Moldavie

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La Moldavie, en forme longue République de Moldavie ou République de Moldova[4], en roumain : Moldova et Republica Moldova, est un pays d'Europe orientale situé entre la Roumanie et l'Ukraine, englobant des parties des régions historiques de Bessarabie, et de Podolie méridionale (dite Transnistria en roumain). La Moldavie est membre-signataire de l'Accord de libre-échange centre-européen et du GUAM (Organisation pour la démocratie et le développement).

Étymologie[modifier | modifier le code]

Historiquement, le nom de « Moldavie » vient de l'ancien allemand « Mulde » qui signifie « creux poussiéreux », « carrière », « mine », et qui a successivement désigné une cité minière (en roumain Baia, qui signifie aussi « carrière », « mine »), la rivière Moldova passant à côté, et pour finir une principauté née dans cette région. Ce nom désigne le territoire de l'ancienne Principauté de Moldavie (1359-1859) aujourd'hui partagé entre :

Ces trois derniers territoires ont été créés par Staline à la suite de l'annexion soviétique de juin 1940, permise par le Pacte germano-soviétique de 1939. L'adjectif géographique Moldaves se réfère à tout ce qui concerne le territoire historique de la Moldavie.

Géographie[modifier | modifier le code]

La république de Moldavie

La Moldavie est localisée en Europe orientale. D'une superficie de 33 843 km2, la Moldavie s'étend sur 450 km du nord au sud et 200 km d'est en ouest.

Occupation des sols :

  • terre arable : 53 %
  • cultures céréalières : 14 %
  • pâturages : 13 %
  • forêts anthropisées : 9 %
  • constructions, routes, etc. : 8 %
  • espaces naturels primaires : 3 %

La République de Moldavie occupe le tiers central de l'ancienne goubernia russe de Bessarabie telle qu'elle avait été définie en 1812, lorsqu'elle fut enlevée à la Principauté de Moldavie, entre le Prut, le Dniestr et la mer Noire.

Le reste de la Bessarabie de 1812 appartient aujourd'hui à l'Ukraine : Hotin/Khotin au nord-ouest, et le Boudjak au sud-est (avec les quatre ports de Reni, Izmail, Chilia/Kiliya et Cetatea Albă/Bilhorod-Dnistrovskyi) entre la République de Moldavie, la Roumanie, l'embouchure du Dniestr et la mer Noire).

Ainsi sans accès à la mer, la République de Moldavie s'étend aussi sur une partie de la Podolie (rive gauche du Dniestr) qu'elle partage également avec l'Ukraine. C'est là que se situe la République moldave du Dniestr, non reconnue par la communauté internationale.

Environnement et patrimoine[modifier | modifier le code]

Les paysages moldaves ressemblent à ceux de la région française de Bourgogne, bien que les roches sous-jacentes soient géologiquement plus jeunes (Cénozoïque). Les versants adrets sont propices à la viticulture, les ubacs conservent fréquemment leur couvert forestier, notamment dans le Codru. La Moldavie a conservé un environnement encore riche : elle est, comme d'autres pays de l'Est de l'Europe, parmi les premiers à avoir concrétisé, avec l'aide des associations environnementales « Biotica » et « M.E.M. » un réseau écologique national[5], avec un plan d’action pour la protection de la biodiversité, déclinaison locale du réseau écologique paneuropéen (plan approuvé le 27 avril 2001).

En 2001, les noyaux du réseau écologique y couvraient 73 145 ha, incluant cinq réserves scientifiques (19 378 ha), près de 30 réserves naturelles (22 278 ha), 13 territoires ayant un autre statut de protection (4 350 ha), 13 habitats humides étant repérés, mais encore sans statut de protection (24 592 ha). Des corridors biologiques d'importance nationale et/ou internationale ont été distingués et cartographiés dans ce plan. L'une des plus anciennes de ces réserves est celle du Codru, en altitude (432 m) au centre du pays. Le Parc national Orhei est le seul parc national moldave. Il est créé en 2013.

Le patrimoine historique et architectural est constitué par des monastères et églises, des citadelles médiévales, des bâtiments classés monuments historiques et des sites archéologiques. Il est du ressort de l'Académie des sciences, du Ministère de la culture et, pour les églises, également des instances ecclésiastiques. À la suite de la division de la Bessarabie en 1940, une partie du patrimoine moldave ancien (citadelles de Hotin et de Cetatea Albă, par exemple) se trouve aujourd'hui en Ukraine.

Histoire[modifier | modifier le code]

Pour la période antérieure à 1859 :

Article détaillé : Principauté de Moldavie.

Pour la période postérieure à 1812 :

La Moldavie en tant que région géographique et historique (aujourd'hui partagée entre la République de Moldavie, l'Ukraine et la Roumanie).
Pays traditionnels (Haut-pays, Bas-pays et Bessarabie originelle) et partages successifs de la Moldavie (1775-1812 à 1918, puis 1940 à nos jours).
Ștefan cel Mare ou Étienne III le Grand a régné de 1457 à 1504 en laissant le souvenir d'un excellent voïvode, bon défenseur du pays (nombreuses victoires défensives contre les Hongrois, les Polonais, les Tatars et les Turcs), bon négociateur, bon administrateur et bâtisseur (il a laissé en Bucovine de nombreuses églises peintes).
  • Il y a plus de 18 siècles : peuplée par les Daces ou Thraces septentrionaux (selon Hérodote), la région échappe à la conquête de la Dacie par l'Empire romain : seul le sud (département de Cahul) est intégré à la province romaine de Scythie mineure ;
  • Au Moyen Âge : après avoir été partagée entre plusieurs petits duchés (Onut, Soroca, Hansca, Bârlad) et le peuple des Iasses, la région fait partie depuis 1359 de la Principauté de Moldavie ;
  • En 1367, la Bessarabie jusque-là valaque est rattachée à la Moldavie (mais à l'époque, le nom de Bessarabie désigne seulement les rivages du Danube et de la Mer Noire libérés des Tatars par la dynastie valaque des Basarab : cette région est maintenant appelée Boudjak) ;
  • À partir de 1538 la Moldavie doit payer tribut à l'Empire ottoman mais conserve son autonomie ;
  • En 1774, l'Autriche annexe la Bucovine (au nord-ouest du pays), puis en 1812, les Russes qui visent le contrôle des bouches du Danube obtiennent la moitié orientale du pays, et étendent le nom de Bessarabie à tout le territoire annexé dont Chișinău devient la capitale (traité de Bucarest - 1812) ;
  • En 1856, à la suite de la guerre de Crimée, la Principauté de Moldavie récupère le Sud de la Bessarabie (aujourd'hui Boudjak, aussi nommée Bugeac en roumain) ;
  • En 1859, la Principauté de Moldavie et la Principauté de Valachie s'unissent pour former la Roumanie : dès lors, les roumanophones des pays voisins (Banat, Transylvanie, Marmatie, Bucovine, Bessarabie et Dobroudja) réclament leur rattachement à ce pays ;
  • En 1878, à la suite de la guerre que Russes et Roumains ont mené ensemble contre l'Empire ottoman, la Russie récupère le sud de la Bessarabie (aujourd'hui Boudjak) mais l'indépendance de la Roumanie est internationalement reconnue ;
  • Pendant la Première Guerre mondiale le 2 décembre 1917 : indépendance de la République démocratique de Moldavie (jusqu'à la mer Noire, dans les frontières de la Bessarabie impériale russe) ;
  • Le 27 mars 1918, son Parlement vote le rattachement à la Roumanie - mais fin 1918, elle passe sous le contrôle de l'Armée rouge et le Parlement appelle à la rescousse une division roumaine épaulée par un corps de l'armée française commandé par le général Berthelot ;
  • En 1924, l'URSS qui reprend à son compte les ambitions géopolitiques des Tzars, refuse de reconnaître ce vote et fonde en Ukraine une Région socialiste soviétique autonome moldave (en roumain : Transnistrie) ;
  • 2 août 1940 : alors que le roi Charles II, pro-allié, est encore au pouvoir, l'URSS, en application du Pacte germano-soviétique, envahit au début de la Seconde Guerre mondiale le territoire, que les Roumains évacuent sans combattre. Les Soviétiques rattachent les deux tiers à la RSSAM (le tiers restant va à l'Ukraine) et déportent 110 000 roumanophones instruits (même politique qu'en Pologne et dans les pays baltes[6]) ;
  • En juin 1941, la Roumanie, cette fois dirigée par Ion Antonescu, le « Pétain roumain », attaque l'URSS aux côtés de l'Axe et récupère le territoire : déportation de 140 000 juifs (210 000 autres fuient vers l'URSS : la plupart seront rattrapés par la Wehrmacht ou l'armée roumaine et tués en Ukraine) et de certains Roms ;
  • Mars-août 1944 l'URSS récupère à son tour le territoire : déportation de septembre 1944 à mai 1945 de 120 000 roumanophones accusés d'avoir servi la Roumanie[7]) ;
  • Sous le régime soviétique, une intense colonisation slave se développe et les roumanophones continuent à être dispersés hors de Moldavie par le jeu des attributions de postes et des déplacements de main-d'œuvre pour les grands travaux (beaucoup se retrouvent au Kazakhstan) : en 1978, 86 % des dirigeants sont des non-Roumains (Russes et Ukrainiens pour la plupart) ;
  • 1985-91 : sous Gorbatchev, la politique de perestroïka se traduit en Moldavie par une revendication de reconnaissance de l'identité roumaine des autochtones et par un retour à l'alphabet latin, le roumain devenant officiel à côté du russe ;
  • 27 août 1991 : la République de Moldavie proclame son indépendance, immédiatement reconnue par la Roumanie, puis par la communauté internationale ;
  • Décembre 1991, la « République moldave du Dniestr » dite improprement « Transnistrie » (en fait, la Transnistrie est beaucoup plus vaste, et à 92 % ukrainienne) proclame son indépendance par rapport à Chișinău (indépendance non reconnue par la communauté internationale), et demande son rattachement à la Russie ou à l'Ukraine ; 500 « cosaques » russophones encadrés par la 14e armée russe (stationnée à Tiraspol) prennent le contrôle de la rive gauche du Dniestr où se trouvent 80 % des industries, l'arsenal de Colbasna et la centrale hydroélectrique de Dubăsari ; un millier de volontaires moldaves armés passent le Dniestr pour en reprendre le contrôle, mais sont repoussés (208 tués)[8];
  • La vie politique entre 1991 et 2010 est dominée par la lutte d'influence entre d'une part les communistes qui se réfèrent explicitement au modèle soviétique et recueillent les suffrages de la grande majorité des slavophones et d'une partie des roumanophones, notamment en milieu rural, et d'autre part les non-communistes (agrariens, centristes, libéraux, chrétiens-démocrates, socialistes modérés) qui se réfèrent explicitement au modèle européen et roumain, et recueillent les suffrages d'une autre partie des roumanophones, notamment en milieu urbain ; à partir de 1995, mais surtout après 2000, les communistes dominent nettement la scène politique. Majoritaires lors des élections, ils exercent quasiment seuls le pouvoir de 2001 à 2009 sous la présidence de Vladimir Voronin ;
  • Après que l'opposition ait dénoncé la victoire aux élections législatives des communistes, accusés d'intimidation et de corruption, le 7 avril 2009 à Chișinău des manifestations sont violemment réprimées devant le parlement (décès de trois personnes) tandis que de leur côté les communistes accusent l'OTAN et la Roumanie de susciter artificiellement ces incidents ;
  • À la suite des élections législatives de juillet 2009, quatre partis d'opposition (Libéral-démocrate, Libéral, social-démocrate, et chrétien-démocrate) s'unissent pour former une Alliance pour l'intégration européenne (AIE) qui remporte 53 sièges contre 48 au Parti communiste, qui reste néanmoins le plus puissant des partis politiques de Moldavie, et en pourcentage de voix, l'un des plus puissants partis communistes d'Europe.

Politique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Politique en Moldavie.

Situation actuelle[modifier | modifier le code]

Le 5 avril 2009, 2,5 millions d'électeurs sont appelés à voter, surveillés de près par de nombreux observateurs internationaux, dont une délégation du Parlement européen. Les élections se déroulent dans le calme et le respect du pluralisme, malgré certains problèmes de procédure. En effet, la députée européenne Marianne Mikko (Estonienne, Parti socialiste européen), à la tête de la délégation d'observation du Parlement européen, a observé de « réels progrès » par rapport aux élections législatives de 2005. La délégation du parlement a cependant noté que des efforts supplémentaires devraient être faits concernant la neutralité des chaînes de télévision et de radio publiques, qui l'oublient trop souvent. Enfin, la campagne a été marquée par des plaintes pour intimidation de la part d'électeurs ou de candidats[9].

Selon la Commission électorale centrale moldave, le Parti communiste obtient 49,48 % des voix et 60 mandats de députés, soit un mandat de moins que nécessaire pour pouvoir élire le chef de l’État. Par ailleurs, le Parti libéral obtient 13,14 % des voix (15 mandats), le Parti libéral-démocrate de Moldavie 12,43 % des voix (15 mandats) et l’Alliance « Notre Moldavie » 9,77 % des voix (11 mandats)[10].

Le Parti communiste ne parvenant pas à faire élire son candidat, de nouvelles élections doivent être organisées.

Composition du Parlement en juillet 2009.

Elles ont lieu en juillet 2009. Les principaux partis politiques sont alors les suivants :

Nicolae Timofti, président de la Moldavie depuis 2012.

Ces nouvelles élections se caractérisent par une nouvelle baisse du Parti communiste avec 44,7 % des suffrages. Les quatre partis politiques formant l'« Alliance pour l'intégration européenne » (AIE), arrivent à franchir la barre des 5 % leur permettant d'être représentés au Parlement, et réunissent ensemble 51 % des suffrages. Leur coalition remporte ainsi 53 sièges, soit plus que la majorité absolue, permettant à un nouveau gouvernement d'entrer en fonction, dirigé par Vlad Filat. Cependant la coalition ne peut pas élire son candidat à la présidence, car selon les amendements constitutionnels votés en juillet 2000, cela nécessite 61 voix sur les 101 membres du Parlement.

Dans une telle configuration, de nouvelles élections auraient dû avoir lieu, mais la même Constitution limite le nombre d'élections pouvant être tenues dans un laps de temps aussi court, produisant une situation de blocage. Pour pallier cela, la coalition au pouvoir organise un référendum prévoyant l'élection du Président de la République au suffrage direct. Ainsi, des élections présidentielle et législatives pourront avoir lieu en même temps, en novembre 2010. Le Parti communiste appelle au boycott du référendum, et le taux de participation n'atteint que 30 %, alors qu'il aurait dû dépasser 33,3 % pour être valide. Ainsi, de nouvelles élections législatives se tiennent le 28 novembre 2010. Le PCRM obtient 42 sièges, le PLDM 32, le Parti démocrate de Moldavie 15 et le Parti libéral 12. Cette élection ne change pas le problème de départ : la coalition sortante ne pourra pas disposer des 61 sièges nécessaires pour élire le président de la République. En outre, lors de l'ouverture du nouveau parlement, le 28 décembre, celui-ci se révèle incapable d'élire son président, qui aurait alors exercé l'intérim à la tête de l'État. Le Premier ministre démissionnaire, Vlad Filat, remplit de ce fait l'intérim de la présidence de la République pendant deux jours avant que finalement les députés de la nouvelle coalition associant le PLDM, le PDM et le PL ne se mettent d'accord pour élire Marian Lupu à la présidence du Parlement le 30 décembre, celui-ci devenant automatiquement chef de l'État par intérim

Voir aussi :

Controverse identitaire et linguistique[modifier | modifier le code]

Mihai Eminescu, né à Botoșani, est le poète emblématique de la Roumanie et de la Moldavie. Il militait pour la réunion de tous les pays roumains en un seul État. Ce sera fait en 1918.

Dans le pays, l'héritage de l'ancienne principauté entretient une dispute entre d'une part le Parti communiste moldave et ses alliés, et d'autre part les partis non-communistes de Moldavie et les autorités académiques au sujet de l'identité historique, linguistique et culturelle des habitants autochtones de la Moldavie historique. Cette controverse déborde l'étranger, les anciennes républiques soviétiques (pays baltes exceptés) ainsi que de nombreux commentateurs de formation slavistique relayant la position défendue par le PCM (dénommée « Moldavisme ») tandis que la Roumanie et les pays de culture latine relayent la seconde position (dénommée « Roumanisme »).

Depuis le XIXe siècle, les populations roumanophones des territoires ayant appartenu successivement à l'Empire russe, à l'URSS et depuis 1991 à la République de Moldavie sont définies, ainsi que leur langue, comme « Moldaves » successivement par les autorités impériales russes, par les autorités soviétiques, puis par celles de Chișinău depuis 1994 : ce terme de « Moldaves », exclusif de celui de « Roumains », a ici une signification ethnique[11]. Pour les habitants roumanophones de l'ancienne principauté, le terme « Moldaves » a une signification non pas ethnique, mais géographique régionale, et il peut être inclus dans la définition plus large de « Roumains » dans le sens de « roumanophones »[12]. De fait, ces mêmes populations sont désignées comme « Roumaines » par la Roumanie, ainsi que par les pro-européens de Moldavie, comme le sont également les majorités autochtones de Transylvanie, du Banat, de la Dobrogée ou Dobroudja, de la Valachie et de la partie roumaine de la Moldavie : dans ce sens, le terme de « Moldaves » est inclusif dans celui de « Roumains ».

Les partisans d'une identité « Moldave différente des Roumains » ont des positions divergentes à propos des habitants de la partie roumaine de la Moldavie. Pour certains, ce sont des « Moldaves différents des Roumains » au même titre que ceux de l'ex-URSS. Pour d'autres, ce sont des « Roumains différents des Moldaves » même s'ils se définissent eux aussi comme Moldaves (mais non « différents » des Roumains)[13].

En décembre 2013, la cour constitutionnelle de Moldavie approuve le changement de la dénomination de la langue dans la constitution. La langue officielle est donc nommée « roumain » et plus « moldave »[14].

Union avec la Roumanie[modifier | modifier le code]

Revendiquée par les roumanophones lors des grandes manifestations de 1990, mais combattue par les russophones auxquels les ultra-nationalistes proroumains promettaient « la valise ou le cercueil », cette union a finalement été rejetée à 95,4 % par référendum en 1994 dans un contexte de conflit avec la Russie, principal fournisseur d'énergie bon marché pour la Moldavie.

Politique étrangère[modifier | modifier le code]

Bleu : représentations diplomatiques de la Moldavie (présence d'une ambassade ou d'un consulat). Rouge : Moldavie. Gris : absence de relations diplomatiques.

La Moldavie entretient des relations diplomatiques complexes et mouvantes avec deux pays, la Roumanie d'une part, avec laquelle elle partage une communauté linguistique, culturelle et historique depuis plusieurs siècles ; et la Russie, héritière de l'URSS, dont la Moldavie était une république constituante jusqu'à l'indépendance de 1991. Les volte-face ont été nombreuses : à une période d'ouverture des frontières, d'abolition des visas et de mise en commun des réseaux téléphoniques avec la Roumanie, contemporaine d'un net refroidissement des relations avec la Russie et l'Ukraine accusées de soutenir les séparatistes de Tiraspol, succéda après 1994 un refroidissement progressif des relations avec la Roumanie, suivi d'un antagonisme virant à l'hostilité après la venue au pouvoir des communistes; parallèlement, les relations avec la Biélorussie, la Russie et l'Ukraine s'intensifièrent, le gouvernement Voronine manifestant en 2001 sa volonté de rejoindre l'Union russo-biélorusse[15],[16]; en 2007, l'adhésion de la Roumanie à l'Union européenne empira encore la rupture côté ouest et l'ouverture à l'est, les conditions de visas et de séjour devenant plus strictes entre Roumanie et Moldavie, alors qu'elles devenaient plus faciles entre Russie, Ukraine, Biélorussie et Moldavie.

Toutefois, sur demande, la Roumanie accorde sa citoyenneté aux citoyens moldaves dont au moins un ascendant est né citoyen roumain et qui passent avec succès un examen de roumain, ce qui a suscité des controverses au sein de l'Union européenne, les autres pays membres accusant la Roumanie de « vouloir faire entrer trois millions d'immigrés par la porte de derrière »[17]. Le président roumain Traian Băsescu a répondu que lors de l'absorption de la RDA par la RFA, ce sont 18 millions de personnes qui ont rejoint la Communauté européenne sans que ses autres membres aient été consultés.

La République de Moldavie est membre de la CEI et du GUAM, une organisation internationale de coopération à vocation régionale. Cependant, l'alliance est peu active par manque de moyens et d'objectif communs.La République de Moldavie est un membre du partenariat oriental.

La Moldavie est un État membre de l'Organisation internationale de la francophonie. La majorité élue en 2009 souhaite intégrer l'Union européenne. A ce propos, d'après le Quotidien de l'Économie Les Échos, “le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a promis hier [probablement le jeudi 15 mai 2014 (Note du contributeur)] une « perspective européenne » à la Moldavie, avec laquelle l'Union européenne doit signer le 27 juin un accord d'association. « Nous ne voyons pas l'accord d'association comme le terme du chemin », a-t-il déclaré, ajoutant que cet accord « ne constituera pas le but final.»[18]

L'administration de la république de Moldavie, comprenant : * 37 arrondissements (raioane : rayons) ; * 4 municipalités ; * l'unité territoriale autonome de Gagaouzie ; * sur 4 rayons et demi et deux municipalités, la République moldave du Dniestr (autoproclamée et de facto indépendante, reconnue de jure comme unité territoriale autonome de la rive gauche du Dniestr.)

Subdivisions[modifier | modifier le code]

La question de l'organisation administrative du pays n'a jamais été envisagée du point de vue de l'état de droit (mêmes droits pour tous, à égalité) ni du point de vue pratique et ergonomique (des subdivisions basées sur la géographie)[19]. Au contraire, elle a été instrumentalisée dans le cadre du combat politique entre la majorité autochtone roumanophone, et les minorités slavophones. Les dirigeants de la communauté roumanophone ont essayé d'appliquer à la Moldavie la tradition administrative roumaine, elle-même d'inspiration française, en mettant en place des județe (départements) avec un préfet et une forte centralisation. Les dirigeants slavophones, inspirés par le modèle soviétique, ont au contraire préféré des raïons (arrondissements) dirigés par des comités, avec des différences entre raïons urbains et ruraux, et des républiques autonomes locales basées sur l'ethnographie.

Entre ces deux modèles, un compromis qui ne satisfait personne, et qui introduit des différences de droit d'une région à l'autre, a abouti en fin de compte à une fédéralisation profitant à la République moldave du Dniestr, située entre le Dniestr et l'Ukraine et au pays Gök-Oguz ou Gagaouzie, considérées comme des « unités territoriales autonomes ». Ces deux territoires, où l'autorité de l'État ne s'exerce pas, disposent à eux seuls de 85 % de la puissance économique de la Moldavie, alors qu'ils ne représentent que 18 % de son territoire[20].

Villes[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Villes de Moldavie.

Démographie[modifier | modifier le code]

La République de Moldavie (hors la « république » autoproclamée pridniestréenne dite Transnistrie) compte 3 388 000 habitants, selon le recensement de 2004, en baisse de 208 000 habitants (pour la plupart, expatriés) par rapport à 1989. Au total, on peut supposer que la population de la République de Moldavie, atteint en 2005 un peu moins de 3 455 000 habitants.

La région est au carrefour de deux cultures : celle latine de la majorité roumaine et celle slave des minorités russe et ukrainienne. Cette situation se traduit depuis 1812 (année où la Russie tsariste occupe la Moldavie à la suite d'un traité avec l'Empire ottoman) par une diversité ethnique, linguistique et culturelle. Avant les bouleversements démographiques de la Seconde Guerre mondiale et de l'après-guerre, la population était constituée de Roumains moldaves, de Ruthènes ukrainiens, de Russes blancs, de Bulgares, d'Allemands de Bessarabie, de Gök-Oguz ou Gagaouzes, de Grecs, d'Arméniens et de Juifs ashkénazes. Plus des deux tiers de la population étaient Roumains (désignation linguistique) moldaves (désignation géographique).

Au brassage de cultures et aux vagues migratoires se sont ajoutées au XXe siècle les tragédies de la déportation organisée contre les Roms et les Juifs par le régime d'Antonescu (le « Pétain roumain » comme il se qualifiait lui-même) et contre les Roumains par l'URSS qui a également intensifié la colonisation russe. Le recensement ne tient pas compte du fait que 70 % de la population est bilingue (roumain – russe), 30 % seulement étant unilingues (roumain seul ou russe seul). C'est pourquoi, selon les recensements et les auteurs, depuis 1910, la proportion de la majorité roumaine varie de 56 % à 79 %.

Localisation des langues en Moldavie.

Le Bureau national de statistique de Chișinău a publié les résultats officiels du recensement, qui offrait aux citoyens roumanophones la possibilité de choisir entre « roumain » et « moldave ». Selon Moldpres, seuls 2,2 % se sont déclarés roumains, ce qui les range à côté des autres minorités: 8 % des citoyens se déclarent Ukrainiens, 5,9 % Russes, 4,4 % Gagaouzes (population turcophone chrétienne), et la très grande majorité (près de 80 %) se désignent comme « Moldaves » (alors qu'aux recensements précédents, les roumanophones oscillaient toujours entre 63 et 67 %). Il semblerait donc, à la grande satisfaction de l'ancien gouvernement communiste (l'ancien président Voronin est lui-même un Ukrainien, ancien membre du PC de l'URSS), que la très grande majorité des roumanophones et une partie des slavophones aient choisi de se déclarer de « langue moldave » (langue politique non reconnue par les linguistes). Ces résultats ne concernent pas la « république » pridniestréenne ou Transnistrie.

Selon les différents recensements,

  • en 1970 : 69 % des habitants de la Moldavie ont déclaré que le moldave (nom du roumain en URSS) était leur langue maternelle.
  • en 1989 : il y avait 88 419 Bulgares en République de Moldavie.
  • en 1992 : 4 305 immigrants vers Israël depuis la République de Moldavie constituaient 7,1 % des immigrants ex-soviétiques vers Israël cette année-là. Simultanément, 60 % des achats de terrains et d'immeubles par des étrangers en Moldavie étaient le fait de citoyens israéliens.
  • en 2004 : il y avait 65 072 Bulgares selon le recensement.
  • en 2006 : 79 % des habitants de la Moldavie ont déclaré que le moldave était leur langue usuelle (dont 63 % l'ont déclaré comme langue maternelle), 2,2 % se sont déclarés de langue maternelle roumaine, 27 % le russe ou l'ukrainien.

Si le critère linguistique semble prêter à une grande confusion à cause des choix politiques, celui ethnique est un peu plus clair, selon les traditions populaires, les coutumes des villages, les revendications des habitants eux-mêmes et l'histoire. Dans la république de Moldavie (sans la Transdniestrie) vivent 3 millions de Roumains, 250 000 Ukrainiens, 100 000 Gagaouzes et 900 000 Russes. Dans la république séparatiste de Transnistrie vivent 300 000 Roumains, 250 000 Russes, 200 000 Ukrainiens et plusieurs milliers de Juifs, Tatars, Bulgares, Gagaouzes, etc.

Sur l'ensemble des habitants actuels du territoire moldave, 3,3 millions sont Moldaves (76,2 %), 450 000 sont Ukrainiens (10 %), 340 000 sont Russes (8 %), un peu plus de 100 000 sont Gagaouzes (4,4 %) et presque 100 000 sont des minorités plus petites (Polonais, Tziganes, Bulgares, Juifs, Tatars, etc.). Ces chiffres correspondent aussi aux revendications de ces communautés ethniques. La grande majorité des habitants sont bilingues, parfois trilingues.

Selon des chiffres officieux, environ 1/4 de la population active a émigré (pays d'Europe occidentale principalement, Russie et Ukraine) soit un taux migratoire net de -25 %. Les roumanophones choisissent surtout la Roumanie, l'Italie, l'Espagne et le Portugal, les slavophones surtout les pays ex-soviétiques, la Pologne et l'Allemagne. Résultat de cette émigration massive, on estime à 250 000 le nombre d'enfants moldaves qui vivent sans leurs parents[21]. Par ailleurs, environ 150 000 citoyens moldaves ont également obtenu la citoyenneté roumaine et/ou russe ou ukrainienne.

Santé[modifier | modifier le code]

Le taux de fécondité est de 1,5 enfant par femme[22]. Les dépenses publiques de santé ont été de 4,2 % du PIB et les dépenses privées de santé de 3,2 %[22]. Il y a environ 264 médecins pour 100 000 habitants[22]. Les dépenses de santé étaient de 138 US $ (PPA) par habitant en 2004[22].

Culture[modifier | modifier le code]

Fêtes et jours fériés
Date Nom français Nom local Remarques
1er janvier Jour de l'An Anul Nou
8 mars Journée internationale de la Femme Ziua internatională a femeii
20 mars31 mars Journées de la francophonie en Moldavie Zilele francofoniei in Republica Moldova
Pâques Pastele En conformité avec calendrier orthodoxe
1er mai Fête du travail Ziua internatională a muncii
9 mai Victoire 1945 Ziua victoriei Fin de la Seconde Guerre mondiale
27 août Jour de l'indépendance 1991 Ziua independenței Fête nationale
31 août Jour de notre langue Sărbătoarea « Limba noastră » Restauration de l'alphabet latin, 1989
13 octobre et 14 octobre Journée de la ville Hramul oraşului Chişinău
7 janvier Noël orthodoxe Crăciunul

Patrimoine culturel :

Économie[modifier | modifier le code]

La République de Moldavie (qui était le principal fournisseur de vin (Viticulture en Moldavie), de légumes et de fruits pour les anciennes républiques soviétiques) est devenue après la chute de l'URSS en 1991 un des pays les plus pauvres d'Europe.

La perte de certains marchés traditionnels, la dépendance énergétique au gaz russe, et la sécession de la « république » autoproclamée Pridniestréenne dite Transnistrie, ont provoqué la chute dramatique du PIB qui est en 2006 inférieur à celui du Bangladesh, et le plus bas d'Europe, malgré une forte croissance économique (plus de 8 % en 2005 depuis l'an 2000). Pour l'année 2008 il est estimé une croissance économique de 8,1 %. Le gouvernement moldave assure un salaire minimum de 58 €, le salaire moyen pour le mois de mai 2008 était de 150 € et de 260 € à Chișinău.

L'économie souterraine est évaluée à près de 40 % du PIB. L'inflation oscille entre 12 % et 15 % par an et le déficit commercial est important (financé en partie par les transferts d'argent des Moldaves qui travaillent à l'étranger).

L'industrie, qui utilise l'énergie des centrales hydrauliques aménagées dans le pays, se concentre essentiellement dans quelques villes, en particulier Chișinău, la capitale, et Tiraspol. Il s'agit d'industries de transformation : conserveries, laiteries, textiles, travail du bois et des métaux.

Le réseau ferré moldave souffre du manque d'investissements et des tensions politiques : alors que la Transnistrie russophone autoproclamée bloque les communications vers Odessa, les pressions de la C.E.I. ont empêché qu'un troisième rail d'écartement européen de 1 435 mm soit posé à l'intérieur des voies de 1 520 mm d'écartement soviétique, identique au réseau ferré ukrainien (solution technique pourtant adoptée à la frontière entre la Roumanie et l'Ukraine entre Câmpulung et Valea Vișeului[23]), ce qui oblige à une rupture de charge ou à un changement de boggies au contact des chemins de fer roumains et européens. Ayant perdu en août 1940 les quatre ports de la Bessarabie : Reni, Izmail, Chilia/Kiliya et Cetatea Albă/Bilhorod-Dnistrovskyi rattachés à l'Ukraine, la République de Moldavie est une enclave au sens économique du terme. Un échange territorial avec l'Ukraine n'ayant pu être mis en application en raison de l'incertitude du statut d'un territoire à échanger (le hameau de Mîndrești), la Moldavie n'a pu recouvrer ni acquérir les 1 500 mètres de rivage danubien nécessaires à l'achèvement du port de Giurgiulești, par ailleurs contesté en raison de la facilité d'accès de la Moldavie aux ports roumains ou ukrainiens directement reliés à son réseau routier et ferroviaire. Le rivage moldave sur le Danube a une longueur de 340 m.

Si les relations commerciales entre la France et la Moldavie demeurent encore modestes, la présence des investisseurs français dans le pays est toutefois plus significative. Regroupés au sein de la CCI France Moldavie, les investisseurs français contribuent à structurer l'économie locale et sont un facteur d'attractivité pour le pays. Les investissements français bénéficient d’un accord de protection réciproque des investissements signé le 8 septembre 1997 et entré en vigueur le 3 novembre 1999. Parmi les importants investisseurs français, il faut souligner quatre grands groupes français. Le groupe Lafarge Ciment possède la plus grosse usine de ciment en Moldavie et fournit 75 % des besoins en ciment du pays. En 2007, la Société générale a fait l’acquisition de Mobiasbanca[24], cinquième banque du pays. Dans le secteur agroalimentaire, le Groupe Lactalis, qui a commencé à investir en 2005, possède une laiterie et deux fromageries[25]. Le groupe emploie environ 1400 personnes et produit des fromages pour le marché moldave ainsi que pour l’exportation vers la Russie et l'Ukraine. Enfin, dans le secteur des télécommunications, la filiale d’Orange en Moldavie[26] est leader de la téléphonie mobile du pays avec une part de marché d’environ 65 %[27].

Il est à noter qu’outre ces investissements conséquents, il existe aussi d'autres investissements français comme la société Bargues Agro-Industrie qui, à travers sa filiale locale Nucile Si Natura[28], conditionne des cerneaux de noix pour l’exportation ou encore Le Bridge Corporation Limited[29]. Il y a aussi quelques PME dans le secteur des services (comme Pentalog[30]). Par ailleurs, quelques représentations d’entreprises françaises sont aussi présentes en Moldavie (Alcatel, Pernod-Ricard, Areva)[31].

Codes et gentilés[modifier | modifier le code]

La Moldavie a pour codes :

Depuis le XIXe siècle, il y a une divergence de vues politique concernant le sens du gentilé « Moldave » entre les autorités roumaines et celles de la Russie, de l'URSS et de la république de Moldavie. Le sens défini par l'Empire russe, par l'URSS et depuis 1991 par la République de Moldavie fait de « Moldave » une ethnie, en lui déniant son caractère roumanophone. Le sens défini par la Roumanie fait de « [Moldave » une appartenance purement géographique (concernant aussi bien la Moldavie roumaine que la Moldavie indépendante), qui n'empêche pas son caractère roumanophone, comme c'est aussi le cas des populations roumanophones de Transylvanie, du Banat, de la Dobrogée, de la Valachie.

En somme les habitants de la région roumaine de Moldavie peuvent être à la fois moldaves et roumains, tandis que les roumanophones de la république de Moldavie doivent choisir entre être moldaves ou roumains.

Scientifiquement, les linguistes, qui se réfèrent à la notion d'isoglosse, ne reconnaissent qu'une langue : le daco-roumain, qu'il soit nommé « roumain » en Roumanie, ou « moldave » en république de Moldavie. Les autorités de cette dernière, par l'article 12 de la constitution, récusent cette définition scientifique, quitte à empêcher la majorité des habitants de la République de Moldavie de développer librement leur culture par delà les frontières de l'État (comme le font les minorités russe, ukrainienne, bulgare ou gagaouze), et quitte à bloquer le rapprochement de la République de Moldavie avec l'Union européenne (car la Roumanie a annoncé qu'elle ne ratifiera aucun document niant la roumanophonie de l'ensemble des Moldaves, citoyens roumains ou non).

Il n'y a pas de divergence de vues concernant les gentilés identifiant les populations minoritaires de la république de Moldavie : Russes, Ukrainiens, Gagaouzes, Bulgares ou Juifs.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Caves de Mileştii Mici

Le tourisme en République de Moldavie se développe de plus en plus. Les endroits à visiter sont les caves à vin (Mileştii Mici, Cricova, etc.) ainsi que les nombreux monastères et autres églises orthodoxes (Orhei Vechi, Rezina, Tipova, etc.).

Le moyen de locomotion le plus courant reste la voiture / minibus. La loi interdit de conduire en ayant consommé de l'alcool (0 g/l).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le code ISO 639 ne prend en compte que le nom roumain : Moldova ; en français, les deux sont officiels selon la directive Juppé
  2. (en) Central Intelligence Agency, The World Factbook, 2012
  3. (en) « page Moldavie sur le site du PNUD », PNUD
  4. Aux Nations unies, le pays emploie officiellement, en français, le nom de « République de Moldova » (Cf. webcast.un.org Intervention de la délégation moldave, en français, au Palais des Nations le 24 janvier 2011, à l'occasion de l'Examen périodique universel.
  5. Réseau écologique national de Moldavie
  6. Nikolaï Feodorovitch Bougaï: Informations contenues dans la correspondance entre Lavrenti Beria et Joseph Staline, ed. Acad. des Sciences de Moldavie tome 1, Chișinău, 1991 (Н.Ф. Бугай «Выселение произвести по распоряжению Берии…» О депортации населения из Молдавской ССР в 40-50- е годы – Исторические науки в Молдавии. № 1. Кишинев, 1991. 1.0)
  7. Nikolaï Feodorovitch Bougaï : Déportation des peuples de Biélorussie, Ukraine et Moldavie, Ed. Dittmar Dahlmann et Gerhard Hirschfeld, Essen, Allemagne, 1999, p. 567-581 (Депортация народов из Украины, Белоруссии и Молдавии : Лагеря, принудительный труд и депортация. Германия. Эссен. 1999. 1.3)
  8. Olga Căpățînă, Cartea Memoriei, Presa, Chișinău 2000, ISBN 9975-9562-0-3
  9. [1]
  10. Résultats finaux des élections législatives de Moldavie - Moldavie.fr - Portail francophone de la Moldavie
  11. http://www.parlament.md/download/laws/ro/546-XV-19.12.2003.doc
  12. Academia Romana combate "limba moldoveneasca": ZIUA
  13. Ion Cepleanu, Moldaves et Moldavie, Maison Méditerranéenne des Sciences de l'Homme, Gilles de Rapper, Aix-en-Provence, 1997 ; Alain Ruzé, La Moldova, L'Harmattan, Paris, 1997, ISBN 2-7384-6018-6 ; Nicolas Trifon, « La Langue roumaine au cœur de la problématique de reconstruction nationale de la république de Moldavie », in Wanda Dressler (éd.), Le Second Printemps des nations, p. 257-281, Bruylant, Bruxelles, 1999.
  14. (en) « Chisinau Recognizes Romanian As Official Language », Radio Free Europe,‎ 5 décembre 2013
  15. (en) Moldova ready for Russia Belarus union, BBC news, jeudi 17 avril 2001. Consultation du 5 octobre 2008.
  16. (en) Communists of Moldova and the future of the country's ethno-political conflicts, étude de Priit Järve, European Centre for Minority Issues, Brief no 3. Publié à Flensburg, Allemagne. Consultation du 5 octobre 2008.
  17. (en)Benjamin Bidder - Romanian Passports For Moldovans - Entering the EU Through the Back Door, Der Spiegel du 13 juillet 2010, consulté le 19 juillet 2010
  18. Les Échos, vendredi 16 et Samedi 17 Mai 2014, MOLDAVIE - BARROSO PROMET UNE PERSPECTIVE EUROPÉENNE.
  19. Alain Ruzé, La Moldova, L'Harmattan, Paris (ISBN 2-7384-6018-6)
  20. Xavier Deleu, La Transnistrie, HogoDoc, Paris, ISBN 2-7556-0055-1
  21. Andrea Diefenbach, Land ohne Eltern ("Pays sans parents"), Kehrer, 2012
  22. a, b, c et d http://hdrstats.undp.org/en/countries/data_sheets/cty_ds_MDA.html
  23. Voir la carte des chemins de fer ukrainiens.
  24. http://www.mobiasbanca.md/profil
  25. http://www.lactalis.fr/francais/monde/cei/moldavie/fiche_moldavie.htm
  26. http://www.orange.com/fr_FR/groupe/presence/pays/eme/moldavie/moldavie-gn.jsp
  27. http://www.club-france.md/web/index.php/present/la-france-en-moldavie
  28. http://ccifm.md/web/index.php/member/detail/id/33
  29. http://www.le-bridge.com/flash/
  30. http://www.pentalog.fr/entreprise/contact_agence_chisinau_moldavie.htm
  31. http://www.ambafrance-md.org/spip.php?article467

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]