Slovaquie

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48° 09′ 00″ N 17° 07′ 00″ E / 48.15, 17.11666667

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La Slovaquie, en forme longue la République slovaque, en slovaque Slovensko et Slovenská republika, est un pays situé en Europe centrale, « au cœur de l'Europe » continentale et à l'est de l'Union européenne, dont elle est membre depuis 2004[17]. Ses pays frontaliers sont la Pologne au nord, l'Ukraine à l'est, la Hongrie au sud, l'Autriche au sud-ouest et la République tchèque au nord-ouest[17]. Du 28 octobre 1918 au 21 mars 1939, puis du 4 avril 1945 au 31 décembre 1992, elle a fait partie de la Tchécoslovaquie[11],[18].

La Slovaquie est membre de nombreuses organisations internationales, telles que l'ONU[19], l'OTAN[19], l'OMC[20], l'OCDE[19] ou encore le V4[21], et fait partie de la zone euro[15].

Toponymie[modifier | modifier le code]

La Slovénie et la Slovaquie sont souvent confondues, car les noms Slovenská Republika (qui signifie République slovaque en slovaque) et Republika Slovenija peuvent prêter à confusion dans de nombreuses langues. Chaque année, un poids considérable de courrier mal acheminé est à réexpédier vers la Slovénie (600 kg en 2004)[22]. Cette confusion fait que le personnel des deux ambassades se retrouve chaque mois pour échanger le courrier mal adressé[23].

Géographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Géographie de la Slovaquie.
Château de Bojnice

Géographie physique[modifier | modifier le code]

Le paysage slovaque est très contrasté dans son relief. Les Carpates (qui commencent à Bratislava) s'étendent sur la majorité de la moitié nord du pays[24]. Parmi cet arc montagneux on distingue les hauts sommets des Tatras (Tatry), qui sont une destination très populaire pour le ski et contiennent de nombreux lacs et vallées ainsi que le plus haut point de la Slovaquie, le Gerlachovský štít (2 655 m), et le Kriváň, symbole du pays[25].

Les plaines se trouvent au sud-ouest (le long du Danube) et au sud-est. Les plus grandes rivières slovaques, outre le Danube (Dunaj) dont elles sont des affluents, sont le Váh et le Hron, ainsi que la Morava[26] qui forme la frontière avec l'Autriche.

Climat[modifier | modifier le code]

La Slovaquie appartient à la zone climatique tempérée nord avec une alternance régulière de quatre saisons et des conditions météorologiques variables avec une répartition relativement uniforme des précipitations tout au long de l'année due à l'influence des courants de l'Atlantique. Ce climat océanique tempéré tend vers le climat continental principalement au sud du pays où les influences des masses d'air sec située à l'est accentuent les écarts de températures qui sont en hiver à l'est du pays jusqu'à 3 °C plus froides qu'à l'ouest à une altitude identique[27].

Les températures moyennes des régions les plus chaudes dans les plaines du sud-ouest du pays sont de -1 à -2 °C en janvier et de 18 à 21 °C en juillet avec une moyenne annuelle de 9 à 11 °C. Dans les vallées du centre et du nord les moyennes annuelles sont de 6 à 8 °C et parfois inférieures dans les hautes vallées comme la région d'Orava. Vers 1 000 m, ces températures sont de 4 à 5 °C et tombent à -1 °C à 2 000 m d'altitude[27].

Quelques données climatiques :[28],[29],[30],[31],[32]
Station Région Latitude Longitude Altitude (m) Précipitations annuelles (mm) Températures moyennes en janvier
(°C)
Températures moyennes en juillet
(°C)
Bratislava Sud- ouest 48° 12’ 17° 12’ 129 580 0 20
Košice Sud-est 48° 42’ 21° 16’ 231 610 -2 18
Žilina Nord-ouest 49° 14’ 18° 37’ 314 770 -3 17
Lomnický štít Nord, Hautes Tatras 49° 12’ 20° 13’ 2635 1561 -11 3

Subdivisions[modifier | modifier le code]

Carte de la Slovaquie

La Slovaquie est divisée en 8 régions (kraje, au singulier kraj), nommées d’après leur capitale[33] :

Slovaquie occidentale
Slovaquie centrale
Slovaquie orientale

On peut aussi noter l’existence de 79 districts (okres)[34].

Villes[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Villes de Slovaquie.

En 2008, 56 % de la population habitait en ville[35]. La capitale et plus grande ville, Bratislava, avec une population de plus de 425 000 habitants, est la 66e plus grande ville d'Europe, et sa zone urbaine élargie, avec plus de 600 000 habitants est la 110e agglomération européenne (données Eurostat)[36].

Villes slovaques de plus de 50 000 habitants
(selon le recensement de 2001)
rang nom kraj (région) hab.
1 Bratislava région de Bratislava 428 672
2 Košice région de Košice 236 093
3 Prešov région de Prešov 92 786
4 Nitra région de Nitra 87 285
5 Žilina région de Žilina 85 400
6 Banská Bystrica région de Banská Bystrica 83 056
7 Trnava région de Trnava 70 286
8 Martin région de Žilina 60 133
9 Trenčín région de Trenčín 57 854
10 Poprad région de Prešov 56 157
11 Prievidza région de Trenčín 53 097

Infrastructures[modifier | modifier le code]

Transport routier[modifier | modifier le code]

Le réseau routier est en bon état dans l’ensemble, même s'il a peu d’autoroutes[37] (excepté autour de Bratislava, qui est relié à 4 autoroutes, y compris vers Vienne). La capitale connait des problèmes d'embouteillages[38].

Toutes les autoroutes peuvent être utilisées moyennant la perception d’un droit forfaitaire. Les vignettes[39] peuvent être achetées aux postes frontières et dans les stations-services[37]. Depuis le 1er janvier 2010, les poids lourds doivent être équipés d'un équipement de paiement électronique[40].

Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]

Gare ferroviaire de Ružomberok

Železnice Slovenskej republiky (ŽSR, Réseaux ferrés de la république slovaque) est la société de droit public qui gère l'infrastructure ferroviaire en Slovaquie. Le réseau est dense et en bon état, même si les trajets sont longs et certains trains vétustes[37].

ŽSR gérait en 2007 3 658 km de lignes ce qui correspond à 6 881 km de voies[41] dont :

  • Voie unique : 2 640 km
  • Deux voies et plus : 1 019 km
  • Écartement large (Ligne 500 Haniska (US steel) - Ukraine) : 99 km
  • Écartement standard (1 435 mm) : 3 509 km
  • Écartement < 1 435 mm : 50 km

Avec :

  • 76 tunnels pour une longueur totale de 43,375 km
  • 2 283 ponts pour une longueur totale de 46,762 km

Transport aérien[modifier | modifier le code]

L'aéroport principal du pays est l'aéroport M. R. Štefánik à 9 km de Bratislava[42] (qui est aussi proche de l'Aéroport de Vienne-Schwechat en Autriche[43]). D'autres aéroports pour passagers se trouvent à Košice[44], Poprad[45] et Žilina[46].

Transport fluvial[modifier | modifier le code]

Barges sur le Danube à Bratislava

Le Danube sur 172 km est la seule voie navigable de Slovaquie[47]. Du fait que le fleuve se situe en grande partie sur la frontière avec la Hongrie tous les projets d'aménagement comme par exemple le barrage de Gabčíkovo doivent se faire en concertation avec ce dernier[48]. Les ports fluviaux principaux sont à Bratislava et Komárno[49].

Transports urbains[modifier | modifier le code]

La majorité des villes possèdent un réseau de bus[50], dans 5 villes ce réseau de bus est complété par un réseau de trolleybus (Bratislava, Košice, Prešov, Žilina, Banská Bystrica). À Bratislava et à Košice, le réseau urbain est agencé autour d'un réseau de trams[51].

Services aux collectivités[modifier | modifier le code]

La Slovaquie est traversée par d'importants gazoducs[52], tel que le gazoduc Transgas reliant l'Ukraine à l'Autriche (et le hub de Baumgarten an der March). Son importance stratégique pour le gaz naturel devrait décroitre à l'avenir avec l'ouverture du gazoduc Nabucco[53]. Elle est également traversée par l'oléoduc Droujba[54]. En tout, elle est traversée par 6 769 km de gazoducs et 416 km d'oléoducs[49].

Le pays est importateur d'électricité (de peu), mais dépend principalement d'importations pour son pétrole et son gaz naturel[55].

La Slovaquie est doté d'un réseau téléphonique moderne, qui s'est largement étendu ces dernières années, principalement avec les services mobiles. Le réseau est en train d'être converti au numérique et à la fibre optique, particulièrement dans les grandes villes. Le service mobile est fourni par trois entreprises. Le pays a trois commutateurs internationaux, un à Bratislava et deux à Banská Bystrica. Le pays participe à des projets de communication internationaux. En 2009, le pays avait 867 615 hôtes internet, et 3 566 000 utilisateurs d'internet en 2008. Son indicatif téléphonique international est 421 et son domaine national de premier niveau .sk[56].

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de la Slovaquie.

Avant le XIe siècle[modifier | modifier le code]

Slavisé au Ve siècle[57],[58], le territoire slovaque constituait le cœur de la Grande-Moravie[59] et du XIe siècle une partie du Royaume de Hongrie[60],[61] (bien qu'il fût temporairement occupé par la Pologne au XIe siècle[62]). La Slovaquie tiendrait son nom des Slaves (slovanský) et des Valaques.

Possession hongroise / austro-hongroise[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Royaume de Hongrie.
Article détaillé : Royaume de Hongrie (1538–1867).
Le Kriváň, mont symbole de l'identité slovaque, aujourd'hui présent sur les pièces de 1, 2 et 5 centimes de l'euro slovaque[63]

Après la mort du roi de Hongrie Louis II à la Bataille de Mohács (1526), son beau-frère Ferdinand Ier de Habsbourg est choisi à la fois comme roi de Hongrie[64] par la diète de Bratislava/Pozsony/Pressbourg et comme roi de Bohême par celle de Prague. La dynastie règnera dès lors jusqu'en 1918.

À la suite de la prise de Buda en 1541 par les Ottomans, et l'occupation de la Hongrie (sauf la Haute Hongrie et ses riches mines d'argent), Bratislava/Pozsony/Pressbourg devient la capitale de la Hongrie royale et la ville de couronnement de la couronne de Hongrie[65].

Au XVIIIe siècle, sous l'influence du panslavisme et face au processus de magyarisation, un nationalisme slovaque voit le jour[66]. En 1847, une version codifiée du slovaque par Ľudovít Štúr[66] est acceptée par catholiques et luthériens[67] (une version codifiée par Anton Bernolák[66] au XVIIIe siècle n'étant acceptée que par les catholiques, les protestants utilisant jusqu'alors une version slovacicisée du tchèque[67] - ces notions panslaviques continueront d'être soutenues par certains intellectuels, tels que Ján Kollár même après 1847[67].

À la suite du Printemps des peuples, lors duquel les Slovaques s'opposèrent aux Hongrois[68], le nationalisme slovaque continue à se développer, avec la création de l'association culturelle Matica slovenská en 1863[69] et le Parti national slovaque en 1871[70]. Néanmoins, peu après la création de la Double Monarchie en 1867, lors de laquelle la Slovaquie retomba sous contrôle hongrois, ces institutions furent fermés[71] et le processus de magyarisation reprit[72].

En tant que partie de la Tchécoslovaquie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Tchécoslovaquie.

À la suite du traité de Saint-Germain-en-Laye de 1919 et du traité de Trianon de 1920 mettant fin à la Première Guerre mondiale, la Slovaquie, les pays tchèques (Bohême, Moravie, Silésie tchèque), et jusqu'en 1939 la Ruthénie[73] ont constitué de novembre 1918[11] au 31 décembre 1992[74] la Tchécoslovaquie. Cette union politique, prônée à Versailles[75] , accordée par le traité de Saint-Germain-en-Laye, démantelée par l'Allemagne nazie et reconstituée en 1945[73] est partiellement artificielle : les pays tchèques, l'ancien Royaume de Bohême possession autrichienne, située en Cisleithanie, étaient un pays plus développé et industrialisé et sa population largement déchristianisée, tandis que la Slovaquie, ancienne possession hongroise située en Transleithanie, était plus rurale et profondément catholique[76], bien que les deux langues fussent très similaires (et comprises mutuellement, phénomène conforté à partir de années 1950 par une première chaîne de la télévision d'État bilingue)[77].

Pièce slovaque datant de la Deuxième Guerre mondiale à l'effigie de Jozef Tiso

L'autonomie slovaque et ruthène reste longtemps un rêve[78],[79], exception faite des années 1938 - 1939, quand les Slovaques profitent du chaos consécutif aux accords de Munich[78] pour proclamer l'autonomie du pays[80],[81]. En effet, en 1939, un État indépendant (République Slovaque) dirigé par Mgr Tiso est créé[81],[82] à la suite de la pression de la part de Hitler qui menace de donner la Slovaquie aux Hongrois. Cet État sera largement inféodé au Troisième Reich[82].

Indépendance[modifier | modifier le code]

Le pays redevient indépendant au 1er janvier 1993[74], trois ans après la « Révolution de velours » de 1989 qui mit fin au régime totalitaire communiste[83] imposé par le « coup de Prague » de février 1948[84], le fédéralisme prôné par le « Printemps de Prague » de 1968 ayant été interrompu brutalement en août de cette année par l'Union soviétique et ses alliés[79],[85]. Depuis l'indépendance, le pays a poursuivi une politique d'intégration du pays dans les institutions internationales[21]; la Slovaquie fait partie de l'OTAN depuis le 29 mars 2004[86], et de l'Union européenne depuis le 1er mai 2004. En 2005, le pays fut élu pour la première fois au Conseil de Sécurité de l'ONU[87]. L'euro est sa monnaie depuis le 1er janvier 2009[15],[88].

Politique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Politique en Slovaquie.

La Slovaquie est une république[3] parlementaire[4] ayant à sa tête un président, élu tous les cinq ans au suffrage universel[89], lors d'un scrutin uninominal majoritaire à deux tours)[90].

Le pouvoir exécutif est exercé principalement par le chef du gouvernement[89], le Premier ministre, qui est habituellement le chef du parti ou de la coalition majoritaire au parlement[91], nommé par le président[92]. Le reste du gouvernement est nommé par le président sur recommandation du premier ministre[93].

Le pouvoir législatif est exercé par le Conseil national de la République slovaque (Národná rada Slovenskej republiky)[94], parlement monocaméral comprenant 150 membres[4]. Les délégués sont élus pour un mandat de quatre ans à la proportionnelle[4], lors d'une élection en un tour, où chaque parti ou coalition obtenant 5 % des voix (7 % pour une coalition de 2 ou 3 partis, 10 % pour une coalition de 4 partis ou plus)[90].

La plus haute juridiction est la Cour suprême (Najvyšší sud), qui siège à Bratislava[95],[96]. La Cour constitutionnelle (Ústavný súd) décide des questions constitutionnelles. Ses 13 membres sont nommés par le Président pour 12 ans, à partir d'une liste de candidats sélectionnés par le Parlement[97].

Politique intérieure[modifier | modifier le code]

Gouvernement[modifier | modifier le code]

Gouvernement du 4 avril 2012[98]

Partis politiques représentés au conseil national[modifier | modifier le code]

Résultats des dernières élections législatives (12 mars 2012)
Suffrages exprimés 2 060 276 150 sièges à pourvoir
Liste Tête de liste Tendance politique Suffrages Pourcentage Sièges acquis Var.
Direction - Social-démocratie Néant sociaux-démocrates 1 134 280 55,05 %
83 / 150
Mouvement chrétien-démocrate Néant démocrates-chrétiens 225 361 10,94 %
16 / 150
Les gens ordinaires et personnalités indépendantes Néant conservateurs 218 537 10,61 %
16 / 150
Most–Híd "le pont" Néant minorité hongroise 176 088 8,55 %
13 / 150
Union démocrate et chrétienne slovaque - Parti démocrate Néant 155 744 7,56 %
11 / 150
Liberté et Solidarité Néant libéraux, respect des minorités 150 266 7,29 %
11 / 150

Les pourcentages affichés sont ceux des suffrages exprimés; sur base des votants, on a respectivement: 44.41; 8.82; 8.55; 6.89; 6.09; 5.88.


Résultats de l'élection présidentielle des 21 mars et 4 avril 2009[101],[102]
Premier tour Second tour
Inscrits 4 339 331 4 339 257
Abstentions 2 446 662 56,38 % 2 097 895 48,35 %
Votants 1 892 669 43,62 % 2 241 362 51,65 %
Bulletins enregistrés 1 892 669 2 241 362
Bulletins blancs ou nuls 17 040 0,9 % 17 767 0,79 %
Suffrages exprimés 1 875 629 99,1 % 2 223 595 99,21 %
Candidat Parti Suffrages Pourcentage Suffrages Pourcentage
Ivan Gašparovič Smer, SNS, HZD 876 061 46,71 % 1 234 787 55,53 %
Iveta Radičová SDKÚ–DS, MKP, KDH, OKS 713 735 38,05 % 988 808 44,47 %
František Mikloško KDS 101 573 5,42 %
Zuzana Martináková SF 96 035 5,12 %
Milan Melník HZDS 45 985 2,45 %
Dagmara Bollová Sans étiquette 21 378 1,14 %
Milan Sidor KSS 20 862 1,11 %


Politique extérieure[modifier | modifier le code]

Le ministre de la Défense slovaque Juraj Liška rencontre Donald Rumsfeld au Pentagone le 24 mars 2004 pour parler de l'OTAN

La Slovaquie et la République tchèque s'étant séparés pacifiquement, et étant tous les deux les États successeurs de la Tchécoslovaquie, le pays a été reconnu sur la scène internationale dès son indépendance. Il a été admis aux Nations unies 19 jours après son indépendance[103]. En 2005, le pays fut élu pour la première fois au Conseil de Sécurité de l'ONU[87].

Organisations internationales[modifier | modifier le code]

La Slovaquie fait partie de nombreuses organisations internationales, telles que :


Relations avec les pays voisins[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Politique étrangère slovaque.
Avec la République tchèque[modifier | modifier le code]
Ambassade slovaque à Prague

Les relations entre la Slovaquie et la République tchèque ont été établies le 1er janvier 1993, le jour où la Tchécoslovaquie a été dissoute[108], que les deux pays ont constituée entre 1918 et 1993[109]. Avant cela, ils faisaient tous deux partie de l'Autriche-Hongrie, l'actuelle République tchèque étant autrichienne depuis 1526 tandis que la Slovaquie faisait partie de la Hongrie reconquise à la fin du XVIIe siècle[110]. Les deux pays ont 197 km de frontière commune[111] ; il y a environ 200 000 Slovaques habitant en République tchèque[112], et environ 45 000 Tchèques en Slovaquie[113].

Ces relations sont généralement considérées comme « cordiales », voire « très bonnes » dans les médias[114]. La Slovaquie a une ambassade à Prague et un consulat général à Brno[115], la République tchèque une ambassade à Bratislava[116] et un centre culturel à Bratislava[117] et Košice[118]. Il est habituel que la première visite officielle à l'étranger d'un nouveau chef d'État d'une de ces deux nations soit chez l'autre pays qui a précédemment constitué le pays commun[119].

Les deux pays font partie de l'OTAN[120], de l'UE[121] et du V4[122].

Avec la Hongrie[modifier | modifier le code]
Ambassade slovaque à Budapest

Les Relations entre la Hongrie et la Slovaquie ont été établies le 1er janvier 1993[123]. Les deux pays ont 676 km de frontière commune[111],[124] ; il y a environ 514 000[125] Hongrois habitant en Slovaquie, ce qui constitue environ 10 % de la population[124], principalement dans le sud du pays et environ 25 000 Slovaques en Hongrie (soit environ 0,12 % de la population)[126].

La Hongrie a une ambassade à Bratislava[127] et la Slovaquie a une ambassade à Budapest, un consulat général à Békéscsaba, et un centre culturel à Budapest[115].

Les deux pays font partie de l'OTAN[120], de l'UE[121] et du V4[122].

Bien que les deux pays soient alliés, des difficultés subsistent, tenant à l'histoire et à la question de la minorité magyarophone en Slovaquie, un accord bilatéral a été signé en décembre 2003 entre les deux pays[124].

Les relations ont été tendues par la présence du parti extrémiste et nationaliste[128] SNS de Ján Slota au gouvernement[129].

Avec la Pologne[modifier | modifier le code]
Ambassade slovaque à Varsovie

Les relations entre la Pologne et la Slovaquie ont été établies en 1993[130]. Les deux pays ont 529 km de frontière commune[111] ; il y avait environ 2 000 Slovaques habitant en Pologne selon le recensement polonais de 2002[131],[132] (principalement dans les régions frontalières d'Orava et de Spiš, ainsi qu'à Cracovie et en Silésie)[133], et 2 602 Polonais en Slovaquie selon le recensement slovaque de 2001[77] bien que des estimations de 1998 donnent des nombres plus élevés (jusqu'à 25 000)[133], et environ 10 000 Polonais en Slovaquie.

La Slovaquie a une ambassade et un centre culturel à Varsovie et un consulat général à Cracovie[115], la Pologne une ambassade[134] et un centre culturel à Bratislava[135].

Les deux pays font partie de l'OTAN[120], de l'UE[121] et du V4[122].

Avec l'Autriche[modifier | modifier le code]
Ambassade autrichienne à Bratislava

Les relations entre l'Autriche et la Slovaquie ont été établies le 1er janvier 1993[136]. Les deux pays ont 91 km de frontière commune[111] (et les deux capitales sont à moins de 60 km l'une de l'autre). Officiellement 4 741 personnes se sont déclarées slovaques dont 1 775 citoyens autrichiens au recensement de 2001[137], mais des estimations non officielles cite un chiffre d'environ 25 000 Slovaques habitant en Autriche[137]. Le gouvernement autrichien reconnait les Slovaques comme minorité nationale[138].

La Slovaquie a une ambassade à Vienne[115] et trois consulats honoraires à Innsbruck, Linz et Salzbourg[139], l'Autriche une ambassade à Bratislava[140].

Les deux pays font partie de l'Union européenne[121].

Avec l'Ukraine[modifier | modifier le code]
Frontière entre la Slovaquie et l'Ukraine avant l'entrée de la Slovaquie dans l'Union européenne

Les Relations entre la Slovaquie et l'Ukraine ont été établies le 1er janvier 1993, le jour où la Tchécoslovaquie a été dissoute[141]. Les deux pays ont 98 km de frontière commune[111], qui est également la frontière orientale de l'Union européenne et l'espace Schengen[124] ; il y a environ 5 600 slovaques habitant en Ukraine dans l'Oblast de Transcarpathie[142] (qui jusqu'en 1938 était une région tchécoslovaque) et environ 55 000 ruthènes et ukrainiens en Slovaquie[49].

La Slovaquie a une ambassade à Kiev, un consulat général à Oujhorod[115], et deux consulats honoraires à Donetsk et Oujhorod[139], l'Ukraine une ambassade à Bratislava[143] et un consulat à Prešov[141]. La Slovaquie est favorable à l'entrée de l'Ukraine dans l'UE[124].

Relations avec l’Union européenne[modifier | modifier le code]

L’Union européenne reste la priorité de la diplomatie slovaque[124].

La Slovaquie a rejoint le premier groupe des pays adhérents et clôturé les négociations lors du Conseil européen de Copenhague, les 13 et 14 décembre 2002. Elle a signé le traité d’adhésion le 16 avril 2003 à Athènes et l’a ratifié massivement (plus de 92 % de oui) lors du référendum des 16 et 17 mai 2003. Son adhésion est devenue effective le 1er mai 2004[124].

La Slovaquie dispose de 13 eurodéputés[144], et a ratifié le traité de Lisbonne le 10 avril 2008 (par 103 voix contre 5)[124].

La Slovaquie soutient en particulier la poursuite de la politique européenne de voisinage et souhaite prendre une part active dans la PESC et la PESD. Elle est attentive aux aspects concrets des politiques de l’Union européenne : budget européen, liberté de circulation des personnes, économie de la connaissance, culture et éducation, énergie, etc[124].

Chronologie[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution de la démographie entre 1993 et 2003 (chiffre de la FAO, 2005). Population en milliers d'habitants.
Article détaillé : Démographie de la Slovaquie.

En juillet 2009, la population slovaque était estimée à 5 463 046 habitants, faisant de la Slovaquie le 111e pays le plus peuplé au monde.

Selon le recensement de 2011[réf. nécessaire], la majorité des habitants de Slovaquie sont des Slovaques (80,7 %). Cependant, le pays compte une forte minorité magyarophone (de langue hongroise) dans le sud et l'est (8,5 % de la population nationale). Les autres ethnies sont les Roms (2,0 %) (Tsiganes), les Tchèques, les Ruthènes, les Ukrainiens, les Allemands et les Polonais.

Selon ce même recensement, 62,0 % de la population est catholique, 8,8 % protestante, 4,1 % gréco-catholique, et 13 % athée.

En 2009, 15 % de la population a moins de 15 ans, et 12,5 % plus de 65 ans. Le taux de natalité est de 10,6 naissances pour 1 000 habitants, plaçant le pays au 183e rang mondial (ou 1,35 enfants par femme - 203e au monde), le taux de mortalité de 9,53 pour 1000 habitants (72e rang mondial) et le taux de croissance de la population est de 0,137 % (187e rang mondial). Le taux de mortalité infantile est de 6,84 pour 1000 naissances (171e rang mondial), et l'espérance de vie moyenne à la naissance est de 75,4 ans (78e rang mondial).

Le taux d'alphabétisation est de 99,6 % ; le pays dépense 3,9 % de son PIB pour l'éducation (111e rang mondial). En 2008, 56 % de la population vivait en ville, et le taux d'urbanisation sur la période 2005-2010 était estimée à un taux annuel de 0,2 %[49].

Économie[modifier | modifier le code]

Le bâtiment de la Banque nationale de Slovaquie à Bratislava
Article détaillé : Économie de la Slovaquie.

L’économie de la Slovaquie est en forte croissance depuis 2000, en particulier grâce aux bénéfices de son intégration à l’Union européenne et des réformes libérales menées par le gouvernement de Mikuláš Dzurinda[153]. Depuis 1999, le taux de croissance annuel n'a ainsi cessé d'augmenter, passant de +0,3 % à +8,8 % en 2007[154]. Le terme « tigre des Tatras » est parfois employé, basé sur le terme Tigre Celtique[155].

À la faveur d'une main d'œuvre assez qualifiée, des salaires faibles et un droit du travail flexible, le pays attire de nombreuses entreprises industrielles. Après Volkswagen à Bratislava, c'est PSA Peugeot Citroën qui a annoncé un investissement à Trnava, puis Hyundaï Kia à Žilina. Le secteur de l'industrie automobile représente désormais un tiers du PIB et constituait le premier poste à l'exportation en 2006[156]. En 2007, 550 000 voitures devraient être assemblées dans le pays et 900 000 en 2010[157].

Hormis la métallurgie (vers la capitale et Košice)[158], les principales activités du pays sont le bois et ses dérivés (région de Banská Bystrica[159] et autour de Ružomberok[160]), les biens d'équipement et, à un degré moindre, l'électronique et l'habillement[55]. Le pays exploite aussi du charbon[161].

Le PIB se montait en 2008 à 95,4 milliards de dollars, soit 22 000 $ par habitant[49],[162]. Depuis le 1er janvier 2013, l’impôt sur les sociétés est de 23%. Quant aux personnes physiques dont le revenu mensuel est supérieur à 2750 EUR, elles seront imposées à 25%[163]. Pour l'année 2009, le taux de chômage s'établit à 11,9 % de la population active[164].

La balance commerciale slovaque est légèrement négative. En 2008 ses importations étaient de 73 620 000 000 $ contre des exportations de 72 570 000 000 $. Les partenaires commerciaux de la Slovaquie étaient principalement des pays de l'Union européenne, la Russie, la Corée du Sud et la Chine. Un quart des exportations en 2004 étaient des véhicules[49].

Secteur primaire[modifier | modifier le code]

En 2008, l'agriculture composait 3,7 % de l'économie slovaque. L'agriculture slovaque produit principalement des céréales, des pommes de terre, de la betterave à sucre, du houblon, des fruits ; l'élevage principalement des porcs, des bœufs, de la volaille ; le pays est également engagé dans la sylviculture[49].

Industrie[modifier | modifier le code]

En 2008, les principaux secteurs industriels étaient: la métallurgie, l'agroalimentaire, l'énergie (électricité, gaz, coke, combustible nucléaire), la chimie et les fibres chimiques, les machines, la papèterie, la poterie et la céramique, les véhicules, les textiles, les équipements électriques et optiques et le caoutchouc[49].

Monnaie[modifier | modifier le code]

La devise officielle de la Slovaquie est l'euro depuis le 1er janvier 2009[15]. L'ancienne devise était la couronne slovaque (Slovenská Koruna) qui fut en circulation du 8 février 1993[165] au 17 janvier 2009[15],[166].

Le cours de change définitivement adopté est de 30,1260 couronnes slovaques pour un euro[15]. Les faces des pièces slovaques en euro ont été adoptées par la Banque centrale slovaque en décembre 2005[167], le public put voter pendant une semaine parmi 10 motifs possibles[168],[169].

Sports[modifier | modifier le code]

Hockey sur glace[modifier | modifier le code]

La Slovaquie opposé à la France lors des JO d'hiver de 2002.

Le sport le plus populaire et le plus pratiqué en Slovaquie est le Hockey sur glace[170]. La Slovaquie fait partie des meilleures nations au monde, étant classée actuellement 6e au classement IIHF[171]. L'équipe nationale a notamment été championne du monde en 2002[170]. Par ailleurs de nombreux joueurs slovaques évoluent dans la LNH, la meilleure ligue du monde. En 2011, Bratislava et Košice ont été les villes hôtes du Championnat du monde de hockey sur glace 2011[170].
Plus récemment encore, l'équipe nationale s'est classée seconde au Championnat du monde de hockey sur glace 2012 en s'inclinant en finale face à la Russie.

Au niveau national, le Championnat de Slovaquie de hockey sur glace s'appelle la Slovnaft Extraliga. Le championnat est disputé par treize équipes et les huit premières disputent des séries éliminatoires[172]. Le HC Slovan Bratislava est le club le plus titré (7 titres)[173], puis le HC Košice (4)[174], le HC Dukla Trenčín (3)[175]. Le HKm Zvolen[176] et le MsHK Žilina[177] ont tous les deux gagnés un titre chacun. Quatre équipes slovaques ont gagné la Coupe continentale de hockey sur glace: le HC Košice, le HC Slovan Bratislava, le HKm Zvolen et le MHC Martin[178].
Environ 10 000 joueurs sont licenciés auprès de la Fédération de Slovaquie de hockey sur glace (Slovenský zväz ľadového hokeja ou SZĽH)[179].

Football[modifier | modifier le code]

Hamšík sous les couleurs du SSC Napoli

L'équipe nationale avait failli se qualifier notamment pour la Coupe du monde 2006, seulement éliminée en matchs de barrages face à l'Espagne[180]. La Slovaquie s'est qualifiée pour la première fois de son histoire pour la Coupe du monde de football de 2010, le 14 octobre 2009, en étant première de son groupe. Elle finit ainsi devant la Slovénie[181]. Lors de la phase finale en Afrique du Sud, elle crée la surprise en éliminant l'Italie, tenante du titre, remportant la rencontre directe décisive sur le score de 3 à 2. Elle possède actuellement dans ses rangs des joueurs tels que Martin Škrtel (Liverpool FC) un des meilleurs défenseurs du championnat anglais[182], Róbert Vittek (Slovan Bratislava)[183], Miroslav Stoch (PAOK Salonique), Marek Mintal (FC Nuremberg) qui fut meilleur buteur de la Bundesliga en 2005[184] et surtout Marek Hamšík (SSC Naples)[185] en qui on voit un futur grand joueur et qui est intéresse les meilleures équipes européennes[186],[187].

Au niveau national, le premier niveau du championnat est la Corgoň Liga qui a 12 équipes[188]. Les équipes les plus titrés sont le Slovan Bratislava (7 titres)[189] et le MŠK Žilina (4)[190]. Le 1.FC Košice[191], l'Inter Bratislava[192], et l'Artmedia Bratislava[193],[194] ont gagné 2 titres et le MFK Ružomberok 1[195].

Tennis[modifier | modifier le code]

En tennis, la Slovaquie est présente sur la scène internationale aussi bien chez les hommes que chez les femmes. Chez les hommes, la meilleure performance de l'équipe nationale est la finale de la Coupe Davis, où elle s'inclina face à la Croatie[196].

On retrouve deux joueurs au sein du Top 100 Classement ATP en 2013, Martin Kližan et Lukáš Lacko. Parmi les autres joueurs reconnus, se trouvent notamment Dominik Hrbatý (no 12 mondial en 2004 et demi-finaliste à Roland-Garros en 1999)[197],[198] et Karol Beck (ex 36e mondial)[199].

Les femmes possèdent une bonne équipe de Fed Cup emmenée par Daniela Hantuchová (régulièrement classée parmi les 10 meilleures joueuses mondiales) et Dominika Cibulková[200].

Canoë-kayak[modifier | modifier le code]

La Slovaquie fait partie des meilleures nations en canoë-kayak. Elle possède dans ses rangs, Michal Martikan[201] le meilleur céiste de ces 15 dernières années avec Tony Estanguet[202]. Il a à son palmarès plusieurs Coupe du monde et surtout 2 titres olympiques (en 1996 à Atlanta et 2008 à Pékin)[201] et a été 2 fois vice-champion olympique (en 2000 à Sydney et 2004 à Athènes)[201] et 1 fois médaillé de bronze (en 2012 à Londres. En canoë biplace, les frères Pavol[203] et Peter Hochschorner[204] ont un palmarès tout aussi impressionnant puisqu'ils ont été trois fois consécutivement champions olympiques en 2000, 2004 et 2008[205].

Autres sports[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Culture de la Slovaquie.

Littérature[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Littérature slovaque.

La littérature slovaque du Moyen Âge est en grande partie d'inspiration biblique et les thèmes, le style ont été souvent recopié d'une œuvre à l'autre et étaient généralement anonymes[209].

Si la littérature slovaque était active depuis la renaissance, elle n'a pris son essor qu'à partir de 1843 lorsque le dialecte du centre de la Slovaquie fut codifié pour en faire une langue au niveau national[210].

Au XVIIIe siècle apparait un nationalisme savant (avec des auteurs comme Juraj Papánek ou Juraj Sklenár), et avec les changements sociaux sous les règnes de Marie-Thérèse et Joseph II (fin du système féodal, alphabétisation, rapprochement des notions de Nation et de communauté linguistique), les premières codifications du slovaque et textes littéraires en slovaque apparaissent[211].

La seconde codification du slovaque par Ľudovít Štúr devint le slovaque que l'on connait aujourd'hui, grâce entre autres à l'œuvre des poètes Janko Kráľ, Andrej Sládkovič et Ján Botto. La propagation du slovaque et de sa littérature souffrirent sous la période de magyarisation entre 1867 et 1919 (bien que l'on peut noter des auteurs tels que Pavol Dobšinský et Pavol Országh Hviezdoslav)[211].

Après la création de la Tchécoslovaquie, la prose devient plus prédominante, en particulier réaliste (Ladislav Nádaši-Jégé, Milo Urban, Jozef Cíger-Hronský). Lors des années 1930, des courants plus lyriques et naturalistes apparaissent (Dobroslav Chrobák, Margita Figuli, František Švantner)[211].

Après la Deuxième Guerre mondiale, les thèmes de la Partisannerie et du Soulèvement national slovaque dominent, mais les premiers thèmes anti-stalinistes apparaissent dès 1954, sous la plume d'Alfonz Bednár (mais aussi de František Hečko, Rudolf Jašík, Dominik Tatarka, ou Ladislav Mňačko). Dans les années 1970, la littérature slovaque devient moins politique (Vincent Šikula, Ladislav Ballek, Ján Johanides, Pavel Vilikovský, Rudolf Sloboda, Dušan Mitana)[211].

Depuis l'indépendance de la Slovaquie, la Slovaquie a une littérature très vibrante, on peut noter par exemple Martin M. Šimečka ou Peter Pišťanek[211].

Arts plastiques[modifier | modifier le code]

La tradition artistique slovaque remonte jusqu'au Moyen Âge. De l'époque, de nombreux maîtres sont connus, tels que maître Paul de Levoča ou Maître MS. L'art slovaque moderne a été influencé par le folklore slovaque et l'art européen[212].

Au milieu du XIXe siècle, un style slovaque apparait avec des artistes comme Peter Michal Bohúň ou Jozef Božetech Klemens. D'autres artistes importants Vladimír Kompánek, Ladislav Medňanský, Dominik Skutecký, la peintre cubiste Ester Šimerová-Martinčeková, ou le surréaliste Imro Weiner-Kráľ, ou au XXe siècle, Koloman Sokol, Albín Brunovský, Martin Benka, Mikuláš Galanda, ou Ľudovít Fulla[212].

Musique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Musique slovaque.
Mémorial Eugen Suchoň à Piešťany

La musique slovaque remonte à la musique religieuse catholique, elle est étroitement liée à la musique des pays et peuples voisins (Autriche, Roms), et des états dont la Slovaquie a fait partie (Hongrie, Tchéquie). Elle a également d'autres influences telles que les musiques allemande, espagnole, française, italienne, ou provençale[213].

La vie musicale ne reprend son cours pleinement qu'au XVIIe siècle (avec des compositeurs tels que Ján Kusser), à la suite des invasions ottomanes et Bratislava devenant la ville de couronnement hongroise, et qui reste jusqu'à maintenant un centre musical important, visité par de nombreux grands compositeurs[213].

À la suite de l'indépendance, sur les bases de la musique tchèque et traditionnelle naît une musique nationale slovaque, avec des compositeurs tels que Eugen Suchoň, Ján Cikker, et Alexander Moyzes, qui sera suivie par une avant-garde forte dans les années 1960, avec Roman Berger, Jozef Malovec, Pavol Šimai, Ilja Zeljenka, Miro Bázlik, Ivan Parík, Peter Kolman, Ladislav Kupkovič. Après les années 1980, des compositeurs influencés par la musique minimaliste apparaissent, tels que Martin Burlas, ou Peter Machajdik[213].

La Slovaquie possède également de grands orchestres tels que l'Orchestre philharmonique slovaque, et de très bons interprètes tels qu'Edita Gruberová.

La musique populaire slovaque est très caractéristique et très riche, bénéficiant de la situation du pays à un carrefour entre l'est et l'ouest, ainsi que le sud et le nord de l'Europe[214], et cette musique a influencé les premiers compositeurs slovaques[215]. La musique traditionnelle slovaque a également bénéficié du travail de Béla Bartók (Les Chants populaires slovaques)[216]. Un des instruments traditionnels slovaques est la flûte fujara, qui a été reconnue comme patrimoine culturel immatériel de l'humanité par l’UNESCO en 2005[217].

La scène pop a été dominée depuis des années par Richard Müller[218], les musiques actuelles sont très en vogue depuis la chute du régime communiste[215] (voir aussi Liste de groupes musicaux slovaques).

Cinéma[modifier | modifier le code]

Le cinéma en Slovaquie a souffert sous le régime communiste de la censure, et depuis l'indépendance de la compétition internationale et la réduction des subventions culturelles. Néanmoins, certains réalisateurs slovaques ont réussi à obtenir une reconnaissance internationale, comme Ján Kadár, Juraj Jakubisko, Dušan Hanák, Štefan Uher[212]. La Slovaquie héberge également une des sociétés les plus réputées en porno gay: Belami.

Autres personnes[modifier | modifier le code]

La Slovaquie est aussi connue pour ses polymathes, tels que Pavol Jozef Šafárik, Matej Bel, Ján Kollár, et ses réformateurs et révolutionnaires politiques tels que Milan Rastislav Štefánik et Alexander Dubček. D'autres personnalités célèbres incluent le héros Juraj Jánošík (équivalent slovaque de Robin des Bois), ou l'aventurier Móric Beňovský[219].

Architecture[modifier | modifier le code]

De nombreux grands monuments ont été construits sous le régime communiste dans les années 1960 et 1970 (tels que le Nový Most ou la tour de télévision du Kamzík), qui ne sont pas toujours unanimement appréciés de nos jours[220].
L'architecture slovaque représente de nombreux styles (médiéval, baroque, moderne ou encore Art nouveau)[221]. Parmi les architectes slovaques on peut noter Dušan Jurkovič[222].
Une curiosité touristique rare et intéressante de la Slovaquie orientale (près de Košice) est le grand nombre d'églises rurales en bois, qui évoquent les stavkirke de Norvège[223].

Gastronomie[modifier | modifier le code]

La cuisine est fortement influencée par les cuisines hongroise, autrichienne et slave[224] on retrouve donc sur les tables la goulash, les Strudels et borchtch. Mais le plat national est un plat typiquement montagnard qui s'appelle halušky au brynza (slovaque : Bryndzové halušky) et qui consiste en un plat de gnocchis au fromage de brebis appelé Bryndza[224]. Deux autres plats, des galettes de pommes de terre (slovaque : zemiakové placky) et une soupe aux choux (slovaque : kapustnica) présente sur toutes les tables le soir de Noël sont à signaler[225].

Les alcools traditionnels slovaques sont des alcools forts à base de prune (slivovica) et de baie de genévrier (Borovička)[224]. Les régions viticoles sont traditionnellement orientées vers la production de vin blanc dont le vin de Tokaj produit dans le sud-est de la région de Košice[224].

Langues[modifier | modifier le code]

Le slovaque est une langue du groupe slave occidental, proche du tchèque, qui présente trois principaux dialectes. Il fut codifié par Anton Bernolák en 1787 (Bernolák se basa sur le dialecte slovaque occidental pour codifier la première langue littéraire slovaque), et Ľudovít Štúr, qui se basa sur le dialecte central en 1843[210].

Le slovaque est la seule langue officielle[77]. Une nouvelle loi controversée adoptée par le parlement slovaque en juillet 2009 prévoit des sanctions, allant jusqu'à 5 000 euros d'amende, pour l'utilisation d'une langue d'une minorité dans les services publics[226]. Néanmoins, les communes dont une minorité linguistique représente plus de 20 % des habitants bénéficient d'une signalisation bilingue[77]. Les langues minoritaires reconnues sont en ordre décroissant du nombre de locuteurs, le hongrois, le romani des Carpates parlé par les Roms, le tchèque parlé par les Tchèques et les Moraves, le ruthène et l'ukrainien, l'allemand (0,1 %), le croate (0,1 %), le polonais (0,05 %) et le bulgare (0,02 %). Les Juifs (0,06 %) sont également reconnus comme minorité mais se distinguent par la religion et non par la langue[77].

Religion[modifier | modifier le code]

La majorité des Slovaques s'identifie[227] comme catholiques ou d'origine catholique (68,9 %), on compte également 6,93 % de luthériens, 4,1 % de gréco-catholiques, 2 % de calvinistes et 0,9 % d'orthodoxes et 13,0 % se sont déclarés sans confession. Il semble que bien que moins que ces pourcentages fréquentent les lieux de culte car selon l'Eurobaromètre de la Commission européenne en 2005, 40 % de la population était athée ou agnostique[228]. Seuls un peu plus de 2 000 juifs demeurent aujourd'hui[227] (comparé à 89 000 avant-guerre[229]).

Fêtes et jours fériés[modifier | modifier le code]

Jours fériés en Slovaquie
Date Nom français Nom local Remarques
1er janvier (1993) Nouvel An et Fête nationale Novy Rok + Deň vzniku Slovenskej republiky
6 janvier Épiphanie (Adoration des Mages ou Baptême du Christ et Noël pour les chrétiens orthodoxes) Zjavenie Pána (Traja králi a vianočný sviatok pravoslávnych kresťaňov)  
  Vendredi Saint Veľký piatok  
  Lundi de Pâques Veľkonočný pondelok  
1er mai (1886) Fête du travail Sviatok práce  
8 mai (1945) Jour de la victoire sur le nazisme Deň víťazstva nad fašizmom  
5 juillet (863) Fête de saints Cyrille et Méthode Sviatok svätého Cyrila a Metoda  
29 août (1944) Jour anniversaire du Soulèvement national slovaque Výročie SNP
1er septembre (1992) Jour de la Constitution de la République slovaque Deň Ústavy Slovenskej republiky  
15 septembre Fête de Notre-Dame des Sept Douleurs, patronne de la Slovaquie Sviatok Panny Márie Sedembolestnej, patrónky Slovenska lendemain de la Sainte-Croix
1er novembre Toussaint Sviatok všetkých svätých  
17 novembre (1989/1939) Journée de la lutte pour la Liberté et la Démocratie Deň boja za slobodu a demokraciu  
24 décembre Veille de Noël Štedrý večer  
25 décembre Noël 1. sviatok vianočný  
26 décembre Saint-Étienne 2. sviatok vianočný  [230]

Galerie photographique[modifier | modifier le code]

Codes[modifier | modifier le code]

La Slovaquie a pour codes :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Nom officiel : République slovaque » France Diplomatie: Présentation de la Slovaquie, consulté le 4 décembre 2009
  2. « L’Hymne national : de la République slovaque est composé des deux premières strophes du chant « Nad Tatrou sa blyska » dont les paroles sont du poète Janko Matuska (1821-1877). » Symboles de la Slovaquie - Association des originaires et amis des pays tchèques et slovaque, consulté le 4 décembre 2009
  3. a et b « Régime politique: république » Europa.eu: Les pays européens - Slovaquie, consulté le 4 décembre 2009
  4. a, b, c et d « Le pays possède un parlement monocaméral dont les 150 membres sont élus pour quatre ans. » Europa.eu: Les pays européens - Slovaquie, consulté le 4 décembre 2009
  5. « Langue officielle : slovaque » France Diplomatie: Présentation de la Slovaquie, consulté le 4 décembre 2009
  6. « Capitale : Bratislava (460 000 hab.) anciennement Presbourg » France Diplomatie: Présentation de la Slovaquie, consulté le 4 décembre 2009
  7. « Villes principales (N. d’habitants.): Bratislava: 452 288; Košice: 240 915, Prešov: 92 687; Nitra: 87 357; Žilina: 86 685; Banská Bystrica: 84 919 » « Office de tourisme slovaque : Infos générales » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2013-03-25, consulté le 4 décembre 2009
  8. « Superficie : 49,035 km2 (45 % de forêts) » France Diplomatie : présentation de la Slovaquie, consulté le 4 décembre 2009
  9. « Décalage horaire (par rapport à Paris) - en été : Pas de décalage horaire. - en hiver : Pas de décalage horaire. » France Diplomatie: Présentation de la Slovaquie (Géographie), consulté le 4 décembre 2009
  10. « Zone de temps: Temps d’Europe centrale (GMT +1 heure), temps d’été du premier dimanche de mars au dernier dimanche d’octobre (GMT + 2 heures) » « Office de tourisme slovaque: Infos Pratiques » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2013-03-25, consulté le 4 décembre 2009
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  16. « Le code international pour appeler de l’étranger est +421, suivi par le code régional (par exemple 2 pour Bratislava) » « Office de tourisme slovaque: Infos Pratiques » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2013-03-25, consulté le 4 décembre 2009
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  18. « 1er janvier 1993 : "Divorce de velours" » « La Slovaquie en quelques dates - Ambassade de France en Slovaquie » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2013-03-25, consulté le 4 décembre 2009
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  24. « Les 4/5es du territoire (nord et centre) sont constitués de montagnes. » France Diplomatie: Présentation de la Slovaquie (Géographie), consulté le 4 décembre 2009
  25. « La chaîne la plus élevée, les Hautes Tatras, ne présente que 26 km dans sa longueur mais rassemble une dizaine de sommets de plus de 2 600 mètres. Le mont Gerlachovska y culmine à 2 655 mètres. » France Diplomatie: Présentation de la Slovaquie (Géographie), consulté le 4 décembre 2009
  26. « Des cours d’eau qui arrosent la Slovaquie, le Danube, second fleuve d’Europe, qui forme une part de la frontière avec la Hongrie, et la Morava, qui délimite une partie de la frontière avec la République tchèque, sont les plus notables. » France Diplomatie: Présentation de la Slovaquie (Géographie), consulté le 4 décembre 2009
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Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

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  • (fr) Antoine Marès, Histoire des Tchèques et des Slovaques, Librairie académique Perrin,‎ Nouv. éd. 1 décembre 2004, 484 p. (ISBN 978-2-262-02323-2)
  • (en) Stanislav J. Kirschbaum, A History of Slovakia : The Struggle for Survival, Basingstoke, Palgrave Macmillan,‎ 2e éd. : 2 mai 2006, 416 p. (ISBN 978-1-4039-6929-3)
  • (fr) Catherine Servant et Étienne Boisserie, La Slovaquie face à ses héritages : Horizons critiques de la culture slovaque contemporaine, Paris, L'Harmattan,‎ février 2004, 304 p. (ISBN 2-7475-6073-2)
  • (en) Robert William Seton-Watson, A History Of The Czechs And Slovaks, Archon Books, Hamden, Connecticut, 1965 (1re éd. Hutchinson & Co., Londres, 1943)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]