Réserve naturelle nationale du marais de Lavours

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Réserve naturelle nationale du marais de Lavours
Image illustrative de l'article Réserve naturelle nationale du marais de Lavours
Brume sur le marais de Lavours (vue vers le nord). Au fond le Grand Colombier, à droite Culoz.
Catégorie UICN IV (aire de gestion des habitats/espèces)[1]
Identifiant 15151
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Ain
Ville proche Ceyzérieu, Culoz
Coordonnées 45° 50′ 05″ N 5° 45′ 20″ E / 45.83464505, 5.75543865 ()45° 50′ 05″ Nord 5° 45′ 20″ Est / 45.83464505, 5.75543865 ()  
Superficie 4,73 km2[1]
Création 22 mars 1984[1]
Administration Entente interdépartementale pour la démoustication
Site web www.reserve-lavours.com

Géolocalisation sur la carte : Ain

(Voir situation sur carte : Ain)
Réserve naturelle nationale du marais de Lavours

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Réserve naturelle nationale du marais de Lavours

La réserve naturelle nationale du marais de Lavours est un espace protégé situé en France dans le département de l'Ain en région Rhône-Alpes.

D'une superficie de 474 ha, la réserve naturelle s'étend sur les dernières zones marécageuses restantes à proximité du haut-Rhône qui constituaient les marais de Chautagne et l'ancien lit du Rhône au nord du lac du Bourget.

Le marais de Lavours a été classé en réserve naturelle le 22 mars 1984. Il est aussi inventorié comme zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique et fait partie du réseau Natura 2000.

Situation géographique[modifier | modifier le code]

Le marais de Lavours est situé au pied du massif du Grand Colombier, dans l'est du département de l'Ain, en France.

Communes concernées : Culoz, Béon, Ceyzérieu, Flaxieu, Pollieu

Création du marais[modifier | modifier le code]

Il y a 15 000 ans, la fin de la dernière glaciation a entrainé la fonte du glacier du Rhône. Un immense lac s'est formé qui recouvrait toute la vallée. Le Rhône et le Séran s'y déversaient en charriant des sédiments.

Peu à peu, le lac s'est comblé (Il n'en reste aujourd'hui que le lac du Bourget, situé dans une cuvette plus profonde) et a laissé place aux futurs marais de Lavours et de Chautagne. Les débris de plantes tombés sur le sol inondé du marais forment la tourbe, au rythme d'un mètre par millénaire. Actuellement, le centre de la tourbière présente une épaisseur de 10 mètres[2].

Activité humaine[modifier | modifier le code]

Tourbe

Depuis le XIIe siècle, l'élevage est l'activité essentielle du marais qui est également exploité pour sa tourbe et son argile.

En été, le foin récolté est utilisé pour pailler les vignes et servir de litière au bétail. Les crises agricoles et l'exode rural de la fin du XIXe siècle entrainent l'abandon relatif de l'exploitation des marais qui se boisent peu à peu.

Une grande partie des prairies est labourée et drainée à partir de 1970, pour permettre la culture des céréales, surtout le maïs. Des plantations de peupliers sont réalisées[2].

Un sentier pédagogique sur pilotis, en accès libre toute l'année et long de 1 200 m, permet d'accéder au cœur du marais[3].

Flore[modifier | modifier le code]

Le premier inventaire Flore du marais de Lavours date de 1876.
371 espèces de plantes ont déjà été recensées et de nouvelles découvertes sont faites chaque année. On observe notamment dans le marais une plante carnivore : le Rossolis à longues feuilles, ainsi que le Liparis de Loesel, la Pimprenelle officinale ou Grandes pimprenelles et la Gentiane pneumonanthe[4]

Cryptogames[modifier | modifier le code]

Plus de 400 espèces de champignons ont été inventoriées. L'étude des algues, des lichens, des bryophytes (mousses et hépatiques) et des ptéridophytes (fougères) du marais est en cours[4].

Faune[modifier | modifier le code]

Oiseaux[modifier | modifier le code]

Dans les prairies inondables, les roselières et les étangs du marais, on peut observer de nombreux oiseaux dont : le Courlis cendré, le Busard des roseaux, la Bécassine des marais, la Gorge-bleue à miroir, la Locustelle luscinioïde...

Mammifères[modifier | modifier le code]

La zone accueille de nombreux grands et petits mammifères : sangliers, chevreuil, castor, renard, putois, cerf, musaraigne musette, rat des moissons et il offre également des territoires de chasse aux chauves-souris.

En 1987, des vaches de la race Highland et des chevaux des races Camargue et Pottok furent introduits en pâturage extensif comme mode de gestion conservatoire[5].

Amphibiens[modifier | modifier le code]

Le Marais de Lavours abrite également de nombreux amphibiens dont la Grenouille rieuse, le Triton palmé, la Grenouille agile, la Rainette verte et le Crapaud sonneur à ventre jaune

Le marais est particulièrement riche en invertébrés[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Muséum national d'Histoire naturelle, « Marais de Lavours (FR3600068) », sur Inventaire national du Patrimoine naturel,‎ 2003+ (consulté le 6 janvier 2014)
  2. a et b [1]: Site du marais de Lavours.
  3. [2]: le marais de Lavours sur www.culoz-tourisme.com.
  4. a et b [3]: Site du marais de Lavours.
  5. « Le pâturage aujourd'hui », sur http://www.reserve-lavours.com, Réserve naturelle du marais de Lavours (consulté le 20 février 2013).
  6. [4]: le marais de Lavours sur www.oiseau-libre.net.

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]