Réserve naturelle régionale de la carrière des Nerviens

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Réserve naturelle régionale de la carrière des Nerviens
Image illustrative de l'article Réserve naturelle régionale de la carrière des Nerviens
Vue du boisement pionnier présent dans la réserve.
Catégorie UICN IV (aire de gestion des habitats/espèces)[1]
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais
Département Nord
Coordonnées 50° 17′ 54″ N 3° 46′ 35″ E / 50.29822, 3.77638 ()50° 17′ 54″ Nord 3° 46′ 35″ Est / 50.29822, 3.77638 ()  
Superficie 3,11 ha
Création 25 mai 2009
Administration CPIE Bocage de l'Avesnois

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Réserve naturelle régionale de la carrière des Nerviens

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Réserve naturelle régionale de la carrière des Nerviens

La réserve naturelle régionale de la carrière des Nerviens (RNR200) est une réserve naturelle régionale du Nord-Pas-de-Calais (France) créée le 25 mai 2009 afin de protéger un site possédant des plantes rares, d'une superficie un peu supérieure à trois hectares. Elle est localisée sur les communes de Bavay et de Saint-Waast, dans le département du Nord.

Il s’agit d’une ancienne exploitation de grès du Famennien, nommés psammites ou arkoses selon les auteurs, remblayée dans les années 1970 par des marnes. Ce sol neuf a été recolonisé par une végétation pionnière, qui coexiste aux côtés d'un boisement mature, constituant ainsi une mosaïque d'habitats.

La réserve doit son classement à la présence de quinze plantes d'intérêt patrimonial, dont plusieurs espèces protégées dans la région, et de trois formations végétales inscrites à la Directive habitats. Cette flore est liée aux sols riches en calcium. Elle doit également sa richesse à la double influence climatique, à la fois océanique et continentale. La réserve joue également un rôle dans la trame verte locale.

Le CPIE Bocage de l'Avesnois en est le propriétaire et le gestionnaire. L'objectif principal du plan de gestion consiste à préserver la diversité actuelle. Pour cela, des chantiers de gestion sont régulièrement organisés, principalement pour éviter le boisement du milieu et pour lutter contre les plantes invasives. Les objectifs secondaires sont d'y mener des missions d'éducation, d’interprétation et de valorisation du patrimoine local, d'en améliorer la connaissance faunistique et d'y assurer un suivi floristique.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La réserve à l'ouest du centre-ville de Bavay, au sud de la voie rapide reliant Maubeuge à Valenciennes
Position du site (en rouge), à l'ouest du centre-ville de Bavay.

La réserve de la carrière des Nerviens est situé au cœur de l’Avesnois entre les villes de Valenciennes et de Maubeuge, dans le département du Nord, en région Nord-Pas-de-Calais.

Elle se trouve à 500 mètres au sud de la route départementale 649 et à un kilomètre à l’ouest du centre-ville de Bavay, sur son territoire et celui de Saint-Waast. La réserve est de forme triangulaire ; elle est longée au sud par la route départementale 942, au nord-est par la ligne de Valenciennes-Faubourg-de-Paris à Hautmont et d'Escaudœuvres à Gussignies et à l’ouest par le chemin communal dit de Rametz.

Sa surface est de 3,11 hectares[2],[Note 1]. Le CPIE Bocage de l'Avesnois est également propriétaire d'une parcelle de l'autre côté de la voie ferrée. Ce terrain n'est pas encore inclus dans la réserve mais le sera lors du renouvellement de l'agrément[3].

Relief[modifier | modifier le code]

Le site de la carrière des Nerviens se situe dans la vallée du ruisseau de Bavay, entre 110 et 115 mètres d'altitude. Il est marqué par une dénivellation nord-sud globale de -5 mètres. Une butte, située au nord-ouest du site, culmine à environ 6 mètres au-dessus du chemin de Rametz ; elle résulte de l'accumulation de déblais. À la fin de l'exploitation de la carrière, elle fut comblée essentiellement de marnes provenant de la carrière de Bellignies[4] ; depuis la fin du XXe siècle, la zone a été totalement recolonisée par la végétation spontanée.

Géologie[modifier | modifier le code]

Article connexe : Géologie du Nord de la France.

Les terrains paléozoïques plissés affleurant dans la région de Bavay-Saint Waast constituent le substratum du flan oriental de l'anticlinal du Mélantois où le Crétacé transgressif (craie du Turonien et du Sénonien) s'amincit et peut disparaître par érosion. Les terrains du socle hercynien relevés à l'Est par un accident structural important de type horst, apparaissent alors localement. Dans ces terrains paléozoïques, le Dévonien présente une assise gréseuse d'âge fammenien inférieur où se situent les niveaux ayant fait l'objet d'une exploitation[5],[Note 2].

Formations géologiques du site[modifier | modifier le code]

Niveau exploité[modifier | modifier le code]

La roche qui était exploitée est constituée d'arkoses du Famennien[6], également appelés psammites par d'autres auteurs. Vers -360 millions d'années, la poussée des plaques formant le Gondwana soulève le fond marin. Parallèlement, une glaciation se produit dans les régions proches des pôles[6]. La mer se retire et se déposent alors des sédiments détritiques constitués de sables et d'argiles qui donneront[7] de gros bancs de grès dur à ripple marks, alternés avec des niveaux plus ou moins schisteux[8] selon leur teneur en argile.

À la base du gisement, ces grès sont bruns rougeâtres, très micacés et schistoïdes, contenant parfois des nodules calcaires, des concrétions ferrugineuses et des empreintes végétales ; vers le haut, ils sont grisâtres, quartzeux[9]. C'est l'assise d'Aye, comprenant des brachiopodes de la famille des Spiriféridés, notamment Cyrtospirifer verneuili[10], et des Rhynchonellidés, comme Rhynchonella pugnus et R. boloniensis, quelques Orthoceras, Orthis striatula ou Atrypa reticularis[11],[12]. Le feldspath et les micas bien conservés proviennent probablement de l'érosion éolienne, sous un climat semi-aride, d'un massif présent dans les Pays-Bas actuels et se prolongeant vers Dusseldorf[6].

Niveau inférieur[modifier | modifier le code]
Le fossile Cyrtospirifer verneuilli, Brachiopode typique du Dévonien supérieur
Cyrtospirifer verneuili est une espèce éteinte de Brachiopode, présente sous forme fossile dans la réserve.

Sous le Famennien, le Frasnien est constitué, de haut en bas, par des schistes grisâtres noduleux, micacés, riches en fossiles : Cyrtospirifer verneuili, Spirigera concentrica, Atrypa reticularis, Orthis striatula, Productus subaculeatus, Acervularia pentagona. Puis en dessous des bancs de calcaire construit gris bleuâtre, riches en coraux : Phacellophyllum caespitosum, Thamnopora boloniensis alternent avec des calcaires noirs schisteux et noduleux renfermant Cyrtospirifer verneuili et Phacellophyllum caespitosum. Ces bancs sont issus de l'envasement des biostromes frasniens il y a 370 millions d'années environ[13].

Niveaux supérieurs[modifier | modifier le code]

Cette assise famennienne représente ici le sommet de la série paléozoïque plissée à pendage nord. Au-dessus, le Crétacé supérieur trangressif repose en discordance. Il comprend du bas vers le haut un conglomérat de galets de roches paléozoïques remaniées enrobées dans une matrice formée de marne sableuse et glauconieuse, des sables argileux grossiers, verdâtres car glauconieux, contenant Chlamys asper, Ostrea diluviana mais aussi Praeactinocamax plenus et enfin des marnes à Terebratulina gracilis. Ces terrains appartenant au Cénomanien-Turonien se sont déposés entre -90 et -100 millions d'années[14], lors d'une phase transgressive[15].

Il y a 50 millions d'années, lors du Sparnacien, appelé localement le Landénien, se forme la marne de la Porquerie. Elle provient de l'altération des terrains crétacés et prend la forme d'une argile plastique brune ou verdâtre, sans fossiles. Les silex normalement présents à la base du gisement[16] n'ont pas été signalés par Ladrière 1881.

Cette assise est recouverte de limons composés d’argile et de sable[17] et ici de silex et de débris de poteries romaines[10], âgés de la fin du Néogène. Son origine peut être attribuée à l’altération des roches sous-jacentes et à l'érosion éolienne[17].

Nature géologique des remblais[modifier | modifier le code]

Sarrasin de Bettrechies

Les roches ayant servi à remblayer la carrière sont celles qui surmontent le calcaire du Givétien exploité dans la carrière de Bellignies. En l'occurrence, il s'agit d'une part du sarrasin de Bettrechies, un calcaire coquillier grossier, gris en profondeur, jaunâtre à l'affleurement, détritique et ferrugineux daté du Cénomanien inférieur, il y a une centaine de millions d'années ; et d'autre part des marnes argileuses et très glauconieuses du Cénomanien supérieur, il y a 94 millions d'années, enrichies d'un conglomérat de galets de roches du primaire. Ces roches contiennent Praeactinocamax plenus, Chlamys asper, Ostrea diluviana et des fossiles roulés : Janira quadricostata, Cyprina ligeriensis, Arca mailleana. On y trouve enfin des marnes bleuâtres du Turonien inférieur, formées il y a 90 millions d'années[18].

Hydrologie[modifier | modifier le code]

La réserve de la carrière des Nerviens se situe dans le bassin versant de l’Escaut, plus précisément dans le vallon du ruisseau de Bavay, affluent de l’Hogneau. Surélevée, la réserve n’est pas en contact avec ce cours d'eau. Elle est donc alimentée en eau seulement par les précipitations, retenues par la nature marneuse du sol[4].

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat du Nord-Pas-de-Calais.

Les précipitations régulières et l’absence de période de sécheresse[19], ainsi que la dominance de vents orientés sud sud-ouest, vecteurs de pluie[20], confirment l’influence du climat océanique. Cependant, la variabilité peu marquée des précipitations entre les saisons[19], l’amplitude thermique modérée, ainsi que la forte proportion (69,8 %) de vents faibles (inférieurs à 4 m⋅s-1) par rapport aux vents forts (3,2 %, vents supérieurs à 8 m⋅s-1)[20] sont typiques d’une influence continentale. Cette combinaison est typique d'un climat océanique altéré, une zone de transition entre le climat océanique et semi-continental, caractérisé par des hivers doux et des étés frais[21].

La réserve de la carrière des Nerviens est située dans une zone de transition entre deux climats. Cela influe sur la diversité spécifique constituée d'espèces caractéristiques de ces deux climats, en limite de leur aire de répartition. Par exemple, la Jacinthe des bois (Hyacinthoides non-scripta) est une espèce typiquement du domaine atlantique[22], alors que le Grand pétasite (Petasites hybridus) est plus continental[23].

Histoire du site et de la réserve[modifier | modifier le code]

Histoire de la carrière[modifier | modifier le code]

Carte postale ancienne montrant la carrière de grès avec son monte-charge ; une cheminée révèle la présence d'une machine à vapeur pour actionner les engins ; les couches de roches sont presque à la verticale
Carte postale du site vers 1900.

Le site est une ancienne carrière exploitée dès la fin du XIXe siècle pour son gisement de grès[Note 3] par l’entreprise Chevallier & Cie où travaillaient près de 70 ouvriers, dont 25 mineurs[26]. En 1909, la production annuelle était de 12 000 m3 de macadam, 500 m3 de ballast et de 25 000 m3 de pavés[27].

Les trous de mine étaient forés manuellement. Les blocs de pierre étaient divisés à l'aide d'une masse et d'une refenderesse. Les pierres obtenues étaient ensuite classées à l’œil en moellons à pavés et en moellons à macadam. Les premiers étaient épincés : les aspérités étaient supprimées par les épinceurs pour constituer des pavés réguliers. Ils étaient ensuite triés selon leur taille, les emplois différents. Les seconds étaient concassés dans un concasseur à mâchoires. Les débris étaient séparés mécaniquement selon leur taille. Chaque granulométrie avait un emploi particulier. Le macadam, constitué de cailloux compris entre 2 et 8 cm servait pour la construction et l'entretien des routes. Le ballast est un gravier de 10 à 20 mm employé pour le béton. La grenaille, de 2 à 10 mm, était employé pour du béton ou en revêtement de cheminements dans les parcs et jardins. Le poussier fin, de 0 à 2  mm, permet de constituer de fausses pierres, des tuyaux en béton, etc.[Note 4].

L’activité a cessé au début des années 1960 (1962-1965) ; les pierres extraites n’étant plus de qualité suffisante. Après cet arrêt d'activité, le trou laissé par l'exploitation fut progressivement comblé de marnes provenant de la carrière de Bellignies[Note 5],[29] entre 1971 et 1978[Note 6]. Depuis, le site a été totalement recolonisé par la végétation spontanée, formant différentes strates : arborée, arbustive et herbacée.

Création de la réserve naturelle régionale[modifier | modifier le code]

Carte donnant les limites du site et les parcelles classées en réserve à l'intérieur du site
Limites physiques de la réserve.

En 2001, un particulier attire l'attention du CPIE Bocage de l'Avesnois sur la richesse de la zone. L'association réalise alors les premiers inventaires. Parallèlement, elle contacte les cinq propriétaires pour envisager une maîtrise foncière. La commune de Bavay, la carrière de Bellignies (SECAB) et un particulier lui vendent leur propriété en 2003. Le CPIE Bocage de l'Avesnois devient ainsi propriétaire de 85 % du site[30]. Dès lors, l'association met en œuvre les premières actions de gestion écologique du site et définit le premier plan de gestion[31].

L'association obtient en 2009 l'agrément en réserve naturelle régionale pour une durée de 20 ans[32].

Le nom de la réserve rappelle l'ancienne activité industrielle du site tout en évoquant le passé gallo-romain de Bavay, lorsque Bagacum était capitale des Nerviens[33].

Écologie (biodiversité, intérêt écopaysager…)[modifier | modifier le code]

Unités écologiques[modifier | modifier le code]

Carte localisant les habitats de la réserve : en limite nord et ouest des boisements matures, le reste du site est occupé par des habitats ouverts ou des boisements pionniers ; les ourlets à pétasite sont situés le long du chemin de Rametz
Carte des habitats présents dans la réserve.

Le site de la carrière des Nerviens est caractérisé par une mosaïque de 17 formations végétales, regroupables en trois grands types d’unités écologiques[Note 7] : des zones ouvertes herbacées, des zones buissonnantes et des zones boisées.

Parmi celles-ci, trois sont inscrites à l’annexe I de la Directive 92/43/CEE dite « Directive Habitats ». Le groupement de pente rocheuse ombragée à Scolopendre (Phyllitis scolopendrium) au sein d'une association végétale Cystopterido fragilis-Asplenietum scolopendrii (code 8210 de l’EUR15 ; code Corine : 62.1)[35] est considéré comme exceptionnel, avec un degré d'incertitude dans le Nord-Pas-de-Calais[36]. La mégaphorbiaie à Grand pétasite (Petasites hybridus) (code 6430 de l’EUR 15 ; code Corine : 37.714)[37], présente dans la région en limite de son aire de répartition[38] possède également le statut d'exceptionnel[39]. L'ourlet forestier à Silène dioïque (Silene dioica) et Myosotis des bois (Myosotis sylvatica) (Sileno dioicae - Myosotidetum sylvaticae) est très rare régionalement[40].

Trois sont déterminantes ZNIEFF : les lisières mésophiles, les franges des bords boisés ombragés et la chênaie-charmaie[41].

La clairière herbacée basse à Gesse des bois (Lathyrus sylvestris) et Réglisse sauvage (Astragalus glycyphyllos), au sein de l'association végétale Lathyro sylvestris – Astragaletum glycyphylli[40], possède quant à elle un intérêt patrimonial régional[Note 8].

Flore[modifier | modifier le code]

Plantes vasculaires[modifier | modifier le code]

La Carrière des Nerviens abrite 171 espèces végétales dont 15 d'intérêt patrimonial[43],[Note 9].

Les douze premières ont été inventoriées dès 2003[45] et leurs populations sont depuis suivies[46]. Le sous-bois clair abrite le Dactylorhize de Fuchs (Dactylorhiza fuchsii) et la Pyrole à feuilles rondes (Pyrola rotundifolia)[47]. L'Astragale réglisse (Astragalus glycyphyllos) et la Gesse des bois (Lathyrus sylvestris) sont présentes dans une clairière herbacée basse[48]. La population de Platanthère à deux feuilles (Platanthera bifolia) est située dans un boisement pionnier[49]. Dans la clairière à Calamagrostide et en bordure d’un bosquet pionnier croît l'Orchis pyramidal (Anacamptis pyramidalis)[50],[Note 10]. L'Ophrys abeille (Ophrys apifera)[51] et l'Homme-pendu (Orchis anthropophora)[52] poussent un peu partout, sauf dans les bosquets matures. Dans les divers ourlets sont présents le Myosotis des bois (Myosotis sylvatica)[53] et le Trèfle intermédiaire (Trifolium medium)[54]. Une mégaphorbiaie accueille le Grand Pétasite (Petasites hybridus)[55].

Sept plantes du site sont protégées au niveau régional selon l'Arrêté du 1er avril 1991 relatif à la liste des espèces végétales protégées en région Nord-Pas-de-Calais complétant la liste nationale : le Dactylorhize de Fuchs, l'Orchis homme-pendu, l'Ophrys abeille, le Trèfle intermédiaire, la Réglisse sauvage, la Gesse des bois et le Myosotis des bois.

Réalisée pour la première fois en 2013, la prospection du bois au nord de la voie ferrée a révélé trois espèces communes mais réglementées par arrêté préfectoral : la Jonquille sauvage (Narcissus pseudonarcissus), la Jacinthe des bois (Hyacinthoides non-scripta) et le Muguet de mai (Convallaria majalis)[43].

Mousses[modifier | modifier le code]

En 2012, 43 espèces de bryophytes ont été inventoriées[56], parmi lesquelles la Mnie en étoile (Mnium stellare), taxon considéré comme en danger sur la liste rouge régionale des Bryophytes du Nord-Pas-de-Calais[57].

Champignons[modifier | modifier le code]

Parmi les 115 espèces recensées en 2004 sur le site[58], 15 sont inscrites dans la liste rouge de la région Nord-Pas-de-Calais[Note 11]. Dans le fourré arbustif près du chemin où des déchets verts furent déposés par des personnes extérieures au site poussent le Clavaire jaunâtre (Clavulinopsis helvola), le Coprin cendré (Coprinopsis cinerea), Trichoglossum hirsutum[Note 12], la Chanterelle des mousses (Arrhenia spathulata) et le Marasme des roseaux (Marasmius limosus)[59]. Ces deux dernières espèces, accompagnées de la Clavaire argillacée (Clavaria argillacea), du Géoglosse de Cooke (Geoglossum cookeanum), de l'Inocybe gris-lilas (Inocybe griseolilacina), du Strophaire presque bleu (Stropharia pseudocyanea), du Tricholome ceinturé (Tricholoma cingulatum) et du Tricholome brûlé (Tricholoma ustale), sont également présentes dans la clairière à Calamagrostide commune du boisement pionnier de saules et bouleaux[59]. Au niveau de quelques stations d’orchidées situées dans le boisement pionnier composé de saules et de bouleaux se rencontrent la Clavaire en fuseau (Clavulinopsis fusiformis), l'Hébélome à pied clavé (Hebeloma clavulipes)[Note 13], l'Hébélome à pied en fuseau (Hebeloma fusipes), l'Hébélome fluet (Hebeloma pusillum), mais également l'Inocybe gris-lilas et le Tricholome brûlé déjà rencontrés dans la station précédente[59]. Les espèces Phallus de chien (Mutinus caninus) et Scytinostroma hemidichophyticum ont quant à elles été observées dans le sentier ombragé au nord du site au bord du boisement mature[59].

Faune[modifier | modifier le code]

Mammifères[modifier | modifier le code]

La faune mammalienne est commune : Renard roux, Écureuil roux, lièvre et lapin de garenne, taupe, Mulot sylvestre, Campagnol roussâtre et Campagnol agreste. Deux espèces de chauves-souris[Note 14] fréquentent régulièrement le site pour chasser, le Murin de Daubenton (Myotis daubentonii) et la Pipistrelle commune (Pipistrellus pipistrellus). Elles ne peuvent cependant y établir leur habitat faute de gîtes dans les arbres trop jeunes et dans la ruine[60].

Oiseaux[modifier | modifier le code]

Quarante-deux espèces d’oiseaux fréquentent le site, dont vingt-cinq sont nicheuses certaines. Vingt-deux sont protégées par l’arrêté du 17 juillet 1981 fixant la liste des oiseaux protégés sur l’ensemble du territoire. Cinq espèces figurent à l’annexe II de la convention de Bonn définissant les espèces migratrices se trouvant dans un état de conservation défavorable et nécessitant l’adoption de mesures de conservation et de gestion appropriées[61]. Cependant, aucune espèce ne peut être considérée comme patrimoniale. L’Autour des palombes (Accipiter gentilis) ainsi que l’Épervier d'Europe (Accipiter nisus) profitent de la richesse du site en passereaux pour se nourrir. La Locustelle tachetée (Locustella naevia) y fait chaque année une halte migratoire. La Bécasse des bois (Scolopax rusticola) y stationne tandis que le Rossignol philomèle (Luscinia megarhynchos) est quant à lui, nicheur occasionnel[62].

Reptiles et amphibiens[modifier | modifier le code]

Le Crapaud commun (Bufo bufo) et la Grenouille rousse (Rana temporaria) sont les deux seuls amphibiens présents sur le site[60]. Ils l’utilisent à des fins d’hivernage ou pendant leurs trajets migratoires. Le Lézard vivipare (Zootoca vivipara) affectionne les dépôts d’ardoises et le ballast de la voie ferrée. Les espaces herbacés, très fleuris à la belle saison et riches en insectes, lui servent de terrain de chasse[60]. Enfin, plus commun que son cousin vivipare le Lézard des murailles (Podarcis muralis) est régulièrement observé au bord des chemins [63]. Enfin, la reproduction de l’Orvet (Anguis sp.) est attestée par la présence de jeunes capturés à plusieurs reprises sous les pierres et autres gravats[60].

Invertébrés[modifier | modifier le code]

La reproduction d’Odonates ne peut se faire sur le site de la carrière des Nerviens, dépourvu de plan d’eau. Cependant, grâce à la richesse en insectes des friches herbacées du site, trois espèces peuvent être rencontrées dont le Gomphe gentil (Gomphus pulchellus), espèce inscrite sur la liste rouge régionale des odonates du Nord-Pas-de-Calais[64],[65].

23 espèces de rhopalocères (papillons de jour) et 105 d'hétérocères apprécient la diversité floristique du site[66]. L'Azuré des nerpruns (Celastrina argiolus) est une espèce déterminante ZNIEFF[45].

Parmi les neuf espèces d'orthoptères recensées, deux sont considérées comme patrimoniales : le Phanéroptère commun (Phaneroptera falcata), assez rare dans la région, fréquente les zones de friche sèche et haute et le Tétrix des carrières (Tetrix tenuicornis) est une espèce pionnière des milieux pauvres en végétation[40].

Rôle dans la trame verte locale[modifier | modifier le code]

La réserve se situe entre des zones natura 2000 et des ZNIEFF et joue ainsi un rôle dans la trame verte locale, renforcé par la présence de deux corridors : le ruisseau de Bavay et l'ancienne voie ferrée
Insertion de la réserve dans la trame verte locale.

La réserve naturelle régionale de la carrière des Nerviens est localisée entre divers sites naturels. Au nord, sont présents le site Natura 2000 belge « Haut-Pays des Honnelles »[67], la ZNIEFF no 310009342 « Vallée de l’Hogneau et ses versants et les ruisseaux d’Heugnies et de Bavay »[68], mais également la carrière de Bellignies, qui a stocké des remblais constitués des mêmes marnes ayant comblé la réserve bavaisienne et offrant donc des conditions écologiques similaires. Au sud, la forêt de Mormal est une zone majeure pour la biodiversité, couverte par des ZNIEFF et des sites Natura 2000. La voie ferrée, inutilisée depuis peu, et le ruisseau de Bavay, puis l'Hogneau, assurent la connexion[69].

Menaces, réponses[modifier | modifier le code]

Par le passé, le site subissait des dépôts d’ordures ou le passage de véhicules de type 4x4 ou de quads. La pose de barrières par la commune de Bavay a résolu le problème[70]. Les piétons s’aventurent rarement hors des sentiers. L'influence anthropique est donc limitée. La plus grande menace pesant sur les espèces patrimoniales est la dynamique écologique de la végétation : la progression des boisements[40] mais aussi les plantes envahissantes[71].

Progression des boisements[modifier | modifier le code]

La Carrière des Nerviens a été colonisée par une végétation pionnière herbacée. En évoluant, celle-ci cède la place à d’autres végétations herbacées plus hautes puis à une colonisation arbustive. Sans intervention humaine, un boisement se formerait dans lequel plusieurs essences arborescentes se succéderaient jusqu’à la formation d’une forêt climacique. Cette dynamique risque d'entraîner à terme la disparition des espèces liées aux milieux ouverts, en particulier des espèces patrimoniales. Cependant les espaces boisés peuvent également jouer un rôle important en créant des habitats pour de nombreuses espèces. Le plan de gestion vise donc à maintenir cette mosaïque d'habitats[71].

Vue panoramique du site montrant le boisement pionnier à gauche et à droite la prairie défrichée.
Vue panoramique de la réserve

Espèces envahissantes[modifier | modifier le code]

Quelques espèces végétales envahissantes sont présentes dans la réserve. Tout au long de l'année, des chantiers nature permettent de contrôler leur développement et ainsi de neutraliser leur impact potentiellement négatif pour la biodiversité du site.

La Calamagrostide commune est présente au centre du site et menace de s’étendre dans les espaces qu'il faut conserver en zones herbacées. Elle compromet à terme la pérennité des stations, notamment d’Homme-pendu et d’Ophrys abeille. Deux zones distinctes peuvent être distinguées. La première, où la Calamagrostide commune a un taux de recouvrement très important, n'accueille aucune espèce de valeur patrimoniale. Elle est fauchée précocement avec exportation ; un pâturage n’étant pas possible pour l’heure. La seconde, au contraire, non densément colonisée par la Calamagrostide commune, est beaucoup plus fragile, par la présence d'orchidées, du Phanéroptère commun ou du Tétrix des carrières. Une gestion différenciée est donc appliquée selon les enjeux. Autour des stations d’orchidées, une éclaircie ponctuelle est réalisée par une fauche manuelle précoce, légère avec exportation. Les zones les moins denses où la graminée est dispersée (secteur à Tétrix des carrières) sont arrachées. Dans les zones récemment ouvertes, un arrachage systématique et annuel évite son expansion. Enfin, les zones denses, bien exposées, sont conservées[72].

De nombreuses plages de Renouée du Japon s’étendent en plusieurs endroits du site. Les stations patrimoniales de Grand Pétasite et de Scolopendre, colonisées par cette invasive, sont gérées par arrachage manuel, puis évacuation pour incinération[73].

Le Solidage du Canada est apparu dès 2003 à la suite de dépôts végétaux. La menace s’est avérée sérieuse l'année suivante. Certaines stations révèlent une importante concentration de l’espèce, tandis que des pieds isolés croissent un peu partout sur le site. Cette plante est arrachée facilement à la main avant sa floraison afin d’éviter la dispersion des graines, et les pousses sont brûlées[74].

L'aster à feuilles lancéolées (Symphyotrichum lanceolatum) est également présent parmi les plantes invasives du site[74]. Dans leurs contrées d'origine, les asters américains se rencontrent dans les endroits frais, en particulier les mégaphorbiaies. En France, ces plantes colonisent, soit des espaces rudéraux relativement secs (friches, accotement routiers…), soit des zones humides. Dans ce second cas, les asters montrent un réel comportement invasif[75]. Comme dans le site de la carrière de Nerviens, la majorité des milieux sont secs, cette plante ne présente pas nuisances particulières. La gestion consiste à arracher localement les petites stations[74].

Enfin, les ronciers s’étendent dans les friches autour de la ruine et en bordure sud-est du site proche des habitations. Étant donné leur intérêt pour la faune (nidification du troglodyte par exemple, refuge pour les mammifères, insectes rubicoles), ils ne sont pas éradiqués mais contenus[73].

Intérêt touristique[modifier | modifier le code]

Le château de Rametz est construit en briques avec des moellons en pierre bleue, sur un soubassement en grès ; la photo montre le plan rectangulaire de la forteresse cantonnée de tours cylindriques et entourée de douves
Vue du château de Rametz, voisin de la réserve.

Proche d'agglomérations importantes à forte densité (Maubeuge, Valenciennes et Mons), cette réserve peut présenter un attrait pour une population désireuse de découvrir des espaces naturels protégés[76]. Le site archéologique de Bagacum Nerviorum et le voisinage immédiat du château de Rametz[77] renforcent son potentiel touristique. Toutefois, la fragilité du site impose une vigilance accrue quant à sa fréquentation. Pour essayer de concilier ces deux enjeux, un circuit de découverte est en cours d'aménagement[78].

Administration, plan de gestion et règlement[modifier | modifier le code]

Statut juridique[modifier | modifier le code]

Les parcelles dont le CPIE Bocage de l'Avesnois est propriétaire ont été classées en réserve naturelle régionale le 25 mai 2009 par délibération du conseil régional du Nord-Pas-de-Calais[2]. En plus de ce statut réglementaire, l'ensemble du site est repris dans une ZNIEFF de type I[79] et une de type II[80]. Bavay est une commune adhérente au Parc naturel régional de l'Avesnois, Saint-Waast non[81].

Dans le plan local d'urbanisme de Bavay, le site est en grande partie classé en zone N. Une petite zone est toutefois classée en zone UB, correspondant à la première couronne urbanisée autour du centre ancien et au hameau de Buvignies[82]. Les parcelles situées à Saint-Waast sont classées en zone N dans le PLU de cette commune[83].

Objectifs du plan de gestion 2007-2012[modifier | modifier le code]

La deuxième version du plan de gestion couvre la période 2007-2012. Elle présentait des objectifs de connaissance, de gestion, de suivi et de vulgarisation[46].

La préservation de la diversité actuelle constituait l'objectif le plus important[84]. Elle exigeait la conservation des associations patrimoniales que sont la mégaphorbiaie à Grand pétasite, le groupement à Scolopendre et l’ourlet à Astragale réglisse et Gesse des bois[85]. Le maintien des populations de Pyrole à feuilles rondes[85] et d’Homme-pendu, les deux plantes les plus intéressantes, étaient également prioritaires, tout autant que la lutte contre l'embroussaillement des zones ouvertes où poussent l’Ophrys abeille et l’Orchis pyramidal. La dynamique forestière devait également être limitée dans les zones abritant les espèces de sous-bois clairs ou d’ourlets : le Dactylorhize de Fuchs, le Trèfle intermédiaire et le Platanthère à deux feuilles[86]. Les zones pionnières favorables à la fonge patrimoniale devaient être maintenues[87], les espèces envahissantes contenues[88]. Les infrastructures artificielles (ruine, pylônes en béton, murs et tas de pierres) devaient être mises à profit pour la création de nouveaux habitats[73].

Les missions de pédagogie, d’interprétation et de valorisation du patrimoine local devaient être également poursuivies[89], tandis que la connaissance faunistique du site devait être développée et un suivi floristique du site assuré[90].

Travaux réalisés[modifier | modifier le code]

La commune de Bavay a posé deux barrières pour interdire aux engins motorisés d'accéder au site[91]. Des employés et bénévoles du CPIE Bocage de l'Avesnois réalisent régulièrement des chantiers de débroussaillage, d'élimination des plantes envahissantes et assurent le suivi floristique et la sensibilisation des publics[92].

Bilan du plan de gestion 2007-2012[modifier | modifier le code]

Le bilan est en cours. Néanmoins, une analyse partielle des opérations est déjà établie[93].

Opérations de préservation de la diversité du site[modifier | modifier le code]

La gestion de la Renouée du Japon effectuée au niveau de la mégaphorbiaie à Grand pétasite et du groupement à Scolopendre a permis la conservation de ces habitats[94]. Les fauches précoces de la Calamagrostide commune ont été favorables aux Orchidées. La fauche tardive semble au contraire inefficace. L'arrachage du Solidage du Canada et des Asters américains a été concluant[95]. Les opérations de débroussaillage et de déboisement sélectif ont permis le maintien de l'ourlet à Astragale réglisse et Gesse des bois. Le Dactylorhize de Fuchs, le Trèfle intermédiaire et le Platanthère à deux feuilles, espèces non adaptées aux milieux ouverts, ont bénéficié de zones sans débroussaillage[95]. L'aménagement de murets de pierre sèche a probablement favorisé l'installation du Lézard vivipare ou du Lézard des murailles, observé en 2013, mais également la consolidation du groupement à scolopendre[95].

Ce graphique montre la chute des effectifs d'Homme-pendu de 2006 à 2012
Évolution des effectifs d'Aceras Homme-pendu sur la carrière des Nerviens.
Les jeunes plants d'Homme-Pendu sont protégés des lapins et des lièvres avec des manchons grillagés.
Dispositif de protection des plantules d'Aceras homme-pendu.

De 2007 à 2012, le nombre de pieds de Pyrole à feuilles rondes a cru de 50 %[96]. À l'opposé, les effectifs d'Homme-pendu ont connu une chute soudaine et continue. Si 27 pieds étaient comptés en 2003, l'effectif atteignait un pic de 240 individus fleuris en 2006 grâce à l'arrachage de la Calamagrostide commune, avant de s'effondrer à 13 pieds en 2012 et ce, malgré la poursuite de la gestion. L'observation de plantules rongées permet de supposer une consommation des feuilles par un herbivore. Une protection contre les rongeurs a donc été mise en place en 2013 et sera évaluée dès la floraison[97].

171 espèces végétales sont inventoriées sur le site. Au vu de sa taille et de la pauvreté du sol, cette diversité est remarquable[98]. La gestion effectuée dans la carrière des Nerviens ces dernières années a donc été indispensable au maintien des milieux ouverts, qui sont les plus menacés par la dynamique naturelle de végétation. Ainsi, les différentes strates de végétation (boisements pionniers et matures, zones buissonnantes, zones ouvertes) permettent-elles une richesse en écosystèmes, et donc en espèces remarquables[99].

Amélioration de la connaissance floristique et faunistique du site[modifier | modifier le code]

Outre le suivi des plantes patrimoniales inscrit dans le plan de gestion réalisé par le CPIE Bocage de l'Avesnois, d'autres inventaires sont réalisés par des partenaires : chiroptères par la Coordination mammalogique du Nord de la France, champignons par la Société mycologique du Nord de la France. Un inventaire complémentaire des orthoptères est en cours[100]. Trois nouvelles espèces animales ont été répertoriées en 2013: le Faisan de Colchide, le Tarin des aulnes et le Lézard des murailles. Quatorze plantes ont également été ajoutées, parmi lesquelles une classée « assez rare » dans le Nord-Pas-de-Calais (le Marronnier d'Inde), une classée « rare » (le Pin noir d'Autriche) et quatre réglementées par arrêté préfectoral temporaire ou permanent (le Muguet, la Jonquille, la Jacinthe des bois et l’If commun, ce dernier étant aussi classé « rare »)[98].

Des bénévoles du CPIE Bocage de l'Avesnois arrachant la Renouée du Japon au bord d'un chemin
Chantier de bénévoles arrachant la Renouée du Japon.

Pédagogie, interprétation et valorisation du patrimoine local[modifier | modifier le code]

Des sorties guidées et des chantiers participatifs sont organisés régulièrement avec le grand public[101] ou les lycées agricoles de l'Avesnois, notamment pour gérer les invasives. L'interprétation du patrimoine du site doit encore être finalisée[102].

Nouvelles perspectives[modifier | modifier le code]

Un micro-projet Interreg, validé en février 2012, a permis des échanges méthodologiques quant à la gestion de réserves avec les deux associations belges Natagora et Réserves Naturelles Ornithologiques de Belgique[103].

Un nouveau plan de gestion 2014-2019 est en cours de réflexion[104].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Études spécifiques au site[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.
Les documents suivant peuvent être consultés auprès du gestionnaire, le CPIE Bocage de l'Avesnois.

  • CPIE Bocage de l'Avesnois, Plan de gestion 2007-2012 de la réserve naturelle régionale de la carrière des Nerviens, Gussignies, CPIE Bocage de l'Avesnois,‎ 2007, 141 p.. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Safia Haouat, Proposition d'évaluation du plan de gestion 2008-2012 de la Réserve Naturelle Régionale de la carrière des Nerviens dans le cadre du renouvellement de son plan de gestion, Gussignies, CPIE Bocage de l'Avesnois - Université Lille 1,‎ 2013, 107 p.. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Virginie Bissey, Plan de gestion 2003-2007 de la future réserve naturelle régionale de Rametz, Nord Nature Bavaisis,‎ 2003
  • Philippe Julve, Étude de la flore et de la végétation de l’ancienne carrière de Rametz : Étude floristique et phytosociologique et évaluation patrimoniale botanique,‎ 2003, 21 p.. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Jean-Michel Lecron, Inventaire des Bryophytes de la Réserve naturelle régionale de la Carrière des Nerviens, Conservatoire Botanique National de Bailleul,‎ 2013 Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Christophe Lecuru et Régis Courtecuisse, Rapport d’étude mycologique (inventaire et évaluation patrimoniale) sur le bois d’Encade (Gussignies) et la carrière de Rametz, A.R.U.M. (Association de Recherches Universitaires Multi-disciplinaires), Département de Botanique,‎ 2004 Document utilisé pour la rédaction de l’article

Autres sources utilisées pour la rédaction de l'article[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le site de la carrière des Nerviens totalise 4,5 hectares. Mais seule la propriété du CPIE Bocage de l'Avesnois est classée en réserve naturelle régionale.
  2. Ces roches jadis exploitées ne sont plus visibles sur le site, puisque l'ensemble des affleurements géologiques ont été intégralement masqués par des remblais récents.
  3. L'exploitation est déjà attestée en 1881 : « À 100 mètres du pont du chemin de fer, dans une prairie située en face de l'usine de M. Levent, on exploite les psammites du Condros (…) »[24]. Toutefois, elle semble postérieure à 1879 puisque le même auteur écrivait alors « Le dernier affleurement de psammites visible le long du ruisseau de Bavai, se trouve dans une grande prairie en face de l'usine de M. Levent »[25].
  4. « Le travail est le même qu'à Watissart et les matériaux extraits sont identiques et classés de la même façon »[28].
  5. Pour exploiter le calcaire, la carrière doit enlever une épaisseur de vingt mètres de marnes. Elles furent stockées à proximité de l'exploitation, mais également dans d'anciennes carrières proches, à Hon-Hergies mais également à Bavay. Cela permettait non seulement de répondre aux besoins de l'industriel, mais également de sécuriser le site, empêchant ainsi les noyades accidentelles ou suicidaires, voire de permettre une nouvelle exploitation du site. La carrière remblayée à Hon-Hergies a ainsi été transformée en un site d'hôtellerie de plein-air.
  6. Les anciennes photographies aériennes du site géoportail montrent la carrière encore en eau le 13 juillet 1971 alors qu'elle est comblée sur celle prise le 7 octobre 1978
  7. Les unités écologiques ont été décrites selon la méthode de la phytosociologie synusiale intégrée[34].
  8. Cette association est considérée comme très rare (avec cependant un degré d'incertitude). Elle est donc déterminante régionale ZNIEFF[42].
  9. La valeur patrimoniale des plantes vasculaires est définie par l'inventaire de la flore vasculaire du Nord-Pas-de-Calais[44].
  10. L'Orchis bouc (Himantoglossum hircinum) n'a pas été revue sur le site depuis 2003.
  11. La liste rouge régionale a été établie par Régis Courtecuisse en 1997 et publiée dans Cryptogamie, Mycologie, vol. 18, no 3, p. 183-219 (ISSN 0181-1584)
  12. Trichoglossum hirsutum est classé fortement menacé dans la liste rouge régionale. Cette espèce affectionne les endroits herbeux humides et moussus.
  13. Hebeloma clavulipes était recensée pour la première fois dans la Région Nord-Pas-de-Calais. Elle n’était donc pas prise en compte dans la Liste Rouge de 1997. Il s’agit d’une espèce ectomycorhizique d’arbres feuillus en l’occurrence de saules dans la réserve.
  14. Elles ont été identifiées par la coordination mammalogique du Nord de la France à l'aide d'un détecteur d'ultra-sons.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Muséum national d'histoire naturelle, « Carrière des Nerviens (FR9300081) », sur Inventaire national du Patrimoine naturel (consulté le 30 avril 2013)
  2. a et b Réserves naturelles de France 2012
  3. Haouat 2013, p. 19
  4. a et b CPIE Bocage de l'Avesnois 2007, p. 27
  5. Bureau de Recherches Géologiques et Minières 2013
  6. a, b et c Boulvain et Pingot 2011, p. 72
  7. Luc Van Bellingen 2013
  8. Bureau de Recherches Géologiques et Minières 1972, p. 8
  9. Ladrière 1905, p. 263
  10. a et b Ladrière 1881, p. 154
  11. Luc Van Bellingen 2013
  12. Ladrière 1879, p. 9
  13. Bureau de Recherches Géologiques et Minières 1972, p. 8-9 et Ladrière 1905, p. 260
  14. Bureau de Recherches Géologiques et Minières 1972, p. 3-4
  15. Boulvain et Pingot 2011, p. 125-126
  16. Bureau de Recherches Géologiques et Minières 1972, p. 3
  17. a et b Bureau de Recherches Géologiques et Minières 1972, p. 2
  18. Cornet 1899, p. CCXI-CCXII et Bureau de Recherches Géologiques et Minières 1972, p. 4
  19. a et b CPIE Bocage de l'Avesnois 2007, p. 18
  20. a et b CPIE Bocage de l'Avesnois 2007, p. 21
  21. CPIE Bocage de l'Avesnois 2007, p. 22
  22. Référence Tela Botanica (France métro) : Hyacinthoides non scripta (fr)
  23. Référence Tela Botanica (France métro) : Petasites hybridus subsp. hybridus (fr)
  24. Ladrière 1881, p. 154
  25. Ladrière 1879, p. 9
  26. Association française pour l'avancement des sciences 1909, p. 280
  27. Association française pour l'avancement des sciences 1909, p. 281
  28. Association française pour l'avancement des sciences 1909, p. 277-280
  29. CPIE Bocage de l'Avesnois 2007, p. 9
  30. CPIE Bocage de l'Avesnois 2007, p. 12
  31. Bissey 2003
  32. Conseil régional du Nord-Pas-de-Calais 2009
  33. Coquelet 2011, p. 23
  34. Julve 2003
  35. MNHN 2013
  36. Duhamel et Catteau 2010, p. 50
  37. MNHN 2013
  38. Julve 2003
  39. Duhamel et Catteau 2010, p. 56
  40. a, b, c et d INPN 2013
  41. INPN 2013
  42. Duhamel et Catteau 2010, p. 70
  43. a et b Haouat 2013, p. 35
  44. Toussaint 2011
  45. a et b INPN 2013
  46. a et b CPIE Bocage de l'Avesnois 2007, p. 92-104
  47. CPIE Bocage de l'Avesnois 2007, p. 33
  48. CPIE Bocage de l'Avesnois 2007, p. 32
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  50. CPIE Bocage de l'Avesnois 2007, p. 60
  51. CPIE Bocage de l'Avesnois 2007, p. 62
  52. CPIE Bocage de l'Avesnois 2007, p. 55
  53. CPIE Bocage de l'Avesnois 2007, p. 68
  54. CPIE Bocage de l'Avesnois 2007, p. 66
  55. CPIE Bocage de l'Avesnois 2007, p. 45
  56. Lecron 2013
  57. Lecron, Toussaint et Hauguel 2013
  58. Lecuru et Courtecuisse 2004
  59. a, b, c et d CPIE Bocage de l'Avesnois 2007, p. 71
  60. a, b, c et d CPIE Bocage de l'Avesnois 2007, p. 75
  61. CPIE Bocage de l'Avesnois 2007, p. 73
  62. CPIE Bocage de l'Avesnois 2007, p. 38
  63. Haouat 2013, p. 39
  64. GON, SfO et CFR 2012
  65. Haouat 2013, p. 40
  66. CPIE Bocage de l'Avesnois 2007, p. 39
  67. DGARNE 2010
  68. ZNIEFF 310009342 - Vallée de l’Hogneau et ses versants et les ruisseaux d’Heugnies et de Bavay sur le site de l’INPN.
  69. Haouat 2013, p. 42
  70. CPIE Bocage de l'Avesnois 2007, p. 79
  71. a et b CPIE Bocage de l'Avesnois 2007, p. 83
  72. CPIE Bocage de l'Avesnois 2007, p. 95
  73. a, b et c CPIE Bocage de l'Avesnois 2007, p. 96
  74. a, b et c Haouat 2013, p. 52
  75. Muller 2004, p. 34-37
  76. Haouat 2013, p. 45
  77. « Notice no PA00107805 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  78. Haouat 2013, p. 56
  79. ZNIEFF 310030028 - Château de Rametz (carrière des Nerviens) sur le site de l’INPN.
  80. ZNIEFF 310013702 - Complexe écologique de la forêt de Mormal et des zones bocagères associées sur le site de l’INPN.
  81. Décret no 2010-1053 du 3 septembre 2010 portant classement du parc naturel régional de l’Avesnois (Nord - Pas-de-Calais)
  82. Cités et Paysages 2011
  83. SOREPA 2010
  84. CPIE Bocage de l'Avesnois 2007, p. 80
  85. a et b CPIE Bocage de l'Avesnois 2007, p. 92
  86. CPIE Bocage de l'Avesnois 2007, p. 93
  87. CPIE Bocage de l'Avesnois 2007, p. 94
  88. CPIE Bocage de l'Avesnois 2007, p. 95-96
  89. CPIE Bocage de l'Avesnois 2007, p. 97-99
  90. CPIE Bocage de l'Avesnois 2007, p. 99-100
  91. Haouat 2013, p. 55
  92. Haouat 2013, p. 59
  93. Haouat 2013, p. 46-75
  94. Haouat 2013, p. 67
  95. a, b et c Haouat 2013, p. 68
  96. Haouat 2013, p. 72
  97. Haouat 2013, p. 72-73
  98. a et b Haouat 2013, p. 80
  99. Haouat 2013, p. 80-81
  100. Haouat 2013, p. 74
  101. La Voix du Nord 2010
  102. Haouat 2013, p. 57
  103. Swinnen 2012, p. 4-5
  104. Haouat 2013

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

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