Résinifératoxine
| Résinifératoxine | |
|---|---|
| structure de la résiniferatoxine. | |
| Identification | |
| No CAS | |
| No EINECS | EC |
| PubChem | |
| SMILES |
|
| InChI |
|
| Propriétés chimiques | |
| Formule brute | C37H40O9 [Isomères] |
| Masse molaire[1] | 628,7081 ± 0,0351 g/mol C 70,68 %, H 6,41 %, O 22,9 %, |
|
|
|
La résinifératoxine (RTX) est un analogue naturel de la capsaïcine[2]. C'est un diterpène daphnane capable d'activer les récepteurs vanilloïdes dans une sous-population de nerfs sensitifs impliqués dans la nociception (transmission de la douleur physiologique)[3],[4]. Le RTX rend un canal ionique de la membrane plasmique de nerfs sensitifs — le TRPV1 (transient receptor potential vanilloid 1) — perméable aux cations, et plus particulièrement aux cations calcium ; ceci provoque une puissante sensation d'irritation suivi par une désensibilisation et un effet analgésique[5],[6].
Des recherches sont menées notamment par le National Institutes of Health[7],[8] et l'Université de Pennsylvanie[9] pour créer une nouvelle classe d'analgésiques à partir de la résine de l'euphorbe résinifère (Euphorbia resinifera), une plante marocaine cactiforme (c'est-à-dire dont l'apparence est proche de celle du cactus commun) qui contient de hautes concentrations en RTX.
Sommaire |
Synthèse totale [modifier]
Une synthèse totale de la (+)-résinifératoxine a été proposé par le groupe Wender de l'Université Stanford en 1997[10], qui est à la date de 2007 la seule synthèse totale complète d'une molécule de la famille des daphnanes[11].
Toxicité [modifier]
La résinifératoxine est toxique et peut provoquer des brûlures chimiques. L'expérimentation animale indique que l'ingestion de 40 g ou moins peut être fatale ou causer de sérieux dommages[12].
Notes et références [modifier]
- Masse molaire calculée d’après Atomic weights of the elements 2007, sur www.chem.qmul.ac.uk.
- *(en) Christopher S. J. Walpole, et al., « Similarities and Differences in the Structure-Activity Relationships of Capsaicin and Resiniferatoxin Analogues », J. Med. Chem., vol. 39, no 15, 1996, p. 2939–2952 [lien PMID, lien DOI]
- (en) Szallasi A, Blumberg PM, « Resiniferatoxin, a phorbol-related diterpene, acts as an ultrapotent analog of capsaicin, the irritant constituent in red pepper », Neuroscience, vol. 30, no 2, 1989, p. 515–20 [lien PMID, lien DOI]
- (en) Szallasi A, Blumberg PM, « Resiniferatoxin and its analogs provide novel insights into the pharmacology of the vanilloid (capsaicin) receptor », Life Sci., vol. 47, no 16, 1990, p. 1399–408 [lien DOI]
- (en) Szallasi A, Blumberg PM, « Vanilloid receptor loss in rat sensory ganglia associated with long term desensitization to resiniferatoxin », Neurosci Lett., vol. 140, no 1, 1992, p. 51–4 [lien PMID, lien DOI]
- (en) Olah Z et al., « Ligand-induced dynamic membrane changes and cell deletion conferred by vanilloid receptor 1 », J. Biol. Chem., vol. 276, no 14, 2001, p. 11021–30 [lien PMID, lien DOI]
- (en) Neubert JK et al., « Peripherally induced resiniferatoxin analgesia », Pain, vol. 104, no 1–2, 2003, p. 219–28 [lien PMID, lien DOI]
- (en) Karai L et al., « Deletion of vanilloid receptor 1_expressing primary afferent neurons for pain control », J Clin Invest., vol. 113, no 9, 2004, p. 1344–52 [lien PMID, lien DOI]
- (en) Brown DC et al., « Physiologic and antinociceptive effects of intrathecal resiniferatoxin in a canine bone cancer model », Anesthesiology, vol. 103, no 5, 2005, p. 1052–9 [lien PMID, lien DOI]
- (en) Wender, P.A., Cynthia D. Jesudason, Hiroyuki Nakahira, Norikazu Tamura, Anne Louise Tebbe et Yoshihide Ueno, « The First Synthesis of a Daphnane Diterpene: The Enantiocontrolled Total Synthesis of (+)-Resiniferatoxin », J. Am. Chem. Soc., vol. 119, no 52, 1997, p. 12976–12977 [lien DOI]
- http://www.scripps.edu/chem/baran/images/grpmtgpdf/Seiple_Mar_07.pdf
- Material Safety Data Sheet for resiniferatoxin, 2009
- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Resiniferatoxin » (voir la liste des auteurs)