Réserve de faune à okapis

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Réserve de faune à okapis
Image illustrative de l'article Réserve de faune à okapis
Catégorie UICN II (parc national)
Identifiant 37043
Pays République démocratique du Congo
Ville proche Bafwansede, Mambasa, Wamba
Coordonnées 2° 00′ 00″ N 28° 30′ 00″ E / 2, 28.5 ()2° 00′ 00″ Nord 28° 30′ 00″ Est / 2, 28.5 ()  
Superficie 13 726 km2
Population 17 000 habitants en 2004
Création 1992
Administration Institut congolais pour la conservation de la nature
Site web www.okapiconservation.org

Géolocalisation sur la carte : République démocratique du Congo

(Voir situation sur carte : République démocratique du Congo)
Réserve de faune à okapis
Réserve de faune à okapis *
Logo du patrimoine mondial Patrimoine mondial de l'UNESCO
Pays Drapeau de la République démocratique du Congo République démocratique du Congo
Type Naturel
Critères (x)
Superficie 1 372 625 ha
Numéro
d’identification
718
Zone géographique Afrique **
Année d’inscription 1996 (20e session)
Classement en péril 1997
* Descriptif officiel UNESCO
** Classification géographique UNESCO

La réserve de faune à okapis est une réserve inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO, dans la forêt de l'Ituri au nord-est de la République démocratique du Congo, près des frontières avec le Soudan et l'Ouganda. D'une superficie de 13 726 km2, elle couvre environ un cinquième de l'ensemble forestier.

Ainsi que l'indique son nom, la réserve abrite de nombreux okapis. En 1996, leur nombre était estimé entre 3 900 et 6 350, sur une population totale estimée de 10 000 à 20 000 individus. La réserve accueille aussi le Centre de Conservation et de Recherche d'Epulu, sur la rivière Epulu. Ce centre date de 1928, quand il fut fondé par un anthropologue américain, Patrick Putnam, comme station de capture où les okapis sauvages étaient capturés et envoyés vers des zoos américains et européens. Le centre conserve cette fonction aujourd'hui, mais avec une méthode différente. Les okapis sont capturés, puis élevés en captivité, puis seulement envoyés en zoo, s’il est avéré qu'ils y ont une plus grande chance de survie. Même ainsi, très peu sont exportés — seulement le nombre minimal pour assurer la viabilité génétique de la population captive. Le centre assure aussi de nombreuses recherches et travaux de conservation.

En plus des okapis, la réserve de faune sauvage est également le sanctuaire de nombreuses autres espèces animales originales et / ou en danger, tels l'éléphant de forêt, le paon du Congo et treize espèces de primates anthropoïdes diurnes. Les pygmées nomades mbuti et efe, et des fermiers bantous vivent également dans la réserve.

La réserve de faune à okapis est sur la liste du patrimoine mondial en danger. La plus grande menace encourue est celle de la déforestation, causée par l'agriculture sur brûlis, et la chasse pour la vente de viande de brousse. Les prospecteurs d'or posent également problème. Alors que les indigènes Mbuti et les peuples bantous respectent la forêt et la faune sauvage, les immigrants n'ont pas ce même respect. Le manque de financement lié à la situation politique et économique de la République Démocratique du Congo pose également problème. Il est à espérer que l'écotourisme puisse être développé dans la région, produisant de la richesse et conscientisant la population locale et l'opinion internationale.

Le 24 juin 2012, le centre de recherche d'Epulu est la cible d'une attaque menée par des rebelles armés et des braconniers. Six personnes sont tuées, les locaux de la réserve pillés et incendiés et les okapis présents sur le site massacrés[1]. Le 20 juillet 2012, l'UNESCO attribue une aide d'urgence de 30 000 dollars pour aider à la reconstruction et venir en aide aux familles des victimes[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Susan Lyndaker Lindsey; Mary Neel Green; Cynthia L. Bennett (1999). The Okapi. University of Texas Press. (ISBN 0-292-74707-1)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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