Somalie

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République fédérale de Somalie

Jamhuuriyadda Federaalka Soomaaliya (so)

جمهورية الصومال الفدرالية (ar)

Drapeau
Drapeau de la Somalie
Blason
Armoiries de la Somalie
Description de l'image  Somalia (orthographic projection).svg.
Devise nationale aucune
Hymne national Soomaaliyeey toosoo
(Somalie, réveille-toi)
Administration
Forme de l'État République fédérale
Président de la République Hassan Sheikh Mohamoud
Premier ministre Abdi Farah Shirdon
Langues officielles Somali, arabe[1]
Capitale Mogadiscio[2]

2° 02′ N 45° 21′ E / 2.033, 45.35 ()

Géographie
Plus grande ville Mogadiscio
Superficie totale 637 657 km2
(classé 43e)
Superficie en eau Négligeable
Fuseau horaire UTC +3 (été +4)
Histoire
Indépendance du Royaume-Uni et de l'Italie
Date 1er juillet 1960
Démographie
Gentilé Somalien(ne)
Population totale (2013) 10 251 568 hab.
(classé 88e)
Densité 16 hab./km2
Économie
Monnaie Shilling somali
Dollar US (SOS​)
Divers
Code ISO 3166-1 SOM, SO​
Domaine Internet .so
Indicatif téléphonique +252

La Somalie, en forme longue la République fédérale de Somalie[3],[4],[5],[6],[7], en somali Soomaaliya et Jamhuuriyadda Federaalka Soomaaliya, en arabe aṣ-Ṣūmāl, الصومال et Jumhūriyyat aṣ-Ṣūmāl al-Fideraaliya, جمهورية الصومال الفدرالية, est un pays situé à l'extrémité orientale de la Corne de l'Afrique.

Depuis plusieurs années, la Somalie serait le pays le plus corrompu et le plus défaillant au monde selon l'indicateur du Fund for Peace créé par Samuel Huntington[8].

Histoire[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Histoire de la Somalie et Politique en Somalie.

De l'Antiquité aux années 1960[modifier | modifier le code]

Les ruines du sultanat d'Adal situé en Zeilah.

Certains auteurs [Qui ?] affirment que durant l'Antiquité, la région connue par les Égyptiens sous le nom du pays de Pount était en Somalie. La côte était connue par les Romains, les Grecs, et les Indiens puisque ce fut le plus important centre commercial pour la myrrhe et l'encens ainsi que dans une moindre importance pour l'ébène et l'or. Les commerçants arabes s'installent sur la côte et les Somalis adoptent l'islam (qui s'implante définitivement à partir du XIIIe siècle ; c'est le début du sultanat).

Durant le Moyen Âge, les relations avec le royaume voisin d'Éthiopie deviennent tendues. Au XVIe siècle, le Portugal s'intéresse à la côte, mais ne réussit pas à s'y installer. À partir de 1875, la Grande-Bretagne, la France et l'Italie revendiquent son territoire, tandis que l'empereur Ménélik II, en Éthiopie, projette d'envahir le pays.

Durant les années 1880 et 1890, l'Italie acquiert également divers territoires sur la côte du Benadir[réf. nécessaire] qu'elle réunit en une colonie en 1905[9] qui est officialisée par une loi du 5 avril 1908[10]

Malgré une résistance à l'occupation occidentale organisée par Mohamed Hassan, l'Italie, dirigée par Mussolini finit par contrôler la Somalie, ainsi que l'Éthiopie et le nord du Kenya jusqu'à la Seconde Guerre mondiale.

Le 3 août 1940 (ou le 4 selon d'autres sources), environ 40 000 Italiens envahissent le Somaliland britannique sous le commandement du général Guglielmo Nasi[11]. Ils s'emparent en quelques jours de plusieurs villes mal défendues[11]. Les forces britanniques au Somaliland reçoivent quelques renforts et un nouveau commandant, le major-général Godwin-Austen[11]. Jugeant les forces en présence trop inégales, ce dernier demande le 15 août le retrait des troupes britanniques[11]. Les derniers soldats britanniques sont évacués vers Aden le 17[11]. Les Italiens s'emparent de Berbera le 19 et annexent le Somaliland britannique à l'Afrique orientale italienne[11]. Lors de cette campagne, les pertes britanniques sont de 38 tués, 71 blessés et 49 disparus contre 465 tués, 1530 blessés et 34 disparus pour les Italiens[12].

En 1949, l'Organisation des Nations unies (ONU) accorde à l'Italie un protectorat sur la Somalie tandis qu'un an plus tôt, la région de l'Ogaden fut attribuée à l'Éthiopie. Le drapeau actuel a été adopté le 12 octobre 1954.

En 1960, la Somalie accède à l'indépendance. L'État somalien naît de la fusion des colonies italiennes (Somalia) au Sud et britannique au Nord (Somaliland). Par ailleurs, la France s'était attribuée dès 1862 la future république de Djibouti, qui devient un État souverain indépendant en 1977.

De 1960 à 1969, et sous la présidence d'Aden Abdullah Osman Daar puis de Abdirashid Ali Shermarke, la Somalie tente d'instaurer un gouvernement démocratique mais des luttes claniques entre le nord et le sud du pays, les relations tendues avec les pays limitrophes, font de ces années une période instable.

L'ère Siyaad Barre[modifier | modifier le code]

Article détaillé : République démocratique somalie.

En 1969, le général Mohamed Siyaad Barre s’empara du pouvoir par un coup d’État et remplaça le gouvernement élu démocratiquement par le nouveau régime de la République démocratique somalie[13] ,[14]. En raison des liens étroits que la Somalie entretenait alors avec l'URSS, Barre déclara que le pays allait désormais être un État socialiste. Cette alliance entre les deux pays fut éphémère puisqu’en 1977, la Somalie tenta de prendre le contrôle de l'Ogaden, un territoire éthiopien, au cours du conflit dit de la guerre de l'Ogaden. Au lieu de soutenir la Somalie dans ses démarches expansionnistes, l'Union soviétique soutint plutôt le gouvernement marxiste de l’Éthiopie, ce qui mit fin aux bonnes relations entre les deux alliés. Les États-Unis se rapprochèrent ensuite de la Somalie[15]. La guerre de l'Ogaden (1977-1978) a contribué à affaiblir le pouvoir de Barre et a favorisé l'installation d'une famine endémique dont le paroxysme est atteint en 1984.

Le pays a été tourmenté dans les années 1990 par les factions politiques. Le népotisme officiel ainsi que la corruption ont ébranlé la confiance envers le gouvernement central. Un climat de mécontentement régnait alors envers le régime du président dictateur Siyaad Barre, ce qui mena à son effondrement en 1991. Le pays fut dès lors plongé dans un état proche du chaos[16]. En effet, à la suite de cet incident, la Somalie est devenue un État défaillant[17]. Le pays est tombé sous la gouverne de seigneurs de guerre sans idéologie ni agendas politiques[18]. Leurs seules motivations étaient l’appât du gain illicite et le pillage[19]. Le trafic de drogues et d’armes faisait partie de leurs activités. Ainsi, ces seigneurs de guerre s’opposaient à la création de tout gouvernement central en raison de la menace que posait un tel gouvernement sur leurs activités illicites[20].

L’effondrement du régime de Siyaad Barre entraîna le pays dans une guerre civile entre la faction qui supportait le président intérimaire Ali Mahdi Mohamed et la faction qui soutenait le Général Mohamed Farrah Aidid[21]. Ce conflit était en fait le reflet de la rivalité entre les deux clans les plus importants des familles Hawiye-Abgal et Haber Ghidir pour le contrôle de l’État somalien[22]. Ces factions se sont adonnées au pillage des infrastructures et des points de distribution des vivres[23], ce qui laissa plus d'un million de réfugiés et cinq millions de personnes dans la famine et la maladie[24]. La guerre a contribué à la déliquescence socio-économique et à la fragmentation de l’État[25]. Le conflit visait spécifiquement le contrôle de la nourriture et des armes.

La guerre civile et l'opération Restore Hope[modifier | modifier le code]

À la suite de la guerre civile et aux menaces de famine, l'ONU lance une opération dite « humanitaire » à Mogadiscio à partir d'avril 1992 : l'Opération des Nations unies en Somalie (ONUSOM). Les « casques bleus » pakistanais subissant de lourdes pertes face aux factions somaliennes, les grandes puissances interviennent.

En décembre 1992, sous mandat de l'ONU, les États-Unis lancent l'opération « Restore Hope » (« Rendre l'espoir »). Il s'agit de la première intervention menée au nom du droit international d'ingérence humanitaire[26]. Celle-ci est finalement un fiasco, symbolisée par la bataille de Mogadiscio en octobre 1993, au cours de laquelle 19 soldats américains meurent, ainsi qu'un casque bleu malaisien et près d'un millier de Somaliens. Le président Bill Clinton décide alors de retirer ses troupes, et 8 000 Casques bleus de l'ONU prennent le relais jusqu'en 1995. 151 casques bleus et 3 civils étrangers sont tués.

Le pays est alors divisé en plusieurs factions en guerre les unes contre les autres[27]. Le centre et le sud sont contrôlés par Hussein Mohamed Aïdid ; le nord-ouest par Mohamed Ibrahim Egal, élu président de la République autoproclamée du Somaliland en 1997, il meurt en 2002. En janvier 1997, un accord de gouvernement, patronné par l'Éthiopie et le Kenya, échoue à régler le problème du désarmement et de la reconstruction de l'État[27]. Le nord-est se déclare autonome en 1998 sous le nom de Puntland. Le 26 août 2000, le Parlement de transition en exil élit un nouveau président en la personne de Abd alqaasim Saalaad Hassan, dans un contexte particulièrement difficile. Le pays reste aux prises avec des rivalités claniques. Après diverses tentatives infructueuses de conciliation, une conférence de réconciliation aboutit en juillet 2003 à un projet de charte nationale prévoyant le fédéralisme et mettant sur pied des institutions fédérales de transition[27].

Élection d'Abdullahi Yusuf Ahmed[modifier | modifier le code]

Le 10 octobre 2004, le Parlement fédéral de transition de la République de Somalie, exilé au Kenya en raison des affrontements entre seigneurs de la guerre à Mogadiscio, et formé en nombres égaux de représentants de chacun des quatre grands clans somalis, a élu en tant que président intérimaire Abdullahi Yusuf Ahmed, président du Pays de Pount. À la tête du Gouvernement fédéral de transition, celui-ci a nommé Ali Mohamed Gedi, un vétérinaire de profession, en tant que Premier ministre, avec pour mission de former un gouvernement de coalition avec les différents chefs de guerre du pays. Les institutions somaliennes siègent au Kenya par mesure de sécurité à l'égard de la situation intérieure de la Somalie. Les institutions en exil n'ont aucun contrôle sur le pays en dehors de certains quartiers de la capitale Mogadiscio, leur autorité n'est pas reconnue à l'intérieur du pays, mais uniquement par les gouvernements étrangers. Depuis le 26 février 2006, le gouvernement de transition siège à Baidoa, en Somalie.

Certaines zones de Somalie, bien qu'éloignées de 4 500 km de l'épicentre, furent dévastées par le tsunami du 26 décembre 2004. Quelques villages sur la côte de l'océan Indien furent détruits par le tsunami et environ 110 personnes (essentiellement des pêcheurs) furent tuées.

Prise de pouvoir par les islamistes et nouveaux conflits[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Guerre en Somalie (2006-2009).

Au début du mois de juin 2006, les affrontements entre d'une part les membres de l'Alliance pour la restauration de la paix et contre le terrorisme (ARPCT), une alliance entre des chefs de guerre et le gouvernement de jure de la Somalie, soutenu par Washington, et d'autre part l'Union des tribunaux islamiques, ont vu la victoire de ces derniers pour le contrôle de Mogadiscio. Le rétablissement de l'ordre se fait au nom de la seule structure législative stable et consensuelle du pays, la jurisprudence chaféite.

Le 13 juin 2006 à Nairobi, l'Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD), qui regroupe le Kenya, l'Ouganda, le Soudan, Djibouti, l'Éthiopie, l'Érythrée et le gouvernement de transition de Somalie, décide d'interdire l'accès au territoire de ses pays membres aux miliciens de l'ARPCT fuyant devant l'avancée des tribunaux islamiques dont le plus important, celui de Mogadiscio, est nommé Hifka-Halane. Il sert de pouvoir judiciaire (civil et pénal), en jugeant les affaires en appliquant la charia.

Fin décembre 2006, l'armée éthiopienne intervient et les tribunaux islamiques fuient Mogadiscio. Elle prend ainsi le contrôle de la majeure partie du pays et le gouvernement de transition se déclare le gouvernement de facto du pays.

En octobre 2011, l'armée kényane intervient dans le conflit, lançant l'opération Linda Nchi (« protéger le pays » en swahili) contre les positions de jeunes insurgés.

Article détaillé : Intervention kényane en Somalie.

Démission d'Abdullahi Yusuf Ahmed, et élection de Sharif Ahmed[modifier | modifier le code]

Le 29 décembre 2008, le président Abdullahi Yusuf Ahmed annonce sa démission, déclarant qu'il regrette n'avoir pas pu mettre fin au conflit somalien[28]. Le Parlement, réuni à Djibouti en raison du désordre en Somalie, élit alors Sharif Sheikh Ahmed, ancien dirigeant de l'Union des tribunaux islamiques, à la présidence de la République[29].

Famine de 2011[modifier | modifier le code]

Géographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Géographie de la Somalie.
Régions administratives officielles
Carte de la Somalie indiquant les différentes zones de contrôle du pays.

Entourée par le golfe d'Aden, l'océan Indien, Djibouti, l'Éthiopie et le Kenya, la Somalie possède 3 025 km de côtes et 2 366 km de frontière terrestre dont plus de la moitié avec l'Éthiopie.

Son point culminant est le Shimbiris (2 416 m), situé au nord du pays.

Le sous-sol contient de l'uranium, du minerai de fer, de la bauxite et du cuivre.

Régions[modifier | modifier le code]

La Somalie est officiellement divisée en 18 régions administratives (somali : gobolka - au pluriel gobollada) :

On trouve en Somalie, des entités de facto qui contrôlent une grande partie de la Somalie :

  • Somaliland (capitale : Hargeisa) : République auto-proclamée depuis 1991, installée sur le territoire de l'ancienne Somalie britannique, dont elle se considère l'héritière. Considérée au niveau international comme une région autonome de la Somalie.
    • Maakhir (capitale : Badhan) : État auto-proclamé en 2007, se rattache au Puntland, en 2009, après avoir été l'objet d'une guerre entre le Puntland et le Somaliland.
    • SSC : Soul, Sanaag et Cayn, objet de tensions entre Puntland et Somaliland, s'est doté d'une administration qui se veut autonome, sur le modèle du Puntland.
    • Awdal : État auto-proclamé, ancienne portion du Somaliland, a souhaité s'en détacher en 2010.
  • Pount (capitale : Garoowe) : État auto-proclamé en 1998, souhaite intégrer une prochaine République fédérale somalienne.
  • Galmudug (capitale : Galcayo) : État auto-proclamé en 2006, entretient des rapports avec le Puntland et souhaite intégrer, à l'instar de ce dernier, une prochaine République fédérale somalienne.
  • Jubaland/Azanie : ancienne République auto-proclamée, plusieurs fois conquise par les islamistes du sud du pays, le Jubaland a décidé de se transformer en Azanie, État auto-proclamé, en 2010. On trouve sous l'autorité de la nouvelle Azanie, une bande frontalière du Kenya (qui semble n'être pas étranger à cette initiative) et le nord du Gedo.
  • Himan et Heeb : État auto-proclamé.
  • Territoires contrôlés par Ahlu Sunna Waljama'a, groupe islamique soufi.
  • Territoires contrôlés par Al-Shabbaab, groupe islamiste.

Économie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Économie de la Somalie.

Depuis le début des années 1990, la guerre civile entrave le développement économique du pays.

Cette économie repose sur l'agriculture et en complément sur l'exploitation des mines de sel. Le pétrole est convoité par de grandes compagnies qui négocient avec les gouvernements en place. Entre 8 et 15 milliards de barils de pétroles sont sous le sol Somalien, d'après les recherches. L'économie est assistée par l'aide internationale et les rentrées de devises de la diaspora, rentrées évaluées à plus de 60 % du PIB en 2007[30].

En 2001, la Somalie était classée dernière sur la liste des pays par indice de développement humain. Elle n'est plus classée depuis.

La monnaie (devise) nationale, le Shilling Somalien, n'a plus de valeur depuis 1991. Le Dollar Américain est plus utile pour les transactions, surtout les transactions importantes. Le Riyal Saoudien est aussi accepté, quand les cours sont connus. Le Birr éthiopien est accepté dans les zones de frontières, avec l'Éthiopie. Le Shilling du Kénya est aussi une devise acceptée qui devient de plus en plus importante dans le commerce. Au Somaliland, il est courant de voir des transactions se faire avec la Livre Britannique. En Revanche, dans toute la Somalie, l'usage de l'Euro est plutôt marginal,largement supplanté par le Dollar Américain, mais il tend à devenir de plus en plus important.

Le réseau routier, très important pour le développement de l'économie, est dans un état catastrophique. Les routes, ou ce qu'il en reste, sont dangereuses, et truffées de nids de poules, ou trous. Il est aussi dangereux de s'aventurer sur les routes de Somalie ou sévissent des bandits encadrés par des chefs de guerre. Désormais, pour les déplacements de véhicules, les routes laissent places à de grandes pistes de terre. Au Somaliland, le réseau routier est mieux entretenu, et plus dense, mais avec le manque de devises, il est difficilement entretenu. Il y a des échanges économiques entre le Somaliland et l'Éthiopie, et des camions partent en grands nombres d'Hargeisa vers l'Éthiopie, dont certains pour le commerce du quat ou kat (plante considérée comme une drogue).

Démographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Démographie de la Somalie.
Une fillette somalie

Le pays compte environ 10 millions d'habitants en 2013. Les estimations sont difficiles en raison du nombre important de nomades et de réfugiés qui tentent de fuir la famine et les guerres interclaniques. Quasiment tous les Somaliens sont musulmans.

Société[modifier | modifier le code]

Éducation[modifier | modifier le code]

L'école « Al Mathal » est la plus réputée de Mogadiscio. Elle forme près de 700 élèves du collège et du lycée.[réf. nécessaire] L'italien n'est plus enseigné depuis 1988. L'accent est mis sur l'anglais et l'arabe. Le français n'est pas enseigné. Les rares Somaliens francophones sont formés à Djibouti ou Nairobi.

Dans la Somalie italienne, l'analphabétisme était très important. Au Somaliland Britannique, une élite indigéne était formée.

En 1950, l'ONU confie l'ex-Somalie italienne à un mandat de l'Italie, jusqu'en 1960. Les Italiens tentent alors de former une élite indigène et ouvrent l'université de Mogadiscio avec l'objectif de former une élite pour gérer et administrer le pays. Après la création de la Somalie en 1960, des fonctionnaires originaires du Somaliland partent dans le sud. En 1971 et 1972, pour aider à l'unification du pays, le somali devient la langue officielle, alors que l'anglais continuait à être utilisé au nord et l'arabe et l'italien au sud.

Depuis 1991, il n'y a plus d'État pour encadrer le système éducatif, l'université de Mogadiscio ne fonctionne plus. Les écoles publiques sont fermées depuis janvier 1991. Quelques écoles privées fonctionnent, surtout à Mogadiscio. Mais le nombre des éléves est limité, les prix des inscriptions sont prohibitifs pour le plus grand nombre des Somaliens. En conséquence, l'analphabétisme reste très élevé, surtout dans l'intérieur du pays, et hors de Mogadiscio, ou sont concentrées les rares écoles. depuis 1991, au moins 96% des enfants en âge d'êtres scolarisés ne le sont pas, car le pays est passé à un système de subsistances, ou le monde agricole et pastoral compte beaucoup.[réf. nécessaire] Il n'y a pas de statistiques à propos du taux de scolarisation depuis Janvier 1991, mais excepté à Mogadiscio, ou quelques écoles privées fonctionnent, il n'y a plus d'écoles ouvertes dans le pays, sauf au Somaliland, ou des écoles privées sont ouvertes, et ou l'état du Somaliland tente plus ou moins d'instaurer une école publique. L'industrie (surtout textile), qui était florissante avant 1991, avec l'aide de l'URSS et de la Chine n'existe presque plus. Il n'y a plus de système d'assurances en Somalie depuis 1991.

Au Somaliland le système éducatif reste limité, surtout en milieu rural.

Corruption[modifier | modifier le code]

En 2010, selon l'enquête de Transparency International, la Somalie avait le plus mauvais indice de perception de la corruption de tous les pays du monde, avec un IPC de 1,1.

Philatélie[modifier | modifier le code]

L'U.P.U (Union postale universelle), ne reconnaît pas les timbres somaliens émis après 1990. Il n'y a plus d'envoi de courrier, international ni national, en Somalie depuis la fermeture des bureaux de poste en janvier 1991. Cependant, le marché philatélique mondial connaît de nombreuses émissions de timbres de Somalie depuis 1991. Ces timbres n'ont pas cours en Somalie, sont introuvables sur place et les oblitérations sont fantaisistes, et illégales. Les catalogues de cotations (Yvert et Tellier, Michel…) ne leur reconnaissent aucune valeur. On ignore à qui vont les recettes de la vente de ces timbres. Le gouvernement somalien en exil craint qu'elles ne soient transférées aux divers chefs de guerre et alimente une part de la corruption. En revanche, les timbres émis avant 1991 sont rares, ou difficiles à trouver, et recherchés par les philatélistes.

Les militaires éthiopiens en Somalie utilisaient des timbres émis par les Nations Unies (bureaux de New-York), ou un acheminement par l'armée éthiopienne. Les missions humanitaires et le personnel de l'ONU font transiter leur courrier par Nairobi, ou Mombasa, au Kenya.

L'émission officielle de timbres pourrait peut-être reprendre, quand un gouvernement élu, et ayant autorité sur tout le territoire Somalien, reviendra, ce qui n'est toujours pas le cas en 2014 (cependant, un gouvernement en exil est à Nairobi au Kenya, et à autorité en quelques secteurs du sud de la Somalie, dont une partie de la ville de Mogadiscio). Mais, ce gouvernement est fragile, et les secteurs sont très précaires et difficiles à conserver, même avec l'aide d'armées de pays frontaliers (dont l'armée éthiopienne), et l'aide du Kenya. Il faudra former de nouveaux postiers, rénover les bureaux de postes détruits, en construire d'autres, et trouver des fonds pour payer leur personnel, et surtout, réintroduire une devise ou monnaie nationale stable.

Au Somaliland la poste fonctionne et des timbres sont émis, avec le Somali écrit en lettres latines, et parfois libellés en Anglais, mais ils ne sont pas reconnus par l'UPU, car cet État n'est pas reconnu par l'ONU. Cela reste un service local limité à quelques bureaux, et il n'y a pas d'envoi à l'étranger.[réf. nécessaire]

Codes[modifier | modifier le code]

La Somalie a pour codes :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. L'Italien et l'anglais sont également compris.
  2. Les institutions siègent de nouveau dans la capitale après la fuite des islamistes.
  3. Charte de transition, février 2004, version anglaise, site du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés
  4. Projet de constitution de 2010, version anglaise, site officiel du gouvernement somalien
  5. Constitution de 1960, version anglaise, site du Somali Law Council
  6. Traité multilatéral pour la non-prolifération nucléaire, 1968, site des Nations unies, traduction officielle française
  7. Changement du nom pour la Somalie, Info-Service ISO 3166-1 du 11 juillet 2013
  8. Failed States Index 2011
  9. Hess, Robert L. Italian Colonialism in Somalia Chicago: University of Chicago P, 1966. p. 101
  10. Hess, Robert L. Italian Colonialism, p. 102
  11. a, b, c, d, e et f Anthony Mockler, Haile Selassie's War: The Italian-Ethiopian Campaign, 1935-1941, p. 241-249.
  12. Compton Mackenzie, Eastern Epic, p. 23.
  13. Krishna Gagné, "Une analyse de la sanction économique en droit international, (2005) Université de Montréal
  14. Bibliorom Larousse 2.0, 1998, s.v. Somalie. Le Président Aden Osman avait été élu en 1960.
  15. Rajendra Ramlogan, “Towards a New Vision of World Security: The United Nations Security Council and the Lessons of Somalia”, 16 Hous. J. Int'l L. 213 aux à la p. 219
  16. « Somalia : UNSOM I : Backgroupd » en ligne : Nations Unies http://www.un.org/Depts/dpko/dpko/co_mission/unosom1backgr2.html
  17. Hassan Barise, « A Mogadiscio, le commerce dicte la loi », en ligne : UNESCO « http://www.unesco.org/courier/2001_02/fr/doss3.htm » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?); La Somalie est l’archétype de l’État défaillant. Ceci signifie qu’il n’y a plus d’État central, plus de gouvernement, plus de fonctionnaires, ni de banque centrale, et de services publics, plus de police et plus de nationalité. En effet, le passeport somalien pouvait être acheté pour quelque 30 $. Il n’était donc plus reconnu nulle part; Lettre datée du 25 mars 2003, adressée au Président du Conseil de sécurité par le Président du Comité du Conseil de sécurité créé par la résolution 751 (1992) concernant la Somalie ci-joint le rapport du Groupe d’experts sur la Somalie. S/2002/223, para. 20. Les Seigneurs de guerre se sont appropriés des actifs qui appartenaient jadis à l’État, tels que les appareils de la compagnie aérienne somalienne Somalia Airlines et les navires de la Somali High Fishing Company.
  18. Abdulqawi Yusuf “Somalia’s Warlords: Feeding on a Failed State”, en ligne: Global Policy Forum http://www.globalpolicy.org/nations/sovereign/failed/2004/0121feeding.htm
  19. id
  20. id.
  21. UNSOM I, supra note 441 http://www.un.org/Depts/dpko/dpko/co_mission/unsom1backgr1.html Roland Marchal, La guerre à Mogadiscio en ligne : Politique africaine, http://www.politique-africaine.com/numeros/pdf/046120.pdf
  22. Roland Marchal, La guerre à Mogadiscio en ligne : Politique africaine, http://www.politique-africaine.com/numeros/pdf/046120.pdf
  23. Les factions empêchaient notamment les bateaux contenant de l’aide humanitaire d'accoster, ont brûlé les aéroports et les ports de mer, ont extorqué les fonds prévus pour l’aide humanitaire, etc. Les entrepôts de nourriture étaient remplis, or, seulement une fraction de l’aide humanitaire se rendait aux personnes dans le besoin. Pendant ce temps, on estime que 3 000 personnes par jour mouraient de la famine. http://www.un.org/Depts/dpko/dpko/co_mission/unosom1backgr2.html
  24. « Somalia : UNSOM I : Backgroupd » en ligne : Nations Unies http://www.un.org/Depts/dpko/dpko/co_mission/unsom1backgr1.html
  25. Lettre datée du 3 juillet 2002, adressée au Président du Conseil de sécurité par le Président du Comité du Conseil de sécurité créé par la résolution 751 (1992) concernant la Somalie, S/2002/722 para. 20 [S/2002/722]
  26. (fr) SOMALIE : l'arrivée imminente du corps expéditionnaire américain, Le Monde, 3 décembre 1992.
  27. a, b et c La Somalie, cinquante ans de violence et de guerre, Le Monde
  28. (en) "Somalia's president quits office", BBC, 29 décembre 2008
  29. "Un islamiste modéré, Sharif Cheikh Ahmed, élu président", France 24, 31 janvier 2009
  30. Bilan du monde de l'année 2007 Le Monde Hors-série de janvier 2008.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Hatem Elliesie: Statehood and Constitution Building in Somalia: (Islamic) Responses to a Failed State. In: Rainer Grote / Tilmann J. Roeder (Eds.), Constitutionalism in Islamic Countries: Between Upheaval and Continuity, Oxford University Press, Oxford 2012, S. 537-565. ISBN 978-0-199759-88-0.
  • Mauri, Arnaldo, "Somalie", G. Dell'Amore (ed.), Les systèmes bancaires des Pays d'Afrique, Cariplo-Finafrica, Milan 1973.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]