Réseau de bus des TL

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Réseau de bus des TL
Image illustrative de l'article Réseau de bus des TL

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Un trolleybus sur la ligne 21 à Lausanne-Gare

Situation Lausanne et son agglomération
Type Bus
Entrée en service 5 juin 1895
Longueur du réseau 244,9 km en 2010[1] :
  Trolleybus agglomération : 58,1 km
  Autobus agglomération : 100,8 km
  Autobus régional : 83,0 km
Lignes 35 lignes de bus :
  10 lignes de trolleybus ;
  20 lignes d'autobus urbains ;
  5 lignes d'autobus régionaux.


6 lignes Pyjama

11 lignes Taxibus
Fréquentation 59 286 000 voyageurs en 2010[1] :
  Réseau urbain : 57 029 000
  Autobus régional : 1 851 000
  Taxibus : 31 000
  Service Pyjama : 51 000
  Hors lignes : 324 000
Exploitant TL
Lignes du réseau Trolleybus :
  1     2     3     4     6     7     8     9    21   25 

Bus :

 12   13   16   17   18   22   30   32   33   34   36   41   42   45   46   47   48   56   60   62   64   65   66   68/69 

Réseaux connexes CarPostal, CFF, CGN, LEB, Métro de Lausanne, RER Vaudois

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Plan des réseaux métro et trolleybus de Lausanne

Le réseau de bus des TL est exploité par les Transports publics de la région lausannoise (TL) à Lausanne en Suisse.

Le réseau actuel des Transports publics de la région lausannoise (TL) est en majorité identique au « Réseau 13 » ou « R13 » mis en service le 9 décembre 2012[2].

En 2012, les TL exploitent deux lignes de métro ainsi que 35 de bus régulières — 10 lignes de trolleybus, 27 lignes d'autobus urbaines et 7 lignes d'autobus régionales.

Présentation[modifier | modifier le code]

Le réseau de bus des TL est constitué de 40 lignes de bus — 10 lignes étant exploitées par des trolleybus, les 25 autres par des autobus dits « réguliers » — desservant une population de 274 380 habitants[3]. En 2010, en comptant les lignes de métros en plus des lignes de bus, les TL disposent d'un réseau de 255,6 km, et ont transporté 95 169 000 passagers[3]. Sans les lignes de métro, les TL disposent d'un réseau de 244,9 km, et ont transporté 59 286 000 passagers[3]. Le réseau complet dessert 274 380 habitants[3].

Le réseau urbain des TL est constitué de 40 lignes de bus — 10 lignes étant exploitées par des trolleybus, les 25 autres par des autobus. Ces quarante lignes ont parcouru 9 874 000 km en 2010 pour un total de plus de 95 169 000 voyageurs[3].

On compte parmi les lignes les plus fréquentées du réseau, la ligne 7 avec 31 200 voyageurs quotidiens.

Réseau actuel[modifier | modifier le code]

Le réseau actuel des TL est, en majorité, identique au « Réseau 13 », ou « R13 », mis en service le 9 décembre 2012[2]. En 2012, les TL exploitent deux lignes de métro ainsi que 35 de bus régulières — 10 lignes de trolleybus, 20 lignes d'autobus urbaines et 5 lignes d'autobus régionales. Le réseau, d'une longueur de 251,9 km, dessert 274 380 habitants[3].

On compte parmi les lignes les plus fréquentées du réseau, le m2 avec plus de 55 000 voyageurs transportés par jour, viennent ensuite le m1 avec 43 500 voyageurs par jour en période universitaire, et la ligne 7 avec 31 200 voyageurs quotidiens[4].

Exploitation[modifier | modifier le code]

Matériel roulant[modifier | modifier le code]

Trolleybus[modifier | modifier le code]

Constructeur Modèle Propulsion Unités Mise en service Notes
 Hess-Kiepe Hess BGT N2C (Swisstrolley 4) Trolleybus 27 2013, 2012 Longueur : ? m
Capacité : ? (?? assis + ?? debout)
Série: 866-892
 Hess-Kiepe Hess BGT N2C (Swisstrolley 3) Trolleybus 35 2010, 2009 Longueur : 18,70 m
Capacité : 135 (46 assis + 89 debout)
Série: 831-865
 NAW NAW Trolleybus 38 1990, 1989, 1986 Longueur : 11,35 m
Capacité : 90 (30 assis + 60 debout)
Série 1: 751-765

Série 2: 766-792

Reste les trolleys: 751-754/756-758/760/766/768-769/771-792

Les 755 (réformé en novembre 2014), 759 (réformé fin 2011),761-764 (réformé début 2014), 765 (réformé en 2013 suite a un grave accident a Chailly), 767 (réformé fin 2013 suite a un incendie), 770 (réformé en Mars 2014)

 FBW FBW 91 Trolleybus 4 1984, 1983, 1982 Longueur : 11,45 m
Capacité : 90 (30 assis + 60 debout)

2 véhicules ont été gardés pour l'auto-école.

Les derniers FBW ont été réformés fin Avril 2014

Remorques[modifier | modifier le code]

Constructeur Modèle Plancher Unités Mise en service Notes
 Hess-Lanz
 + Marti
Hess-Lanz-Marti New Surbaissé 10 2007, 2006 Longueur : 11,00 m/9,80 m
Capacité : 79 (22 assis + 57 debout)
Hess-Lanz-Marti Surbaissé 20 1990 Longueur : 11,08 m/9,80 m
Capacité : 90 (26 assis + 64 debout)
 Lauber Lauber Rochat Surmonté 0 1979, 1974 Longueur : 11,17 m/10 m
Capacité : 85 (21 assis + 64 debout)

Remisés en 2013.

Autobus[modifier | modifier le code]

Autobus standards[modifier | modifier le code]
Constructeur Modèle Propulsion Unités Mise en service Notes
 Van Hool Van Hool newA330 CNG Gaz naturel 24 2009, 2006, 2005, 2004 3 portes, 12 mètres, capacité : 87 (28+1 assis, 58 debout)Série 1 (2004): 441-450 (réformé en 2014)

Série 2 (2006): 451-457 (réformé en 2014)

Série 3 (2009): 461-467 Circule jusqu'en 2018

Van Hool newA330N CNG Gaz naturel 6 2008 Version modifiée du newA330 CNG, à empattement court.
3 portes, 10,78 mètres, capacité : 75 (24+1 assis, 50 debout)
Van Hool A330 CNG Gaz naturel 0 1999, 1998 La série (14 véhicules) a été déclassée le 13 décembre 2009 suite à l'incendie d'un véhicule. 2 véhicules ont été gardés pour l'auto-école jusqu'en 2013.
 Solaris Solaris Urbino 12 LE Diesel 0 2007 La série (5 véhicules) est arrivée au terme de son leasing et a été rendue fin juin 2011. Utilisés pour le Service Hors-lignes et le Service Pyjama.
 MAN MAN Lion’s City DD Diesel 6 2008 Bus à impériale.
Autobus articulés[modifier | modifier le code]
Constructeur Modèle Propulsion Unités Mise en service Notes
 Van Hool Van Hool newAG300 Diesel 12 2005, 2004 4 portes, 17.98 mètres, capacité : 151 (111 debout + 39 assis)Série 1 (2004): 561-570

Série 2 (2005): 571-573

le 569 a été réformé en 2013 suite a un incendie du Moteur

Van Hool AG300 Diesel 19 2001 3 portes, 17.98 mètres, capacité : 156 (119 debout + 37 assis)Série: 541-560 réformé en 2014
 Solaris Solaris Urbino 18 Diesel 0 2005 Série initiale de 7 véhicules. Utilisés pour le Service Métrobus et sur les lignes principales d'autobus articulés.

Remisés en 2013.

 Neoplan Neoman N4522 Diesel 22 2007 Livrés en dédommagement des accidents survenus avec les véhicules bimodes du même constructeur.
 MAN MAN Lion's City Diesel 33 2013-2014 20 en 2013.Série 1 (2013): 631-650

Série 2 (2014): 651-667

Métros[modifier | modifier le code]

Constructeur Modèle Type Unités Mise en service Notes
 Alstom Be 8/8 TL Métro automatique sur pneus 15 2008 Fabrication : 2006, 2007 ; Arrivée et essais dès 2007
Longueur : 30,68 m, capacité : 222 (36 assis + 186 debout)
 VeVey SA Be 558 (ex-Bem 4/6) Train-tram 17 1991 Fabrication : 1990
Longueur : 31,04 m, capacité : 312 (66 assis + 246 debout)
 GoldenPass Be 558 Train-tram 5 2014 Fabrication : 2013
Longueur : 31,04 m, capacité : ?

Infrastructures[modifier | modifier le code]

Le matériel roulant et le personnel des TL sont remisés sur quatre sites — le centre de Perrelet, le dépôt La Borde, le dépôt d'Écublens ainsi que le garage-atelier de Vennes[5].

Centre de Perrelet[modifier | modifier le code]

Avec la croissance constante du parc de véhicules des TL et le développement général du réseau, le dépôt de Prélaz ouvert en 1900 ne répond alors plus aux besoins. Les TL pensent dès 1986 à la construction d'un nouveau bâtiment doté d'infrastructures qui permettraient l'entretien des trolleybus, dont le réseau connaît une importante expansion les décennies précédentes. Le quartier de Perrelet dans la communes de Renens possède un grand terrain que convoitent les TL. C'est après quatre ans de travaux, en 1995, que le bâtiment de 36 000 m2 rentre en service[6].

Le centre de Perrelet est à la fois « le cœur, le cerveau et les poumons du réseau »[5]. Il est constitué d'un dépôt capable d'accueillir 200 véhicules, et abrite le centre de gestion du trafic permettant l'exploitation de l'ensemble des lignes de bus et de métros, les ateliers de maintenance, ainsi que l'ensemble des bureaux administratifs[5].

Dépôt de la Borde[modifier | modifier le code]

Les TL achètent en 1954 une parcelle située à côté de l'atelier des tramways construit en 1951[6]. Cette surface située dans les hauts de la ville de Lausanne permet alors d'étendre considérablement la superficie des locaux d'entretien des véhicules. Cependant, divers projets urbanistiques font retarder le début des travaux, qui commenceront en 1979[6]. C'est en 1982 que le site de la Borde est officiellement inaugré et mis en service[6],[5].

Le dépôt sert actuellement de garage pour les véhicules affrétés aux lignes des hauts de la ville et aux lignes régionales.

Dépôt d'Écublens[modifier | modifier le code]

Le dépôt d'Écublens est situé en face de l'École polytechnique fédérale de Lausanne. Il abrite sur cinq voies de garage les 17 rames de la première ligne de métro ainsi que des ateliers de réparation et de maintenance du m1[5].

Garage-atelier de Vennes[modifier | modifier le code]

Le garage-atelier de Vennes, ouvert en 2006[7], abrite les 15 rames de la seconde ligne du métro de Lausanne. La maintenance des rames du m2 y est effectuée.

Accidents[modifier | modifier le code]

2005 : l'affaire « bimode »[modifier | modifier le code]

Le 21 avril 2005 a lieu un incendie impliquant un trolleybus bimode de Neoplan acquis par le réseau en 2001. En effet, peu avant 23 h heures, alors que le trolleybus 818 vient de déposer ses derniers passagers au terminus de Lutry et s'apprête à repartir, le véhicule prend feu[8]. Aucun passager n'est impliqué dans l'incendie, et la conductrice a pu sortir à temps. Le service n'a subi aucune perturbation le jour suivant[8].

Près d'un mois plus tard, le 19 mai 2005, le trolleybus 825, de la même série que le précédent, prend feu entre 21 h 30 et 22 h au dépôt de Perrelet. Les bus en fin de service sont alors contraints de stationner sur la route de Lausanne durant la plupart de la nuit[8].

Les TL décident en accord avec Neoplan de suspendre temporairement l'exploitation des 26 trolleybus restants pour éviter « qu'une catastrophe se produise en pleine journée ou en heure de pointe »[8]. Le réseau met rapidement en place une cellule de crise et met tout en œuvre pour maintenir les horaires, cependant le manque manifeste de véhicules fait que les horaires et fréquences, de même que le transport des personnes à mobilité réduite ne peuvent pas être respectées[8]. Les TL ont donc lancé un appel aux autres compagnies pour remédier au manque de véhicules. Ce sont ainsi 5 sociétés suisses qui ont prêté plusieurs véhicules à Lausanne — parmi elles, les TPG et le VMCV.

C'est donc dès 2005 que les TL achètent aux TPG des trolleybus d'occasion qui seront rénovés par le réseau. Le 23 février 2006 les TL prennent la décision définitive de retourner les véhicules au constructeur allemand. Le réseau, qui a versé 13 millions de francs en 2001 pour l'acquisition des trolleybus de Neoplan, se voit offrir en 2007 22 autobus articulés N4522 de la part du constructeur à titre de dédommagement[8].

Vingt-quatre des trolleybus N6121 sont rachetés en par la RATP Ploiesti, en Roumanie, après que tous les soucis techniques ont été corrigés par le constructeur[9].

Tous les véhicules d'occasion achetés après l'incident restants sont mis hors service en janvier 2010, marquant la fin de l'affaire des bimodes et de ses conséquences.

2009 : incendie d'un autobus au gaz[modifier | modifier le code]

Le vendredi 13 novembre 2009, aux alentours de h 30, l'autobus à gaz TL 431 mis en service en l'an 2000 prend feu sur la ligne 30, au terminus de la Bourdonnette. Le véhicule est détruit par les flammes. Par mesure de précaution, les 14 autres véhicules de la même série sont immobilisés, puis reformés. Deux véhicules, les TL 433 et 434 sont cependant conservés pour la formation des nouveaux chauffeurs.

Le conducteur ayant repéré de la fumée suspecte se dégageant du moteur et ayant fait descendre l'unique passagère du véhicule, aucun blessé n'est à déplorer. Après que le conducteur a essayé en vain d'éteindre le feu à l'aide d'un extincteur, les pompiers sont rapidement arrivés pour éteindre le feu et refroidir le véhicule. Les causes de l’incendie ne sont pas clairement définies.

Personnel d'exploitation[modifier | modifier le code]

Tarification[modifier | modifier le code]

Le réseau est affilié à la communauté tarifaire vaudoise Mobilis et ses tarifs y sont appliqués. Un système de zones découpe le réseau et y définit le prix des courses, pour les trajets ordinaires ainsi que les abonnements. Le réseau urbain se trouve intégralement dans les zones 11 et 12 alors que le réseau régional s'étend sur une dizaine de zones[10].

Financement[modifier | modifier le code]

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Galerie de photos[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b [PDF] « Chiffres clés des TL pour l'année 2010 » (consulté le 13 février 2012)
  2. a et b « Schéma directeur de l'Ouest lausannois », TL,‎ 24 juin 2009
  3. a, b, c, d, e et f « Chiffres clés 2010 », TL
  4. « m2 – plus de 100'000 voyageurs en deux jours », Transports publics de la région lausannoise,‎ 29 octobre 2008
  5. a, b, c, d et e « Infrastructure — www.t-l.ch »
  6. a, b, c et d « Les dépôts » — SNOTL
  7. (en) « Lettre d'information #3 du projet m2 » [PDF], Métro Lausanne-Ouchy SA,‎ décembre 2005
  8. a, b, c, d, e et f « L'affaire bimode - SNOTL »
  9. Jérôme Ducret, « Brûlés à Lausanne, ils finissent en Roumanie », 24 heures,‎ 23 avril 2010
  10. « Plan 2012 des zones Mobilis Vaud » (consulté le 13 février 2012)

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]