ruiz.

Le 14 juin correspond à une opération policière de taille dans la capitale, mobilisant 3000 policiers. Le gouverneur aurait opté pour ce passage à l'action afin de respecter une promesse électorale, le centre-ville historique de la ville étant un passage touristique permettant l'afflux de devises aux commerces et créateur d'emplois. Or, à ce moment, les murs sont déjà couverts de graffiti exprimant le ressentiment des grévistes. Il semble qu'à ce moment l'intervention du gouverneur traduise l'exaspération d'une partie de la population, qui n'est pas forcément du côté des grévistes mais se désole du fait que plus aucun mur du centre-ville et les monuments historiques classés par l'UNESCO ne soit épargné et craint pour ses emplois, notamment liés au tourisme.[réf. nécessaire]

Après juin 2006, la révolte s'est étendue a d'autres centres urbains de l'État d'Oaxaca et dépasse largement la socio-catégorie des fonctionnaires en enseignement[8].


La grève a mené le 27 juin à la fondation de l'Asamblea Popular de los Pueblos de Oaxaca (ou APPO), qui a effectué des marches de protestation, appelées les mega marches. Ces manifestations se sont reproduites régulièrement, conservant le mot d'ordre de pacifisme[9].

Dans une tentative de reprendre le dialogue avec cette nouvelle instance, le gouverneur Ulises Ruiz a nommé Heliodoro Díaz Escárraga[10] le 10 juillet au poste de secrétaire général, au niveau de l'État fédéré.

Courant juillet, les mutins ont organisé une commémoration alternative à celle de la fête traditionnelle de la Guelaguetza[11].

La première revendication des insurgés devient la démission du gouverneur du PRI, dont l'absence de réaction est palpable depuis juin au regard des évènements qui l'adressent directement.

Il est à noter que le PRI et le Parti de la révolution démocratique (PRD) sont tous deux membres de l'internationale socialiste. Le président actuel est du PAN démocrate chrétien, (membre de l'internacional democrata cristiana).

Malgré l'attention des autorités pour étouffer l'affaire et ne rien laisser filtrer, l'APPO a accueilli les premières ONG internationales le 13 juillet.

Octobre : intervention de la police fédérale[modifier | modifier le code]

Après plusieurs mois de quasi-ignorance, le gouvernement mexicain intervient sur demande du gouvernement de l'État d'Oaxaca (constitutionnellement il ne peut le faire que sur demande formelle de l'État concerné) et envoie durant le mois d'octobre 2006 les troupes de la Police fédérale préventive (PFP).

Peu après la mort par balles du militant anarchiste journaliste d'Indymedia, Brad Will (selon reporters sans frontières son nom exact serait Bradley Roland Wheyler et non William Bradley Roland et dont l'assasin présumé Juan Manuel Martínez Moreno serait un membre de l'APPO et secrétaire de la régie des sports de la municipalité de Santa Lucia del Camino[12] a été arrêté en octobre 2008. Le gouvernement fédéral, sur demande expresse du gouverneur d'Oaxaca, envoie les troupes de la PFP détruire les barricades mises en place 150 jours plus tôt et reprendre le contrôle de la ville d'Oaxaca de Juárez. Les membres de l'APPO sont de plus en plus souvent arrêtés par les forces de la PFP et la police locale. Ils doivent peu à peu continuer leurs activités dans la clandestinité. La dernière barricade est évacuée par les activistes le 29 novembre.

Décembre : arrestations[modifier | modifier le code]

Prise de fonctions de M. Felipe Calderón, nouveau président du Mexique.

La situation liée à la prise de fonctions le 1er décembre du nouveau président promet d'être tendue, les électeurs d'Oaxaca (19) ayant voté pour le parti adverse lors de l’élection présidentielle[13].

4 décembre : arrestation d'un leader de l'APPO[modifier | modifier le code]

Le lundi 4 décembre, un leader symbolique de l'APPO Flavio Sosa déclare dans une conférence de presse à Mexico qu'il vient dans la capitale du Mexique afin de négocier une solution pacifiste pour mettre un terme au conflit. Quelques heures après, il est arrêté par la police d'Oaxaca l'accusant d'être lié aux vandalismes et aux dégâts causés aux monuments classés perpétrés en ville pendant le conflit des derniers jours, la police l'accuse aussi d'être lié à des détentions irrégulières commises par des manifestants. Horacio Sosa, le frère de Flavio Sosa ainsi que deux autres personnes sont aussi arrêtés pour des raisons non spécifiées par la police[14].

Après son arrestation, Gerardo Fernandez Noroña, le porte-parole du Parti de la révolution démocratique (PRD) révèle que Flavio Sosa est membre du Conseil national du parti, et donc que le PRD assumera la défense de Flavio Sosa, selon les principes du parti[15].

Gestion de crise[modifier | modifier le code]

Médiation[modifier | modifier le code]

Selon toute apparence on ne parle plus du rôle de Heliodoro Díaz Escárraga après le mois de septembre.

Si l'on ne peut parler d'incurie face au phénomène, on peut qualifier le comportement du gouverneur d'intransigeance.

Face à ce gouverneur qui a affirmé à plusieurs reprises son refus de démissionner à ses divers interlocuteurs, annonçant à tout crin que « la paix règne en Oaxaca », il semble qu'au sein du Mexique ce soient les associations en chargées des Droits de l'Homme qui assurent un relais entre l'APPO, insurgée et bloquée à l'intérieur de la cité, et les autres instances de l'État du Mexique. Cette implication est visible par les communiqués de la LIMEDH, (Ligue mexicaine pour la Défense des Droits de l'Homme), et de la CNDH, (Comisión Nacional de Derechos Humanos) que ses adversaires disent inféodée au gouvernement fédéral.

Médiatisation[modifier | modifier le code]

Caricature émanant d'opposants à l'APPO.Traduction : « il me parait complètement injuste d'avoir ce que l'on mérite. »

Il est possible que l'occultation médiatique de la part des grands médias d'actualité ait laissé le champ libre aux médias alternatifs, éventuellement partisans de l'altermondialisme ou de l'activisme radical de gauche[16].

Toutefois l'ouverture des médias indépendants permettant à la population en sédition de s'exprimer en dehors de la ligne officielle est toute à l'honneur des rôles du quatrième pouvoir, qui trouve là un terrain par l'activisme assurant le maintien de la liberté d'expression dans de telles situations où les enjeux sont portés aux paroxysme.

Une lettre ouverte[17] rédigée « à la mémoire du journaliste d'Indymédia », et afin de porter secours « à la population d'Oaxaca, de manière à établir un gouvernement populaire qui reconnaisse les traditions et les valeurs locales » a été signée début novembre par de nombreux universitaires et activistes tous étrangers, la plupart américains, parmi lesquels Noam Chomsky, Naomi Klein, Michael Moore, Arundhati Roy, Starhawk et Howard Zinn. Cette lettre répond à un manifeste de l'APPO émis le 15 septembre, appelant à la mise en place d'« un pouvoir populaire ».

L'APPO a appelé via son site internet à une journée de solidarité mondiale le 22 décembre 2006, relayé par l'EZLN[18] ; la mobilisation a eu lieu à diverses échelles simultanément dans vingt villes du monde, notamment à Athènes, Barcelone, Berlin, Bruxelles, Buenos Aires, Lisbonne, Miami, Montréal, New York, Paris, Rio de Janeiro, Rome, Sao Paulo, Vancouver.

Citations de partisans du mouvement social d'Oaxaca[modifier | modifier le code]

L'écrivain Raoul Vaneigem – ancien membre de l'Internationale situationniste et auteur du Traité de savoir-vivre à l'usage des jeunes générations (1967) – a exprimé, le 2 novembre 2006, sa solidarité avec le mouvement social d'Oaxaca.

Alliance du PRD et du PAN pour la journée électorale de 2010[modifier | modifier le code]

Une alliance a été conclue entre ces deux partis dans les États de Sinaloa, Puebla et Oaxaca, pour les élections au poste de gouverneur. Elle a pour but de contrer les récents succès du Parti révolutionnaire institutionnel (PRI), qui a obtenu le poste de gouverneur dans 18 États de la fédération mexicaine.

En 2010, une alliance entre le Parti action nationale (PAN), le Parti de la révolution démocratique (PRD), le parti communiste mexicain et le Parti du travail (PT) a été conclue. Une alliance entre le PRI et le Parti vert écologiste du Mexique (PVEM) a été également conclue. Les résultats des élections donnent Gabino Cué de la coalition PAN-PRD-PT-Convergencia avec 50,1 % des voix. Le canditat de l'alliance PRI-PVEM Eviel Pérez Magaña arrive second avec 41,9 % des voix.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (es) « Multitudinario apoyo », Novedades De Quintana Roo, 8 novembre 2006.
  2. wikipédia article SNTE
  3. (en) Site d'El Enemigo Común
  4. (en) Q&A: Crisis in Oaxaca - BBC News, 31 octobre 2006
  5. (es) Piden a APPO que ayude a esclarecer muerte de Brad Will - Genaro Altamirano, El Universal, 29 février 2008
  6. (es) La CNDH deslinda a APPO de crimen - El Universal, 29 septembre 2008
  7. (es) es:Sindicato Nacional de Trabajadores de la Educación
  8. La commune d'Oaxaca en péril: article tiré d'Indymedia
  9. la dixième a eu lieu le 10 décembre - source.
  10. es:Heliodoro Díaz Escárraga
  11. fête catholique et indigène d'une effigie de Marie, qui se déroule annuellement le 16 juillet (es:Guelaguetza).
  12. El Universal du 17 octobre 2008, article de Jorge Alejandro Medellin
  13. les résultats ont fait l'objet d'une contestation vive, certains députés à Mexico en sont allés jusqu'aux mains.
  14. (en) Rebeca Romero, Protest movement leader nabbed in Mexico: tiré d'une dépêche de l'agence AP
  15. (es) Asume PRD defensa de líder de la APPO: tiré du site d'information El Norte
  16. Un exemple : dossier exclusif sur la situation d'Oaxaca dans le périodique anarchiste Tierra y Libertad, numéro 221, décembre 2006.
  17. Oaxaca: Manifiesto de comunicadores y artistas, sur Wikinoticias
  18. communiqué de l'EZLN - Indymedia Chiapas

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Révolte d'Oaxaca
Articles génériques