Réserve nationale Alacalufes

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Réserve nationale Alacalufes
Catégorie UICN IV (aire de gestion des habitats/espèces)
Identifiant 9451
Pays Drapeau du Chili Chili
Région Région de Magallanes et de l'Antarctique chilien
Province Provinces de Última Esperanza et Magallanes
Ville proche Puerto Natales
Coordonnées 51° 51′ S 74° 19′ O / -51.85, -74.32 ()51° 51′ Sud 74° 19′ Ouest / -51.85, -74.32 ()  [1]
Superficie 2 313 875 hectares (23 139 km2)
Création 22 juillet 1969
Administration Corporación Nacional Forestal
Site web http://www.conaf.cl/parques/reserva-nacional-alacalufes/ Site de la CONAF

Géolocalisation sur la carte : Chili

(Voir situation sur carte : Chili)
Réserve nationale Alacalufes

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(Voir situation sur carte : Terre de Feu)
Réserve nationale Alacalufes

La réserve nationale Alacalufes (anglais : Reserva nacional Alacalufes) est une aire naturelle protégée située entre le canal Concepción et le détroit de Magellan au Chili. Elle est composée des archipels occidentaux chiliens, et son paysage est caractérisé par l'abondance d'îles et d'îlots montagneux, entourés de fjords et de canaux[2],[3]. Créée la 22 juillet 1969 par le Décret Suprême no 263 du Ministère de l'Agriculture du Chili (es), elle a une superficie de 2 313 875 hectares (23 138,75 km2)[4],[5].

La réserve s'étend entre les coordonnées 50º 30’ et 54º 00’ de latitude sud et 71º 00’ et 75º 30’ de longitude ouest, sur les quatre provinces de la région de Magallanes et de l'Antarctique chilien, et en particulier les provinces de Última Esperanza et Magallanes. Son extrémité nord coïncide avec la limite entre la région Aisén et celle de Magallanes.

Description[modifier | modifier le code]

Cette réserve fait partie de la région archipélagique sud patagonienne, caractérisée par ses paysages d'îles montagneuses, dont l'altitude maximale ne dépasse pas les 1 000 mètres, entourées de fjords et de canaux Le relief de la « région des canaux » est le résultat de différents facteurs qui modelèrent sa physionomie dentelée.

En premier lieu, la géographique de la zone s'explique par des mouvements tectoniques qui fragmentèrent le territoire et donnèrent naissance à de nombreux canaux. Dans un deuxième temps, ces canaux furent élargis et remodelés par l'intense activité glaciaire au Pléistocène. Ces phénomènes naturels permirent aux eaux de l'océan Pacifique d'envahir les secteur les moins élevés et de donner ainsi naissance aux fjords et aux îlots qui la caractérisent aujourd'hui.

Climat[modifier | modifier le code]

Deux types de climat coexistent au sein de la réserve : un climat « froid tempéré, très humide » (au nord) et un climat de « toundra isothermale » (au sud), avec des températures moyennes de 7,2 °C et 6,5 °C, respectivement. Les précipitations atteignent 2 450 mm par an, et dépassent les 3 000 mm dans certaines zones.

La végétation pousse sur les prairies côtières et les bosquets, on trouve des formations de Coihue et de Sphagnum ; alors que la faune est composée de plusieurs espèces d'oiseaux et de mammifères.

Les conditions climatiques froides et l'humidité importante, conjuguées à la nature des sols - pauvres et peu garnis -, génèrent dans cette réserve un type de végétation caractérisé par la présence de tourbières et des espèces d'arbres peu diversifiées.

Cette configuration, à quelques exceptions près, est la même dans tous les archipels et fjords entre l'archipel des Chonos et le cap Horn, sur près de 1 400 kilomètres.

Faune et flore[modifier | modifier le code]

Flore[modifier | modifier le code]

On trouve, dans cette entité phytogéographique de forêts magellaniques, ce qui confère à la réserve une importance mondiale.

La végétation pousse sur un sol peu profond, et est composée principalement de forêts sempervirentes, comme le hêtre de Magellan (Nothofagus betuloides), qui peuple la plus grande partie des zones boisées ; suivi du cyprès de las Guaitecas (Pilgerodendron uviferum) et du Canelo (Drimys winteri), présent dans des proportions moindres.

Dans les zones où s'accumule de l'eau, les tourbières prédomines, formées par les espèces Donatia fascicularis et Astelia pumila.

D'autres espèces sont également présentes, elles aussi dans de moindres proportions : le Lenga (Nothofagus pumilio) et le Ñirre (Nothofagus antarctica). La végétation arbustive est composée des espèces suivantes : le Chilco (Fuchsia magellanica), Chaura (Pernettya mucronata), Calafate (Berberis buxifolia), Zarzaparrilla (Ribes magellanicum) et la Murtilla (Empetrum rubrum).

Dans la partie sud de la réserve sont présents une mosaïque de forêts magellaniques sempervirentes peuplées principalement par le hêtre de Magellan (Nothofagus betuloides), séparées entre elle par des formations de « toundra de Magellan », formations herbeuses et broussailleuses côtières sur lesquelles poussent diverses espèces de graminées.

Faune[modifier | modifier le code]

En raison de sa condition archipélagique, la faune qu'il est possible d'observer dans la réserve se divise entre milieux marins et terrestres. Les différentes îles et îlots, sont notamment peuplées par le renard de Magellan (Pseudalopex culpaeus) et l'Huemul (Hippocamelus bisulcus).

Les milieux marins et côtiers sont peuplés de léopards de mer, dauphin austral, baleine et lion de mer.

En ce qui concerne l'avifaune, plus de 35 espèces d'oiseaux, aussi bien marines que terrestres, ont été répertoriées dans la réserve. Les espèces les plus fréquemment observées sont : le synallaxe rayadito (Aphrastura spinicauda), l'élénie à cimier blanc ou fío fío (Elaenia albiceps), le mérulaxe des Andes (Scytalopus magellanicus), le pic de Magellan (Campephilus magellanicus), le chercán (Troglodytes aedon) et le merle austral (Turdus falcklandii), entre autres.

Parmi les espèces marines les plus courantes, on trouve : le cormoran noir (Phalacrocorax olivaceus), le Brassemer cendré (Tachyeres pteneres), le Martin-pêcheur à ventre roux (Megaceryle torquata), l'Océanite à ventre noir (Fregetta tropica), le Manchot de Magellan (Spheniscus magellanicus) et l'Albatros à sourcils noirs (Diomedea melanophris).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Alacalufes National Reserve », sur protectedplanet.net
  2. (es) « Reserva Nacional Alacalufe » sur islariesco.wordpress.com, [lire en ligne]
  3. (es) « Reserva Nacional Alacalufe », sur www.turismochile.com, [lire en ligne]
  4. (es) « Reserva Nacional Alacalufes », sur le site de la CONAF [lire en ligne]
  5. http://www.uantof.cl/recursos_mar/pdf/vol16/vol16_87.pdf

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (es) Comisión Nacional de Medio Ambiente (CONAMA), El Uso de los Recursos Naturales en el Desarrollo de la Region • Duodécima Región de Magallanes y Antártica Chilena, Chap. IVb, [lire en ligne]